‹ Tumeurs Paravertébrales Avec Propagation Au Rachis Et Compression De La Moelle (Traitement Combiné Chirurgical Et Radiothérapeutique)Chapitre 8 sur 25 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Ce travail a pour point de départ l’observation d’une malade qu’il nous a été donné de suivre en remplacement d’un médecin praticien et pour laquelle nous avons fait appel à plusieurs consultants et spécialistes.

Nous avons eu ainsi la chance, au sortir de nos études, de nous trouver aux prises avec les difficultés de la pratique médicale et de nous rendre compte de la nécessité de connaître nos possibilités thérapeutiques.

Ces possibilités sont plus grandes qu’on ne le pense et la médecine est loin d’avoir dit son dernier mot. Il ne faut Jamais abandonner la partie avant d’avoir tout essayé; cet état d'esprit doit prévaloir sur l’autre qui accepte trop volontiers la défaite.

Nous ne saurions trop insister, à ce propos, sur le mal que peuvent faire certains termes, qui impliquent une évolution irrémédiablement fatale, celui de tumeur maligne entre autres.

La médecine a le pouvoir de guérir un certain nombre de maladies, qu’il est du devoir de chaque médecin de reconnaître de façon précoce et en tous cas avant que des dégâts irréparables ne se soient produits.

Il en est ainsi des tumeurs paravertébrales propagées au rachis et comprimant la moelle, sur lesquelles nous avons prise par un traitement combiné chirurgical et radiothérapique.

La radiothérapie est une arme que nul n’ignore; on a même volontiers recours à elle lorsqu'on ne sait plus que faire, car il faut faire quelque chose, ne serait-ce que dans un but psychothérapique.

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On conçoit, dans ces conditions, que les échecs soient nombreux et que la radiothérapie ait été dévaluée dans lesprit de beaucoup de médecins. Nous ne voyons pas d’inconvénients à ce que l’on continue à gagner du temps grâce à la radiothérapie, qui est pour cela un moyen idéal, car on n’exige pas d'elle des résultats immédiats, mais il faut que l’on sache qu’il est des cas où l’on est en droit d’espérer autre chose qu’un effet psychotérapique et qu’alors ce traitement doit être mis en œuvre le plus tôt possible et avec toute l’énergie nécessaire. Il importe donc de préciser les indications thérapeutiques des rayons X et de donner aux radiothérapeutes tous renseignements utiles pour mener à bien le traitement.

Les tumeurs du médiastin constituent une des principales indications de la radiothérapie.

Elles sont, de par leur siège et leur nature histologique, hors de portée du chirurgien et, seuls, les rayons peuvent les atteindre. La radiothérapie est d’ailleurs, en cas de réussite, un véritable traitement d’épreuve permettant d’affirmer que la masse paravertébrale est bien une tumeur sans qu’il soit possible d’en déduire la nature histologique exacte.

Lorsque la tumeur médiastinale est reconnue et, lorsque par des symptômes nouveaux, on se rend compte qu’elle se propage au rachis et à la moelle, pour beaucoup la partie semble irrémédiablement compromise. Nous ne saurions trop nous élever contre un tel état d’esprit : la situation est sans doute aggravée par la propagation rachidienne, mais tout n’est pas perdu pour autant. La libération chirurgicale de la moelle met le malade à l’abri des complications auxquelles l’expose la compression médullaire et donne à la radiothérapie le temps d’agir. Cette action dépend de la radiosensibilité de la tumeur et non de son étendue, à condition évidemment qu'aucune partie de la tumeur ne soit laissée en dehors du champ de l’irradiation; même en cas de métastases il ne faut pas désespérer, car celles-ci sont aussi radiosensibles, sinon plus que la tumeur primitive. Ce qui fait la gravité des métastases, c’est leur multiplicité et le fait qu’elles ne sont pas toutes reconnues et traitées.

Un bref exposé de l’histoire de notre malade permettra de fixer le sens de ce travail

Chez une jeune fille de 19 ans, un examen radioscopique,

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