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les traités de maladies d'oreille où l'on parle des tumeurs dont peut être le siège le pavillon sont choses rares, et il faut, de loin en loin, les communications intéressantes pour se faire nne idée à ce sujet.
« Quel que soit le procédé opératoire employé, destruction ou ablation des tissus affectés, une seule chose est à considérer à savoir qu'il est indispensable de ne jamais ménager les parties voisines du néoplasme (1). » k
Le cancer du pavillon de l'oreille comme celui des autres parties du corps, donne lieu aux mêmes phénomènes généraux et locaux que celui-ci. Aussi la seule thérapeutique qui ait sa raison d'être est celle qui agit directement sur le mal et ne laisse après lui que des parties saines.
Deux moyens sont à la disposition des chirurgiens. Un moyen chimique : injections interstitielles, cautérisations, un moyen opératoire, proprement dit, consistant dans Famputation partielle ou totale. Nous nous arrêterons peu au premier pour réserver plus de temps au second.
1° Les injeclions interstilielles destinées à produire une inflammation dans les tissus ont été employées par Kôbel pour le traitement d’un sarcome siégeant en une autre partie du corps. Aussi a-t-on supposé qu'on pourrait employer le liquide
injecté, qui était dans ce cas de la liqueur de Fowiler,
1, Miot ct Baratoux.
en topique sur les parties : uléérées on commencerait par 1 à 5 gouttes el on irait en augmentant.
Kôbel prescrivait également à l'intérieur une préparation arsenicale.
Il a obtenu certains résultats. Nous ne faisons toutefois que signaler cette méthode.
2° Les cautérisations sous toutes les formes ont davantage d'adeptes. |
Les caustiques de différentes espèces ont été employés.
Parmi les caustiques chimiques citons :
Le nitrate d'argent :
La pâte de Vienne ; La pommade de Rousselot :
La pâle de Canquoin.
Cette dernière offrait l'avantage d'être antiseptique
et était préférée aux autres.
Parmi les caüstiques physiques :
Le fer rouge ; Le galvanocautère:
Le thermocautère.
Sedillot préférait le fer rouge à tout autre mode : de traitement. Il citait l'exemple d’une deses malades, âgée de 55 ans, ayant eu la destruction de la totalité du pavillon de l'oreille en trois semaines par un cancer siégeant au niveau du conduit auditif externe. Ce dernier allait être envahi. Le cautère fut appli-
qué sur l’ulcération, la malade gutrit et la cicatrice
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fut solide et persistante, plus solide qu'avec le bistouri (1).
M se basait pour cela sur des considérations physiologiques ; il admettait en effet « que toutes les irritations locales entraînant des congestions sanguines formaient les traumatismes avec dépôt fibrineux ; enfin, les activités morbides quelconques développées sur tel ou tel point de l'économie peuvent devenir la raison d’être d’un cancer chez les individus prédisposés.
Il établit d'autre part que l’art possède les moyens de produire du tissu fibreux accidentel, dense, rétractile, peu vasculaire, et réfractaire aux modifications morbides (2) ».
Citons également pour mémoire les rayons Rœntgen qui paraissent avoir donné des résultats sérieux dans ces derniers temps. La ligature à été aussi employée, mais elle est incertaine, et à tout prendre, bien inférieure aux méthodes précédentes.
Il nous reste donc le traitement de choix, le véritable traitement chirurgical qui est lamputation.
Cette opération ne remonte pas à un grand nombre d'années en arrière, et cependant elle fut pratiquée accidentellement et eut des suites si simples qu'elle ne manqua pas d'être d'un pronostic bénin
aux yeux du professeur Bouisson,