Observation citée
>. Gazette des Hôpitaux, 1860.
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La simplicité, dit-il (1), des suites ordinaires de l'ablation accidentelle du pavillon doit être prise en considération. C'est une insinualion d'imiter par l’art les effets d’une mutilation imprévue et une sorte d’épreuve toute faite sur la possibilité d’appliquer cette opération aux maladies dangereuses du pavillon et notamment à celles dont l'aptitude à étendre leurs limites, exige qu'on en débarrasse l'organisme.
Ceci posé disons de suite que l'amputation peut être partielle ou totale.
Avant d'entrer dans les détails de l'opé ation notons sommairement ses indications. D'une manière générale, on opérera toujours les tumeurs malignes du pavillon de l'oreille, à moins toutefois que le malade soit porteur d’une tumeur non limitée, ayant fusé dans les parties voisines en désorganisant tout sur Son passage.
Ajoutons à cela des paquets ganglionnaires engorgés, l’âge du malade et son état de cachexie prononcée. Nous en avons plus qu'il n'en faut pour écarter toute idée d'intervention.
Témoin le malade de M. Morestin qui finit par se décider lorsqu'il n’était plus temps, la marche envahissante de son épithélioma ayant fait son œuvre.
On doit donc opérer le plus tôt possible. Quant au genre d'opération, il dépendra de l’envahissement et de la grosseur de la tumeur. Un petit épithélioma superficiel pourra être justiciable d’une amputation
partielle. Dans le cas cité par M. Morestin il y avait