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HISTOPIÇAU MEDICAL 'J
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INTRODUCTION
Nous passons par un temps où l'on ne se contente plus d'appliquer à une affection grave un traitement palliatif plus ou moins efficace, pourvu qu'il ne soit pas dangereux par lui-même : cela est vrai surtout pour les tumeurs fibreuses de l'utérus.
Pour celte affection de nature essentiellement bénigne, on a jusqu'ici littéralement épuisé toute la thérapeutique médicale, dont l'impuissance n'est que trop bien établie désormais; et, il y a à peine quelques années, la plupart de ces malades en étaient réduites à attendre de l'âge critique leur guérison naturelle, au moment oii le repos physiologique de l'appareil génital doit arrêter l'évolution de ces tumeurs.
S'il est déjà loin le temps où Lizars et Dieffenbach refermaient le ventre quand ils trouvaient un fibrome au lieu du kyste de l'ovaire diagnos-
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tiqué, il n'en est pas moins vrai que, dernièrement encore, le traitement chirurgical radical ne se pratiquait que fort rarement, car il comportait toujours des dangers assez grands, et, malgré les rapides progrès de la chirurgie abdominale, l'hystérectomie gardait un pronostic sévère.
Aussi, le traitement électrique, remanié par Apostoli, fut-il accepté par quelques-uns avec un enthousiasme immodéré; ce fut pour le moment une panacée applicable à tous les accidents dus aux fibromes utérins.
Mais bientôt survinrent les échecs, les revers, et il fallut avouer que les courants électriques n'étaient pas applicables à certaines variétés de ces tumeurs et que les indications de ce traitement étaient limitées.
Par ailleurs, en suivant de plus près l'histoire de ces malades, la clinique reconnut que la ménopause, qui doit guérir ces accidents, n'arrive plus à son heure normale par le fait même de la présence de cette tumeur dans l'utérus ; bien plus, c'est après l'âge critique passé que certaines femmes voient apparaître ces accidents. D'autre part, ces tumeurs essentiellement bénignes peuvent se transformer en éléments sarcomateux ; enfin, ces
grosses tumeurs abdominales produisent des allé-
rations dans des organes éloignés, tels que le cœur, les reins.
Et le traitement palliatif reste trop souvent
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impuissant à arrêter le développement du néoplasme.
Aussi, dans ces dernières années, toutes ces considérations ont-elles ramené les efforts des chirurgiens vers une intervention radicale basée sur une connaissance plus exacte de l'anatomie pathologique, et ne comportant plus que des risques assez faibles : la technique opératoire se perfectionne, les indications des différentes méthodes se précisent davantage et chaque jour voit le pronostic opératoire s'améliorer et acquérir une bénignité égale à celle des interventions admises sans conteste aujourd'hui.
Nous assistons à un vigoureux assaut livré à ce retranchement de la pathologie pelvienne, qui était resté jusqu'ici trop souvent au-dessus des ressources de notre art.
Marquer ce mouvement, en étudier l'évolution et, pour le hâter, en vulgariser les moyens : tel a été notre but.