AVERTISSEMENT DES DIRECTEURS
En fondant un nouveau Journal nous ne sommes poussés ni par une vanité personelle, ni par le désir d'augmenter inutilement le nombre des périodiques asiatiques existant déjà, mais seulement par la conviction que le Journal que nous faisons paraître, remplit une lacune fâcheuse dans l'étude des peuples de l'extrême Orient.
Au fur et à mesure que la connaissance de la langue Chinoise devient plus facile à acquérir, les Sinologues, qui, jusqu’à la seconde moitié de ce siècle, ne s'étaient occupés que de traductions des livres classiques de la Chine, de quelques nouvelles et de romans, et de la publication d’une quantité de grammaires et de dictionnaires plus ou moins bons, ont commencé à faire des recherches dans la riche littérature Chinoise étrangère.
Les expéditions militaires que les Chinois furent obligés de faire dans l’Asie centrale ont été l’objet de notices extrêmement curieuses sur les pays que les armées traversaient. Les rapports rédigés par les commandants en chef à leur retour en Chine, consignés dans les Annales de l’Empire, ensevelis inutilement depuis, attendent que des Sinologues Européens les collationnent, les étudient et les interprètent.
L'empereur Young-loh de la dynastie des Ming fit en l’an 1403 de grandes expéditions militaires au Tonquin et en Cochin-Chine pour
subjuguer les peuples de ces contrées; d’un autre côté il renouvela