ROUE
au bout de son pédicule venait, s'engager dans lorifice auriculo-ventriculaire à la manière d’un bouchon.
Le ventricule gauche est dilaté;, tantôt aminci (A. Robin), tantôt épaissi (Bethenson).
Le cœur droit voit aussi ses cavités agrandies et comblées de caillots fibrineux de couleur rouge foncé.
L’aorte tout au plus dilatée à son origme ne présente qu’une faible rigidité de ses valvules ne nuisant pas à leur jeu.
Le myocarde est mou, flasque, exsangue et présente
tous les signes de la myocardite,
Lésions des autres organes.
Poumons. — La congestion aux bases, l’œdème pulmonaire sont les lésions les plus fréquentes. Berthenson signale, dans chacun des poumons, tant à leur surface qu’à leur centre, la présence de foyers hémorrhagiques variant de la grosseur d’une noix à celle d’une amande.
Intestins. — Wirchow signale la présence de foyers hémorrhagiques dans la sous-muqueuse de lintestin foyers de la grosseur d’un grain de millet à celle din noyau de cerise.
Forte. — Hypertrophié, congestionné, d’aspect granité,
pas d’infarctus. |
Rale.— Volumimeuse, pulpe engorgée de couleur rouge
cerise. Dans le cas de Wirchow, foyers de nécrose dissé-
nn),
minés, perforés en certains points, ce qui avait amené une péritonite mortelle. |
Périsplénite : rate criblée d’infarctus anciens et récents dans le cas de A. Robin.
Reïns. — Capsule se détachant assez facilement. Plusieurs cicatrices de forme étoilée dans la substance corticale qui est séparée des pyramides par une Zzône hypérémiée riche en hémorrhagies ponctiformes (Berthenson). |
Cerveau. — Wirchow, toujours dans son observation, signale un foyer de ramollissement jaune dans l’hémisphère droit, accompagné de méningite fibrineuse.
A. Robin montre une cicatrice jaunâtre profonde au niveau de la troisième circonvolution frontale gauche, à la partie supéro-interne, ainsi qu’un vaste éventail cica- * triciel formé d’un tissu induré et creusé de vacuoles s’étendant du pédoncule en passant au devant de lui jusqu'aux circonvolutions pariétales.
‘En résumé, les lésions des organes éloignés viennent d’embolies parties du cœur qauche : ce sont ces embolies qui joueront le principal rôle dans toute l’histoire
EXAMEN HISTOLOCIQUE
Dans tous les cas observés la tumeur était tremblotante, parcourue par des vaisseaux faciles à voir. En râclant la surface de section on obtenait un liquide légèrement gommeux, nullement laiteux, renfermant lorsqu'on l’examinait au microscope des globules rouges, des cellules rondes, pâles et à contours peu nets, avec un ou plusieurs noyaux.
Sur une coupe on distinguait une grande variété de cellules, tantôt rondes, tantôt fusiformes ou étoilées, tantôt disposées çà et Ià, tantôt formant des mailles par leurs anastomoses.
L’espace intercellulaire est occupé par une substance à moitié liquide transparente et homogène. Par Tacide acétique et l’alcool apparaît dans la substance intercellutaire un nombre d’éléments contenant un ou plusieurs noyaux se colorant par l’éosine. Par endroits, ces cellules se réunissent en groupe; ailleurs les cellules étoilées contiennent des vésicules transparentes.
Tel est le myxome pur présenté dans les observations de A. Robin, Berthenson, Debove, Bamberger et Wir-
chow : c’est le myxome cellulaire, c’est-à-dire le myxome