‹ Tung pao. Toung pao (volume 4)Chapitre 54 sur 64 · COS · texte numérisé non relu

COS

On n’ignore pas que le vice-roi actuel des Deux Hou ff} 1) RE EF , le célèbre Tcuaxe Tchi-toung BE © jf] doit en grande partie sa fortune politique au rapport qu'il fit en 1880 contre l'infortuné Tcn’ouxa Heou après la signature du malencontreux traité de Livadia en octobre 1879. La supplique qu’il adressa au Trône pour l’extermination des Etrangers dans l'Empire en décembre 1870, c’est-à-dire quelques mois après le massacre de Tien-tsin, n'est pas connue; j'en ai donné un court passage dans mon Histoire des Relations de la Chine ‘); je la donne aujourd’hui en entier.

Supplique de Tonaxe Tchi-toung, Docteur de Ko-Kien-fou, frère

de TcHanG Tchi-wan, actuellement Fou-T'aï du Ho-nan.

Humblement agenouillé, le Pétitionnaire offre au Trône les considérations suivantes :

Nous entendons dire que toute entente est impossible entre Chinois et Barbares, que le pouvoir suprême est amoindri! Nous supplions le Trône de ne pas oublier les vieilles rancunes et de chercher à laver les hontes du passé. Ainsi sera donnée satisfaction au Ciel et au sentiment populaire. Il faut donner carrière aux terribles colères des génies (de l’Empereur) afin d’anéantir ces féroces et orgueilleux oppresseurs. La nature des Barbares anglais est venimeuse, leurs instincts rapaces. Ils nous apportent l’opium

et prennent en échange notre or et notre argent qui s’engloutissent

1) IL, p. 197.

comme dans un gouffre sans fond. Ils ont ainsi dégradé notre peuple, énervé notre armée.

Un précédent Empereur avait compris combien ces Barbares étaient malicieux et dangereux. Sa colère éclata et il envoya contre eux des forces considérables. Cette armée se porta vers l'embouchure du Kiang (Canton), brûla leur opium et arrêta leurs vaisseaux. Elle a bien mérité du pays et tous ont applaudi à ses hauts faits. Qui aurait pensé que le stupide Ki-Ying eût osé entrer en pourparlers avec ces barbares. Il causa par des dénonciations calomnieuses la perte de nos généraux et de uos capitaines, fit traitreusement l'abandon d’un territoire de l'Empire, vendit la forte position de l’île du Tigre et fit enlever les estacades (qui défendaient le fleuve de Canton). Cela augmenta l’audace et la force des brigands et rendit leurs exigences effrénées. C’est ainsi que plusieurs fois ils purent jeter sur nos côtes leurs féroces soldats. Ils s’emparèrent de Hong-Kong, portèrent la guerre dans le Kiang-nan, immolèrent nos généraux dans un festin, et enlevèrent un haut dignitaire (YEu). Personne n’ignore ces crimes. La mort même de leurs victimes n’assouvit pas la rage de ces misérables et pourtant de précédents Empereurs ont consenti à former avec eux des pactes d'amitié! Cela prouve la clémence infinie de ces souverains.

Nous sommes navrés en reportant notre pensée sur ce triste passé. Depuis, la Chine a été en proie à l’anarchie et les Barbares ont contribué à nourrir des projets d'agression. Au mépris des traités, ils cherchent des prétextes de rupture. Ils ont pris possession de nos ports, et nos armées par crainte des tempêtes ont dû se retirer devant eux. C’est ainsi qu'ils ont pu pénétrer jusqu’à Tien-tsin. Heureusement que Séng-Ko-Lin-Sin, homme d’un talent supérieur, se mit courageusement à la tête de forces considérables et chercha les moyens de forcer les envahisseurs à retourner dans

leur pays. Il défendit avec notre brave milice nos côtes menacées.

Nous espérions alors qu'il remporterait un succès éclatant et frapperait les Barbares de terreur. Mais on comptait sans les foudres de leurs deux armées! La fortune nous fut contraire! Les hordes des Barbares, semblables à des nuées de frelons, à des phalanges de fourmis ou de reptiles, prirent possession de nos cités, grandes et petites, et attentèrent même à la majesté du Trône! — Les montagnes et les fleuves perdirent leurs vives couleurs, l'Empereur était en fuite! — Les feux du ciel et ceux de la terre pâlirent! L’'Empereur était mort! On vit alors que les Chinois et les Barbares ne pouvaient vivre sous le même ciel. — Souverains et sujets ne perdront jamais le souvenir de tels désastres! Néanmoins les Barbares osent parler de confiance et d'amitié. Ils nous enseignent des religions perverses, élèvent des maisons de plaisance et d’insolents monuments pour surprendre le secret des Palais Impériaux, répandent des écrits menteurs pour égarer le peuple, des doctrines perverses pour gagner sa confiance et forcent le Glorieux Empire Céleste à s’humilier devant eux!

Ces choses sont l’objet de nos préoccupations incessantes. Il est clair que ces misérables sont la cause de nos maux ici-bas. Heureusement que les Barbares se sont rendus coupables d’enlèvements d'enfants et ont trahi ainsi leur dessein de nuire au peuple. La colère des Génies a éclaté, le peuple s’est soulevé. On a renversé leurs temples, on a mis à mort leur engeance. Que le Gouvernement profite de l'invitation populaire pour dévoiler les desseins criminels de ces Barbares! Qu'on attise l'incendie allumé par les colères de la multitude pour effrayer ceux qu'ils ont pu gagner à leur cause! Qu'on donne l'ordre aux gouverneurs et aux lieutenants des provinces de brûler leurs temples, qu'on pousse le peuple à les mettre tous à mort! Ainsi sera apaisé le ressentiment de deux Empereurs, ainsi seront calmées les angoisses du peuple. Dans cette alternative

réside la gloire ou la ruine de l’Empire. Qu'on se garde bien de

laisser échapper l'occasion qui s'offre. Qui croirait que, dans des circonstances si critiques, nos gouvernants sont plongés dans une sorte de torpeur et couseillent la paix? Pas un d’entre eux n’ose parler de guerre! Ils cèdent sur tous les points, ils consentent à discuter le malheur du peuple, ils font tomber sur la tête des magistrats les châtiments les plus sévères. Ceux qui ont des complaisances pour les Barbares sont déclarés de fidèles sujets, ceux qui les traitent en ennemis passent pour des rebelles. Ainsi périra l'honneur de la Chine, ainsi sera exaltée l’audace de ces animaux nuisibles! Nous craignons que l'audace de ces misérables n’augmente de jour en jour et que les patriotes ne se voient de jour en jour davantage contraints de s’effacer. Non seulement on force les fidèles sujets à devenir des adeptes de sectes mensongères, mais encore on épuise le Trésor Impérial à stipendier les fonctionnaires favorables aux Barbares. N'est-ce pas là un sujet de cuisants regrets? Quoique nous ayons vieilli dans l’étude, nos connaissances sont bornées; nous essayerons néanmoins, pour l'édification du Trône, de démontrer par l'exemple du passé le danger qu’il y a à traiter amicalement les Barbares. Du temps des Empereurs Liang-ti et Yuen-ti de la dynastie des Han, les barbares du Nord (Hiung-nou, Tartares ou Huns) envahirent l’Empire. L'armée était pourtant aguerrie eb vaillante, Le premier de ces souverains ne crut pas devoir accueillir les conseils du fidèle sujet Teha-kien (1% ministre du temps) et commit l'erreur de prêter l'oreille à ceux d’un nommé Wen-hsiang. Pour gagner l'amitié du chef des Barbares, on lui donna en mariage la princesse Louen-Yang. Cela n’empêcha pas leur retour. Le second des souverains cités plus haut livra aux mêmes Barbares l’Impératrice Wann-Tsiang, ils n’en revinrent pas moins quelques années plus tard eb s’emparèrent de la capitale. Sous le règne des deux Empereurs Houei-tsoung et Tsien-tsoung de la

dynastie des Soung, Les Mougols s’'emparèrent de nouveau de la capitale.

Les chefs et les soldats impériaux étaient nombreux pourtant! On méprisa les conseils guerriers des généraux pour écouter les insinuations perfides de Thin-houei (Ta-hsue-che), on offrit aux Barbares des perles, du jade, et des terres pour gagner leur amitié. Malgré ces concessions, l'Empereur, quelques années plus tard, ne pouvait trouver nul point de refuge. Parmi les royaumes qui, par delà les mers, avoisinent les Barbares il y a au Nord le royaume d'Annam, au sud celui de Lou-mou (sic). Le premier succomba pour avoir consenti à la paix avec les Barbares, le second conserva son intégrité par ce qu'il a repoussé toute concession. Si nous comparons le présent au passé, nous trouvons que rien n’est changé, en effet, n’y a-t-il pas dans ces exemples de frappantes analogies avec la situation actuelle de la Chine?

Selon nous, il y a sept raisons qui militent en faveur de la guerre:

1° Les Barbares ne peuvent combattre qu’en été, nous autres nous pouvons faire la guerre en toute saison, le ciel sera pour nous un auxiliaire;

2° Les Barbares trouvent accès chez nous par les eaux profondes de la mer, nous les attendrons sur la terre ferme. Nous trouverons ainsi dans la terre un autre auxiliaire;

3° Les Barbares ont excité la colère de tous en Chine; en les frappant, nous agirons conformément au vœu populaire, autre appui sur lequel on peut compter;

4° Leurs royaumes sont des provinces, nous sommes l'Empire du Milieu; comme nombre leurs soldats ne pourront jamais résister aux nôtres;

5° Ils pratiquent la religion de Jésus, nous honorons celle de Confucius; ils sont hérétiques, nous sommes orthodoxes;

6° Les provisions leur manqueront vite, elles ne nous feront

pas défaut, nos hommes resteront forts, les leurs s’affaibliront, ils

viennent de loin et sont exposés au danger d’une longue route; nous ne souffrirons pas, nous qui restons chez nous, et nous pourrons attendre sans crainte que les privations les aient décimés;

7° Bien qu'ils s’allient entre eux pour nous attaquer, leurs intérêts sont distincts; notre armée et notre peuple forment comme une grande famille — l'union fait la force — le droit et l’opportunité nous soutiendront dans l'attaque. Ce sont là des vérités qui tombent sous le sens des femmes et des enfants même. Nos hauts dignitaires possédent des connaissances profondes, ce sont des savants fameux, et pourtant ils parlent de paix. Hélas! nous ne pénétrons que trop bien leur mobile. Notre Empereur est adolescent, l’armée et le peuple sont pauvres et misérables; en présence des moyens formidables dont dispose l’ennemi, ces hauts fonctionnaires ne pensent qu’à sauver leurs personnes et leurs biens, ils consentent à tous les sacrifices pour s'assurer une tranquillité précaire. Ils remettent toujours au lendemain. Ils ignorent donc que chaque jour de longanimité prépare des siècles de troubles. Si on ne profite pas de l’occasion qui s'offre, le sang, les forces vitales de l'Empire s'épuiseront de jour en jour davantage. La puissance des Barbares augmentera en proportion; ainsi que les racines des arbres poussent sans cesse en profondeur, jusqu’au jour où on ne peut même plus en ébranler les troncs. Nous supplions donc le gouvernement de montrer une recrudescence de vigueur. Il agira ainsi suivant le vœu du peuple. Qu'on rompe toute relation avec ces démons malfaisants! Qu'on cesse de pactiser avec ces renards. Qu'on se débarrasse d’abord des Barbares à l’intérieur, on avisera ensuite aux moyens de les arrêter à l'extérieur. Qu'on forme une ligue pour défendre les approches du territoire, qu’on répare les forteresses des ports, qu'on arrête la circulation des navires des Barbares! Nos troupes sont innombrables. Les collines et les fleuves se lèveront

contre nos ennemis et quand ces vils insectes, quand ces jeteurs de

maléfices seront exterminés, le Soleil et la Lune resplendiront de nouveau dans tout leur éclat. On aura lavé la tache qui pollue l'Empire; satisfaction sera donnée au Ciel et à l’indignation du peuple. Le déshonneur de deux Empereurs sera vengé, l’humiliation de deux règnes, réparée. La joie éclatera dans l’Empire, le Trône sera glorifié.

Nous avons commis le crime d’empiéter sur les attributions des magistrats en rédigeant cette pétition. Qu'on punisse sévèrement notre

audace, nous ne nous considérerons pas comme à plaindre.

Amiral POTTIER.

Après la mort de l’Amiral COURREJOLLES que nous annonçions dans notre dernier numéro, nous avons à regretter celle de Amiral Edouard POTTIER, Commandant en chef des forces navales en Chine en 1900—1901, décédé subitement à Rochefort le 3 août 1903.

L’Amiral Pottier était né le 6 juillet 1839; voici les états de service de cet officier-général distingué: Entrée au service, 1855; aspirant, 1® août 1857; enseigne de vaisseau, 2 sept. 1861; lieutenant de vaisseau, 14 août 1866; capitaine de frégate, 12 juillet 1881 ; capitaine de vaisseau, 8 fév. 1886; contreamiral, 10 fév. 1893; vice-amiral, 11 oct. 1898. L’amiral Pottier était Grand Croix de la Légion d'Honneur. H. C.

Nous annonçions, dans le dernier no. du T’oung Pao, le départ pour la Chine de M. Henry de la VALLÉE Poussin, élève de l’Ecole des Langues orientales, en qualité d’interprète à la Compagnie du Chemin de fer du Chan-si; nous apprenons, avec autant de surprise que de regret la mort à Pe-king le 30 août dernier de ce jeune savant, âgé de vingt-huit ans seulement. Nous envoyons l'expression de notre douloureuse sympathie à sa famille et en particulier à son frère, le distingué professeur de l’Université de Gand. H°,.0!

Nous apprenons avec le plus vif regret la mort de M. Cornelis Gerbrand LuzAc, chef de la maison bien connue de librairie orientale de Londres, Luzac & Co. M. Luzac, né à Leyde le 3 juillet 1862, a succombé le 13 août dernier à une attaque de fièvre cérébrale. H, C,

BULLETIN CRITIQUE

— L, de RerNacx, ancien Administrateur des services civils de l Indo-Chine — Recueil des Traités conclus par la France en Extréme- Orient (1684—1902) — Paris, Ernest Leroux, 1902, in-8, pp. 442.

Il existe un certain nombre de recueils des Traités conclus par les Puissances étrangères avec les pays d'Extrême-Orient, ceux de W.F.

Mayers et de Sir Edward Hertslet pour la Chine, le recueil japonais, le recueil coréen publié par l’administration de Sir Robert Hart; il n’y avait pas de volume spécial pour la France, donc il fallait consulter les traités dans la vaste collection de de Clereq, parfois incomplète. M. L. de Reïuach rend donc un grand service aux agents français

de Chine et aux diplomates en

général en publiant ce volume.

Son recueil comprend les traités

(ou conventions, ete.) depuis 1684

(Siam) jusqu’à 1902, signés par la

France avec l'Annam, la Birmanie,

le Territoire Nord de. Bornéo, le

Cambodge, la Chine, la Cochin-

chine, les Iles Philippines, les

Colonies françaises et portugaises,

la Corée, la Grande Bretagne, les

Indes Orientales Néerlandaises, le

Japon, le Siam et les îles Soulou.

La collection est faite avec soin

et aucune pièce importante ne pa-

rait omise; peut-être eut-il été utile d'ajouter au Cambodge les pièces suivantes:

— 15 janvier 1877. Ordonnance Royale concernant les réformes introduites dans le Gouvernement et l'administration du

royaume du Cambodge.

BULLETIN

— 1% avril 1873. Ordonnances royales réglant les attributions Fr ne à l'égard des Européens admis à résider au Cambodge.

28 janvier 1877. Convention passée entre S. M. le roi du Cambodge et le contre-amiral Duperré, gouverneur et commandant en chef en Cochinchine.

9 avril 1881. Arrêté de promulgation du décret du 28 février 1881, réglementant la justice française au Cambodge.

20 novembre 1881. Convention conclue entre $. M. le Roi du Cambodge et M. Le Myre de Vilers,gouverneur dela Cochin-

chine française.

D'ailleurs toutes ces pièces ont été réunies en une brochure in-8 de 56 pages, imprimée à Saigon en 1884 sous le titre de: Traités Ordonnances royales Conventions, concernant le Cambodge.

ele.

Henri Corbier.

The Island of Formosa Past and Present. History, People,

CRITIQUE. 393

Resources, and Commercial Prospects. Tea, Camphor, Sugar, Gold, Coal, Sulphur, Economical Plants, and other Productions. By James W. Davinsox, F.R. G.S. Consul of the United States for Formosa.

With two New Maps, Frontispiece in colour, 168 illustrations from photo., and col. reproductions of two Chinese Posters. Macmillan & Co.

London and New York. 1903, gr.

in-8,pp.111—5 —646—xxvirr — 46.

Il y avait déjà deux ouvrages considérables sur Formose: l’un, français, de C. Imbault-Huart paru à Paris en 1893 seulement, quoique rédigé à l’époque du blocus de Formose par l’escadre de l'amiral Lespès; l’autre, allemand, par le professeur Ludwig Reïiss, publié dans les Matt. de Tokio, en 1897.

L'ouvrage anglais de M. Davidson est le bienvenu. Parti comme journaliste pour le Japon en dée.

1894, M. D. était à Formose en mars 1895 pendant les préparatifs des Chinois contre les Japonais:

depuis l’auteur a été consul américain à Formose. Son livre «est, dit-il,

le résultat de recherches

BULLETIN

personnelles, pendant une période de plus de huit ans». Il est certain que c’est un travail consciencieux, rempli de renseignements dont beaucoup sont neufs, et qui est

indispensable à tous ceux qui désirent étudier la grande île, jadis chinoise, devenue japonaise par droit de conquête.

Le Japon occupe une place prépondérante dans ce volame: sur 31 chapitres, il y en a quatre (x—x1r1) consacrés à l'expédition de 1874 et le même nombre à celle de 1894—5; l'ouvrage bien connu de M. Edward H. Hovse fait en grande partie les frais de la première, mais M. Davidson a fait un travail personnel dans la seconde qui renferme un chapitre (x1x) intéressant sur la république de Formose. L'auteur ne connait pas suffisamment les sources françaises de la campagne de 1884 —5, mais il nous donne des renseignements peu connus tirés des lettres adressées par M. John Dodd au Daily Press de Hongkong.

Naturellement un chapitre entier (xx1v) est consacré au Camphre,

la grande industrie de l’île; la

CRITIQUE

valeur du camphre exporté du Japon et de Formose qui était en 1868 de 184.925 yen s'élevait en 1898 à 2.363.636 yen. Le pays qui consomme le plus de camphre est l'Allemagne (2.915.000 livres en 1898), puis viennent les Etats- Unis (2.017.000 livres) et l’Angleterre (394.000 livres).

Dans le chapitre xxv qui traite de l’industrie du sucre, un extrait d'un mémoire de M. W. Wykeham Myers, de Takao, qui avait paru dans le rapport consulaire anglais de 1890 sur Tainan, est donné avec des additions et des modifications.

Le chap. xxx (pp. 560 —594) l’un des plus considérables du volume, consacré aux Habitants de Formose, sauvages, chinois, japonais, à été rédigé presqu'entièrement à l’aide de documents fournis à l’auteur par M. Y. Ixo qui a consacré plusieurs années à l'étude des indigènes de l’île.

M. Davidson s’est donné la peine de dresser la liste des naufrages sur la côte de Formose depuis 1850 jusqu’à 1894 (p. 180, 216, 256); avant 1850, on a peu de

renseignements; les plus célèbres

BULLETIN

catastrophes sont les naufrages des navires anglais Ann et Nerbudda en mars et sept. 1842; en 1849, le navire Sarah Trottman se perdit sur la côte sud de Formose avec un chargement de thés.

Un appendice de 28 pages n’est pas la partie la moins intéressante de l'ouvrage; il comprend: 1° un vocabulaire comparatif des neuf de Ataiyal,

Vonum, Tso-0, Tsarisen, Paiwan,

groupes sauvages :

Puyuma, Amis, Pei Po (Pazzehe et Kuvarawan) et les insulaires de Botel Tobago; 2° les oiseaux terrestres de Formose par J. de la Touche; 3° les mammifères de Formose d’après les listes de Swinhoe, réimprimées par À. R. Wallace; enfin 4° une étude sur le climat.

Nous indiquons quelques fautes d'impression, faciles à corriger, qui auraient pu preudre place dans la liste des errata:

P. 2, note: au lieu de M.

L'Hervey Le Saint Denys, lire M.

d'Hervey de $. D. — au lieu de GCeschichta, ire Geschichte. — P.10, Linschoten au lieu de Zinschotten. — P. 12. L’arrangement par lequel

les Hollandais quittaieut les Pesca-

CRITIQUE. 309

dores pour Formose fut signé par le gouverneur Sonk (et non Sonck) le 19 février 1625. — P. 51: Le dominicain Victor Riccio était espagnol et non italien. — P. 173, le ministre américain se nommait Reed et non Reëd. — P. 228, lire Parrayon, au lieu de Passayon. — Il est bon de noter que ce gros ouvrage à été imprimé et relié au Japon et que ses nombreuses planches en noir et en couleur ont été également préparées à Yokohama.

Les 46 dernières pages sont consacrées à un index très-complet.

Es. Ce

Geschichte der chinesischen Litteratur Von Dr. Wilh, Gruse, a. 0. Professor in Berlin. Leipzig, C. F. Amelangs Verlag, 1902, in-8, pp. xi1— 467.

Nous avons vu paraître, coup sur coup, après une regrettable pénurie, deux Histoires de la Littérature chinoise, toutes deux intéressantes à des points de vue différents, l’une en anglais, l’autre en allemand. Toutes deux font partie

de collections d'histoire de la litté-

BULLETIN

rature des différents peuples. Nous avons parlé du livre du Dr. H. À.

Giles paru en 1901 (T'oung Pao, Oct. 1901, pp. 292 —4) dans Short Histories of the Laiteratures of the World. L'ouvrage du Dr. GRUBE forme le Vol. VITI de la série Die Litteraturen des Osten in Eïnzeldarstellungen publiée à Leipzig par C. F. Amelang. M. Grube fait la part fort large à Confucius et à la littérature classique et on ne peut que l’approuver, car la doctrine et les livres du Sage de Lou forment la base même de la culture chinoise; leur rôle a été même excessif, car, s'ils ont formé la civilisation du Céleste Empire, s'ils

l'ont poussée à un haut degré d'avancement, ils l’ont maintenue dans un cadre trop rigide qui l’a empêchée de prendre le développement possible et même nécessaire dans certaines circonstances de la vie du grand peuple de l’Extrême- Orient.

Dans le chap. Il, après avoir parlé du Sage lui-même, M. Grube passe en revue les cinq grands Classiques, puis les Se Chou et

les livres canoniques de second

CRITIQUE

ordre; le chap. IIT est consacré aux monuments de la littérature préconfucianiste et de l'époque même de Confucius, au Confucianisme le plus ancien et aux controverses dont il a été l’objet. Le chap. IV traite de Lao-tseu et du Taoïisme; puis M. Grube nous entretient (chap. V) de la renaissance de la Poésie, de K'iu Youen et des Elégies de Tsou. Les chap. suivants nous donnent la littérature chinoise depuis les Han jusqu'aux

Soung,

et enfin le chap. X étudie le théâtre et le roman. Comme le dit l’auteur, la littérature chinoise est riche, presque trop riche; et il n’est pas facile de faire un choix dans un domaine aussi vaste et de présenter en un volume un résumé de recherches dont le champ s'étend depuis Confucius jusqu’à nos jours.

Il ne s’est fait aucune illusion sur les difficultés de son entreprise et il faut d'autant plus le féliciter de sa réussite ; il n’a aucune peine à faire oublier l'essai de W. Schott paru en 1854.

L'ouvrage s'adresse comme les autres volumes de la collection à

laquelle il appartient non à un

BULLETIN

cercle restreint de savants, mais aux esprits cultivés du pays: aussi l’auteur s'est-il moins attaché à suivre rigoureusement l’ordre chronologique qu’à faire ressortir les points les plus importants et de nature à intéresser plus particulièrement ses lecteurs. Il me parait avoir heureusement accompli la tâche qu'il se proposait et son livre rendra de grands services à tous ceux qui désirent posséder une connaissance de la littérature de la Chine sans en connaître la langue.

P. 234. T’oun houang est Cha-

tcheou.

The Book of Ser Marco Polo, the Venetian, concerning the Kingqdoms and Marvels of the Eust.

Translated and edited, with Notes, by Col. Sir Henry Yule. Third Edition, revised by Henri Cordier, with a Memoir of Heury Yule by his Daughter, Amy Frances Yule.

2 vols. (Murray.)

Whilst for various reasons few

scholars could bring the necessary

CRITIQUE. 957

knowledge and industry to the task of editing adequately a book so complex, covering so vast an area, as that in which the journeys made and the marvels beheld by $Ser Marco Polo and his uncles are described, no one was better qualified by work and research than the late Sir Henry Yule. So long ago as 1846 he investigated the Canal Act of the Emperor Akbar the Great; five years later be was similarly busy with fortification and the old engines of war; in 1855 he was secretary to the mission under Col. Phayre to the Court of Ava, work after his own heart, involving travel and observation, which eventually resulted in his first geographical book.

There followed leading immediately to his great work, the translating and editing for the HakluytSociety of ‘The Wonders of the East’, by Friar Jordanus, and ‘Cathay, and the Way Thither’. The knowledge thus acquired,and the acquaintance gained withthemediævalgeography of parts of Asia, were so usedin the preparation of his edition of Marco

Polo, published in 1871, as to

BULLETIN

attract the attention and command the admiration ofscholars throughout the world. That its publication was an event in geographical literature is attested by the most distinguished travellers, and by the award of their medals by the Geographical Societies of Italy and England. That it was well received in a wider sphere the articles in the leading reviews of the day bear evidence: one praised it as a noble monument of earnest labour and graceful thought; another as à marvel of research, a work combining beauty of typography and wealth of illustration with a rich variety of learning, whilst in this paper (Athen. No. 2294, October 14th, 1871) the special value of the commentaries which illustrate every chapter of the book was fully recognized.

The favour thus deservedly bestowed, and the additions made in four years to our knowledge of the subjects described, led to a second edition in 1875,considerably enlarged and improved, respecting which at the time of publication

its writer remarked:

CRITIQUE

“T am probably taking leave of Marco Polo, the companion of many pleasant and some laborious hours, whilst I have been contemplating with him (vôlti a levante’) that Orient in which I also had spent years not a few’’.

And thus it proved to be, so far as publication of the third edition, now under consideration, is concerned, though doubtless notes of value were collected between 1876 and 1889, when he

who

raised dead monarchs from the mould

And builtagain thedomesofXanadu

saluted his age and journeyed to the undiscovered country.

The work of supervision thus interrupted was entrusted to Yule’s valued friend the eminent professor Henri Cordier, of Paris, whose special qualifications for the task are of a high order. He has undertaken it in a proper spirit, full of respect for ‘the first illustrious commentator”, and says:

“Many of our tastes were

similar; we had the same desire to

BULLETIN

seek the truth, the same earnest wish to be exact, perhaps the same sense of humour, and, what is necessary when writing on Marco Polo, certainly the same love for Venice and its history. Not only am I, with the late Charles Schefer, the editor of the

‘Recueil de Voyagesetde Documents

founder and

pour servir à l'Histoire de la Géographie depuis le XIIIe jusqu’à la Fin du XVIe Siècle’, but I am also the successor, at the École des Langues Orientales Vivantes, of G. Pauthier, whose book on the Venetian traveller is still valuable, so the mantle of the last two editors fell upon my shoulders. I therefore, gladly and thankfully, accepted Miss Amy Frances Yule’s kind proposal to undertake the editorship of the third edition of the ‘Book of Ser Marco Polo’, and I wish to express here my gratitude to her for the great honour she has done me...

Since the last edition was published, more than twentyfive years ago, Persia has been more thoroughly studied; new routes have been explored in Central Asia, Karakorum fully described, and

has been

CRITIQUE

Western and South-Western China have been opened up to our knowledge in many directions. The results of these investigations form the main features of this new edition of ‘Marco Polo’. I have suppressed hardly any of Sir Henry Yule’s notes and altered but few, doing so only when the light of recent information has proved him to be in error, but [ have supplemented them by what, I hope, will be found useful, new information”.

Theseareunquestionably correct lines on which to work: to add, with a cautious and sparing hand, information, carefully tested and sifted, based on recent research; to subtract, only when erroris proved.

To do this satisfactorily involves protracted labour and sound judgment, together with a just appreciation of the translator and editor — qualities which there is every reason to expect from Prof.Cordier.

Now, as Yule’s work has already been carefully and competently examined, it is not expedient in this article to repeat the process, but rather to confine attention to

the chief additions and alteratious

BULLETIN

made in this third edition. These are mainly the introduction of a memoir of Sir Heury Yule by his daughter; a bibliography of his writings;alterations in illustrations and minor arrangements; and the notes and commentaries by Prof.

Cordier; all of which add seriously to the bulk of volumes already unwieldy. There are in the first volume 708 pages, in the second 684; and when it is borne in mind that the commentaries, printed closely in small type, greatly exceed the text in space, whilst the notes on the commentaries are in still smaller type — so small, indeed, as to be trying to all save perfect eyesight — the amount of printing in these 1,392 pages may beconceived.

Each volume is too heavy to be held in the hand with comfort, whilst if laid on a desk or table its thickness renders it somewhat clumsy; so, without any desire to be captious or overlookæood reasons for preserving present bulk and form, we regret that the quarto size was not adopted, for the matter is

well worthy of that dignity, not

CRITIQUE

illustration.

Miss Yuie’s memoir of her father is a welcome feature of the présent edition; it is well done; lucid, restrained, yet sufficient, bringing out the more intimate features which are necessarily absent from the excellent biographical notices already published in many languages. À brief summary must suffice. Yule was born in 1820 at Inveresk in Midlothian, and was educated first at the High School, Edinburgh, where he seems to have made an early appearance in publie, for in 1834 he attended the meeting of the British Association, at which the dignity of a member’s ticket probably compensated for the dreariness of the entertainment, and he also was present at a banquet in celebration of the Reform Bill. In 1837 he went to

whence he passed out head of his

Addiscombe,

term, and was appointed to the Bengal Engineers. À contemporary and lifelong friend, the late General Collinson, wrote as follows:

‘When Yule appeared among

us at Chatham in 1839 he at once

to mention the scope afforded for | took a prominent place in our little

Led at cat brand de un St de te de

BULLETIN

society by his slightly advanced age, but more by his strong character.

His earlier education... gave him a better classical knowledgethan most of us possessed; then he had the reserve and self-possession characteristic of his race; but though he took small part in the games and other recreations of our time, his his

and his good comradeship, aud

knowledge, native humour, especially his strong sense of right and wrong, made him both admired and respected.... Vule was not a scientific engineer, though he had a good general knowledge of the different branches of his profession ; his natural capacity lay rather in varied knowledge, combined with a strong understanding and an excellent memory, and also a peculiar power as à draughtsman, which proved of great value in after life”.

That is an accurate,dispassionate description, though Yule, at any rate, had the advantage of practical training as an engineer in that best of all schools, in which variety of experience is combined with civil administration, theirrigation works

of India. On the Western Jumna

CRITIQUE

Canal, an ancient, interesting, and importantnative work,he,following the footsteps of Colvin, Napier (afterwards Lord Napier of Magdala), Baker, Durand, and others, learnt the grammar of his profession, and characteristically was moved to study the Acts of Akbar.

In 1843 Yule married his cousin Miss White, ‘a gifted and largehearted woman who, to the end, remained the strongest and happiest influence in his life”. He served in the Sikh Wars, and returned to England in 1852, being present at the Duke of Wellington’s funeral.

When next in India he had much desultory work, involving travel in many countries. Arakan, Burma, and Singapore were visited, and eventually he was appointed, under his friend Baker, to the railway department in its early days in India. The constitution of the Public Works Department followed in 1855, with Major Baker as

secretary and Yule as undersecretary. Work was interrupted by the Mutiny and lesser matters.

Baker retired in 1858, and Yule

succeeded as head of the depart-

362 BULLETIN

ment, but his health gave way under combined worry and overwork. Weary of India, he resigned the service in 1862, and accompanied Lord Canning home. Then followed thirteen years not devoid of anxiety, mainly spent abroad and in literary work, whereby geographical science has largelyÿ profited. Soon after the publication of the second edition of Marco Polo, Mrs. Yule, long an invalid, whose burdens were borne with unflinching courage, died. Yule returned to London, and had the good fortune to be appointed to the Indian Council. It was in most respects an ideal arrangement: beneficial in every way to himself, and advantageous to others, who profited by his leisure and the ample scope for study afforded by theofficial records, not to mention the aïd he rendered in dealing with Indian affairs. With this assured position other good things followed as matters ofcourse; but before mentioning some ofthem it should be stated that he married a second wife, Miss Skipwith, who died in 1881. In 1877 he was made president of the Hakluyt Society;

in 1880 he joined the Board of Visitors to Cooper’s Hill College; in 1883 he became LL.D., Edinburgh; and, till his strength failed, he delighted in showing all possible hospitality to his very numerous friends. But during the greater part of this time he was suffering from a comparatively painless though incurable malady, which gradually so weakened him that, early in 1889, he resigued his appointment and accepted the decoration he had previously declined of K.C.S.I. He lingered till the end of the year, which was brightened by his nomination as Corresponding Member of the Institute of France (Académie des Inscriptions), his acknowledgment of the honour being dietated in Latin to his daughter within three days of his death,which occurred on December 30th.

Passing now to the bibliography and minor changes in this edition, we find that the list of writings is based on one compiled by Mr. E.

Delmar Morgan. It is said to be still incomplete; it is, however, very comprehensive, including even

short criticisms of books, obituary

BULLETIN

notices, and letters to newspapers.

Probably few important papers have been omitted, and though some, scarcely coming under that description, have been noticed, the list as it stands would be of great use to any one who uudertook to complete the task, begun by Yule himself, of collecting and revising for publication a selection from his miscellaneous writings. Examination of the bibliography and a considerable acquaintance with the author induce the belief that such a selection might be made as would, in more permanent and more accessible form, meet with sufficient supporé to justify it.

Of minor changes some are clearly improvements, others we regret. Among the former, the frontispiece to vol. i., an excellent reproduction of Wirgman’s portrait of Yule, which is hung in the Royal Engineers’ Mess at Chatham, is specially welcome; but the illuminated title of the second edition, which was deservedly admired for design and good taste, has disappeared, and is replaced by an The

entirely plain production.

CRITIQUE

centrepiece, which shows the travellers returning to the Ca’ Polo in outlandish costumes, and being denied entrance, now fills a separate page. The dedication, which in the first edition was to Queen Margherita (then Crown Princess of Italy), is in the present issue to the memory of Sir Roderick Murchison and of his niece — a change effected by Miss Yule, the original dedication being reproduced at the end of the original preface. In vol. ïi. there are similar changes in the arrangements of title-page, etc. Instead of thearmillary sphere, theilluminated title with medallion showing Marco Polo in prison dictating his travels, followed by the plain title-page of the second edition, we have now a portrait of Marco Polo, a plain title-page, and a plate of the prison scene similar, but by no means equal, to that in the second edition.

The illuminated titles, with medallious, still appear on theexplanatory list of illustrations to both volumes, which seems to be an oversight. Of other iliustrations we prefer (not having when writing the first and

second editions at hand) to say little;

364 BULLETIN

some seem as good and clear as ever, others are less so, whilst new ones of considerable interest and merit have been added. When they have been supplied on so liberal a scale, it seems ungrateful to ask for more; yet one want has asserted itself persistently during the study of these volumes, viz., that of the best attainable modern. map of the countries referred to with Marco Polo’s wanderiugs indicated. Such a map printed on cloth or tough paper, folded in a pocket, would add immensely to the value of the book, specially when it is, as it should be, the companion of travellers in those lands, where reference to libraries or geographical societies is impossible.

It is impracticable for many reasons to examine Prof. Cordier’s work in detail, but endeavour may be made to illustrate his method.

And it must be kept in mind that this story, which in Yule’s opinion is best recorded in the old French text, published by the Société de Géographie in 1824, was written by Rusticiano, a Tuscan, from the

dictation of Marco Polo, an Orient-

CRITIQUE

alized Venetian, in French, a language foreign to both; hence it is not strange that the tale is involved in considerable obscurity. To dispel this as far as may be is the formidable task essayed by the editors.

Some idea of it and of the methods employed may be gathered by condensing examples; had space permitted, quotations would have been made in full, which in many ways would have been more satisfactory. Thus Marco tells us “of a province called Cotan”:

“The people are subject to the Great Kaan, and are all worshippers of Mahommet. There are numerous towns and villages in the courtry, but Cotan, the capital, is the most noble of all, and gives its name to the kingdom..…. The people have viueyards and gardens and estates.

They live by commerce and manufactures, and are no soldiers”.

In elucidation of this passage, note 1 by Cordier is:

“The Buddhist Government of Khotan was destroyed by Boghra Khän (about 980—990); ic was temporarilyrestored by the Buddhist Kutchluk Khân, chief of the Naï-

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mans, who came from the banks of the Il, destroyed the Mahomedan dynasty of Boghra Khân (1209), but was in his turn subjugated by Chinghiz Khan. The only Christian monument discovered in Khotan is a bronze cross brought back by Grenard (ii. pp. 134—135); see

also Devéria, ‘Notes d'Épigraphie Mongole’, p. 80. — H. C.”

Note 2, by Yule,is on thephrase ‘“‘Aourent Mahommet”. He points out that Marco uses it to define Mohammedans, but scarcely meant it literally; and he shows how ““Mawmet” was used for an idol, | whilst from the “Mahommerie”, or place of Islamite worship, our ‘“‘mummery” is derived — both unjust etymologies.

In note 3 Yule quotes Hiuen Tsang about the country called Khotan, chiefly a plain covered with stones and sand, the rest being under cultivation. Carpets, felts, &c., are made, and jade is found. Then from other sources we are told that grapes were abundant and wine was good; that the people

had chronicles, their writing, laws,

and literature being modelled on

CRITIQUE

those of India. Mr. Johnson’s visit in 1865, and the seizure of the government by Ya’kub Beg of Kashgar in 1867, are mentioned, as are the grains, fruits, and other products of the country.

To this Cordier adds that Khotan is the chief place of Turkestan for cotton manufactures; he corroborates Yule as to fruits, &e., and mentions the people seeking for precious stones. The remains of ancient cities, the finds of ancient pottery, engraved stones, and coins, as well as the sacred Buddhist sites now occupied as Mohammedan shrines and places of pilgrimage, are all noticed, as are the recent discoveries by Dr. Sven Hedin.

Since Cordier’s note was written, Dr. Stein’s excellent book, ‘Sandburied Ruins of Khotan’, has been published.

Again, Marco speaks of “the very greab and noble city of Yanju, which has seven-and-twenty other wealthy cities under its administration”. Yule identifies Yanju with Yang-chau, one of the oldest and most famous cities of China. Cordier is able to supply two plans,

BULLETIN

excellently reproduced, from the chronicles of Yang-chau.

These notes give, necessarily, au imperfect idea of the labour of revision; prolonged work on the investigation of doubtful matter may easily and often never be known, for it might ultimately be decided to leave Yule’s comments unchanged, in which case there would be tue to show for the pains taken. That much care has

been exercised is evident to an

CRITIQUE

attentive reader: and whilst the book might, no doubt, be improved in some details (e.9., the transliteration of Oriental names according to one system, save when they form part of a quotation, and possibly by some omissions), we are glad to offer congratulations on the result of their labour — so useful for serious students, and so entertaining for general readers — to biographer;,reviser,and publisher.

(The Athenœum, Oct. 17, 1903.)

LIVRES NOUVEAUX

Le dernier ouvrage sorti des presses de Zi-ka-wei est consacré au Père Antoine CriminaLr; il renferme des Souvenirs biographiques recueillis par le P. Henri Massara. Criminali est né le 7 fév. 1520, dans la paroisse de Sissa, diocèse de Parme; il fut martyrisé en 1549. Le P. Pierre Lejarry, cité p. 85, est le P. Pierre du Jarric. Au sujet des portraits cités à la même page, je dirai qu'aucun n'est mentionné dans l'Æssai sur l’Iconographie de la Cie. de Jésus du P. Alfred Hamy, ni reproduit dans la Galerie illustrée de la Cie. de

Jésus du même auteur. "CG:

Le quatrième fascicule qui commence le second volume du Catalogue des Livres chinois, coréens, japonais, ete. de la Bibliothèque nationale par M. Maurice Couranr a paru chez Ernest Leroux. Il comprend les Nos. 3470—4423 et il renferme les chapitres suivants: Chapitre VIII: Lexicographie — Première Section: Dictionnaires graphiques, 4424—4629 — Deuxième Section: Dictionnaires phoniques, 4630—4742 — 39 Kection: Dictionnaires analogiques, etc., 4743—4744. — Chapitre IX: Sciences et Arts — 1ère Section: Mathématiques, 4843—4892 — 22 Sect.: Astronomie et Cosmographie, 4893—4949 — 3€ Kect.: Calendrier, 4950 —5015 — 4€ Sect.: Divination, 5016—5049 — 5° Sect.: Art militaire, 5050—5067 —

6° Sect.: Médecine générale, 5068 —5169 — 7° Sect.: Traités médicaux spéciaux, 5170—5239 — 8° Sect.: Matière médicale, Pharmacopée, B240—5366 — 92 $Sect.: Art vétérinaire, 5367 — 10€ Sect.: Agriculture, Sériciculture, Élevage, 5368—5441 — 11° Sect.: Sciences naturelles, 5442—5524 — 12 Sect.: Dessin et Calligraphie, 5525 — 5539 — 13° Sect.: Architecture, 5540 —5561 — 14 Sect.: Musique, 5562 — 15° Sect.: Métiers, 5563—5588 — 16° Sect.: Coutumes, Costume, Mobilier, ete., 5589--5634 — 17° Sect: Jeux, etc., 5635 5653 — 18° Sect.: Sciences européennes, Applications, 5654 —5664.

PUBLICATIONS PÉRIODIQUES

Journal of the China Branch of the Royal Asiatic Society. — Vol. XXXIV, 1901—1902, No. 1. — The Chinese Sophists. By A. Forke [The technic:l term for Sophist is SE + pien shih, literally a disputant, a debater, a controversialist.. [. Têng Hsi Tse À Dre 1. — IL Hui Shih EH jt. — II Kung Sung Lung À F& HE. — App]. — Shanghai Folk-lore. By Ernest Box. — Dr. F. Hirth and the Hiung nu. By Thos. W. Kinesmiit.

CHINE

Le Prince K’ING a obtenu la signature d’un décret impérial créant un Ministère du Commerce dont le Président est Tsar-TCHEN , fils de K’ing, et les Vice-Présidents Wou T’ing-fang {k #Æ > , ancien ministre de Chine aux États-Unis, et TCH’EN PI Bi FE, Gouverneur de Pe-king.

La nouvelle Monnaie pour le Gouvernement chinois sera construite à T’ientsin, près de la rive orientale du Pei-ho. Le 8 juillet Tch’ên Pi l HE Gouverneur de Pe-king, et P’ou Hsing 78 &Fe]: Vice-Président du Ministère des Finances, qui ont été nommés directeurs adjoints, sont venus examiner l'emplacement choisi pour adresser un rapport au Trône. Si aucune difficulté ne surgit, on pense que la nouvelle Monnaie Impériale sera inaugurée au com-

mencement de l’hiver de 1904.

FRANCE

Mr. G. Grillières, lieutenant au 4° zouaves, écrit à la Société de Géographie, le 13 Mai 1903, de Yunnan-Sen:

«J'ai l'honneur de vous aviser que je viens de réussir entièrement dans l'étude que j'ai entreprise du Pou-Tou-Ho, du Fleuve Bieu et du Niou-Lan- Kiang. Le levé au 50000° que j'ai fait de mon itinéraire prouve l'impossibilité absolue d’utiliser le Pou-Tou-Ho, comme moyen de communication avec le Fleuve Bleu; j'ai éprouvé, en effet, des difficultés inouïes à passer à pied dans les sentiers épouvantables qui permettent de longer le fleuve, et les obstacles que j'ai rencontrés sont tels que j'ai dû perdre une journée entière pour gagner deux ou trois kilomètres sur la rive. J'ai rapporté des notes très complètes sur la partie du fleuve comprise entre le Pou-Tou-Ho et Kiao-Kia-Tin. Quant au | Niou-Lan-Kiang, je l’ai remonté jusqu’à sa source, qui est bien en face de Yang-Ling et j'ai rapporté un levé suffisamment détaillé pour démontrer la possibilité d'utiliser son cours en vue du tracé d’une voie ferrée sur Sui-fou

prolongeant celle de Hanoï à Yunnan-Sen. Jai fait 200 kilomètres en bateau, mais il m’a fallu en effectuer 1000 à pied dans un pays dont les régions les plus tourmentées des Alpes donnent à peine une idée».

Dans la séance de la Société de Géographie du 5 juin 1903, la communication suivante relative à la boucle du fleuve Bleu a été faite: Au sujet d’une reconnaissance que M. Litton, consul britannique au Yun-nan fit, en déc. 1902, dans la boucle décrite au N.N.E. de Ta-li par le cours de ce fleuve, M. Charles-Eudes Bonin, chef du Bureau politique du gouvernement général de l’Indo-Chine, rappelle, dans une lettre datée de Hanoi, le 25 avril 1903, que cette boucle a été découverte par lui, en 1895; on se souvient, en effet, que ce contour du Yang-tseu figure sur l'itinéraire de M. Bonin, Yun-nan fou à Tch’eng-tou fou, publié dans le Bulletin de la Soc. de Géographie (4° trimestre 1898) et que, dans la note jointe à cette carte, le voyageur établit qu’à partir du bac d’Ashi, où il traversa le fleuve, la courbe se prononce pour s'étendre à 100 kilom. plus au nord qu’on ne le supposait jusqu'alors. Elle tourne autour d’un grand massit dont les sommets (pic de Likiang au sud, pic Kouaty au nord) varient entre 5.000 et 6.000 mètres d’altitude. L’itinéraire de M. Litton de Li-kiang à Minyin, puis tourne à l’est pour atteindre Takou sur le fleuve entre Ashi et Yunning. C’est, en effet, la confirmation de la découverte faite en 1895 par M. Bonin.

Une autre partie de cette lettre se rapporte au beau voyage de Sven Hedin et notamment à l’ancienne route qui reliait l’Europe à la Chine par le Lob-nor et le Kan-sou. M. Bonin fait observer qu’il a, le premier, parcouru en 1899 un tiers de cette route et découvert les vestiges archéologiques qui la marquent encore. «C’est moi-même, écrit-il, qui l’ai signalée à Sven Hedin, que j'ai rencontré au Lob-nor en déc. de la même année, et ses découvertes ultérieures ont pleinement confirmé les premiers résultats que j'avais obtenus». Ceci ressort, en effet, d'une note que M. Bonin nous envoyait de Karachar, le 31 déc. 1899, et qui parut dans La Géographie du 15 mars 1900.

Dans la séance du 9 Oct. 1903 de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, M. Ed. CHAVANNES à présenté au nom de M. MorissE, premier interprète de la légation de France à Pe-king, un mémoire manuscrit intitulé: «Contribution préliminaire à l’étude de la langue et de l'écriture Si-hia». Un livre bouddhique trouvé à Pe-king a permis à M. Morisse d’expliquer plusieurs mots Si-}ia et permettra sans doute d’arriver à l’intelligence complète de cette langue.

Ft

PAR

Professeur à l’Ecole des Langues Orientales vivantes, Paris. (Fin.) ) —— << —

GRANDE BRETAGNE

M. le Prof. R. K. Douglas a choisi pour servir de texte aux

Commençants le Chap. I du célèbre roman AHao K'ieou Tchouan

hf De 1#, le second des Tsai Tseu Chou À FE +, dont il a

publié le texte, avec la prononciation et la traduction ?).

Ce premier chapitre a d’ailleurs été traduit aussi par le Rév. E. W. TawinG *); une version nous a été également donnée du roman par M. Alexander Bregner ‘) qui ne parait pas, toutefois, s'être douté qu'il traduisait le ao K'ieon Tchouan, assez connu

cependant depuis le XVIII® siècle.

1) Voir T'oung Pao, Oct. 1903, p. 342.

2) The Fortunate Union. Chapter I. Translated by Robert K. Douglas. London: Kegan Paul, 1900, pet. in-4, 1 f. n. ch. p. L. préf. + pp. 59.

3) À Chinese Romance. Chapter I. How the Hero starts for the Capital and on the Way meets a Young scholar. (China Review, XXV, pp. 279—288,)

4) À Little History of China and A Chinese Story by Alexander Brebner. London, T, Kisher Unwin, MDCCCXCV, pet. in-8, pp. vi + Lf. n. ch. + pp. 182.

Un auteur anonyme!) s’est contenté de traduire la version anglaise du roman donnée par Sir J. Davis sous le titre de The Fortunate Union.

M. le Prof. Doucras qui avait publié en 1877 le Catalogue des livres chinois conservés au British Museum vient de donner un supplément à ce travail déjà considérable.

Le Rév. F. L. Hawks Porr qui, en 1894, avait fait une conférence ?) sur le San Kouo Tehi — [& FA nous donne maintenant des extraits de ce célèbre roman historique qui est le premier des Teui tseu chou À + == 2e

M. Takakusu bien connu par sa publication sur le pélerin I-tsing *) a donué une sorte de Jataka ou Avadäna intitulé le Hien-yü king que Nanjio a rendu en sanskrit par Damamüka-sütra EX Rs us ou «Contes de l'Homme sage et du Fou» ‘).

Le Major Vosr étudie les principales mesures linéaires, c’est-àdire le yojana et le li, employés par les pèlerins bouddhistes et en

particulier par Fa-hian et Hiouen-tsang *).

1) Shueypingsin. A Story made from the Chinese Romance Haoukenchuen by an Englishman. London, Kegan Paul,.... 1899, pet. in-S, pp. vi—97.

2) A Chinese Historical Novel. By the Rev. F. L. Hawks Pott. (N. C. Herald, April 27, 1894, pp. 653—4.)

— Selections from “The Three Kingdoms”. (Zast of Asia, 1, No. 2, pp. 122—8.)

3) A Record of the Buddhist Religion as practised in India and the Malay Archipelago (A.D. 671-695) By I-tsing Translated by J. Takakusu, B.A., Ph.D. With a Letter from the Right Hon. Professor F. Max Müller With a Map. Oxford, at the Clarendon Press, 1896, in-8 carré, pp. Ixiv—240.

4) Tales of the Wise Man and the Fool, in Tibetan and Chinese. By J. Takukusu, M.A., M.R.A.S. (Journ. Roy. As. Soc., July 1901, pp. 447—460).

— Notes on Chinese Buddhist Books. By J. Takukusu. (.7ourx. Roy. As. Soc, Jan. 1993, pp. 181—183).

5) The Lineal Measures of Fa-hian and Yuan Chwang. By Major W. Vost, IL.MSS, (Journ. Roy. As. Soc., Jan. 1903, pp. 65—107).

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