‹ Tumeurs Paravertébrales Avec Propagation Au Rachis Et Compression De La Moelle (Traitement Combiné Chirurgical Et Radiothérapeutique)Chapitre 25 sur 25 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Une volumineuse tumeur paravertébrale qui pénètre par les trous de conjugaison dans le canal rachidien et comprime la moelle, et dont on peut venir à bout par le traitement combiné, chirurgical pour libérer la moelle et radiothérapique, peut paraître au premier abord exceptionnelle.

Dans ce travail, nous nous proposons de montrer qu’il n’en est pas ainsi.

I — Nous rapportons trois observations inédites et sans pousser très loin nos recherches bibliographiques, nous avons trouvé une quarantaine de cas dans la littérature médicale.

IT. — Les cas soumis au traitement combiné chirurgical et radiothérapique ont été guéris ou tout au moins franchement améliorés et arrêtés pour un temps plus ou moins long dans leur évolution et nous croyons qu’un traitement radiothérapique appliqué plus précocement et avec plus d'énergie dans l’espace et dans le temps, ne peut que donner de meilleurs résultats encore, et cela alors même que des métastases se sont produites, car il faut bien savoir que lorsque la tumeur primitive est radiosensible, les métastases le sont également, si ce n’est davantage. Ce qui fait la gravité des métastases c’est leur multiplicité et le fait qu’elles ne sont pas toutes

- reconnues et traitées.

Il importe donc que le diagnostic soit posé aussi précocement que possible.

III. — Dans la plupart des cas, le diagnostic n’a été porté que tardivement, alors que la tumeur paravertébrale avait pénétré dans le canal rachidien et comprimé la moelle.

AA

Il aurait pu en être autrement s’il avait été tenu compte d’un symptôme qui ne fait défaut dans aucun cas : les douleurs radiculaires qui traduisent la pénétration de la tumeur dans les trous de conjugaison. Si le diagnostic était posé à ce stade, on éviterait la complication médullaire, la sanction chirurgicale qu’elle comporte et les séquelles neurologiques qui sont fréquentes lorsque l’on intervient alors que des dégâts irrémédiables se sont produits. Si le hasard amène la découverte de la tumeur alors qu’elle est latente, il faut savoir en profiter et mettre aussitôt en œuvre le traitement radiothérapique dont les résultats sont d’autant meilleurs que son institution a été précoce.

IV. — On peut s'étonner de rencontrer réunis des faits disparates quant à la nature histologique.

Les analogies cliniques et thérapeutiques l’emportent sur les distinctions histologiques, qui dans nombre de cas manquent de précision et n’ont pas été établies avec des garanties suffisantes; aussi ne peut-il être question pour le moment de . donner des précisions sur la fréquence relative de tel ou tel type histologique.

Nous ne saurions trop insister sur la nécessité pour l’anatomopathologiste chargé de l’identification histologique de la tumeur, d’être prévenu, d’une part de la diversité des tumeurs paravertébrales susceptibles de pénétrer par les trous de conjugaison dans le canal rachidien et de comprimer la moelle, d’autre part des ressemblances histologiques qui existent entre les tumeurs conjonctives, les tumeurs des tissus hémopoïétiques, les sympathomes embryonnaires.

Il n’est pas inutile de connaître à quel type histologique on a affaire pour la conduite du traitement par les rayons X.

Vu et permis d'imprimer :

Le Doyen de la Faculté des Sciences chargé des fonctions de Recteur de l'Académie de Paris.

M. Ch. MAURAIN.

Vu :

Le Doyen,

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