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CONCLUSIONS

I. — Dans cet essai de traitement des tuberculoses chirurgicales par un extrait bacillaire spécifique, nous nous sommes surtout adressés à des cas simples : tuberculoses limitées, superficielles, d’un contrôle immédiat facile — adénites cervicales en particulier —, chez des sujets à état général satisfaisant.

Nous avons cherché à utiliser la réaction de foyer déterminée par l'injection d’extrait microbien, dans le but soit de raccourcir l’évolution normale des lésions vers la guérison, soit de préparer l'acte chirurgical en faisant disparaître les phénomènes inflammatoires, en déterminant l’isolement et la fonte plus rapide des tissus mortifiés, en collectant mieux et plus complètement le pus.

IE. — Cette réaction focale s’est, dans les cas favorables, indiquée dès la première injection, s’affirmant après les deuxième et troisième. Il ne nous a pas paru nécessaire de dépasser le chiffre de quatre injections (0,25 - 0,75 - 1-2 cc).

Elle a été surtout manifeste dans les lésions récentes.

Les résultats obtenus ont été variables suivant les types anatomiques : nuls dans les lésions cicatricielles, peu marqués dans les lésions nodulaires évoluant vers la sclérose, nets dans ces mêmes lésions évoluant vers la

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caséification; ils ont atteiut leur maximum dans les formes inflammatoires pures, non nodulaires, où la resorption s’est produite souvent avec une extrême rapidité, et dans les formes à tendance caséeuse, où une fonte rapide s’accompagnant de phénomènes expulsifs intenses fut la règle. Dans ces derniers cas, la ponction, le drainage filiforme, ou même l’incision d’un bord à l’autre, comme s’il s'agissait d’une collection chaude, ont amené des guérisons rapides.

HI. — Ces résultats ne se sont pas toujours montrés durables. Chez beaucoup des malades que nous avons pu suivre, nous avons observé des récidives sur place, l’apparition de nouveaux foyers. L'effet utile ne semble pas dépasser six semaines à trois mois.

De plus, l’intensité de la réaction focale, avantage de la toxinothérapie, en est également le danger. Ce qui se passe au niveau des foyers superficiels se passe aussi bien au niveau des foyers profonds.

On ne saurait donc être trop circonspect dans le choix des malades à traiter, si l’on considère de plus que lactivité des extraits bacillaires varie d’un individu à l’autre et d’un jour à l’autre chez un même individu.

Il nous paraît nécessaire d’éliminer d'emblée :

Tous les pulmonaires avérés ou suspects;

Toute tuberculose à foyer profond dont l'évacuation directe à l’extérieur est impossible;

Tout foyer tuberculeux dont la fonte entrainerait une destruction locale étendue.

Restent donc les tuberculoses superficielles limitées. Mais, là encore, la plus grande prudence est de rigueur. Il est, en effet, impossible d’affirmer que dans la profondeur ne se cache pas un foyer latent prêt au réveil.

En somme, sans préjuger en aucune façon de l'avenir, malgré tout l'intérêt des résultats enregistrés, il semble

que l’on doive conclure actuellement, en présence des dangers de la méthode, dangers non compensés par un résultat certain et définitif, que toutes les fois où l’intervention chirurgicale permettra l’extirpation totale, rapide, radicale de la lésion, elle devra être préférée à la

toxinothérapie.

Vu et permis d'imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris, P. APPEL Vu et approuvé, Paris, le 14 Avril 1924 Le Doyen de la Faculté de Médecine, H. ROGER

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