Kuster, Berl. Klin. Woch
11. Israël, Deutsch. meclic. Wochenschrift, 1890, n° 31; 1892, n° 1; 1896, n° 22.
l’œuvre médico-chirurgical, n° 9 (juin 189S). -a
la pratique, et la nature de la tuberculose primitive du rein fut définitivement admise; c’est à la démonstration de ce dernier fait que je me suis efforcé dans une série de publications *.
La tuberculose rénale peut se manifester sous deux formes essentiellement distinctes, l’une médicale, la tuberculose miliaire , l’autre qui peut devenir l’objet d’une intervention chirurgicale : Y infiltration tuberculeuse , le rein caséeux, « scrofulous kidney ». Cette infiltration tuberculeuse peut elle-même revêtir des aspects macroscopiques très variés.
I. Les granulations miliaires qui sont le type du rein médical occupent en général les deux glandes. Elles se présentent sous la forme de granulations grises ou demi-transparentes, plus ou moins nombreuses au milieu d’un parenchyme qui semble peu altéré. Elles siègent dans la substance corticale où elles sont disséminées, affectant la forme de stries blanc-grisâtre dirigées de la périphérie vers le bile et suivant assez exactement la direction des vaisseaux du rein. Cette localisation le long des artérioles de la substance corticale a été signalée par Corail et Ranvier1 2, qui en avaient déjà conclu à l’apport du tubercule par la voie circulatoire. R. Durand- Fardel et Gayla eu ont donné la preuve matérielle : ils ont montré, dans ces cas, la présence du bacille au niveau du glomérule et dans son artère afférente, prenant ainsi sur le fait l’inoculation du rein par la voie sanguine. Le parenchyme rénal, dans ses points non infectés, est normal ou un peu congestionné. Dans cette forme miliaire, les autres organes sont généralement le siège des mêmes poussées de granulie; mais, fait important, l’uretère est intact : Rillict et Radiiez ne l’ont trouvé atteint qu’une fois sur 49 cas. Potain 3, Pousson 4, ont signalé des cas de granulie à prédominance rénale ; ces faits sont exceptionnels. En somme cette granulie rénale est un épiphénomène d’une infection généralisée, lésions toutes médicales dont
1. Tuffier, Gaz. hebd. de méd. et de chir ., mai 1891. — Sem. médic., 1892. — Traité de chir. de Duplay et Reclus , t. VII. — - Arch. yen. de méd., mai et juin 1892. — Gaz. hebd. de méd. et de chir., déc. 1892. — Communie, au congrès de chir., 1893. — Bullet. de la Soc. anat ., 1891-1893. — Ann. des mal. des ory. gén.-urin ., 1893. — Bullet. de la Soc. de chir., janv.-févr. 1897. — Communie, au congrès de Moscou, 1897. — Voy. aussi les thèses de mes élèves : Robineau-Duclos, Chir. du reir,, Thèse Paris, 1891. — Percheron, Même titre, Thèse Paris, 1897. — Ratynski, De la néphrect. par morcellement, Thèse Paris, 1897.