‹ Tung pao. Toung pao (volume 3)Chapitre 77 sur 142 · EDWARD COLBORNE BABER · texte numérisé non relu

EDWARD COLBORNE BABER

Le service consulaire anglais vient de faire une grande perte en la personne de E. C. Baber, qui est mort d’épuisement il y a quelques semaines (Mai) à Bhamo, en Birmanie: il n'avait que 47 ans. Grand, sec, à la figure ossense et intelligente, une longue moustache rousse, un peu l’air de Don Quichotte, Baber était un homme de grand courage et d'extrême sang-froid, qui a laissé de nombreux amis derrière lui. Il était en proie à une nervosité maladive dûe à un accident de chemin de fer dont il avait été témoin entre Londres et Cambridge, lorsqu'il étudiait à l’Université de cette dernière ville à Magdalena College. Il avait fait ses premières études au Christ’s Hospital (Blue Coat School) à Londres, et après avoir passé par Cambridge, il entra en 1866 dans le service consulaire en Chine. Après la signature de la convention de Tche-fou (1876), il fut désigné avec M. Arthur Davenport pour accompagner au Yun-nan PHon. T. G. Grosvenor, envoyé en mission, pour assister au jugement des assassins d'Augustus Raymond Margary; en 1879, Baber était nommé secrétaire chinois à la légation de Peking, poste extrêmement important, qui avait été occupé par le regretté William Frederick Mayers. En 1885, il allait comme consulgénéral à Seoul en Corée, où il contracta les germes de la maladie qui devait l'emporter. Obligé par le mauvais état de sa santé de rentrer en Europe, il quitta Londres de nouveau en 1888 pour aller en Birmanie comme membre de la commission chargée de délimiter la frontière entre ce pays et la Chine. Baber nous a donné sous le nom de Travels and Researches in the interior of China, le recit de ses voyages dans l’Empire du Milieu, qui forme le Vol. I, Part I des Supplementary Papers de la Royal Geographical Society (1882). Le Col. H. Yule et le Capitaine W. Gill ont ajouté des notes intéressantes au travail de Baber, qui renferme entr’autres matières importantes le fac-simile d’un manuscrit lolo en 8 feuilles qui lui avait été donné par des prêtres des

missions étrangères dans le Se-tchouan occidental.

EMMANUEL FORCHHAMMER.

Forchhammer, né à Coire, en Suisse, est mort dans la force de l’âge au mois de Mai à Rangoun; après avoir visité le Mexique et l'Amérique centrale pour étudier les littératures aborigènes, il fut nommé en 1878 professeur de pal à l'École supérieure du gouvernement à Rangoun. Nous citerons parmi ses publications: Notes on the Languages and Dialects spoken in British Burma. Rangoun, 1884, broch. in-8; On the Indo-Chinese Languages, (Indian Antiquary, July 1882); Notes on the early History and Geography of British Burma, Rangoun, 1883—1884. Le Col. Yule a rendu compte du voyage de F. à l’ancienne capitale birmane de Pägän, dans le premier numéro du nouveau Trübner’s Record. F. qui avait fait le projet d’un grand dictionnaire des langues Talaing, Shan, Karen, a laissé un grand nombre de matériaux épigraphiques.

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