‹ Tung pao. Toung pao (volume 3)Chapitre 39 sur 142 · E HF · texte numérisé non relu

E HF

de

ou jade de graisse

mouton, mentionné dans le

Ta-yoh de Mih-tsze (2 K SEA ©) HA 2).

Par une méprise inexplicable, M.

É B# (couleur) graisse-de-mou-

d'Hervey a traduit l'adjectif

ton par «du savon parfumé».

Après la lettre de répudiation de Tsiang-Hing-ko (fol. 20 dorso) le passage est reproduit dans ces termes: Se HA 4 #7 — 1 DE REF 1, — #6 47 À HA] =S BH +Æ E Er] BE «dans la lettre se trouvaient enfermées une écharpe couleur rose-pêche ainsi qu'une épingle de cheveux à tête de phénix en jade (couleur) «<graisse de mouton»» brisée».

M. d'Hervey (p. 84) à paraphrasé simplement: «A cet acte étaient joints, dans une grande enveloppe, les objets que l’amant avait confiés aux bons soins du mar».

Pag. 81 M. d'Hervey dit qu'il

(Hing-ko) ramassa l’épingle brisée,

1) W. Williams, Syllabie. Dict. o. t. Cbin. Language, p. 466, I Æ JR Ë, there

is some connection between them; Î have an understanding with him.

2) L'Encyclopédie porte par erreur À BE au lieu de = B£ :

86 BULLETIN

la remit dans la boite avec l’écharpe et le savon, et promit des récompenses aux bateliers pour aller vite». Je ne trouve dans l’auteur Chinois rien qui se rapporte à ce savon; il dit seulement:

DE x fe À De A YF Ib ft — x fé, HE VE ph fil «Ensuite il ramassa l’épingle brisée ainsi que l’écharpe, dont il fit un paquet: puis il pressa le départ du bateau».

Après le second mariage de Hing-ko avec la veuve de Ta-lang une reconnaissance eût lieu, amenée par la tunique de perles, et Hing-ko demande à sa femme si son mari défunt ne s'appelait pas Tchin-Ta-lang, surnommé Tchinchang? N’avait-il pas le teint päle, point de barbe, et des ongles très longs à la main gauche? ( f 1 K, À 5, À F K #4 FH H PA). M. d'Hervey traduit au lieu de «point de barbe», «la barbe très fine», ce qui rendrait la reconnaissance très difficile.

Fol. 27 dorso lejuge dit: À FH

HA DR, LE ÂÀ JÉ «S'il ne voit pas les traces

des blessures sur les os, comment

CRITIQUE

le meurtrier voudra-t-il confesser son crime ?».

M. d'Hervey traduit (p. 113):

«C’est sur les os que les coups mortels apparaissent. Comment l’accusé se soumettrait-1il au simple examen superficiel que je pourrais faire» .

Il est question ici de confronter l'accusé avec les preuves produites par l’autopsie du cadavre, sans laquelle il était impossible de constater l’homicide.

Nous ne pousserons pas plus loin notre examen; le peu d’exemples que nous venons de citer prouvent suffisamment que la traduction de M. d'Hervey n’est pas aussi exacte et littérale que nous avions le droit d'attendre d’un sinologue aussi distingué; et l'élève qui voudra profiter de cette traduction pour se rendre compte du texte Chinois, sera surtout désappointé.

Nous sommes parfaitement convaincus que M. d'Hervey aurait pu faire une traduction scrupuleusement exacte, et nous ne pouvons aonc attribuer ces inexactitudes qu'à une traduction faite trop à la

hâte. S.

BIBLIOGRAPHIE

des principaux ouvrages, articles de revues, mémoires de sociétés

savantes, ete., parus pendant l’année 1889

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