‹ Tuberculose et sous-alimentation: Importance de la qualité professionnelle des maladesChapitre 51 sur 54 · soit 65 Z · texte numérisé non relu

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soit 73 %

considère les années 1938-1930 et 1941-1942 est considérable : “6

AS

Dans le groupe I la diminution est toujours très importante, 65 %, mais moindre que dans la catégorie IT.

Il est bien évident qu’il convient de corriger le déficit calorique car les rations consommées réellement s’éloignent quelque peu des rations théoriques. Voici d’ailleurs quelques correctifs intéressants fournis par l'enquête de Mme Lucie RANDOUIN que nous avons déjà signalée dans le chapitre Il.

CATÉGORIES 5 ... |Protides | Protides | Lipides | Lipides era RATIONNAIRES Galories animaux | végétaux | animaux | végétaux MMICRES | | | | = | | Travailleurs de force , | 2e catégorie EX, : Docker |. 2.669 = 39,85} — 592,77) — 42,59/—, 14,46} — 521,30 | | ; le catégorie | | | Manœæuvre 1.977 —— 17,51] — 39,40| — 18,31|— 6,58| — 364,08 Travailleurs | 33 EX. : Polisseur 2.849 — 31,91 — 54,94, 40,20|— : 9,75] — 485,67 1:896 | — 11,56! —— 39,84) —.920,80/=2.,6,75| — 327,16: | È | | I Î Î |

Il est certain que les-rations consommées réellement, dont les chiffres sont fournis par des enquêtes faites en 1942-1943 sont supérieures à celles allouées par les cartes d'alimentation, mais elles sont

encore très inférieures aux rations nécessaires à un individu se

livrant à des travaux pénibles.

Ces rations sont inégalement augmentées, il semble que le facteur travail joue moins que le facteur catégorie sociale dans ces variations. Par exemple un manœuvre qui fait un travail 5énible, classé

dans la catégorie travailleur de force ne dispose que de 1977 calo-

ries pour son alimentation, alors qu'un ouvrier spécialisé, prenons le cas d’un polisseur, peut se permettre un appoint tel qu'il arrive à un total de 2.842 calories par jour. Il est bien certain que dans l'exemple envisagé la différence s'explique par une plus ou moins juste rétribution du travail. Un ouvrier spécialisé gagne actuellement assez pour pouvoir améliorer sa ration alors qu'un manœuvre reçoit un salaire qui lui permet tout juste de vivre avec la distribution officielle du ravitaillement, en effet, les tickets lui fournissent 1.740 calories et d’après le correctif de Mme Lucien RANDOUIN, 11 ne pourrait améliorer sa ration que de 237 calories.

Nous pouvons conclure de cette étude comparée que la diminution

RU O SN as ÿ

énergétique de la ration est considérable dans les deux groupes de professions depuis que les conditions imposées à notre pays nécessitent le rationnement de la population française. On comprend ainsi

l’augmentation de la morbidité tuberculeuse dans ces mêmes métiers.

Diminution Augmentation de ration de morbidité Groupe I bénéficant des cartes | t MAT 732% | 82% % Groupe II bénéficiant | de la carte T 65 2%, 128 | |

Toutefois il n'y a pas de proportionnalité parfaite. Il est bien évident que la seule sous-alimentation ne joue pas et qu'il faut envisager en plus du facteur intrinsèque, risque tuberculeux professionnel, des facteurs extrinsèques qui s'associent à la sous-alimentation. H faut tenir compte comme causes d’aggravation de la morbidité tuberculeuse : le travail plus ou moins pénible imposé par les circonstances aux travailleurs, les qualités physiques dirainuées des ouvriers restés en France, la modification des conditions d'existence, la difficulté des transports, l'absence de chauffage, la non observance des règles d'hygiène individuelle, enfin les soucis moraux.

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