INTRODUCTION
En juillet 1902, la Société de Chirurgie de Paris remettait à Tordre du jour la question tant de fois discutée des tumeurs du rein chez l’enfant. Cette reprise de la discussion coïncidant avec deux cas observés dans son service, à l’Hospice général de Rouen, M. le professeur François Hue nous engageaàétudier la question et à en faire le sujet de notre thèse.
Dans ce sujet, nous n’avons eu d’autre but que de résumer aussi clairement que possible l’état actuel de cette question. D’ailleurs depuis un certain nombre d’années, les tumeurs du rein servirent de sujet à plusieurs thèses; mais la discussion se trouvant ouverte de nouveau, nous avons voulu la résumer, montrer les progrès obtenus dans ces dernières années au point de vue de l’intervention chirurgicale, nous avons étudié les thèses déjà parues ; la dernière est celle de M. Heresco en 1899. Depuis lors, au point de vue chirurgical l’intervention a gagné de nombreux partisans; nous avons examiné les causes des nouveaux succès, nous avons tenter de démontrer dans nos conclusions, d’après les observations que nous
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avons recueillies, que cette intervention était justifiée à l’heure actuelle.
Dans notre sujet bien des points se trouvaient déjà traités; nous n’avons donc relevé que les faits essentiels. Nous n’avons pas fait un chapitre spécial d’historique; nous avons préféré à chaque partie rappeler les auteurs qui s’occupèrent delà question ; de plus, on trouvera à notre index bibliographique les diverses sources où nous avons puisé nos renseignements.
Nous avons réuni les observations publiées de 1876 à 1903. Nombre de ces observations ayant déjà paru dans des thèses antérieures, nous ne les reproduisons pas en entier ; nous bornant pour celles-ci à en donner un résumé succinct. Nous avons consacré la plus grande partie de notre sujet à l’étude de l'intervention.
Encore une fois, notre but n’a été que de résumer diverses opinions tant françaises qu’étrangères, et d’essayer d’en dégager une conclusion pratique ; nous n’avons pas eu d’autre prétention.
Sous le titre de tumeurs solides du rein nous décrirons d’une façon générale toutes les tumeurs malignes aussi bien que bénignes, faisant rentrer ces deux classes dans le terme plus général et moins concis de néoplasmes rénaux.