‹ Tumeurs Paravertébrales Avec Propagation Au Rachis Et Compression De La Moelle (Traitement Combiné Chirurgical Et Radiothérapeutique)Chapitre 22 sur 25 · RATE · texte numérisé non relu

RATE

Tous lés examens des réflexes sont positifs, la sensibilité des membres inférieurs a disparu. La radiographie de la colonne montre que les apophyses articulaires gauches, des 3, 4, 5, 6° vertèbres dorsales sont moins nettes qu’à droite. On décide alors d’opérer, c’est-à-dire de décomprimer la moelle; on verrait alors la cause de cette compression.

On pratique une laminectomie portant sur les 5, 4, 5, 6° vertèbres thoraciques et on trouve une tumeur épidurale, bien vascularisée, un peu grise, allant de la 8° à la 5° thoracique et s'étendant de chaque côté aussi loin que l’on pouvait voir. La dure-mère était à peine touchée et rien dans l’espace sous-dural. L'examen histologique montre que la tumeur est du type lymphadénome.

La malade fait de rapides progrès et se lève le quatorzième jour; un mois après, elle marche un peu. On institue alors la radiothérapie. Pendant six semaines, on lui fait 4.242 r. centrés sur la plaie opératoire. Pendant le courant de l’année, la malade voit revenir tous ses mouvements. Le traitement radiothérapique est poursuivi jusqu'aux limites de la tolérance.

OBSERVATION II

Un homme de 50 ans entre à l’hôpital le 22 avril 1935. Il se plaint depuis le 15 février de douleurs lombaires difficiles à localiser, mais s’irradiant à la hanche et à la région inguinale gauche et, depuis un mois, il ne peut rester debout. On remarque une légère voussure de la colonne vertébrale. On l’opère le 23 avril, pensant rectifier la position de la colonne vertébrale, qui devait être la cause des douleurs.

Pendant six semaines, le malade ne ressent plus rien, mais, le 24 mai, les douleurs réapparaissent et sont bientôt suivies de paralysie des membres inférieurs et de rétention d’urine. Le 29 mai, on fait un lipiodol intrarachidien, car on pense à une tumeur et on constate un blocage au niveau de D 11.

Le 1° juin, on pratique une laminectomie portant sur D 11 et D 12 et L 1 et on découvre une tumeur épidurale qui se trouve. être un lymphosarcome.

Aussitôt l'opération tout rentre dans l’ordre; le malade se lève le douzième jour et petit à petit les mouvements et la force musculaire des membres inférieurs reviennent.

. On met alors en œuvre la radiothérapie pendant les mois de juillet et août : on lui fait, à chaque série, une dose de

4412 r. Le malade a repris sa vie normale depuis deux ans et demi.

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OBSERVATION III

Le malade, âgé de 27 ans, entre à l'hôpital le 11 août 1933

pour douleurs dans la partie supérieure du dos et lourdeur dans les jambes.

C’est en juin 1933 qu'il a ressenti la première douleur et, huit jours plus tard, les jambes sont devenues lourdes. Quelques jours après son admission, ses membres inférieurs sont presque complètement paralysés et le malade présente une légère rétention d'urine. On décide de l’opérer afin d’arrêter cette paralysie qui semble être le fait d’une compression médullaire. Le 21 août, on pratique une laminectomie.

Tout semble s’arranger, car 16 jours après il se tient debout. On institue un traitement radiothérapique, car l’histologie de la tumeur enlevée lors de l’opération montre qu’il s’agit d’un sarcome. Le malade ne comprenant pas la gravité de son cas ne suit pas régulièrement son traitement. On le perd de vue en novembre.

Deux mois après, il revient avec un nodule lymphatique axillaire gauche. On le lui enlève le 25 janvier et les constatations histologiques sont les mêmes que pour la tumeur intrarachidienne.

Le malade continue à ne pas suivre sérieusement son traitement radiothérapique, il devient anémique et perd rapidement du poids.

Une grosse masse apparaît dans la partie droite de l’abdomen.

Le malade fait ensuite une jaunisse et une ascite.

Enfin tout traitement étant écarté, il meurt en novembre 1934. IL est à remarquer que le malade a conservé intacts les mouvements des membres inférieurs depuis l’opération.

OBSERVATION IV

Un homme de 27 ans est admis le 30 mars 1933 pour douleurs dorsales et une certaine difficulté de la marche, apparue depuis décembre 1934; progressivement les douleurs se sont accentuées et une paralysie incomplète des membres inférieurs s’est installée. On lui fait une laminectomie le 4 avril et on découvre une tumeur qui est étiquetée lymphosarcome. Dix jours après, le malade se lève et sort de l’hôpital le 27 avril. Quatre jours plus tard, il revient pour des douleurs dans le cou s’irradiant aux épaules et aux bras; la radiographie du thorax et de la portion cervicale de la colonne ne montrent rien.

On lui fait de la radiothérapie sur toute la colonne du 1° mai au 24 mai, en quatre champs (2.660 r.); mais bientôt, il présente une paralysie complète de tous les membres évoluant très rapidement et le malade meurt le 25 juin. Dans ce cas, l'invasion de l’espace épidural s’est fait à deux niveaux.

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OBSERVATION V

Un homme de 48 ans est admis le 18 juin 1937 à l’hôpital pour des douleurs lombaires apparues trois mois auparavant; tous les mouvements de la colonne sont douloureux.

Il ne présente rien autre que ces douleurs; un lipiodol intrarachidien met en évidence un arrêt partiel à la hauteur de D 11.

On lui fait une laminectomie le 3 juin, on trouve une tumeur vasculaire constituée par un tissu de caractère granulomateux.' Onze jours après, il se lève. On lui fait de la radiothérapie le 12° jour et pendant un mois à la dose totale de 3.900 r. Sept mois après, il se porte bien.

OBSERVATION VI

Un homme de 50 ans est admis à l’hôpital le 5 octobre 1933. Il présente des douleurs lombaires et une paralysie des membres inférieurs depuis le mois d’août. La paralysie est survenue un mois après les douleurs.

On lui fait une laminectomie, le 11 octobre, et on trouve une tumeur comprimant la dure-mère, remplaçant le tissu graisseux. L'examen histologique montre que c’est un myélosarcome.

Le malade se lève le quatorzième jour et trois semaines après, il retrouve ses fonctions urinaires normales. Il sort le 19 novembre; progressivement les mouvements des membres inférieurs reviennent.

On ne parle pas de radiothérapie. On ne voit plus le malade. Il revient, le 26 novembre 1934, pour des douleurs dans les membres supérieurs et des fourmillements dans les membres inférieurs. On veut lui faire de la radiothérapie, mais le malade quitte l’hôpital. I1 meurt en février 1935.

Les six autres cas se répartissent ainsi : un malade est mort le lendemain de l’opération, un autre six mois après de pyélonéphrite, trois autres succombent deux ou trois mois après, sans avoir pu suivre de traitement radiothérapique; le sixième est en convalescence de sa laminectomie.

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