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CHAPITRE III

ETIOLOGIE. — PATHOGÉNIE

- À part quelques points spéciaux que nous signalerons au passage, les affinités étiologiques sont les mêmes pour les tumeurs conjonctives et les tumeurs épithéliales.

Plusieurs influences favorisent le développement de ces tumeurs: les unes sont générales, les autres locales.

Les influences générales sont relatives à l’âge, au sexe, à la constitution, à la race.

a) Age. — L'épithélioma peut se développer à tout âge, mais il devient surtout fréquent à partir de 45 ans, ainsi que le careinome. À ce moment en effet l’épiderme est plus sec à mesure qu'on avance en âge, et devient plus épais. Quant au sarcome on l’observe à tout âge, même chez des enfants.

Sa fréquence ne croit pas avec l'âge, comme

* J'épithélioma, mais atteint son maximum vers 30 ans

pour presque s’éteindre à partir de 65.

Mas. 2

b) Sexe. — Le sexe parait influer sur le développement .des tumeurs du pavillon. Il semblerait qu'à priori les femmes soient plus prédisposées que les hommes ; elles ont en effet les oreilles chargées d'ornements qui dans certains pays atteignent des dimensions considérables, partant, il peut se former aux alentours des orifices artificiels créés sur leur lobule des poussées d'eczéma pouvant être le point de départ d’un épithélioma.

c) Hérédité et constitulion. — La majorité des anatomo-pathologistes admettent Fhérédité. Sans vouloir entrer ici dans les nombreuses statistiques dressées à ce sujet,qu'il nous suffise de dire qu'un individu appartenant à une famille entachée de cancer a certainement plus de chances qu'un autre de devenir ‘ancéreux. Maintenant qu'est-ce qui est transmis par l’hérédité ?

Est-ce un germe spécifique ?

Est-ce une prédisposition ?

En attendant, on peut sans se compromettre admettre la prédisposition. Certains comme Bazin ont même fait intervenir les diathèses : c'est ainsi que chez des personnes ayant présenté à plusieurs reprises des éruptions dartreuses, il a fait du cancer une manifestation tardive de la dartre. Pour Hardy, au contraire, ces éruptions dartreuses seraient une prédisposition au cancer.

En somme la prédisposilion aux néoplasmes peut fort bien résulter de conditions multiples parmi les-

quelles il faut citer celles qui enrayent plus ou moins

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la nutrition des tissus. L'arthritisme est: un de ces processus.

Causes générales diverses. — Parmi celles-ci on cite les influences capables de déprimer le système nerveux telles que les émotions, les chagrins etc... : l'influence du régime et de l'alimentation, et de là, une prédisposition chez les gens soumis à un régime trop animalisé ; l'influence de la race, du climat. Ici nous pouvons placer l'opinion de Campbell; il prétendait qu'un grand nombre des habitants de la vallée du Népal (1) étaient sujets à des tumeurs développées sur un des points du pavillon. On les ren- contrait surtout chez des sujets atteints de goître, maladie commune dans ce pays.

Causes locales. — Toute irritation prolongée d’un revêtement épithélial favorise la tendance de celuici à devenir le point de départ d'un épithélioma (2).

Partant de ce principe nous passerons en revue successivement l'influence des maladies de peau, des lésions d'ordre inflammatoire, Finfluence des cicatrices.

Dans le premier cas lépithélioma peut se développer sur un papillome, une verrue, une plaque de psoriasis ou d’eczéma ; au niveau de nœvi pigmentaires, sur les ulcérations.

Viennent ensuite les points scumis à des irrita-

tions fréquentes: cependant le pavillon de l'oreille

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