‹ Tung pao. Toung pao (volume 2)Chapitre 22 sur 50 · PUBLICATIONS PÉRIODIQUES · texte numérisé non relu

PUBLICATIONS PÉRIODIQUES

Le Journal of the North China Branch of the Royal Asiatic Society Vol. LI—1920 renferme: Proceedings. — Thé Relations of Chinese and Siamese. By W. Clifton Don. — (rreek and Chinese Art Ideals. By Arthur Srancey. — Destiny, Fate. By Evan Morcan. — China’s Petrified Sun-Rays. By Herbert CHaTLEY. — Chinese Ideas of Antiques. By Rev. J. Huoson. — Names and Nicknames of the Shanghai Settlements. By George LanNiNG. — Chinese Poetry and its connotations. By Florence Ayscoucx. — Notes on the Agriculture, Botany and the Zoology of China. By B. W. SkvortzowW. — À Chinese Life of Mohammed. By Isaac Mason. — Reviews of Recent Books. — Notes and Queries. — Additions to the Library. — List of Members.

Journal asiatique:

Jauvier—mars 1920: P. 5—54: Suite de l'important travail de M. PezyLusk1 sur Le Parinirväna et les funérailles du Buddha. L'auteur étudie cette fois l’évolution des traditions des diverses écoles au sujet du rituel des funérailles du Buddha [P. 18, lire jen au lieu de fan reproduit d’après Nanjio. — P. 27 et 28: le nom du Makutabandhana semble devoir être interprété au passé: «ont attaché» et non <attachent». — P. 39, 1. 1 et n. 1: La forme donnée en note ne peut répondre phonétiquement à susthänt; la restitution théorique serait *susarjant. Il faut remarquer d’ailleurs que la citation du dictionnaire d'EkG (pourquoi Ekko?) ne paraît pas se rapporter au texte utilisé ici par M. Przyluski. Pour l'alternance

kapila et kapittha des pp. 38—39, cf. T'‘oung Pao, 1912, p. 356.

Toutes ces transcriptions du Pan ni yuan king sont d’ailleurs faites

sur des formes prâcrites ou iranisantes et mériteraient une étude spéciale. — P. 39, n. 3: Cette note ne me paraît pas très exacte.

Il n'est pas sûr que le titre de Chan song p'i ni siu soit à préférer

à celui donné par Nanjio, n° 1144. D'autre part, Nanjio, dans App. II, 44, a modifié sa restitution antérieure du titre sanscrit en Sarvästivadavinayanidäna. La traduction n’a pas dû être exécutée «entre 409 et 410», puisqu'elle doit être postérieure à la mort de Kumärajiva, laquelle se place en 418 (cf. T'oung Pao, 1912, p. 392); c’est donc entre 413 et 418 que la traduction dut être effectuée par + Vimaläksa (je ne vois pas de raison de garder la forme Vimaläksas de Nanjio). Enfin la traduction de Vimalaksa comprend non seulement un *Xsudraka varga et un nidäna, maïs en outre une première partie, la plus considérable, qui est un *E Dh Ja-p'in.]. — P.55—88: Le cycle des douze animaux et le symbolisme cosmogonique des Chinois, par L. de Saussure. L'auteur y reprend, d'une façon plus systématique que dans ses travaux antérieurs, son argumentation en faveur de l’origine chinoise du cycle des douze animaux. [Je n'ai jamais cru pour ma part à l’origine «turque» de ce cycle proposée par Chavannes, et les arguments de M. de Saussure sont impressionnants. On reste parfois un peu inquiet de le voir si bien tout expliquer, mais je crois l’ensemble de son raisonnement solide. Il reste toutefois à rendre compte des similitudes apparentes qui existent entre le cycle des douze animaux et les listes occidentales étudiées par M. Boell. En outre, M. de Saussure est amené (p. 86—87) à accorder à la liste des mois turcs anciens donnée par Al-Biruni une antiquité qui paraît historiquement assez peu vraisemblable. — P. 66, note: «Tcheng tong» est une inadvertance de Biot, Tcheou li, p. 2x; il faut lire M]j 2 Tcheng Tehong, comme Biot l'écrit correctement partout ailleurs, par ex. pp. xv, xx, LxI. — P. 81, 82 et 86: Le Chouo wen n'est pas du I siècle, mais du II°; il ne faut user qu'avec prudence du ÆÂ%a yu qui, dans son état actuel, est un faux du III siècle.]. — P. 96—100: Note où M. Coepès fixe entre 1115 et 1180 la construction d’'Angkor-Vat. — P. 107 —109:

Traduction d’une note de 1918 de M. A. I. Ivanov sur les textes si-hia conservés à Petrograd.

Avril—juin 1920: P. 115—185: À propos des Comans, par P. Pgcuor [article écrit en partant du livre de Bang et Marquart, Ostiürkische Dialektstudien, Berlin, 1914.]. — P. 205—232: Le proto-chinois, langue flexionnelle, par B. KarLGREn, [L'auteur étudie l'emploi des pronoms dans les classiques, et conclut qu'ils doivent avoir eu primitivement une forme nominative-génitive et une forme régime. Peut-être le titre de l’article dépasse-t-il toutefois en portée ce qui résulterait à soi seul de cette constatation.| — P. 233—245: Les origines de la dynastie de Sukhodaya, par G. Coxvès. [On n'atteignait jusqu'ici la dynastie de Sukhodaya qu'à la fin du XIIT® siècle, par l'inscription de Räma Kamheng. M. Coedès étudie iei une inscription provenant sans doute de Sukhodaya et qui doit être de la première moitié du XIV® siècle; elle donne des renseignements intéressants sur la manière dont Indräditya, le père de Rama Kamheng,

se rendit indépendant du Cambodge.]

Journal of the R. As. Society:

| Janvier 1920: P. 1—19: To the East of Samatata, par Prof. Panmanarx BaarracHarya. L'auteur y propose de nouvelles identifications, absolument inadmissibles, pour les états que Hiuan-tsang nomme dans la péninsule indochinoise. — P. 31—48: Suite du travail de M. J. Kenweoy sur The Aryan Invasion of Northern India. Avril 1920: P. 185—192: The Historical Position of Rämänanda, par J. N. Farquaar. Au lieu des dates 1299—1410 généralement indiquées pour Rämänanda, l’auteur propose cirea 1400 —1470. — P. 193-219: The Kharosthi Alphabet, par R. D. Banerir [Est en général en faveur des opinions de Bühler et de Thomas contre celles de Smith. — P.193: au lieu de « Fa-wan-shu-lin», lire en transcription

anglaise Æa-yuan-chu-lin. — P. 194: la référence de la n. 3 repose

sur une confusion: il faut lire 340 au lieu de 191. — Les planches annoncées p. 219 n’ont pas paru. — À propos des formes «kharosth1 ou kharostri» de la p. 193, je voudrais signaler: 1° Que la restitution *kharostra de M. S. Lévi (ou plutôt *kharostraka, *kharoëtrag) est seule en accord avec la forme chinoise Æ'ia-lou-chou-ta-lo de Houei-yuan (cf. B.E.F.E.-0., IT, 479-480), ce qui ne veut pas dire que la forme vraisemblablement iranisante indiquée par Houeiyuan doive nécessairement l'emporter sur l’autre; 2° que pour expliquer Xharoëtrag, il y a peut-être lieu de se rappeler que, dans la langue de l'Avesta, on a aoëtra- à côté de aoëta- pour <lèvre»; 39 que, dans les discussions sur #harosthi ou kharostri, on a omis, je ne sais pourquoi, de faire intervenir la forme Kharustr de Mekhitar d'Aeriwank que Vasil’ev avait déjà rapprochée de Kharostha (cf. Schiefner, Wassiljew's Vorrede zu seiner russ. Uebersetzung von Târanâtha, p. 30—381; Weber, Hist. of Indian Literaturef, p. 248)]. — P. 223-226: Znvasion of the Panjab by Ardashir Päpakan (Bäbagän), the first Sassanid King of Persia, A.D. 226—41, par Vincent À. Suirx (à propos d’un passage de Firifta et d’une monnaie ku$an dont le revers porterait un motif sassanide frappé après coup). — P.227— 229: Identification of the <Ka-p'i-li country» of Chinese Authors, par Vincent A. Smrn [L'auteur accepte comme «presque sûrement correcte» l'explication que lui a proposée le lieutenant-colonel Alban Wilson et selon laquelle <Ka-p'i-li» serait la région de la Kopili River dans l’Assam, et le roi | gr Yue-ugai serait un hypothétique roi Khasia U-Ai. Il n’y a rien à retenir de ces équivalences. Le chinois Kia-p'i-li ramène à *Kaviri ou *Kavili, et rien ne pousse à le chercher dans l’Assam, bien au contraire; quant à Yue-ngai, c’est sûrement une traduction (Candragupta?) et non une transcription. ].

Juillet 1920: P. 319 —324: Taxila Inscription of the year 136,

par Ramaprasan Caanpa. Nouvelle étude sur le mot ayasa qui a

street. int nb thé ne. dt. ché Re dut de Se de de

été l'objet de tant de discussions depuis que Sir John Marshall a publié l'inscription pour la première fois dans le .7./.A.8. de 1914. — P. 392-396: Nécrologies de Vincent Arthur Sumiru (1848 —1920) et de James KeNNEpy.

Octobre 1920: P. 447—452: Hiuan-tsang and the Far East, par Louis Fixor. Réfutation des hypothèses invraisemblables proposées par M. Padmanath Bhattacharya dans le n° de janvier du ./.R.A.S. — P. 453-479: On the Representation of Tones in Oriental Languages, par Sir George Gurerson. Cet ingénieux système sera employé avec avantage dans les travaux de linguistique comparative entre les diverses langues polytouiques. — P. 517—533: The Shahbandar in the Eastern Seas, par W. H. Morerano. Intéressante étude sur les différentes valeurs de cet ancien titre; l’auteur montre que l’explication usuelle par «maître de port» n’est qu’une acception entre plusieurs. — P. 591—596: A propos de l’article de M. Farquhar sur Rämananda, Sir G. GriersoN montre que Rämänanda ne venait pas du Sud de l'Inde, mais dut naître à Allahabad. — P. 667—674: Nécrologies de Sir Charles James LyaLr, de Henri Louis Jozx, de

KaraABaëEx, de SaTIScANDRA VibYäBHusANA.

The Geographical Journal:

Août 1920, p. 124—128: À Note on the Topography of the Nun Kun Massif in Ladakh, par le Major Kenneth Masox [montre, contrairement aux dires de M'° Bullock Workman, que le Survey of India avait correctement indiqué les hauteurs relatives des trois principaux pics du massif]. — P. 149—150: Bonne nécrologie, par A. E. Hippisley, du D' George Ernest Morrison [mais il est faux que le colonel Shiba ait été mortellement blessé lors du siège des Légations en 1900].

Septembre 1920, p. 183 —195: The valleys of Kham, par F. Kingdon

Waro [l'auteur, s'appuyant sur son voyage dans le Nord-Ouest du

Yuuvan, insiste sur l'importance de la chaîne qui sépare le Mékong de la Salouen au point de vue des limites de la flore et de la faune tropicales d’une part, et de celles de la Chine de l’autre. Au point de vue des routes commerciales, l’auteur a raison de dire que le commerce ne s’est pas exercé par le Nord-Ouest du Yunnan vers la Birmanie et l’Assam, mais il paraît ne pas soupçonner l'importance historique des anciennes communications de la Chine et de la Birmanie par le Sud-Ouest du Yunnan].

Novembre 1920, p. 416 —418, compte rendu par ©. Raymond Bsazrey du dernier ouvrage où M. H. Vignauld a résumé ses recherches sur Christophe Colomb. M. Beazley admet que M. Vignauld a eu raison de nier que Toscanelli soit pour rien dans les découvertes de Colomb, mais ne rejette pas la possibilité d’un voyage fait par Colomb en 1477 en Islande, où il aurait pu entendre parler des auciens voyages scandinaves, et en tout cas maintient contre M. Vignauld que Colomb, comme ïl le dit lui-même, a découvert

l'Amérique en voulant gagner le Cathay, le Japon et les Indes.

The New China Review, t. Il:

Février 1920: P. 1—24: The romance of an Emperor, 1% article, par R. F. Jonnsron. — P. 25—36: À poet of the 2nd Cent. B.C., par H. À. Gires. [C'est une nouvelle traduction de poèmes de AR %E Mei Cheng; M. Giles l'oppose à celle qui en avait été donnée antérieurement par M. Waley. En réalité, je ne crois pas qu'on puisse traduire utilement ces textes anciens sans un commentaire détaillé. Tantôt la version de M. Waley, et tantôt celle de M. Giles sont en accord avec le commentaire de ces poèmes donné au VII siècle dans le ch. 29 du Wen siuan. Bien d’autres travaux ont paru depuis lors. Il y a là des difficultés de détail qu’une simple affirmation de l’un ou de l’autre ne suffit pas à trancher.] —

P. 37—43: Chinese and Sumerian, par le Rev. Hugh W. Wauire.

NE Lu 2,

[La tendance de cet article est de montrer non seulement que l'écriture sumérienne et l'écriture chinoise sont apparentées, comme le soutient le Rev. C. J. Ball, mais qu’il faut probablement ramener à la même origine commune l'écriture égyptienne et l'écriture hittite. Il m'entraînerait trop loin de dire ici les raisons de principe qui rendent jusqu'ici une telle thèse ruineuse. Parmi les exemples particuliers cités ici, celui de Ë wan est vraiment mauvais; quant à üL, je ne pense pas qu'on doive le considérer comme formé directement de trois éléments, mais seulement de deux, on on 2, dont le premier était déjà un signe complexe.] — P. 44-68: Fin du travail du P. H. Doré sur Le grand pélerinage bouddhique de Lang-chan et les cing montagnes de Tong-tcheou. [IL s’agit de FH PA T'‘ong-tcheou du Kiang-sou; la description de ce panthéon populaire est curieuse. — P. 49: Le sens primitif de ie JEg louen-tsang ne doit pas être «roue de la Loi», mais <Tripitaka tournant». — P. 52: {hi A k‘ie-lan est en principe sañghäräma et non«Kalanda». — P.53: fpi ts'eu-hang est la «barque» et non l’«île» de la miséricorde. — P. 54: Je doute de l'explication de Fa-tsiu-ngan; les trois «divinités» en question sont en réalité taoïques.] — P. 69—88: Suite du travail du Rev. J. Hurson, Chinese Life on the Tibetan foothills [Renseignements intéressants sur les sociétés secrètes au Sseu-tch'ouan ; à la p. 71, une invraisemblable erreur où les conjurés du «jardin des pêchers» (II° siècle A.D.) sont représentés comme en lutte avec les T'ang (VII® siècle).] — P. 89—98: The Japanese-Chinese Question, par E. H. Parker.

Avril 1920: P. 109-136: Important article de B. Laurer sur Multiple births among the Chinese. M. Laufer y relève les cas de gémellation de trois, quatre, six et même sept jumeaux qu'il a relevés dans les textes chinois. —— P. 137—153: À note on the Yung lo ta tien, par Lionel Gizes [M. Giles y donne un historique de cette immense

encyclopédie et décrit 26 volumes qu'il a examinés personnellement.

Son étude est à joindre à celle de M. Aurousseau dans B.E.F.E.-0., XII, 1x, 79 —87. Les volumes du D’ Morrison dont parle M. Aurousseau

doivent être aujourd’hui au Japon, chez le baron Iwasaki; l’un deux

est important en ce qu'il contient la section je {sao-yun, OU

des «transports par eau», copiée du HE Kk HE King che ta tien, encyclopédie de l’époque mongole aujourd’hui perdue. Les ch. 485 et 486 du Yong lo ta tien, contenant un Æ f# Tchong tchouan illustré inconnu jusqu'ici, ont été reproduits en 1916 au 1% #si du He À FE M) 7£ Han fen leou pi ki M. Lo Tchen-yu a édité dans son Æ LA É A | Siue t'ang ts'ong k'o le texte du FX JX Ngao po t'ou ou «Traité illustré sur les saliness de IS #$ Teh'en Tch‘ouen des Yuan, qui avait été copié dans le Yong lo ta tien par la «Cour de peinture» de la dynastie mandchoue; depuis, il a reproduit en fac-similé dans le 1° tsi de son ÆE Z À Ez Ki che ngan ts‘ong chou l'albura même établi par la «Cour de peinture», texte et planches. Enfin, dans le 4° fsi de ce même ÆX% che ngan ts'ong chou, il a reproduit les ch. 14628 et 14629 du Yong lo tà tien, contenant une portion du Ca TR & X& Li pou l'iao fa des Song, d’après l’exemplaire qui était venu en la possession de M. Tomioka. Bien que le Yong lo ta tien n'ait jamais été imprimé entièrement, l'édition en fut peut-être commencée sous les Ming (cf. B.E.F. E.-0., IX, 829). On sait qu'un grand nombre d'ouvrages extraits au XVIII siècle du Fong lo ta tien ont été incorporés aux éditions du Wou-ying-tien; mais beaucoup d’autres ainsi extraits à cette époque sont restés alors inédits; on en trouvera la liste au ch. 5 du Aouei k'o chou mou. Depuis lors, un certain nombre d’autres œuvres out été extraites du Yong lo ta tien, en particulier par l'érudit Siu Song. Les unes ont été publiées, d'autres sont restées inédites comme les chapitres du ÆXng che ta tien sur les jamèi (stations postales) dont une copie manuscrite est au Musée Rumyancov

de Moscou, et le R êr ER Sona houei yao, dont l'édition, longtemps

différée, a peut-être aujourd’hui paru à Changhai. La meiïlleure notice indigène que je connaisse sur le Yorg lo ta tien est celle de M. Miao Ts‘iuan-souen, au ch. 4 de son Æk JA Hé 20 LE #Ë Yi fong l'ang wen siu tsi; nul sivologue ne l’a utilisée jusqu'ici. Il y aura lieu de traduire intégralement la notice du Catalogue impérial que M. Giles n’a fait qu’analyser brièvement, et d'utiliser les informations supplémentaires de M. Miao Ts'iuan-souen. D'après ce dernier, le premier édit de compilation est du 9% mois de 1403, au lieu que M. Giles, d'après le Catalogue Impérial, indique le 72. Le Ming che ne fournit aucune indication à ce sujet, ni dans les «annales principales>, ni dans le chapitre sur la littérature; mais on devrait retrouver la trace de l’édit, et peut-être son texte, dans les che-lou de Yong-lo, dont un manuscrit se trouve à Cambridge. M. Miao Ts‘iuan-souen termine son article par la liste des 365 ouvrages provenant du Vong lo ta tien et qui ont été incorporés au Sseuk'ou-ts'iuan-chou, et des 106 ouvrages qui ont été seulement l'objet d'une notice critique dans la section ts'ouen-mou du Catalogue impérial.] — P. 154—179: Suite du travail du Rev. J. Hurson, Chinese Life on the Tibetan foothills. [Donne sur les châtiments et l'appareil de la justice des détails dont beaucoup ne se trouvent pas ailleurs.] — P. 180-194: The romance of an Emperor, par R. F. Jounsron (suite et fin). [Le Rev. Cornaby avait étudié dans la New China Review, 1, 329 —-339, la tradition selon laquelle l'empereur Chouen-tche ne serait pas mort en 1661, mais se serait fait moine au Wou-t'ai-chan, d'aucuns disent au T“ien-t'ai-sseu non loin de Pékin; c’est cette tradition qui serait à la base du fameux roman Hong leou mong. Le travail de M. Johnston, richement documenté et très sainement mené, montre qu'il n’y a pas à s'arrêter à cette légende. Il s'appuie surtout sur les témoignages chinois, mais invoque aussi le silence des missionnaires qui vivaient alors près de

la Cour. À ce point de vue, il y eût eu intérêt à consulter l’Æistoire

de la Chine sous la domination des Tartares du P. Greslon (1671), dont le manuscrit autographe, écrit, semble-t-il, en 1668, est à la Bibliothèque Nationale, fonds français, n° 14688. On y trouve la mention d’un fait qui a dû jouer un rôle dans l'élaboration de la légende. En 1659, Chouen-tche fit demander par tout l'empire de belles filles pour son gynécée, et son parent Tong Kouo-k'i, alors en fonctions au Tchô-kiang, lui en envoya une dont on disait merveille, mais qui fut trouvée enceinte quand elle arriva au palais. Il est fort possible, malgré la règle à laquelle M. Johnston fait allusion p. 10, que cette femme ait été chinoise. On sait par Kao Che-k'i que K'‘ang-hi eut une concubiue chinoïse dont un missionnaire fit le portrait (cf. B.E.F.E.-0., XII, 1x, 96—97), et la fameuse F = LIU Hiang-kouei-fei de K‘ien-long, originaire du Turkestan, n'était pas non plus des <bannières».] — P. 195—196: Comfortable words in sickness, poésie de TÉ FE Yuan Tchen des T'ang, traduite par Sir E. Trelawny Bacxnouse. — P. 197—206: Saint François-Xavier et la Chine, par le Père J. pe LA SERVIÈRE. [Étude très documentée, basée surtout sur les Monumenta Xaveriana et sur les biographies du saint publiées en 1900 par le P. Cros et en 1912 par le P. Brou. La mort de saint François-Xavier est fixée ici au 3 décembre 1552 avant l'aube. On sait qu’on avait admis très longtemps pour cette mort la date du 2 décembre, puis qu’un document publié par le P. Cros avait paru ensuite en faveur du 27 novembre.] — P. 207—210: The fire-proof Warehouses of Lin-an, par C. Moure]. [Il s’agit des bn Yf t'a-fang, expression dont le sens précis n’est pas encore bien établi.] — P. 211—214: Further note on foot-bindina, par L. C. ArriNGrox. [M. Arlington avait donné sur le même sujet, dans New China Review, I, 92—94, une note malheureusement entachée de grosses erreurs, dont quelques unes seulement sont corrigées 1bid., p. 320—321; en particulier PE 2h À Han li che

. . N n’est pas un nom d'homme, mais le titre d’un ouvrage de Y# jé

Hong Koua (1117—1184). En réalité, il ne reste rien des textes sur lesquels s'appuyait M. Arliugton pour attribuer le bandage des pieds «au cinquième siècle avant notre ère». Et il n’y a pas non plus à faire état du texte invoqué par M. Giles (Adversaria Sinica, I, 281) et auquel renvoie M. Arlington, pour établir que la coutume existait au moins en 150 A.D.; car ce texte est tiré du AE Æ #i: P2 Tsa che pi sin, lequel est connu comme un faux des Ming. Ici encore la meilleure réunion de textes se trouve au ch. 4 du Yi fong t'ang wen siu tsi de Miao Ts'iuan-soueu. On y verra que la coutume des petits pieds apparaît à peine au X° siècle, et ne se répand vraiment que sous les Song du Sud. Ni les Kin, ni les premiers Yuan ne connaissaient les petits pieds. On ne bandait pas non plus les pieds au palais des premiers empereurs Ming. Les Mandchous proscrivirent le bandage des pieds par un édit de 1638, et on sait que, durant toute leur dynastie, ils ne le tolérèrent pas au palais ou dans les <bannières». Ils essayèrent même de l’interdire pour toute la Chine par des édits de 1645 et de 1662; ce n’est qu'en 1668 que, de guerre lasse, ils laissèrent leurs sujets chinois en faire à leur guise.]

Juin 1920: P. 223—247: Reform in Chinese mourning rites, par E. T. C. Werner. [Traduction des opinions formulées par un M Hou Che (on ne nous donne par les caractères chinois de son nom) sur la simplification des rites funéraires. Le document est intéressant par son entier détachement de tout ce qui est tradition de pure forme.] — P. 248—266: The earliest articulate Chinese philosopher, Kwan-tsz, par E. H. Parker. [Avait déjà paru dans le Journal of the Manchester Egypt. and Or. Soc. en. 1917—1918.] — P. 267 —289: D'Ollone’s investigations on the Chinese Moslems, par le Rev. G. G. Warren. — P. 290-295: Suite des Taoist Tales du major W. Perceval Yerrs. — P. 298—305: The chronology of the Bamboo Annals, par

Arthur Morte. [L'auteur accepte dans l’ensemble les opinions que

Chavannes a exprimées dans sa traduction de Sseu-ma Ts'ien.] — P. 306—311: Notes de M. Arlington sur les termes F2 Æ li-min et 2] t'a-fang.

Août 1920: P. 319-341: À Re-translation, par H. A. Gices. [M. Giles oppose cette nouvelle traduction des Élégies de Tch'ou à celle qui a été publiée en 1919 par M. A. Waley. Il en est un peu de ces poèmes comme de ceux de Mei Cheng dont j'ai parlé plus haut: pour se faire une idée de l’œuvre, il y a déjà plusieurs traductions qui suffisent; si on veut pousser plus loin l'étude, il y faut un gros commentaire. C’est ainsi que p. 332, il n’est pas du tout évident que M. Giles ait raison contre M. Waley dans l’interprétation de ff HA sien-pi. Si on admet avec MM. Waley et Giles que sien-pi est ici l'équivalent du mot étranger qui a aussi été transcrit É HV ce-pi, FÉ HW si-p'i, ete, et qui désigne les anciennes agrafes de ceinture, la comparaison peut très bien porter sur la forme allongée et gracile de ces agrafes; je ne connais pas, pour ma part, d’ancienne agrafe de ceinture sur laquelle soit figurée, comme le veut M. Giles, une gazelle.] — P.341—365: Lu in Confucius’ early years, par A. Morzey. [L'auteur se montre très familier avec la littérature confucéenne. Serait-il permis de souhaiter que quelqu'un de ceux qui se consacrent à l’étude de cette période nous donnât pour le Tso tchouan les index qui manquent à la traduction de Legge comme à celle de Couvreur? La tâche est ingrate, mais le service rendu serait très grand, ] — P. 366—397: Suite du travail du Rev. Hurson, Chinese life on the Tibetan foothills. [Curieux renseignements sur les pratiques de divination et de sorcellerie, sur Kouan-yin et ses sœurs (!) Mañjuert et Samantabhadra, sur le = Hh M t'ou-ti-chen et sur le dieu de la muraille et des fossés.] — P. 398-414: Fin du travail de M. Warrew, D'Ollone’s investigations on Chinese Moslems. [Ce travail est un résumé du t. I des Documents scientifiques de la mission d'Ollone.] —

P. 415—418: À note on multiple births on China, par R. F. Jouxsron.

7 TEE TETE

[Ce sont des renseignements à ajouter à l’article de M. Laufer sur le même sujet paru dans le n° d’avril 1920, p. 109—136.] — P. 421—422: Note par M. H. I. HarnixG sur le + * +: Chetseu-sseu ou «Temple de la Croix» du }} [ÜJ Fang-chan, dont il a été question à diverses reprises dans le t, I de la VNew China Review. [M. Harding s’est aperçu que l’une des croix porte une courte inscription de 2 lignes qu’il reproduit iei et qu'il suppose être du mongol. Il est évident que l'inscription est en écriture syriaque, mais peut-être assez mal gravée; ne lui trouvaut pas de sens, je me suis adressé à un spécialiste, qui n’en a rien pu tirer; il serait désirable d’avoir un bon estampage, ou au moins une bonne photographie, de ce monument

que son site même rend particulièrement intéressant.]

— Les Mémoires de la Soc. de Linguistique de 1920 (t. XXII, p. 43—46) contiennent une note fort curieuse de M. B. Laurer, Sanskrit karketana. On connaît en arménien une pierre karkehan, le zircon, dont le nom suppose un prototype iranien *karkadan. De celui-ci, M. Laufer rapproche à bon droit le sanscrit Æarketana, prâcrit kakkeraa, qui a passé en tibétain et en mongol sous la forme

kekeru. L'arabe connaît karkand et karkahan.

— M. F. H. Anorews a publié dans The Burlington Magazine de juillet-septembre 1920, avec introduction de Sir Aurel Srgi, un très important article Ancient Chinese fiqured silks excavated by Sir Aurel Stein at ruined sites of Central Asia, avec 15 figures (tirage à part, 20 pages). Ces soieries, qui ont été trouvées dans la région dépendant de l’ancien Leou-lan, paraissent remonter au 1% siècle av. J.-C. Plusieurs comportent des caractères chinois tissés dans le décor. Elles se relient comme style d’une part aux sculptures chinoises des Han (dans une certaine mesure), d’autre part aux soieries

retrouvées à Antinoe et aux soieries sassanides et byzantines.

CHRONIQUE

Page 1