‹ Tumeurs Primitives Du Cœur: Des Myxomes Du CœurChapitre 16 sur 27 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Dans le dernier cas de myxome du cœur publié par A. Robin, celui-ci, dans ses conclusions, s’exprime ainsi au sujet du diagnostic de ces tumeurs. « Aucun caractè-

re n’a d'importance au point de vue du diagnostic, mais

jeur réunion peut prendre une certaine valeur et tout au

moins laisser soulever l'hypothèse d’une tumeur intracardiaque ».

Dans les cas de vices cardiaques ou de l’inflammation de

lendocarde, nous aurons en effet des symptômes généraux constants : æœdèmes, congestions viscérales, essouf-

flement, palpitations ; des symptômes locaux que l’on pourra également percevoir d’une manière permanente : ar ythmie, modifications dans le timbre des bruits du cœur, bruits de souffle, symptômes que l’on pourra d'ailleurs nettement localiser. Nous observons également des phénomènes à distance dûs à des embolies, mais ils ne se présenteront guère qu'à une période avancée de la maladie,

Tout au contraire dans le cas de myxome, l’embolie peut jouer-un rôle #nttial. C’est par elle, comme dans le

cas de Robin, que peut s'ouvrir la scène; c’est par elle

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que peut à la fois commencer et finir une affection jusqu’alors sans manifestations, comme dans le cas de Debove. Nous pensons donc avec Berthenson que l’embolie Joue un rôle considérable pour le diagnostic des tumeurs infra-cavitaires du cœur. Ces embolies sont généralement nombreuses, tels les cas de Robin et de Wirchow, dans lesquels la rate était criblée d’infarctus. Tant que ceux-ci se localisent dans la rate, il y a latence complète. Mais qu’une embolie prenne une autre voie, qu’elle marche vers l’encéphale par exemple, alors les symptômes éclatent et d’une manière terrible, avec hémiplégie, aphasie coma.

Telle est donc la place prépondérante tenue par l’em-

bolie dans l’histoire de cette affection. Aussi, même à l’état de seul symptôme, pourra-t-elle mettre sur la voie du diagnostic, quand, par exemple, connaissant les antécédents du malade, on n’a relevé parmi eux ni rhumatisme, ni érysipèle, ni blennorrhagie... en un mot aucun état infectieux antérieur.

. Et d’ailleurs l’embolie ne se manifestera jamais, sauf dans les cas comme celui de Debove, sans d’autres symptômes dont le groupement et le mode d'apparition pourront porter l’attention vers le diagnostic. Ces signes que nous avons énumérés aux symptômes et que nous rappelons brièvement: signes d’angine de poitrine (dyspnée d'effort, angoisse précordiale), signes rationnels d’insuffisance mitrale (ædèmes, cyanose, congestions viscérales) ont un caractère particulier, c’est de ne pas être francs mais plutôt frustres.

Le tableau clinique ne sera jamais aussi net que dans

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une lésion d’orifice bien déterminée. Il sera vague et présentera souvent des écarts inexplicables du type normal, ce qui fera que le porteur d’une tumeur cardiaque tiendra de l’aortique et du mitral, singulière hybridité qui devra mettre le praticien en éveil. |

En outre, il y a un caractère bien particulier, propre à ce genre d'affection: c’est l’‘ntermittence des symptômes, iutermittence qui observée quant aux symptômes ralionnels, deviendra manifeste pour les signes physiques. Ceux-ci dépendront en effet des mouvements exécutés par la tumeur autour de son pédicule. On entendra bien des bruits de souffle, mais leur intensité, leur timbre varieront ainsi que leur siège; bien plus, ils pourront apparaître et disparaître alternativement.

Tels sont donc les éléments avec lesquels on pourra formuler l'hypothèse de l’existence d’une tumeur intracayitaire.

Le diagnostic le plus difficile à faire est évidemment avec l’anévrysme de l'aorte. Généralement dans cette entité morbide, nous avons une tumeur plus volumineuse dont nous pouvons constâter les battements et les mouvements d'expansion. En outre de nombreux symptômes de compression: aphonie, troubles du côté de la pupille, compression de la trachée, dysphagie….., etc., apparaîtront avec une intensité et un ensemble qui ne peuvent appartenir à aucune tumeur cardiaque. D’ailleurs dans les cas d'anévrysme on aura peut-être à noter des antécédents syphilitiques, ce qui n’exclue pas les doutes avec une gomme du myocarde. Mais quand on aura affaire à un

anévrysme sans manifestations, n’aboutissant qu’à une

à formuler,

faire le diagnos-

une gom- 5 TEE TE

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