OBSERVATION XLVI
Pendant qu'il était au collège, M. X... perdit successivement un frère aïné, une sœur, son père et sa mère qui tous ont succombé à la tuberculose. Un second frère, trop jeune alors pour être pensionnaire, et qui vivait dans la maison, n’eut pas la même chance que M. X... Il fut pris lui-même plus tard, à l’âge de 24 ans, et contagionna sa femme, laquelle mourut avant lui, laissant un enfant de quelques mois. Celui-ci, recueilli par M. X.., se porte fort bien, comme M. X... lui-même.
Ainsi donc une femme tuberculeuse et en pleine évolution de bacillose pulmonaire eut, d'un mari tubereuleux, un enfant bien portant et qui, soustrait à tout contage bacillaire, se porte très bien.
Pourquoi donc, au nom de l'intérêt de la race, empêcheraiton des bacillaires guéris, c'est-à-dire ne risquant pas de contagionner leurs parents secondairement par la cohabitation, de se marier et d'avoir des enfants ?
Deux observations inédites, qui nous ont été communiquées par M. le docteur Arnozan, sont là pour contredire une pareille affirmation.
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