‹ Tuberculose et sous-alimentation: Importance de la qualité professionnelle des maladesChapitre 6 sur 54 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Toutes les périodes de misère sociale amènent une recrudescence de la morbidité et de la mortalité tuberculeuses. Les trois dernières guerres que la France a subies en constituent un témoignage saisissant. La population parisienne qui, pendant les années 1870-1871, eut à subir deux sièges, l’un de quatre mois par suite de l’investissement de la ville par les armées allemandes, l’autre de deux mois par les troupes régulières au moment de la Commune, vit sa mor-

talité par tuberculose passer du taux de 528 pour 100.000 habitants : en 1868 et 1869 à-664 en 1870 et 737 en 1871. En 1872 il n’y eut

plus que 462 décès pour le même nombre d’habitants.

De même pendant la grande guerre 1914-1018, une élévation du.

même ordre s’est produite. Non seulement à Paris mais dans toutes les régions françaises et étrangères soumises aux dures conditions économiques entraînées par la guerre.

En France, le taux de la mortalité tuberculeuse était de 213 décès pour 100.000 habitants, en 1913, il se relève à 267 et même à 278 en 1918 pour retomber à 220 en 1920. Dans son travail : « La tuberculose après la guerre », PRINZING rapporte différentes statistiques étrangères. [allure des courbes est la même que dans notre pays. |

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