‹ Tung pao. Toung pao (volume 3)Chapitre 35 sur 142 · COLONEL SIR HENRY YULE · texte numérisé non relu

COLONEL SIR HENRY YULE

Henry Yule appartenait à cette grande famille de géographes-historiens qui comptent en France depuis le dix-huitième siècle, de glorieux représentants : d'Anville, Eyriès, Walckenaer, Barbié du Bocage, Jomard, d’Avezac. Il naquit le 4er mai 4820 à Inveresk, Midlothian; son père appartenait au service de la Compagnie des Indes en qualité de major. Il partit pour les Indes en 1840 et fut immédiatement attaché au secrétariat du gouvernement; dès la fin de 1842, il publiait ses premiers mémoires dans le Journal of the Asiatic Society of Bengal; mais ce n’est que plus tard qu’il fut connu parmi les savants. Étant capitaine du génie, il fut, en 1855, attaché par Lord Dalhousie à la mission que dirigeait Arthur Phayre, mission chargée d’aller répondre aux compliments envoyés à Calcutta par la cour birmane; il publia sur ce voyage un ouvrage important avec ses dessins originaux ‘). De 1858 à 1862, Yule fut attaché, en qualité de secrétaire du gouvernement, à la vice-royauté des Indes, occupée alors par Lord Canning. Le mauvais état de sa santé et de celle de sa femme, ainsi que le désir de se livrer à ses études favorites, lui firent prendre de bonne heure sa retraite. Il était lieutenant-colonel lorsque, au mois de mars 4862, il rentra en Europe avec le rang de colonel honoraire. Il s'établit à Palerme, et cest là qu’il commença ses grands travaux de géographie historique qui l’ont rendu illustre entre tous. Ce sont les relations de voyage que la SOciété de Géographie de Paris a publiées depuis l’année 1824 qui provoquèrent les premiers travaux de Yule; son premier ouvrage de géographie historique (1863) a en effet pour base la relation du Frère Jourdain de Sévérac, dont il traduisit le texte latin, édité par le baron Coquebert de Montbret en 1839, et qu'il enrichit de notes. Trois années plus tard, 1866, Yule publia deux vo-

1) A Narrative of the mission sent by the Governor-General of India to the Court of Ava in 1855, with notices of the country, government and people. By Captain Henry Yule, Bengal Engineers, K. R. G. S., late secretary to the envoy (Major Phayre) and under-secretary (D. P. W.) to the government of India. With numerous Illustrations. London; Smith, Elder & Co., 65 Cornhill, 1858.

lumes qui sont restés un chef d'œuvre de géographie du moyen âge, Cathay and the way thither; ils contiennent, entre autres, une introduction remarquable sur la Chine. Je puis en parler, car moi-même, j'ai repris une partie de ce travail, celle qui est relative à Odoric de Pordenone. C’est un travail immense !). Il semblerait qu'après avoir accompli une tâche pareille, l’auteur aurait pu se reposer; mais cet ouvrage n’était qu'un prélude à son édition de Marco Polo. Marco Polo a eu cette singulière destinée de mériter d’être placé parmi les grands voyageurs à côté d’Hérodote, et de devenir classique, après avoir été discuté pendant des siècles. Dans le nôtre, il a eu les plus savants interprètes: l'Italie a fourni Zurla, Baldelli-Boni, Lazari; en France, Roux a donné à la Société de Géographie (1824) le meilleur texte qui eût encore paru; l'édition de Pauthier (1867) reste classique. En Angleterre, Marsden a publié (1818) une édition des plus remarquables. Enfin, en 1871, parut le Marco Polo de Yule et la valeur de ce grand travail fut si bien appréciée que quatre années après, une seconde édition était nécessaire ?). Pour cette deuxième édition, Yule s’entoura de tous les conseils possibles; il s’adressa à tous les missionnaires protestants et catholiques de l’Extrème-Orient; aussi, dans cet ouvrage, avons-nous la quintessence de toute la géographie du treizième siècle en Asie. Mais Yule ne se borna point à cette publication qui aurait suffi à remplir l'existence d’un homme. Il s’était lié avec le Dr. Burnell, qui avait, en philologie, des connaissances que lui-même ne possédait point; aussi quand Burnell mourut, en 1882, ce fut Yule qu'il chargea de terminer la tâche qu'il avait entreprise et que Yule mena à bonne fin. Le travail dont il s’agit est un dictionnaire des termes anglo-indiens, de près de 900 pages à deux colonnes: on ne se figure pas le nombre des renseignements qu’on peut y trouver ©): Mais tous ces travaux épuisèrent Yule, qui d’ailleurs avait contracté au service indien une maladie lente, mais inguérissable; le chagrin que lui causa la perte

1) Cathay and the way thither, being a collection of mediaeval notices of China translated and edited by Colonel Henry Yule, C. B., late of the royal engineers (Bengal), With a preliminary essay on the intercourse between China and the western nations previous to the discovery of the Cape route. London: printed for the Hakluyt Society. M.DCCC.LX VI. In two vol., in-8.

2) The book of Ser Marco Polo, the Venetian, concerning the Kingdoms and Marvels of the East. Newly translated and edited, with notes, maps, and other illustrations. By Colonel Henry Yule, C. B., late of the royal engineers (Bengal), Hou. Fellow of the Geographical Society of Italy, Corresponding Member of the Geographical Society of Paris, Honorary Member of the Geographical Society of Berlin, and of the N. China Branch of the R. Asiatic Society, ete. Second edition. London: John Murray, 1875, 2 vol. in-8.

3) Hobson-Jobson: Being a glossary of Anglo-Indian colloquial words and phrases, and of kindred terms; etymological, historical, geographical and discursive. By Col. Henry Yule, R. E, C. B., LL D., editor of “The book of Ser Marco Polo”, etc., and the late Arthur Coke Burnell, Ph. D., C. 1. E, author of “The elements of south indian paleography”, etc. London: John Murray, Albemarle street. 1886. [All rights reserved], in-8, pp. 870, preface, etc, XLVIII.

de sa femme vint encore aggraver son état de santé. L'année dernière, il donnait encore à la Société Hakluyt dont il était président, trois volumes de relations de voyages aux Indes: «J'aurais voulu, me disait-il, faire une troisième édition du Marco Polo»; mais, entré dans sa soixante-dixième année, il n’était plus en état d'entreprendre une œuvre pareille; il se contentait de réunir en volume ses articles les plus importants. Il y a quatre mois environ que parvint la nouvelle que Yule était plus malade; à Paris, on jugea qu’il était temps — voilà dix ans que des protestations s’élevaient contre cet oubli — de faire quelque chose pour lui. Yule était sur son lit de mort lorsqu'il reçut une lettre du Président de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres, lui annonçant qu'il venait d’être nommé correspondant de cette Académie; il répondit dans un admirable télégramme à cet honneur in extremis, qui fut sa dernière joie. C’est le lundi 80 décembre 1889 que cet homme excellent est mort. Il a été enterré, le 3 janvier, près de sa seconde femme à Tunbridge Wells. Le même jour, l’église Saint-Jude à Kensington était trop petite pour contenir la foule venue pour assister au service funèbre. Miss Yule, qui a aidé son père dans ses derniers travaux, suivait le cercueil, accompagnée du héros de la guerre d’Abyssinie, du vainqueur de Théodoros, Lord Napier de Magdala, Connétable de la Tour de Londres, mort lui-même quelques jours après.

PAVET DE COURTEILLE.

Abel Jean-Baptiste Marie Michel Pavet de Courteille, Membre de l’Académie

des Inscriptions et Belles-Lettres, Membre correspondant de l’Académie impériale des Sciences de St. Pétersbourg, Vice-Président de la Société Asiatique, Professeur de langue et littérature turques au Collège de France, officier de la Légion d’honneur, etc., etc., est mort subitement le 12 déc. 1889, en son domicile, 25 rue de l’Université, Paris, à l’âge de 69 ans. Il était né à Paris, le 23 juin 1821; petit-fils de Silvestre de Sacy, chargé de cours, puis professeur au Collége de France, P. de C. fut nommé membre de l’Institut le 14 mars 4873, en remplacement de M. de Rougé. Ses principaux ouvrages sont un Diclionnaire turc-oriental, 1870, gr.in-8, et les Mémoires du Sultan Baber, 1871, 2 vol. in-8; il avait pris part à la traduction des premiers vol. des Prairies d'Or de Maçoudi que M. Barbier de Meynard a seul terminée. Un des derniers ouvrages de P. de C. a été la publication et la traduction sur le manuscrit ouigour de la Bibliothèque nationale du Mirädj-Nümeh, 1882, in-8. P. de C. qui remplissait le poste au Ministère des Affaires étrangères, de délégué près de l’École des Jeunes de Langues, était aimé de tous pour sa cordialité , sa large franchise, son érudition sûre. Il n’a pas laissé de successeur, et sa chaire au Collége de France vient d’être transformée en un cours d'Archéologie et d’Épi-

graphie orientales.

PIETER ANTON TIELE.

Le 22 Janvier 4889 la mort a ravi à la science un homme qui malgré une santé extrêmement mediocre, par suite d’un accident arrivé en sa jeunesse, a déployé une activité littéraire incroyable, la liste des ouvrages et opuscules par lui publiés s’élevant à la centaine. Le docteur P. A. Tiele naquit à Leide le 48 Janvier 1834. Son père, le libraire Corneille Tiele, étant décédé en 1847, le jeune Tiele fut reçu dans la maison de son oncle P. N. Van Kampen, libraire à Amsterdam qui se chargea de son éducation et crut devoir en faire également un libraire. A cet effet il lui fit obtenir un petit emploi chez le célèbre libraire antiquaire Frederik Muller à Amsterdam. Mais après avoir travaillé un an chez lui ainsi que chez F. A. Nijhoff fils à Arnhem, il resta convaincu que le commerce ne lui allait point. Du reste son mal (il était asthmatique) ne lui permettait pas le travail actif qu’exigeait le commerce des livres, de sorte qu’il accepta le 4 Nov. 1853 le poste de Conservateur à la bibliothèque communale d'Amsterdam. Il ÿ commença par en refaire le catalogue qui fut publié de 1856 à 1858.

Le peu d’encouragement que Tiele reçut de la part des curateurs de l’université, ainsi que la mesquinerie de la municipalité ne lui permettant point d'agrandir la bibliothèque selon ses désirs, obligea Tiele à donner sa démission le 4 octobre 4858. Il retourna au service de Fréd. Muller, où il s’occupa de faire le catalogue de 3396 pamphlets et brochures concernant l’histoire politique des Pays-bas. En 1861 il s’associa avec le libraire P. F. Bohn à Harlem. Mais toujours poussé vers la science, il quitta encore une fois le commerce des livres pour accepter le 4 Fevr. 1866 le poste de conservateur à la bibliothèque de l’université de Leide. De suite il commenca par refaire le catalogue de cette bibliothèque ainsi que celui des bibliothèques de l’état éparses dans les Muséums, cabinets et laboratoires de cette ville. Ce travail immense !) étant terminé, on le nomma, après la mort de M. P. J. Vermeulen, Directeur de la bibliothèque de l’université d’Utrecht, dont il entreprit de suite la r'éorganisation. Il en refit le catalogue et en publia aussi un catalogue systématique.

Pour la science orientale, son plus grand mérite a été la publication de la bibliographie des voyages des Hollandais aux Indes-Orientales et occidentales.

C’est son chef-d'œuvre, il a pour titre: Mémoire bibliographique sur les Journaux des Navigateurs Néerlandais réimprimés dans les collections de De Bry et de Hulsius et dans les collections hollandaises du XVIIe siècle, et sur les anciennes éditions hollandaises des Journaux de Navigateurs étrangers; la plupart en la possession de Frederik Muller à Amsterdam. — Rédigé par P. A.

Tiele. Amsterdam, 4867, in-8. Voyant que ces ouvrages manquaient absolu-

1) Le système du Catalogue de Leide à été depuis introduit à la Bibliothèque nationale de Paris par l’administrateur général 1, Delisle.

ment de critique, il se mit d’abord à apprendre l'Espagnol et le Portugais, afin d’être à même de consulter les auteurs originaux, et se mit à écrire l’histoire des Néerlandais aux Indes orientales et occidentales jusqu’à l’an 1709, précédée d'une histoire de l’établissement des Portugais aux Indes et dans l’Archipel Malais.

En 1874 il publia son grand ouvrage «De ontdekkingsreizen sedert de 15° eeuw. Voorafgegaan door een overzicht van de geschiedenis der aardrijkskundige ontdekkingen voor de Portugeezen». (Les voyages de découvertes depuis le 15€ siècle. Précédé d’un coup-d’oeil sur les découvertes géographiques avant les Portugais) d’après «l'Histoire de la Géographie par M. Vivien de Saint-Martin».

En 1878 il publia dans le journal de l’Institut royal pour la Philologie, la Géographie et l’Ethnologie des Indes-orientales Néerlandaises à la Haye une série d’articles sur les Européens dans l’Archipel Malais (De Europeërs in den Maleischen Archipel) jusqu’à l’an 1623. Il publia également le 1 volume des Matériaux pour l'Histoire des Néerlandais dans l’Archipel Malais» !), ouvrage que sa mort a interrompu.

En 1884, il a donné l'excellente Nederlandsche Bibliographie van Land- en Volkenkunde, in-8, qui forme la première partie des Bijdragen tot eene Nederlandsche Bibliographie, uitgegeven door het Fred. Muller-Fonds.

En 1885, il continua, sur l'invitation du Colonel H. Yule, président de la Hakluyt Society à Londres, la publication des voyages de Jan Huygen van Linschoten commencée par le Dr. Arthur Coke Burnell, qui venait de mourir en 1882.

Les membres du 6e congrès des orientalistes tenu à Leyde, se rappelleront sans doute la notice qu’il y a lue sur 20 cartes de l’Archipel Malais publiées avant 1600.

Comme d’ordinaire, les mérites du savant bibliothécaire étaient reconnus depuis longtemps par le monde savant, avant que les corps savants eussent songé à lui conférer une marque publique d'estime. Ce n’est qu'en 1886, trois ans avant sa mort, que l’université d’Utrecht lui conféra honoris causa le diplôme de «Docteur ès lettres» qu’elle décerne d’ailleurs assez facilement à des étudiants qui ont un peu fréquenté les cours et pas trop couru les champs. Mais il s’est érigé lui-même des monuments moins éphéméres.

Martinus Nijhoff, dont-il fut l’ami, lui à consacré dans le recueil de la société der Nederlandsche Letterkunde te Leiden, 1888—1889, une notice intéressante, Levensbericht van Dr. Pieter Anton Tiele,

M. MAURICE JAMETEL.

M. Maurice-Louis-Marie Jametel, né à Montrouge, près Paris, le 41 Juin

1856, suivit à l’Ecole des langues orientales vivantes les leçons de M. le comte

1) Bouwstoffen voor de Geschiedenis der Nederlande in den Maleischen Archipel.

Kleczkowski, et, après avoir subi ses examens avec succès, il fut attaché à la légation de France à Pékin en qualité d'élève interprète (mars 1878). L'année suivante, il fut appelé à remplir par intérim les fonctions de chancelier au consulat de Canton et à gérer le consulat de Hong-Kong. À son retour à Pékin, il fut envoyé en mission sur les côtes de la Corée. Le climat de l'Extrème Orient et les fatigues résultant de ces nombreux déplacements ébranlerènt la santé délicate de M. Jametel et, sur l'avis des médecins, il dut renoncer à prolonger son séjour en Chine et revenir en Europe. Il fut nommé attaché à la chancellerie du Consulat général de Naples (1881), puis chancelier à Riga (4882). Il ne put occuper ces deux postes et il dut demander sa mise en disponibilité (1883) et se fixer à Paris afin de recevoir dans le sein de sa famille des soins de tous les instants. Le dévouement d’une mère qui surveillait avec une tendre sollicitude l'exécution de prescriptions très sévères parut raffermir la santé de M. Jametel. Il mit à profit cette amélioration pour entreprendre quelques travaux, et il fit insérer dans l'Economiste français et dans la Revue de géographie des articles sur les relations diplomatiques et commerciales des pays de l'Extrême Orient avec les principaux Etats de l'Europe. Il donna au public, en 1882, un traité traduit du chinois, L’encre de Chine et sa fabrication, travail que l’Academie des inscriptions et belles-lettres jugea digne du prix fondé par M. Stanislas Julien. La mort de M. le comte Kleczkowski , ayant laissé vacante la chaire de chinois à l'Ecole des langues orientales vivantes, le Ministre de l’Instruction publique, par un arrêté en date du 16 mai 1886, chargea M. Jametel de faire le cours à titre intérimaire, et un décret rendu le 23 janvier 1889 lui conféra le titre de professeur. Depuis le jour de son entrée à l'Ecole, M. Jametel s’était uniquement voué à son enseignement et il eut la satisfaction de voir plusieurs de ses élèves agrées par le Ministère des Affaires étrangères et attachés à la Légation de France à Pékin. Malgré la fragilité de sa santé et les ménagements continuels qu’elle exigeait, M. Jametel considérait l’exactitude à ses lecons comme son devoir le plus impérieux. Ses forces trahirent sa volonté. Vers la fin du mois d'avril 1889, il ressentait les premières atteintes du mal qui devait l’emporter: les progrès en furent si rapides que tout espoir de le sauver fut perdu dès les premiers jours, et le 17 mai il rendait le dernier soupir dans les bras d’une mère éplorée. Tous les professeurs et les élèves de l'Ecole se sont fait un devoir de l’accompagner à sa dernière demeure et de lui donner un témoignage public de leurs sympathies et de leurs regrets.

Liste des travaux publiés par M. MAURICE JAMETEL. L’épigraphie chinoise au Tibet, 1e partie. Pékin, 1880. — L’encre de Chine, son histoire et sa fabrication. Paris, 1882. — La politique religieuse de l'Occident en Chine. Paris, 1884 — La Corée avant les traités (Souvenirs de voyage).

Paris, 1885. — La Chine inconnue (Souvenirs d'un collectionneur). Paris,

12 NÉCROLOGTE.

1886. — Emailleurs pékinois. Genève, 1886. — Documents à l’usage des élèves de l'Ecole des langues orientales (2 fascicules). Paris, 1887—1883. — Pékin (Souvenirs de l'Empire du Milieu). Paris, 1887. — Inscription commémoralive du meurtre de deux ambassadeurs chinois au Tibet. Paris, 1887.

— La métallurgie en Chine. Paris, 1888.

Articles parus dans l’Economiste français :

La Corée, ses ressources, son avenir commercial (1881). — La monnaie en Chine et le commerce européen dans l'extrême Orient (1881). Les douanes intérieures et le commerce étranger en Chine (1881). — De l’établissement d'une monnaie dans la Cochinchine française (1882). — Les associations en Chine (1882). — La nouvelle convention commerciale de 1881 entre la Chine et l'Allemagne (1882). — Le commerce de l'opium (1882). — La Chine et les puissances europeénnes: le traité de 1881 avec la Russie (1882). — Le percement de la presqu'ile de Malacca et la Cochinchine française (1882). — Le mouvement commercial dans l'Inde anglaise en 1881 et la réforme douanière (1882). — Le Japon et les puissances europeëénnes ; la révision des traités (1882). — La Corée et les puissances europeëénnes (1882). — Les projets de voies ferrées entre l’Europe et les Indes (1882). — Les débouchés nouveaux du commerce europeën en Ghine (1882). — Le commerce extérieur de la Ghine en 1881; son présent et son avenir (1882). — Le Bulletin consulaire français et les Blue-Books anglais (1883). — Une nouvelle colonie anglaise en Océanie; l'ile de Bornéo (1883). — L'industrie des transports maritimes dans l'extrême Orient (1883). — Le différend franco-chinois (1883). — Les douanes chinoises et l’Annam (1883). Les intérêts économiques de la France en Cochinchine (1883). — Le nouveau traité franco-annamite (1883). — Le commerce extérieur de la Chine en 1882 (1882). — Aperçu historique de la question du Tonkin (1883). — Les métaux précieux en Angleterre et aux Indes en 1883 (1884). — L'émancipation politique de l'Inde anglaise (1884). — Les intérêts économiques de la France en Chine (1884). — Le Ministère des Affaires étrangères et le Foreign Office (1884). — La France dans lPextrême Orient et le traité de Tien-Tsin (1884). — L'Inde anglaise en 1884 (1885).

Histoire de la pacification du Tibet par Kien-long. (Revue de l'extrême Orient, T. I. 1882). — Divers articles dans la Revue de Géographie de L. Drapeyron, dans la Philosophie positive, dans la Revue suisse, dans le Journal de Genève, etc. (Recueil de l'Ecole des Langues orientales, 1889, T).

Ch. SCHEFER.

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