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tation, la captivité ont d’ailleurs joué un rôle certain dans le développement de ces formes. La retraite des. armées, l'exode des popu-
lations civiles se sont souvent effectués dans des conditions maté- -riellés et morales des plus pénibles. I1 ne paraît pas douteux que ces
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conditions aient provoqué un très grand nombre de réveils de tuberculose, soit de début de cette maladie. La troisième cause qui leur paraît incontestable est la sous-alimentation à laquelle est sou-
mise la grande majorité de la population ».
Les-formes cliniques observées par les auteurs ont pour beaucoup évolué sous le type de broncho-pneumonie bilatérale à évolution rapide. Un certain nombre a pris le type de pneumonie caséeuse ; ils ont constaté des formes micro-nodulaires, des granulies généralisées, des localisations extra-pulmonaires en particulier ménngées. Enfin pour eux la gravité des primo-infections est frappañte. | |
9° Toutes les observations et statistiques ont montré la recrudescence actuelle de la tuberculose.
Un seul travail français, celui de R. EVEN, s'oppose à ces constatations générales.
Etudiant des malades tuberculeux chroniques placés au Sanatorium de Champcueil en 1038-19030-1941-1042 et les classant par catégories (A et B:, malades qui doivent guérir, les premiers plus rapidement que les seconds —— B>2 et C, malades qui doivent moutir, lés seconds plus rapidement que les premiers) à conclu ainsi
1° qu'en 1941-1942 le nombre des tuberculeux de châque catégorie est identique à celui de 1938-1939 ;
2° qu'en 1941-1942 le nombre des tuberculeux de chaque catégorie évoluant vers la guérison ou vers la mort est identique à celui de 1038-1930 ; | 3° qu'en 1941-1942, la durée de l’évolution de la maladie vers . la guérison ou vers la mort dans chaque catégorie est identique à. celui de 1038-1930.
Voici le tableau de R. EVEN
MAN 0 Hi ir Re es ART SR l 215 ouéris sur 1.000 EN 1938-1999
$ ; A B;, B C 89 sur 141 105 sur 438 21 sur 313 0 sur 168 ; :
mem ER ne 5 — $ en moins de 6 mois. 4 en moins de 6 mois. N. 25 en moins de 12 mois. | 19 en moins de 12 mois. N
43 en moins de 24 mois... i L i 13 en moins de 36 mois. À 17 en moins de 36 mois. | 2? eu moins de 36 mois. 17 en plus do 36 mois. | 25en plus de 36 mois. | 10en plus de 36 mois.
———————— EE ———————" "ne mens
213 cuis SUR 1.000 EN 4941-1942
29 en moins de 24 mois. 9 en moins de 24 mois.
Fr
CE A B, B> QG » 66 sur 148 410 sur #41 16 sur 306 4 sur 105 11 en moins de 6 mois. 4 en moins de 6 mois. ; N. 22 en moins de 42 mois. 19 cn moins de 12 mois. | 2 en moins do 12 mois. N. Le 33 en moins de 24 mois | 45 en moins de 24 mois. 8 en moins de 24 mois. N. v 12 en moins de 36 mois. | 14 en moins de 36 mois. | 2 en moins de 36 mois. f N. ? 8er plus de 36 mois. | 34 en plus de 36 mois. £ cn plus do 36 mois. {en plus de 30 mois.
493 MORTS SUR 4.000 EN 1938-1039 a
A B, B; G 4 sur 141 50 sur 438 80 sur 313 62 sur 108 < nes SRE LE È N. 3 en moins de 6 mois. 3 en moins de 6 mois. | 13 en moins de 6 mois.
24 en moins de {2 mois.
22 en moins do 2# mois.
8 en moius do 36 mois.
23 eu plus de 36 mois.
7 N. 5 en moins de 12 mois.
\ 1 en moins de 24 mois. | 49 en moins de 24 mais. à 8 en moins de 36 mois.
Ne 15 en plus de 36 mois.
23 en moins de 12 mois.
42 en°moins de 2# mois. -4 en moins de 36 mois.
40 cu plus de 36 mois.
197 monrs SUR 1.000 EN 1941-1942
À B; B; C 4 sur.14 56. sur 441 \ 79 sur 306 38 sur 405 ! N. 3 en moins de 6 mois, 3 en moins de 6 mois. 9 en moins do 6 mois. Pa = : 5 cu moins de 12 mois. | 24 cu moins de 12 mois. | 12 en moins de 12 mois. 3 en moins de 24 mois. 12 en moins de 24 mois, | 22 cn moins do 24 mois. | 11 en moins de ?4 moi. s : N. 8 en moins de 36 mois. 8 cn moins de 36 mois, 8 en moins do 36 mois. FER 4en plus de 36 mois. | 23 ca plus de 36 mois. | 23 cn plus de 36 mois,
18 en plus de 86 mois
En résumé, tous ces travaux sont concordants pour affirmer la recrudescence de la tuberculose, de 1938 à 1942, sauf celui de R. Even. Il est d’ailleurs fort possible que cette aggravation de la mortalité et de la morbidité tuberculeuses ne soit pas proportionnellement croissante depuis 1940. Beaucoup de statistiques confirment Le une flèche aiguë, qui se situe en 1941, la courbe redescendant en 1942 | comme si un certain nombre d'individus tuberculeux plus ou moins anciens, plus ou moins bien stabilisés n'avaient pu résister aux misè-
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res qui ont suivi immédiatement la guerre et avaient de ce fait payé un tribut plus lourd à la maladie.
Un certain nettoyage ayant été ainsi réalisé, les courbes de morbidité et de mortalité tuberculeuses se fixent en 1942 à un chiffre plus bas que celui de 1941, mais toujours très supérieur à celui de