‹ Tung pao. Toung pao (volume 5)Chapitre 24 sur 54 · EMMANUEL-EDOUARD CHAVANNES · texte numérisé non relu

EMMANUEL-EDOUARD CHAVANNES

+) octobre [SGD 29 janvier LOTS.

à orienter ses études vers la Chine, et lorsque Chavannes sortit de l’établissement de la rue d'Ulm et eut passé son agrégation de philosophie (1888) !), il vint me voir de la part de Gabriel Monod pour me demander conseil; il songeait à faire de la philosophie chinoise l’objet de ses principales recherches; je lui fis remarquer que le champ était vaste, mais que le D' James Legge y avait déjà marqué sa forte empreinte avec ses Chinese Classics, et qu’il serait préférable, avec sa grande préparation scientifique, d'aborder les études historiques, assez négligées alors, de choisir par exemple une des vingt-quatre grandes histoires dynastiques, de la traduire et de la commenter en entier; le conseil, comme on le verra, ne fut pas perdu, Affecté au lycée de Lorient, à la sortie de l'École Normale, Chavannes, sur la recommandation de Perrot, et avec l'appui de René Goblet, ministre de l'Instruction Publique, obtint d'être envoyé à Pe King en qualité d’attaché libre à la Légation de France. Il avait suivi les cours de chinois de Maurice Jametel, à l'École des Langues Orientales vivantes dont il obtint le diplôme, et du marquis d’llervey de Saint-Denys au Collège de France, mais c'est pendant son séjour dans la capitale de la Chine qu'il acquit sa profonde connaissance de la langue et qu’il accumula les matériaux qui devaient lui servir à édifier ses travaux ultérieurs. Le 24 janvier 1889, Chavannes partait pour la Chine avec un jeune élève interprète Georges Lallemant-Dumoutier, fraîchement sorti de l’École des Langues Orientales, qui devait mourir prématurément à Chang Hai neuf ans plus tard. Arrivé à Pe King le 21 mars, il m'écrivait le 12 juillet 1889: «On éprouve, en arrivant à Pe King, une impression d’ahurissement dont je commence seulement à me remettre. Les trois mois et demi qui se sont écoulés depuis notre arrivée ont passé avec une rapidité dont je suis étonné. J'ai un peu hésité dans le début sur le travail que je voulais entreprendre. J'ai abordé le Yi Li, dont je vous avais parlé à Paris; mais cette traduction présente des difficultés si sérieuses que j’ai dû y renoncer. Je me suis rabattu sur Se-ma Ts’ien et je me propose de faire une traduction de la première partie de l’ouvrage, celle qui présente une histoire des dynasties chinoises depuis Chen Noung jusqu'aux Han. Ne croyez-vous pas que ce travail pourrait avoir quelque intérêt? ».

Chavannes avait ainsi trouvé un point de départ solide; il avait d'autant plus raison d'abandonner le Yi Li qu’à ce moment même M* de Harlez préparait à Louvain une traduction de ce rituel. En même temps, pour ne pas perdre l'habitude d'écrire, il envoyait une correspondance mensuelle au Temps sur des questions d'Extrème-Orient ?).

Plus tard, il précisait le but de ses recherches (10 novembre 1889): «Je continue à lire Se-ma Ts'ien; mais je vois mieux maintenant ce que j'en veux faire: j'ai l'intention de faire un livre sur Sse-ma Ts’ien lui-même, de raconter sa vie et de retracer son caractère, de fixer quels sont les livres qui ne sont pas de lui dans le Che Ki, enfin de montrer le plan et la valeur historique

de cet ouvrage; si rien ne vient m'empêcher dans mes études, je pense pouvoir

réaliser ce projet avant deux ans». Dès 1890, il put donner au Journal of the Peking Oriental Society Va traduction de l'un des huit Traités (Pa Chou) formant le vingt-huitième chapitre des Mémoires historiques de Se-ma Ts’ien consacré aux sacrifices foung et chan qui furent institués par les Ts’in et les Han ?). |

En 1891, Chavannes fit un court séjour en France et épousa la fille du

docteur Henri Dor, le distingué oculiste de Lyon; elle fut pour lui la compagne dévouée des heures pénibles où l’état de sa santé précaire réclamait des soins incessants. En même temps qu’il préparait son Se-ma Ts’ien, Chavannes réunissait les éléments d’un ouvrage d’un tout autre caractère sur la Sculpture sur pierre en Chine #), consacré à l'explication des bas-reliefs des deux dynasties Han, conservés dans la province de Chan Toung; cet ouvrage se compose de deux chapitres; le premier, plus considérable, décrit les sépultures de la famille Wou, le second, les bas-reliefs du Hiao T'ang chan et la pierre du village de Lieou. Une introduction précède les explications et une série de planches donnent le fac-similé des estampages pris sur les monuments. Les sépultures de la famille Wou, qui datent de l'an 147 de notre ère, se trouvent dans la province de Chan Toung: elles ont été découvertes en 1786, dans la période K'ien Loung, par un nommé Houang Yi; ces sculptures ont été représentées dans l'ouvrage chinois intitulé Kin Che souo, qui date du commencement du XIX siècle. Comme Commissaire du Comité des Travaux historiques et scientifiques, j'ai eu l'honneur de suivre l'impression du livre de Chavannes qui parut de la manière la plus opportune en 1893.

Le marquis d'Hervey de Saint-Denys mourut le 3 novembre 1892; il était le troisième titulaire de la chaire du Collège de France: Langues et littératures chinoises el lartares mandchoues, inaugurée le 16 janvier 1815, par Abel Rémusat, qui eut Stanislas Julien pour successeur, On pouvait penser que Gabriel Devéria serait candidat à cette chaire, mais le Ministère des Affaires Étrangères ne lui permit pas de quitter son cours de l’École des Langues orientales vivantes. Les candidats ne manquèrent d’ailleurs pas; il y en eut huit à ma connaissance, Le maintien de la chaire étant décidé, le dimanche 12 mars 1893, à la réunion des professeurs au Collège de France, Chavannes, alors à Pe King, fut présenté en première ligne, et Ed. Specht, en seconde ligne; ces choix furent ratifés le 29 mars par 29 voix sur 33 votants par l’Académie des Inscriptions et Belles- Lettres, En conséquence, Chavannes fut nommé professeur de la chaire de chinois le 29 avril 1893 par un décret rendu sur la proposition du Ministre de l'instruction publique: il avait 28 ans. Il débuta le 5 décembre 1893 par une leçon qui obtint le plus vif succès 5).

Cependant Chavannes poursuivait la publication de son Se-ma Ts’ien qui devait comprendre dix volumes: dans sa séance du 11 mai 1894, la Société Asiatique lui accordait une subvention, et dans la séance du 20 juin 1895,

Barbier de Meynard présentait le premier volume de ce grand ouvrage.

Ce fut le grand astrologue Se-ma T'an, mort en 110 avant J.-C., à Lo Yang, qui eut l’idée du Che Ki et commença de réunir les matériaux nécessaires qu'il légua, sur son lit de mort, à son fils Se-ma Ts’ien, qui lui succéda dans sa charge; il avait, par des voyages, acquis une grande expérience. La date de sa naissance à Loung Men, sur la rive droite du Houang Ho, est inconnue; quelques uns la placent en 163 av. J.-C. Pour avoir défendu le général malheureux Li Ling, il fut condamné à la castration (98 av. J.-C.). Il mourut probablement au commencement du règne de l'empereur Tchao (86 —74 av. J.-C.). Il avait, après son malheur, continué d’amasser les matériaux, à les mettre en œuvre et donna la rédaction définitive du Che Ki. «Le mérite, dit Chavannes, qu’on ne saurait dénier à Se-ma T'an et à Se-ma Ts’ien, c'est d'avoir les premiers conçu le plan d’une histoire générale. Jusqu'à eux, on n'avait eu que des chroniques locales.» Se-ma Ts’ien a su mériter le surnom de Père de l’Histoire, comme Hérodote, et son œuvre a servi de modèle à celle de ses successeurs.

Les «Mémoires Historiques» (Che Ki) s'étendent depuis Houang Ti, Tchouen Hiu, K'ou, Yao et Chouen jusqu'à 122 avant notre ère. Ils comprennent 130 chapitres divisés en 5 sections. I. Annales principales (Ti-Ki), 12 chapitres, depuis les Cinq Empereurs jusqu’à l’empereur Hiao Wou; IL Tableaux chronologiques (Nien piaou), 10 chapitres; IL Les huit traités (Pa Chou), 8 chapitres (rites, musique, harmonie, calendrier, astrologie, sacrifices foung et chan, le fleuve et les cunaux, poids et mesures); IV. Les maisons héréditaires (Che Kiïao), 30 chapitres; V. Monographies (Li Tchouen), 70 chapitres. On voit quelle partie importante de l’histoire de la Chine embrasse l'ouvrage de Se-ma Ts’ien. Elle couvre une période de trois mille années qui remonte au-delà des temps historiques, au-delà même de la première dynastie, la dynastie Hia, pour continuer sous les Chang, les Tcheou, les Ts’in, et se terminer sous les Han. Sous la dynastie des T'ang, Se-ma Tcheng écrivit les Annales des Trois Souverains (P'ao Hi, Niu Koua, Chen Noung ou Yen Ti) que l’on place en tête du Che-Ki.

Successivement parurent, de 1895 à 19014, cinq tomes sur dix 6) (dont l'un en deux parties) de cette grande œuvre dont le second volume obtint, en 1897, le prix Stanislas Julien à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Nous écrivions en 4898: «C'est un véritable monument que M. Chavannes élève à la mémoire du célèbre historien Se-ma Ts’'ien; les volumes paraissent à intervalles suffisamment rapprochés pour nous permettre de voir achevée une œuvre dont l'ampleur nous faisait craindre qu'il ne fût pas permis à un seul homme de la mener à bonne fin.» * Hélas! nos craintes n'étaient que trop justifiées; Chavannes, sollicité par tant de travaux nouveaux et intéressants, n’a pas vu la fin de sa tâche, qui sera, je l'espère, terminée quelque jour. Sur les 139 chapitres qui composent le Che Ki, il en a publié 47; il reste à donner les chapitres 48—60 de la quatrième section (Maisons héréditaires) et toutes les

* T'oung Pa.

Monographies (chap. 61—130); nous avons en entier les Annales principales (chap. 1—12), les Tableaux chronologiques (chap. 13—22), les huit Traités (chap. 23—30). A sa traduction, Chavannes a ajouté des dissertations du plus vif intérêt, par exemple: Les Chants du Bureau de la Musique. Des rapports de la musique grecque avec la musique chinoise, dans le tome IT, 2° partie. Il se livra également à des recherches approfondies sur l’ancienne chronologie chinoise 7); c'est un sujet qui l’a toujours intéressé et nous le verrons plus tard s'occuper du Cycle turc des Douze Animaux 8).

Une autre branche importante d'étude avait sollicité l'attention de Chavannes: les voyages des pélerins bouddhistes. 11 est probable que le bouddhisme fut introduit en Chine par les Ta Yue-Tche sons l’empereur Ngai (2 av. J.-C.). Dans le but de rechercher les écritures saintes de cette religion, des religieux chinois, dont le plus célèbre est Hiouen Tsang, entreprirent la longue route qui devait les conduire aux sanctuaires sacrés de l'Inde, particulièrement dans les pays de Gandhara et d'Udyäna. En dehors de la religion, on sait quelle vive lumière ont projetée ces voyages sur la géographie du nord de l'Inde, de l’Asie centrale et des Iles de la Sonde. Abel Rémusat est le véritable initiateur de ces études par la publication posthume, en 1836, de sa traduction du Fo Kouo Ki, relation du voyage exécuté à la fin du IV° siècle par Fa Hian; il fut suivi par Stanislas Julien avec sa traduction de Hiouen Tsang. Chavannes, suivant les traces de ses devanciers, donna, dès 18949), la traduction de l'ouvrage de Yi Tsing, qui lui valut la même année le prix Stanislas Julien, qu'il partagea avec De Groot pour son Code du Mähäyana.

Quatre ans après le retour (645) de Hiouen Tsang, un jeune religieux de quinze ans, enthousiasmé par les résultats du voyage du célèbre pélerin, se promit d'imiter son exemple: il se nommait Tchang Wen-ming, en religion Yi Tsing, né en 634, à Fan Yang, dans le Tche Li. Il était entré au couvent à sept ans; grâce à un fonctionnaire éclairé de Yang Tcheou, Foung Hiao-ts’iouen, dont il fit la connaissance en 671, Yi Tsing trouva les ressources nécessaires à l'accomplissement du voyage qu'il projetait depuis 649. Il s’embarqua avec un seul compagnon sur un bateau persan à Canton, et vingt jours plus tard, il abordait à Cri Bhoja, le Zabedj des Arabes que Chavannes place au Sud de Sumatra; 11 y séjourna six mois et se rendit en bateau au pays de Mouo louo yu, Palembang, où il resta deux mois; passa à Kie Tcha (Atjeh), aux Nicobar (672), et l'année suivante débarqua à Tanralipti, à l'embouchure de l'Hoogly, où il résida et fit la connaissance d'un religieux chinois, Ta-tch’eng teng, qui avait longtemps habité Ceylan, d'où il s'était rendu aux Indes il y avait une douzaine d'années; ils formèrent le projet de joindre une caravane pour visiter l'Inde centrale et en particulier le Bihar, dont la partie au sud du Gange formait l'ancien royaume de Magadha, célèbre dans l’histoire du Buddha comme le pays où il commença sa prédication. A dix jours de marche du temple de Mahäbodhi (Boddh Gaya), Yi Tsing tomba malade, resta en arrière, fut complètement dé-

pouillé par des brigands, réussit néanmoins à leur échapper et à rejoindre ses amis. Il visita divers lieux de pélerinage, en particulier Kapilavastu; il séjourna dix ans au célèbre temple de Nalanda. En 685, il prit la résolution de rentrer en Chine et, par la même route, revint à Canton, chercher de l’aide pour ses travaux; après quatre mois de séjour, il repartit avec ses aides pour Çri Bhoja, où il rédigea ses notes. Il rentra définitivement en Chine en 695 et arriva l'été à Lo Yang: l’impératrice Wou, ancienne concubine de T'ai Tsoung et femme de Kao Tsoung, gouvernait alors. Yi Tsing continua ses nombreux travaux et mourut en 713 à 79 ans. Après Yi Tsing, Chavannes étudie successivement Wou K’oung 1), Soung Yun !!), Ki Ye !?), Gunavarman #3), et Jinagupta 14).

Wou K’oung est loin d’avoir la valeur de la plupart de ses coreligionnaires ; né en 730, à Yun Yang, dans le Chen Si, il fit partie d’une mission d'inspection envoyée par l’empereur Hiouen Tsoung en 751, sur la demande du roi de Kipin; le Kipin et le Cachemire (Kia che mi lo) étaient à l'origine identiques, mais sous les T’ang, ils semblent avoir été séparés; en effet, Wou K’oung, après avoir passé par Ngan Si, Kachgar (Sou Lei), traversé les montagnes et divers royaumes, arriva en 753 au royaume de K'’ien-tolo, prononciation correcte du sanscrit Gandhara. «C’est là qu'est la capitale orientale du Kipin». Wou K’oung distingue bien le Cachemire du Kipin (Gandhara et région environnante); notre çramana rentra en Chine par Kachgar, Khotan, Kou Tcha, Ngan Si, après une absence de quarante années et était de retour à Tch’ang Ngan en 790.

Ce fut l’impératrice Hou qui, dans son zèle religieux, envoya en mission dans les régions de l'Ouest (Si Yu), en 518, pour y recueillir des livres et étudier la discipline, le çramana Houei Cheng, accompagné de Soung Yun, originaire de Touen Houang, et d'autres bonzes qui rentrèrent à Lo Yang, dans l'hiver de 522, rapportant 170 volumes de sutras et de çastras traitant tous de l’enseignement du Grand Véhicule (Mähäyana).

Ki Ye faisait partie d’un groupe de trois cents çramanas envoyés en 964 ou 966 aux Indes; il partit de Kiai (Kan Sou) sur la rive gauche du He Chouei, se rendit à Ling Wou, près de Ning Hia, d’où il se mit en route pour sa destination par Leang Tcheou, Kan Tcheou, Sou Tcheou, Cha Tcheou, Hami, Tourfan, Karachahr, Agsou, Kachgar, Khotan, arrivant au royaume de Poulou (Gilghit), Cachemire, Gandhara, Magadha. Il rentra en Chine par le Nepal. Ayant présenté les livres et les reliques qu’il avait recueillis à l'Empereur T'ai Tsoung (976), il se fixa au temple de Nieou Sin (Cœur de Bœuf) au nord du mont Omei, au Se Tch'ouan, consacré au culte de Samantabhadra; il s’y construisit une hutte dans laquelle il mourut à l'âge de 84 ans. Il avait pris des notes de voyages à la fin de chacun des 42 livres d'un exemplaire du Nirvana Sutra qui furent recueillies au XII° siècle par Fan Tch'eng-ta et insérées dans son ouvrage Wou (ch'ouan lou. La relation de Ki Ye a été traduite par CG. Schlegel puis par Ed. Huber.

Gunavarman (367—431 ap. J.-C.), de la caste des Ksatriyas, descendait des

rois héréditaires de Ki Pin (Cachemire); il dédaigna ce haut titre qui lui avait été offert, quitta le monde et se mit en route; il se rendit à Ceylan, puis à Che P'o (Java?) dont le roi se convertit et fit construire un monastère pour Gunavarman dont la réputation se répandit au loin: les çramanas Houei Kouan et Houei Ts’oung vantèrent les vertus du pélerin auprès de Pempereur Wen, des Soung (424—454) et lui demandèrent de le faire venir à la capitale Kien Ye (Nan King). L'empereur accéda à leur désir et ordonna au préfet de Kiao Tcheou (Hanoï) de conduire les çramanas à Che Po: mais Gunavarman avait déjà quitté ce pays pour Canton, d'où il se rendit à Chao Tcheou, puis à Nan King où il fixa sa résidence, terminant sa vie dans la prédication et la traduction des livres saints; il] mourut âgé de 65 ans.

Jinagupta qui a vécu quatre-vingts ans (525—605 ap. J.-C.) était originaire du royaume de Gandhara et demeurait à Peshawar; il se rendit de Kapiça à Teh’ang Ngan où il arriva en 559 ou 560, allant du Lob Nor au Kou kou Nor (Si Ning) sans passer par Touen Houang; il est connu comme l’un des religieux hindous qui ont le plus travaillé à faire connaître le bouddhisme à l’étranger par ses traductions en chinois d'ouvrages bouddhistes, en particulier de la vie du Bouddha intitulé Buddhaëaritra. Des pélerins bouddhistes, Chavannes passe à d'autres voyageurs chinois.

I nous révèle les noms de voyageurs chinois qui, du X° au XII° siècle de notre ère, se rendirent, les uns à la cour des souverains Khitan de la dynastie Leao (937—14119 ap. J.-C.), les autres à la résidence des empereurs Jou tchen de la dynastie Kin (1115-1234 ap. J.-C.); nous avons ainsi la relation de Iliu K'ang-tsoung, originaire de Lo P'ing dans le Kiang Si, qui, chargé de féliciter le second empereur de la dynastie Kin de son accession au trône, partit le 2 mars 1125 et revint le # septembre 1195 15). Dans les Guides Madrolle ) il parlera de divers voyageurs chinois à l'étranger et il nous fera le récit d’un voyage fait dans le nord sous les Soung par Tcheou Chan "). M. Sylvain Lévi. a raconté les Missions dans l’Inde de Wang Hiuen-ts'e 18), «ce personnage, nous ditil, contemporain de Hiouen Tsang, qui partit en simple porteur de présents officiels avec une escorte de trente cavaliers, vint se heurter à une armée entière, s'improvisa diplomate et général, coalisa le Tibet et le Népal contre l'Hindoustan, et ramena prisonnier à son empereur un roi du Magadha ». Chavannes a ajouté au récit une traduction des deux inscriptions élevées, l’une le 28 février 645 sur le Grdhraküta, l’autre au pied du Bodhidruma le 14 mars 645 par Li I-piao. et Wang Hiuen-ts'e 19),

Le 9 novembre 4888, Chavannes entrait à la Société asiatique sous le patronage . de MM, Cordier et Barbier de Meynard et dès le 41 janvier 1895 il devenait secrétaire à la place de James Darmesteter. Se conformant à la coutume établie par ses devanciers, Chavannes lisait un rapport annuel à la séance du 20 juin 1895 *’), plein de faits, rempli d'aperçus nouveaux; ce fut le dernier des rapports annuels lu à la Société; l'étendue toujours grandissante du champ des recherches, la

difficulté de se procurer des renseignements à l'étranger, la multiplicité des rapports spéciaux à chaque branche de l’orientalisme, semblaient rendre inutile la continuation d’une tradition établie par Jules Mohl et Ernest Renan. Outre un grand nombre d'articles que je cite à leur place et de comptes-rendus d’ouvrages 21), Chavannes a donné au Journal de la Société une Notice sur Gabriel Devéria 2), Le 8 janvier 1904, il était nommé membre de la Commission du Journal; il représenta la Société au XIV° Congrès des Orientalistes tenu à Alger et au 350° anniversaire de la fondation de l'Université de Genève (1909). Enfin le 44 novembre 4910, il était élu Vice-Président à la place du regretté Rubens Duval. En 1916 il fut élu membre d'honneur de la Royal Asiatic Society ; il était déjà membre d'honneur de la Société finno-ougrienne d'Llelsingfors (1908), de la Société asiatique de Chang Haï (1906) et membre correspondant de l’'Académie des Sciences de Pétrograd (1913).

M. A. Foucher, chargé d'une mission scientifique en Inde, envoya à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres les estampages et les photographies de cinq inscriptions chinoises découvertes à Bodh Gaya sur l'emplacement du célèbre temple Mahäbodhi dont quatre sont conservées dans l’Indian Museum à Calcutta; la cinquième était restée à Bodh Gaya dans la résidence du Mahant ou supérieur des prêtres civaïtes. Elles représentent à quelques fragments près, la totalité des textes lapidaires chinois trouvés en Inde; elles furent érigées, l’une par des religieux de la petite dynastie Han qui ne purent guère revenir en Chine qu’au commencement des Soung, et les quatre autres par des religieux qui vivaient sous les règnes du troisième et du quatrième Soung. Les estampages ayant été confiés à Chavannes, il publia le premier une traduction des cinq inscriptions, devançant ainsi Schlegel qui publia la sienne dans le T’oung Pao et suscita une polémique dans laquelle le savant de Leyde apporta son âpreté coutumière ?3). Elle causa de grands ennuis à Chavannes souffrant déjà du mal qui devait le tenir absent de Paris pendant deux ans.

En 1894, Chavannes présentait au Congrès des Orientalistes de Genève de estampages de la célèbre inscription hexaglotte (sanscrit, tibétain, mongol en caractères Phags pa, Ouighour, Chinois et Si Hia) de l’année 1345 qui orne les deux parois de la porte voñtée sous laquelle passe la route de Pe King à Kalgan au village de Kiu Young Kouan, dépendant de la préfecture secondaire de Tch'ang p'ing, province de Tche Li #4); grâce à la munificence du Prince Roland Bonaparte, ces inscriptions ainsi que les divers documents de l’époque mongole sont rendus accessibles aux investigations des savants de tous les pays #). Chavannes a traduit les inscriptions chinoises et mongoles, M. Sylvain Lévi, les inscriptions tibétaines, M. W. Radloff, les inscriptions ouighoures, le docteur G. Huth, les inscriptions mongoles et M. Drouin a étudié les monnaies mongoles du Recueil. L'épigraphie fut l'objet constant des études de Chavannes.

Il étudia dix inscriptions chinoises de l'Asie centrale d’après les estampages

recueillis par M. Ch. E. Bonin au cours de la mission scientifique don& il avait

été chargé de 1898 à 1900 #); elles représentent la presque totalité des inscriptions anciennes de l'Asie centrale connues des érudits chinois et en ajoutent d’autres qui étaient jusqu'ici complètement inédites; c'était tout un chapitre de l’épigraphie chinoise qu’elles permettaient de reconstituer. Ces monuments peuvent être répartis en trois groupes: [. Le lac Barkoul et Koutcha; II. Le temple du Grand Nuage à Leang Tcheou; III. Les grottes de Mille Buddhas, près de Cha Tcheou. Nous le verrons étudier successivement les inscriptions des Ts’in *), une inscription du royaume de Nan Tchao #), trois inscriptions relevées par M. Sylvain Charria *), l'inscription joutchen de K’ien Tcheou #), quatre inscriptions du Yun Nan rapportées par le Commandant d'Ollone 31); nous avons vu qu'il avait traduit celles qui se rapportaient à Wang Hiuen-ts’e.

Son activité inlassable lui permettait de collaborer à la Revue de Paris #), à la evue critique #), à la Revue de Synthèse historique #), à la Revue de l'Histoire des Religions), à la Grande Encyclopédie #), aux Annales de Géograph ie 36 bis),

Un nouveau champ d’études s’ouvrait aux Orientalistes. En 1890, Nicolas Yadrintsev découvrait dans le voisinage de l'Orkhon, affluent de la Selenga, qui se jette dans le lac Baïkal, des inscriptions qui furent l’objet de missions considérables, finlandaises et russes, dans les régions de l’'Iénissei et de l'Orkhon, dont les principaux résultats furent le déchiffrement des inscriptions Kük-turques de cette région par l'illustre philologue de Copenhague, Vilh. Thomsen, et l'établissement de l'emplacement exact de Kara Koroum. D'autre part l’exploration des oasis de l'immense désert de sable mouvant (Liou Cha) à l'ouest de la Grande Muraille dans le Kan Sou allait nous révéler les documents qui permettraient de dévoiler le secret du passé historique de la vaste région occidentale que les Chinois appelaient le Si Yu. Parmi les voyageurs qui ont exploré ces contrées difficiles se place au premier rang Sir Aurel Stein dont nous avons retracé les travaux dans deux articles du Journal des Savants. Il devait trouver en Chavannes le plus zélé des collaborateurs. Jadis Stanislas Julien avait recueilli un certain nombre de renseignements sur les peuples du Si Yu et en particulier sur les Tou Kioue (Turcs) *). Chavannes reprit la question en entier et dans un remarquable travail édité par l’Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg, il nous fit connaître tout ce que, d’après les sources chinoises, on savait de ces Tou Kioue occidentaux qui après avoir été la grande puissance de l'Asie centrale de la première moitié du VI° siècle au milieu du VH® siècle furent subjugués par les Chinois en 659 31).

Le docteur (depuis Sir) Aurel Stein à la suite de son voyage en Asie centrale au cours des années 1900—1901 avait confié à Chavannes le déchiffrement des nombreux documents chinois qu'il avait rapportés de son exploration; ceux qui furent trouvés à Dandän-Uiliq, dont les dates s'échelonnent de 768 à 790,

* Journal asiatique, 1864.

se rapportent à la période où l'influence chinoise subsistait encore dans tout le Turkestan oriental, bien qu’il n’eût déjà presque plus de communications avec le Gouvernement central; un certain nombre de documents chinois écrits sur des fiches minces et étroites de bois trouvées à Niya, se rattachent au début de la dynastie Tsin, qui commença de régner en 265 ap. J.-C.; enfin quelques sgraffitti et documents chinois de bien moindre importance furent trouvés au Fort d'Endere. Les traductions et les notes de Chavannes ont été insérées dans le grand ouvrage publié par Stein sous le titre de: Ancient Khotan %#). L'étude de ces fiches lui suggéra sans doute le sujet de son curieux mémoire sur Les Livres chinois avant l'invention du papier *®).

A la suite de ses explorations en 1906—1908, Stein confia naturellement à Chavannes l’examen des documents chinois trouvés dans cette nouvelle campagne et le résultat en a été publié en 1913 à Oxford #) en un gros volume. C'était sans doute un grand honneur pour notre compatriote, mais il était redoutable: «Je n'ai pas tardé à m'en apercevoir, écrit Chavannes dans son avant-propos, lorsque je me suis trouvé en présence de 2,000 pièces environ qu’il a fallu d’abord examiner à la loupe une à une pour faire le départ entre celles qui étaient inutilisables et celles qui étaient susceptibles d’être déchiffrées. Une moitié des fiches qui constituent la grosse masse de ces textes ayant été ainsi éliminées, j'ai dû lire celles qui restaient, les classer et les traduire ».

Les documents qui vont de 98 av. J.-C. à 137 ap. J.-C. sont les plus anciens manuscrits chinois qu’on connaisse jusqu'à ce jour; les fiches en bambou du Tchou chou ki nien qui devaient remonter à l’an 300 av. J.-C. et furent exhumées en 281 ap. J.-C. ont maintenant complètement disparu; l'importance paléographique de ces fiches est donc considérable; elles donnent des renseignements sur l’origine des Chinois de garnison, moitié du Chan Si et du Ho Nan, moitié recrutés sur les lieux, qui gardaient la barrière; sur les signaux de feu; les soldats de garnison entretenaient les feux, assuraient le ravitaillement des ambassades chinoises se rendant vers l'Ouest et faisaient par conséquent des approvisionnements; des colonies militaires mentionnées pour la première fois en 1404 av. J.-C. avaient été établies dans l'Ouest: les soldats qui les composaient devaient fabriquer des briques non cuites, pour construire ou réparer les bâtiments; ils étaient armés d’épées et d’arbalètes. l'eux fiches sont consacrées à des traités de divination; sur d’autres sont écrites des recettes médicales: des débris renferment des fragments du Ai tsieou chang, petit vocabulaire où les mots sont rangés par catégories, sans d’ailleurs qu'aucune explication de leur sens soit donnée. On trouve également des fragments de calendriers qui permettent d'établir avec une certitude absolue le calendrier des années 63, 59, 57, 39 av. J.-C.; 94 et 153 ap. J.-C. On voit donc la richesse d’information que nous apportent ces documents dont l'examen fatigua grandement la vue de Chavannes.

D'autre part, les documents trouvés dans l'Asie centrale ouvraient égale-

ment à Chavannes un nouveau champ de recherches. En effet un mémoire de Chavannes inséré au Journal asiatique de 1897 sur le Nestorianisme et l’inscription de Kara Balgasoun #1) est l’origine des recherches de Devéria sur les Mo ni) dont il fit très ingénieusement des Manichéens et non des Musulmans. Chavannes devait reprendre avec M. Pelliot cette question du manichéisme en traduisant un fragment d'un ouvrage manichéen chinois recueilli en 1908 dans les grottes de Touen Houang par le second et publié à Pe King en 1909 dans le Touen Houang che che yi chou; les deux savants ont joint à leur travail un commentaire qui jette un nouveau jour sur cette religion à laquelle Saint- Augustin n'a pas peu contribué à donner de l'intérêt #3).

Moni est la transcription de Mani, appelé aussi Manès, le fondateur chaldéen de la religion qui porte son nom empruntée à celle des Chaldéens et des Perses, ou tout simplement au mazdéisme avec un bien faible apport, et encore est-il douteux, de christianisme. Mani fut mis à mort vers 274, mais sa doctrine se répandit rapidement non seulement en Perse mais aussi en Asie centrale. La découverte de documents à Idiqut Chahri par von Lecoq et à Touen Houang par Pelliot a jeté un jour nouveau sur l'expansion du manichéisme de l'Asie orientale et a permis de juger de la beauté d’un art qu’on croyait perdu. Le savant chinois Tsiang Fou pense que le Manichéisme a commencé de pénétrer en Chine sous les Tcheou du Nord (558—581) et sous les Souei, pendant la période K’ai houang (581—609), mais il semble que cette doctrine n’est mentionnée pour la première fois qu'au VIF siècle par le célèbre pélerin Hiouen Tsang. En 631, un mage nommé Ho lou ou Ha lou arriva en Chine, et il est alors question des Moni, mais il paraîtrait que les allusions faites alors à une religion étrangère s'appliquent plutôt au mazdéisme, qui florissait au Chen Si dès le premier siècle de notre ère, qu'au manichéisme. En tous cas la première mention certaine du manichéisme se rapporte à l'arrivée d’un fou-1o-lan persan qui, en 694%, fait connaître à la capitale le Æul Tsoung King ou Livre des Deux Principes. Nous notons l'arrivée d’un astronome manichéen en Chine en 719 et sa science eut certainement une grande influence sur le développement de sa religion qui ne paraît pas avoir souflert d’un édit de Iliouen Tsoung en 732 qui déclarait perverse la doctrine de Moni se dissimulant sous le nom de bouddhisme, Les Ouighours connurent le manichéisme lors de leur occupation de Lo Yang en 762— 763,

Obligé de renoncer à la publication de la Revue de l'Extrêéme-Orient,… faute de caractères chinois, dès que je me fus assuré le concours de l'imprimerie orientale de E.-J. Brill de Leyde, je créai un nouveau périodique consacré à l'Extréme-Orient et je m'associai, comme co-directeur, le docteur Gustave Schlegel, professeur de chinois à l’Université de cette ville: ce fut le T’oung Pao, dont le premier numéro parut le 1° avril 1890. Schlegel mourut le 15 octobre 1903 et je restai seul à la tête du T’oung Pao. Spontanément, Chavannes, oubliant la controverse qu'il avait soutenue contre Schlegel me proposa sa collaboration

OO

comme co-directeur que j'acceptai avec empressement: Je ne doute pas, m'écrivait-il, le 22 février 4904, que nous ne puissions faire, en réunissant nos efforts, une œuvre fort utile, et je crois qu'avec le Bulletin de l'École d’une part et le T’oung Pao de l'autre, la sinologie française tiendra une place honorable dans le monde scientifique. Je ferai tout ce qui dépendra de moi pour que vous n'ayez jamais à regretter de m'avoir associé à l'œuvre dont vous êtes le fondateur ». Depuis le 1° janvier 1904, Chavannes a donc travaillé avec moi à la rédaction d’une revue dont la guerre même n’a pas interrompu la publication; pendant près de quinze ans nous avons collaboré à l'œuvre commune sans que jamais la moindre divergence d'opinion causât le moindre arrèt dans l'unité de nos efforts. Les débuts furent durs, car le caractère agressif, personnel, autoritaire de Schlegel avait éloigné du T'oung Pao tous ses collaborateurs; pendant quelques mois le labeur fut incessant, mais, à force de travail et de persévérance, nous avons surmonté les difficultés de la première heure. Ce que fut la collaboration de Chavannes, on en jugera par Îles nombreux et importants articles que j'ai cités au cours de cette notice ##); ses nécrologies #5), ses 1470 comptes rendus de livres #6).

Tant de travaux méritaient une récompense; d’ailleurs, depuis la mort de Devéria, aucun sinologue n’appartenait à l’Académie des Inscriptions et Belles- Lettres, qui, le 20 février 1903, élut Chavannes membre ordinaire à la place d'Alexandre Bertrand. Le 29 avril 1904 il lisait une notice sur la vie et Îles travaux de son prédécesseur #), et la même année, le 18 novembre, il obtenait à la séance publique annuelle de l’Académie un véritable succès avec un intéressant travail sur les Prix de Vertu en Chine #). Lorsqu'il devint, en 1915, Président de l'Académie, il sut parler le langage patriotique qui convenait aux circonstances giaves que traversait la France et ses confrères garderont toujours le souvenir des paroles vibrantes qu'il prononça à diverses reprises 4). Comme membre de la Commission du Prix Stanislas Julien et de l'Ecole d'Extrème-Orient et du Comité du Journal des Savants, il apporta à l'Académie une précieuse collaboration; il portait à l’Ecole fondée à Hanoï par M. Paul Doumer le plus vif intérêt qu'il lui témoigna en collaborant à son excellent Bulletin.

Outre l'itinéraire de Soung Yun et ses notes sur Ki Ye, Chavannes a donné au Bulletin de l'Ecole française d'Extréme-Orient deux curieux mémoires sur des estampages de monuments conservés à Si-Ngan Fou, dans le musée épigraphique connu sous le nom de «la Forêt des Stèles», Pei Lin. Le premier est

consacré à deux cartes géographiques dont les originaux sont gravés sur pierre

et remonteraient à l’année 1137, ils seraient les deux plus anciens spécimens de la cartographie chinoise #); l’autre sont les Instructions de l'Empereur Houng Wou (1368—1398) publiées en 1537 et illustrées par Tchoung Houa-min, contrôleur du thé et des chevaux dans le Chan Si et autres lieux, renfermant six maximes du premier empereur Ming, prototype des seize maximes du Saint Edit publié en 1671 par l’empereur K’ang Hi et paraphrasé en 1724 par son fils

l'empereur Young Tcheng 5!). Au même recueil il a donné, d’après une stèle de 1488, un troisième article sur les neuf neuvaines de la diminution du froid 5?).

Le 15 janvier 1903, paraissait sous les auspices de l’Institut le premier numéro d’une nouvelle série du Journal des Savants auquel l'Etat cessait de s'intéresser. Chavannes y débutait cette même année par un compte rendu de la Geschichte der Chinesischen Lilteratur de Wilh. GRUBE et une note bibliographique sur le Compte rendu analytique des séances du Premier Congrès international des Etudes d'Extrème-Orient tenu à Hanoï en 1902. A partir de janvier 1909, le Journal des Savants passant sous la direction exclusive de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Chavannes fut un des six puis des cinq membres du Comité qui, avec le Bureau assurèrent sa publication. Toutefois, ses multiples travaux ne lui permirent pas d'apporter une active collaboration au Journal dans lequel je ne relève de lui que deux notes bibliographiques en 1909 et 1913 53),

Ce fut grâce à l'initiative de Chavannes que l’Académie entreprit, en 1913, cette belle série de Mémoires concernant l'Asie Orientale 5) dont le troisième volume est sous presse avec un article de lui heureusement terminé; le quatrième volume devait contenir un mémoire de Petrucci revisé par Chavannes sur les grandes peintures de la Collection Aurel Stein; espèrons que cette publication arrêtée deux fois par la mort, sera reprise.

Son désir de reprendre et de compléter les recherches qu'il avait jadis commencées en Chine le détermina à entreprendre un grand voyage archéologique dans le nord de la Chine. Ce ne fut pas sans une grande appréhension que je le vis partir; un plein succès a couronné ce que je considérais comme un acte de témérité.

Chavannes quitta Paris le mercredi 27 mars 1907 à 10 heures du soir, et par le chemin de fer sibérien il arriva à Moukden le 14 avril; il resta dans cette ville jusqu'au 22; il y visita le palais impérial et y prit les moulages de plus de soixante miroirs métalliques qui y sont conservés; ces moulages sont aujourd'hui au Musée Guimet; il se rendit à la tombe impériale du Nord (pe ling) et en allant à la frontière à coréenne à la sépulture impériale de l'Est (toung ling)%), il profita en eflet de son séjour dans cette région pour étudier à T'oung Keou sur le Yalou une stèle du V° siècle‘) dont l'inscription a été publiée par M. Courant (J. As., 1898, I, p. 210—938) sur l'emplacement de la capitale de l'ancien royaume de Kao-Keou-li, un groupe important de tombes et le vieux rempart nommé Chang tch'eng seu, «le rempart dans la montagne»: De Mandchourie il se rendit à Pe King qu'il quitta le 29 mai avec un jeune privat-docent de l'Université de Saint-Pétersbourg, M. Alexeieff #1), dont il avait fait la connaissance à Paris. Ils visitèrent ensemble le Chan Toung, puis se rendirent au Ho Nan. A Koung Hien ils visitèrent les sépultures des empereurs de la dynastie Soung, Jen Tsoung et Houei Tsoung; de Ho Nan fou ils allèrent à Loung men où ils restèrent douze jours, du 24 juillet au # août, mais où

be

Chavannes, en nettoyant les grottes, eut un panaris malencontreux à l'index de la main droite; le 30 août il était, à Si Ngan fou, qu'il quitta le 6 septembre pour visiter à K’ien Tchéou, la sépulture de l’empereur T’ang Kao Tsouug ; à Li Ts’iuan, celle de T'ang Taï Tsoung, où il photographia les six chevaux en bas-relief qui sont un des monuments les plus importants de l’art des T’ang, et à Pou Tcheng les tombes de Jouei Tsoung et de Hien Tsoung des Tang. Il se rendit ensuite à Ilan Tch'eng hien, au lieu de naissance de Se-ma Ts’ien, puis, ayant traversé le [ouang Ho arriva à T'ai Youen fou; il visita le massif du Wou T'’ai Chan, où sont les temples consacrés au culte de Manjucri; il revenait par Siouen houa fou à Pe King où il était de retour le 4 novembre. Au cours de son voyage, Chavannes avait visité le T’ai chan %), la montagne sacrée du Chan Toung, dont il devait étudier le culte dans une savante monographie; le temple funéraire de Confucius et celui de Mencius; la forèt des stèles à Si Ngan fou, etc. Les deux points extrèmes du voyage que Chavannes a accompli du 29 mai au 4 novembre 1907 ont été T’oung Keou, sur le haut Yalou, le fleuve qui sépare la Corée de la Mandchourie, à l’est, et K’ien Tcheou à l’ouest, à trois jours de marche au delà de Si Ngan, capitale de la province du Chen Si; il a donc parcouru la province mandchourienne de Cheng King et les provinces chinoises de Chan Toung, de Ho Nan, de Chen Si et de Chan Si. Il était de retour à Paris le 5 février 1908 %). Un volume en deux parties et deux cartables renfermant 488 planches nous donnent les premiers résultats de cette mission fructueuse dont les résultats ont été chaudement accueillis dans le monde savant ®): je reviendrai sur ce volume, consacré à la sculpture. Que de regrets ne devons-nous pas exprimer de ce que le commentaire entier de ce grand voyage archéologique n’ait pu paraître.

Chavannes avait débuté en 1893 par un ouvrage sur la sculpture sur pierre en Chine dans lequel] il avait étudié les monuments du Chan Toung qu'il visita le 27 janvier 1891. Ce fut toujours pour lui un sujet de prédilection. Il retourna dans cette province en 1907 et put ainsi compléter ses premières recherches. L'ensemble des monuments formant le groupe de Wou Leang ts’ou est le plus considérable des sculptures de l’époque des empereurs Han; ils sont situés dans l’ouest de la province de Chan Toung, au pied d'une colline, au sud de Kia siang hien. Le temps et les hommes, les hommes surtout, ont détruit les chambrettes funéraires dont l’emplacement est signalé par des piliers existant encore aujourd’hui, érigés en 147 de notre ère par quatre frères Wou en l'honneur de leur père et de Wou Pan, mort prématurément, fils de Wou K’ai-ming, le dernier d’entre eux. Cinq inscriptions appartiennent à ces tombes et sont datées 11 et 21 avril 147, 14 décembre 148, 4 juillet 151, et 167. Chavannes allait pouvoir étudier cette sculpture dans une autre partie de la Chine, où l’on retrouva le chaînon qui reliait l’art du Gandhara, l'Inde, à VExtrème-Orient: les sculptures bouddhiques qui ornent les grottes de Yun Kang à une quinzaine de kilomètres de la ville de Ta T’oung, dans la partie septen-

trionale de la province du Chan Si. D’un texte historique, signalé par Chavannes dès 1902, il appert que ces monuments ont été exécutés au V° siècle de notre ère, sous la dynastie des Wei du Nord, de race toba, c’est-à-dire non chinoise, qui emprunta très probablement ses modèles à Tourfan. En 494, l’empereur Wei, Kao Tsou, transféra sa capitale plus au sud, à Lo Yang, dans la province de Ho Nan. Avec ce déplacement de capitale, il y eut un déplacement de l’art, et le défilé de Loung Men (Porte du Dragon) remplaça les grottes de Yun Kang, comme dépositaire de l’art des Wei qui avait atteint son apogée et devait désormais décliner. Le défilé de Loung Men ou I-K’iue « Piliers du I» est formé par deux montagnes entre lesquelles coule la petite rivière I, affluent de la rivière Lo, qui elle-même se jette dans le Houang Ho; cette localité se trouve à une trentaine de li au sud de Ho Nan fou: en 1899, l'ingénieur des mines Leprince-Ringuet prit des photographies des excavations creusées dans les parois rocheuses du défilé et Chavannes étudia l’âge des excavations et des hauts reliefs 51). Depuis il a visité Loung Men et nous en a rapporté la description détaillée; on y comptait, à l’époque des Wei, huit temples dont les deux premiers furent construits en 500 par l’empereur Che Tsoung en l’honneur de son père Kao Tsou et de sa mère. Peut-être pensera-t-on toutefois que les plus beaux spécimens de l’art sculptural chinois sont les grandes dalles sur lesquelles sont sculptés en relief de dix centimètres d'épaisseur, à plus de demi-grandeur naturelle, les six coursiers favoris de T’ai Tsoung, le célèbre empereur des Tang (627—649), dont ils ornent la tombe à Li ts’iuan hien, province de Chen Si; Chavannes nous en a rapporté de fidèles reproductions photographiques d'autant plus précieuses que ce monument paraît avoir été endommagé depuis.

Le plus ancien monument de la sculpture chinoise date de 117 av. J.-C.; c'est l'un des chevaux de pierre qui ornaient la tombe d’un général chinois. En dehors de sa valeur comme document d'histoire, il faut avouer que la sculpture sur pierre en Chine, sauf quelques exemples, n'offre vraiment qu’un intérêt de curiosité, et fort peu de satisfaction artistique. Certes la peinture de la Chine et de l'Asie centrale a infiniment plus de valeur au point de vue de l’art. Chavannes n'eut garde de négliger cette branche de l'art chinois qu'il a étudiée depuis Kou K’ai-tche, le célèbre peintre de la seconde moitié du IV° siècle de notre ère dont on conserve une œuvre au British Museum, jusqu’à l'époque éclectique et décadente, de la période K’ien Loung 62).

Nous avons dit quel intérêt Chavannes prenait à l'étude du bouddhisme lorsqu'il racontait les pérégrinations des pèlerins en quête des livres sacrés, Du Tripitaka chinois, dès 1905, il tirait quelques fables et contes dont il donnait communication au Congrès des Orientalistes de Genève #3); quatre ans plus tard, il donnait une notice sur le Sogdien Seng houei ft) qui avait traduit en chinois vers le milieu du II siècle de notre ère deux recueils de contes bouddhiques

et était un de ceux qui, les premiers, ont répandu en Extrème-Orient le folk-

lore de ‘Inde. En 1910—1911, parut, puisé à la méme source, son grand recueil de cinq cents contes formant trois volumes) dont le quatrième comprenant les notes et les tables terminé en manuscrit sera imprimé par les soins de ses amis dévoués MM. Sylvain Lévi et A. Foucher; le 13 novembre 1908, la Société asiatique avait accordé une subvention pour l'impression de ce grand ouvrage; enfin il donnait la version chinoise du conte bouddhique de Kalyänamkara et Pâpamkara %). Il avait été précédé dans ce champ d’études par Stanislas Julien qui, en 1859, sous le titre de Les Avadänas, avait donné en trois petits volumes une collection de contes et apologues indiens. Jusqu'au dernier moment peut-on dire, Chavannes s’occupa du bouddhisme®?), et il laisse à son ami M. Sylvain Lévi le soin de terminer deux mémoires qu’ils avaient commencés ensemble.

Un heureux hasard — la découverte en 1899, dans le Ho Nan, dans le lüss, de milliers de fragments d’écailles de tortue et d’os d'animaux couverts de caractères — a jeté une petite lueur sur l’histoire ancienne de la Chine. Ce qui fait le grand intérêt de cette découverte, c'est que, au dire de Chavannes, on retrouve sur certaines de ces écailles des noms tels que Ta Kia, Tsou Sin, Tsou Ting, Pan Keng, Tsou Keng, etc, qui sont ceux d’empereurs de la dynastie des Yin. « Ces documents, écrit Chavannes, malgré leur aspect fragmentaire, présentent un grand intérêt. Tout d’abord, ils paraissent bien être les plus anciens monuments écrits de la Chine et ils permettent de remcnter à une étude de l'écriture que nous ne pouvions atteindre jusqu'ici; pour suivre les évolutions des formes graphiques des caractères, ils apportent des indications toutes nouvelles » 68),

Nous donnons les titres ©) de quelques mémoires qui n’ont pas été signalés dans ces pages en attirant particulièrement l'attention sur l'important travail sur la Chancellerie chinoise à l’époque des empereurs mongols de la dynastie des Youen, travail capital pour l’histoire du XIII° et la première moitié du XIV° siècles 1),

S’intéressant également aux recherches des savants et des voyageurs, l’exploration de M. Jacques Bacot chez les populations Mo-sos du Yun Nan lui donne l'occasion de reconstituer l’histoire de Li Kiang, leur ancienne capitale ‘1), tandis qu’une mission archéologique au Tche Kiang de M. Henri Maspero lui fait écrire la chronique du royaume de Wou et de Yue fondé près de Hang Teheou par un certain Tsien Lieou, né en 852 ©). Il ne négligeait pas non plus les questions d'actualité et nous le verrons consacrer des articles à l'empereur Kouang Siu #3), lors des graves événements de 1900, ainsi qu'aux Boxeurs FA), et plus tard aux chemins de fer en Chine ).

Au sujet des Boxeurs ou plutôt de la Société 1 ho k’iuen & fn 78 «le poing de la concorde publique», Chavannes publia deux documents officiels insérés dans le journal chinois Houei Pao DEA #h imprimé par les PP. Jésuites de Zi-Ka-wei (n* 185—188, des 11, 14, 18 et 21 juin 1900) qui prouvent que cette association existait dès le commencement du XIX* siècle. — Dans un autre

mémoire, Chavannes nous montre par des exemples que «le décor dans l’art

populaire chinois est presque toujours symbolique; il exprime des vœux». Il a consacré un travail à l’histoire du royaume Chan, appelé par les Chinois Nan Tchao F4 él qui à existé au Yun Nan depuis 738 et qui a été détruit en 1252 par les Mongols.

Chavannes avait accompli en vingt-cinq ans une tâche qui aurait demandé une longue vie d'homme ordinaire. Il était surmené. Lorsque la guerre éclata, à sa lassitude s’ajoutèrent ses angoisses patriotiques. Il avait au plus haut degré le sentiment du devoir, craignant toujours de ne l'avoir pas accompli entièrement, Il se privait du lait nécessaire à sa santé sous prétexte qu’il devait être -exclusivement réservé aux vieillards, aux enfants et aux malades, comme si lui-même n’était pas un malade. Trois fois par semaine il venait à Paris pour s’entretenir en chinois avec de jeunes indigènes, cherchant ainsi à se rendre utile à son pays d’une autre manière. Dès la première heure de la guerre, avec le concours dévoué de Mme Chavannes, il s'occupa à Fontenay-aux-Roses, où il avait établi sa résidence depuis son retour de Suisse, d’un refuge pour les Belges et les réfugiés du Nord de la France qui fut pour les deux époux une source de fatigues et de grands ennuis. En 1915, sa présidence de l’Académie des Inscriptions à laquelle il apporta le plus grand zèle fut pour lui une nouvelle période de fatigue. La mort de son ami Petrucci, le 17 février 1916, fut un nouveau coup; il dépensa ses forces à classer les papiers du regretté savant avec une ardeur et un dévouement qui achevèrent de l’épuiser. Il faut joindre à tous ces motifs de préoccupation ou de chagrin l’anxiété que lui causait un fils unique, faisant bravement sur le front son métier périlleux d’aviateur, Quand la maladie le frappa, la mort le guettait et saisit avec brutalité une proie trop facile, hélas!

Depuis vingt ans les études chinoises ont subi de profondes transformations. 3ossuet a pu oublier la Chine tout en parlant longuement des Scythes dans son Discours sur l'Histoire Universelle. Tout en s'étonnant qu'un esprit aussi ouvert que l'était celui de Renan ait pu croire qu'on pouvait écrire l'histoire de l’humanité en laissant de côté un bon tiers de la population du globe, on a pu lire encore dans la préface de l'Histoire du peuple d'Israël: « Pour un esprit philosophique, c'est-à-dire pour un esprit préoccupé des origines, il n’y a vraiment dans le passé de l'humanité que trois histoires de premier intérêt: l’histoire grecque, l'histoire d'Israël, l’histoire romaine. Ces trois histoires réunies constituent ce qu’on peut appeler l’histoire de la civilisation, la civilisation étant le résultat de la collaboration alternative de la Grèce, de la Judée et de Rome». Renan ne pourrait écrire cette phrase aujourd’hui. Les découvertes des inscriptions de l'Orkhon et de l'Ienessei, les fouilles dans l'Asie centrale, l’ouverture des grottes de Touen Houang, l'étude de la sculpture sur pierre, des textes chinois plus nombreux rendus accessibles aux savants, ont donné à la Chine sa place dans l’histoire du monde qui comprend désormais l’universalité

du globe et non plus quelques territoires de l'Europe et de l’Asie antérieure

dont les habitants avaient confisqué à leur profit tout le passé de l’humanité. Beaucoup de sinologues, prisonniers de leur spécialité, faute d’une culture générale suffisante, doués de peu de curiosité scientifique, manquent de points de comparaison et ont par suite une tendance à restreindre le champ de leurs investigations. Chavannes, grâce à une forte instruction première, grâce à l'éducation classique indispensable pour aborder sérieusement toute étude scientifique, a pu donner à ses recherches l’ampleur qu’elles comportaient, tout en se renfermant volontairement dans son domaine des études chinoises dans lequel il était sans rival. Sauf la linguistique, il en a cultivé les diverses branches, mais c’est surtout dans l’histoire et dans l'archéologie qu’il a laissé sa trace profonde. La réputation de Chavannes, déjà grande à l’étranger aussi bien qu’en France, ira en augrnentant avec le temps et il laissera le nom du premier sinologue de son temps. He.

1) Premiers principes métaphysiques de la science de la nature... aceompagnés d'une introduction sur la philosophie de la nature dans Kant, par Ch. Andler et Éd. Chavannes. . Paris, 1891, in-8.

2) Les articles de Chavannes ont paru dans les numéros du Temps des 4—25 juillet, 12—22 septembre et 2 novembre 1889.

3) Le Traité sur les sacrifices Fong et Chan de Se ma Ts’ien traduit en français par Edouard Chavannes. — Extrait du Journal of the Peking Oriental Society. — Péking, Typographie du Pei-T’ang, 1890, in-8, pp. xxx1—95.

4) La Sculpture sur pierre en Chine aa temps des deux dynasties Han par Édouard Chavannes. Ouvrage publié sous les auspices du Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts (Comité des Travaux historiques et scientifiques, section de Géographie historique et descriptive). Paris, Ernest Leroux, 1893, in-4, pp. xL—88, pl.

5) Edouard Chavannes. — Du rôle social de la Littérature chinoise. (Revue Bleue, LIT, 1893, IT, 16 décembre 1893, pp. 774—782).

Leçon d’ouverture faite au Collège de France le 5 décembre 1893. Cirage à part: Paris, aux bureaux de la Revue Bleue, 1893, br. in-8, pp. 31.

6) Les Mémoires historiques de Se-ma Ts’ien traduits et annotés par Edouard Chavaunes, Professeur au Collége de France. Publication encouragée par la Société asiatique. — Tome premier. — Paris, Ernest Leroux, 1895, in-8, pp. coxlix—367.

— — Tome second (Chapitres v—xn). Zbid., 1897, in-8, pp. 621.

— — Tome troisième. Première Partie. (Chapitres xIu1—xxun). 1bid., 1898, pp. 200,

— — — Deuxième Partie. (Chapitres xxtI—xxx). Zbid., 1899, pp. 201 à 710.

— — Tome quatrième. (Chapitres xxxt—xLr!). Zbid., 1901], in-8, pp. 559.

— — Tome cinquième. (Chapitres xLiI—xLvu). Paris, Ernest Leroux, 1905, in-8, - pp. 544 + L'f. n. ch. p. 1. tab.

— M. Chavannes edition of Ssü-ma chien By Rev. G. G. Warren. (Journ. North China B. R. As. Soc., XLVII, 1916, pp. 12—38).

7) Le Calendrier des Yn. — Extrait du Journal Asiatique. Paris, Imp. nationale, MDCCCXC, br. in-8, pp. 52.

J. As, 8° sér., XVI, 1890, pp. 463—510.

— La Chronologie chinoise de l’an 238 à l’an 87 avant J.-C. (T’ourg Pao, VII, No. 1, mars 1896, pp. 1—38).

— Note rectificative. (Zhid., VII, No. 5, déc. 1896, pp. 509—525).

— Dates chinoises. (Zkid., VI], 1896, pp. 108—109).

— Conversion des dates cycliques (années et jours) en dates juliennes, par le Père Henri Havret. (Zkid., IX, No. 2, Mai 1898, pp. 142—150).

— De l’an 238 à l’an 87 av. J.-C, par le Père Henri Havret. (Zid., IX, No. 4, oct. 1898, pp. 328—330).

— Nouvelle note sur la Chronologie chinoise de l’an 238 à l’an 87 av. J.-C. (J. 4s., IX° Sér., X, 1897, pp. 539—544).

8) Le Cycle ture des Douze Animaux. (7’oung Pao, Série I, Vol. VII, mars 1906, pp. 1—122.

Tirage à part: Leide, 1906, in-8, pp. 74 + 21 fig.

— Der Cyclus der zwülf Tiere auf einem alttürkistanischen Teppich von Berthold Laufer. (T’ourg Pao, mars 1909, pp. 71—73).

Avec note additionnelle par Ed. Chavannes, pp. 73—5, et 2 gravures.

9) Voyages des pèlerins bouddhistes. — Les Religieux éminents qui allèrent chercher la loi dans les Pays d'Occident, mémoire composé à l’époque de la grande dynastie Tang par I-tsing, traduit en français. Paris, Ernest Leroux, 1894, in-8, pp. xx1—218.

10) Voyage des Pélerins bonddhistes — L'itinéraire d’Ou-K’ong (751—790), traduit et annoté par MM. Sylvain Lévi et Ed. Chavannes. (.7. 4s., IX° Sér., VI, 1895, pp. 341—384).

11) Voyage de Song Yun dans l'Udyäna et le Gandhäüra (518—522 p. C). Traduit par M. E. Chavannes... (Bull. Ecole franc. Ext. Orient, WII, No. 3, juillet-sept. 1903, pp. 379—441).

Tirage à part: Hanoï, F.-H. Schneider, 1903, gr. in-8, pp. 63.

12) Extrait du Bulletin de l École française dExtréme-Orient (Janvier-mars 1904). — Notes sinologiques. — I. L'itinéraire de Ki-ye. — II. Un passage d’un édit de Bouiantu- Khan. — Hanoï, F.-H. Schneider, 1904, gr. in-8, pp. 8.

13) Gunavarman (367—431 p. C). (T’oung Pao, 1° Série, V, No. 2, mai 1904, pp. 193—206).

Tirage à part, in-8, pp. l4.

14) Jinagupta (528—605 apr. J. C). (Jbid., juillet 1906, pp. 332—356). Tirage à part: 1905, in-8, pp. 26.

15) Voyageurs chinois, chez les Khitan et les Jou-tchen. (Journal Asiatique, maiï-juin 1897, pp. 377—442; mai-juin 1898, pp. 861—439).

16) Les Voyageurs chinois, par Ed. Chavannes. — Extrait des Guides Madrolle: Chine du Sud. Paris, Comité de l'Asie française, 1904, in-18, pp. 28 carte.

17) Pei Yuan lou 5 | if “4 Récit d’un voyage dans le Nord. — Ecrit sous les Song À par Tcheou Chan Ji] QUTE Traduit par Ed. Chavannes. (7’ourg Pao, 1° Sér., V, No. 2, mai 1904, pp. 163—192).

18) Les Missions de Wang Hiuen-ts'e dans l'Inde, par M. Sylvain Lévi. (Journ. Às., IX° Sér., XV, 1900, pp. 297—341, 401—468).

19) Les Inscriptions de Wang Hiuen-ts'e traduites par M. Chavannes. (Journ. As. IX* Sér., XV, 1900, pp. 332—341).

20) Rapport annuel fait à la Société asiatique dans la séance du 20 juin 1895 par M. Edouard Chavannes. — Extrait du Journal Asiatique. — Paris, Imprimerie nationale, MDCCCXCV, in-8, pp. 182.

J. As., IX° Sér., VI, 1895, pp. 40—217.

21) Compte rendu de: A. POZDNÉIEF, Sur un Monument nouvellement découvert de la littérature mongole au temps de la dynastie des Ming, 1895. (JT. As, IX° Sér., VII, 1896, pp. 173—179). €

— Compte rendu de: W. GRu8E, Die Sprache und Schrift der Juëen, 1896. (Ibid. IX° Sér., VII, 1896, pp. 554-—559).

— Compte rendu de: F. Hirrn, Ueber fremden Einfluss in der chinesischen Kunst, 1896. (Zbid., IX° Sér., VIIL, 1896, pp. 529—536). ï

— Compte rendu de: Désiré Lacroix, MNumismatique annamite, 1900. (Jbid., IX° Sér., XVII, 1901, pp. 361—371).

— Compte rendu de: Zrän$ahr, von Dr. J. Marquanrr. (Jbid., IX° Sér, XVIII, 190], pp. 550—558).

— Compte rendu de: P. Perrot, Le Fou-Nan, 1903. (Ibid, X° Sér, 11, 1903, pp. 528—532).

22) Notice sur Gabriel Devéria. (J. As, IX° Sér., XIV, 1899, pp. 375—387).

Tirage à part: Paris, Imp. nat, MDCCC, in-8, pp. 17, portr.

23) Ed. Chavannes. — Les Inscriptions chinoises de Bodh-Gayä. — Extrait de la Revue d2 l'Histoire des Religions. — T. XXXIV, No. 1, 1896. -— Paris, Ernest Leroux, 1896, in-8, pp. 58.

— Les Inscriptions chinoises de Bouddha-Gayä, par Gustave Schlegel. — Extrait du «T'oung-pao», vol. VII, No. 5. — E,. J. Brill, Leide, 1896, in-8, pp. 19. — Edouard Chavannes — La première inscription chinoise de Bodh-Gayà (Réponse à

M. Schlegel). (Extrait de la Revue de l'Histoire des Religions. — Tome XXXV, No. |, 1897). — Paris, Ernest Leroux, 1897, in-8, pp. 26, 1 pl. [pp. 88—112].

— La première Inscription chinoise de Bouddha-Gayâ (Réplique à la réponse de M. E. Chavannec), par Gustave Schlegel. — Extrait du «T’onng-pao», vol. VIIT, No. 5. — E. J. Brill, Leide, 1897, in-8, pp. 27.

— Les Inscriptions chinoises de Bouddha-Gayà par Gustave Schlegel... II. Première partie. — Extrait du «T’oung-pao», vol. VIII, No. 1. — E. J. Brill, Leide — 1897, in-8, pp. 21 à 47.

— Les Inscriptions chinoises de Bouddha-Gayà, par Gustave Schlegel... IT. Deuxième partie. — Extrait du «T’oung-pao», vol. VIII, No. 2. — E. J. Brill, Leide. — 1897, in-8, pp. 49 à 86.

— Les Inscriptions chinoises de Bouddha-Gayà, par Gustave Schlegel... III—V. —

Extrait du « T’oung-pao », vol. VIII, No. 3. — E. J. Brill, Leide. — 1897, in-8, pp. 87 à 105.

Les cinq brochures de Schlegel ont paru dans les numéros suivants du T’oung Pao:

— Les Inscriptions de Bouddha-Gayà, par G. Schlegel. (T’oung Pao, VII, No. 5, déc. 1896, pp. 562—580; sd, VIII, No. 1, mars 1897, pp. 79—105; idid., VIII, No. 2, mai 1897, pp. 181—218; ibid, VIII, No. 8, juillet 1827, pp. 322-—340).

— La première Inscription chinoise de Bouddha-Gayà (Réplique à la réponse de M. E. Chavannes), par G. Schlegel. (T’oung pao, VIII, No. 5, déc. 1879, pp. 487—513).

— À. Barth. — Journal des Savants, juillet 1898, pp. 436 —437, note.

24) Communication sur l'inscription de Kiu yong koan. (Aces Cong. Orient., Genève, V° Sect., pp. 89—93).

— Note préliminaire sur l'inscription de Kiu yong koan. Première partie. Les inscriptions chinoises et mongoles, par Ed. Chavannes. — Deuxième Partie. Les inscriptions tibétaines, par M. Sylvain Lévi. (Jour. As, IX° Sér., IV, sept.-oct. 1894, pp. 354— 373). — Troisième partie. Les Inscriptions Ouigoures, par M. l'Académicien W. Radloff. (Jia. nov.-déc. 1894, pp. 546—550). — Quatrième partie. Les Inscriptions mongoles par M. le Dr. Georges Huth. (Zbid., mars-avril 1895, pp. 351—360).

— Le Sütra de la paroi occidentale de l'inscription de Kiu-yong-koan. Par E. Chavannes. | (Mélanges Ch. de Ilarlez, Leyde, 1896, pp. 60—81).

25) Prince Roland Bonaparte. — Documents de l’époque mongole des XIII° et XIV° siècles, Inscriptions en six langues de la porte de Kiu-yong-koan, près Pékin; lettres, stèles

et monnaies en écritures ouigoure et “Phags-pa dont les originaux ou les estampages existent

en France. — Paris, gravé et imprimé pour l'auteur. — 1895, gr. in-fol., pp. 1—5 + ‘15 pl.

26) Dix Inscriptions chinoises de l’Asie centrale d’après les estampages de M. Ch.-E. Bonin, par M. Ed. Chavannes. — Extrait des Mémoires présentés par divers Savants à

l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, L" Série, Tome XI, 11° Partie. Paris, Imprimerie nationale, M DCCCCII, in-4, pp. 103. 27) Les Inscriptions des Ts'in. — Extrait du Journal asiatique. Paris, Imprimerie nationale, MDCCCXCIIT, in-8, pp. 51.

.J. As., IX° Sér., 1, 1893, pp. 473—521.

28) Une inscription du royaume de Nan-Tchao. (Journ. As, IX° Sér., XVI, 1900, pp. 381—450). | 29) Trois inscriptions relevées par M. Sylvain Charria: Note par M. Edouard Chavannes.

(T’oung Pao, déc. 1906, pp. 671—701).

Tirage à part: Leide, 1906, in-8, pp. 33, 3 pl. } 80) Note sur l'inscription joutchen de K’ien tcheou. (Z’oung Pao, 1908, pp. 263—265). 31) Quatre Inscriptions du Yun-nan (Mission du Commandant d’'Ollone). — Extrait du Journal Asiatique (juillet-août 1909). Paris, Imprimerie nationale, MDOCCCIX, in-8, pp. 48, 8 pl.

.T. As, X° Sér., XIV, 1909, pp. 5—46.

— Note additionnelle sur l'inscription de Che-tch'eng (971 p. C.). (4bid., nov.-dée. 1909, pp. 511—614).

— Une inscription du Yunnan (Mission d'Ollone) traduite par M. Chavannes, Étude critique par Fernand Farjenel. (/ourn, Roy. As. Soc, oct. 1910, pp. 1077—1102). — L'inscription funéraire de Ts'ouan Pao-tseu. Réponse à M. Farjenel, par Edouard Chavannes. (Jbid., janv. 1911, pp. 75—108).

Tirage à part: in-8, pp. 34.

32) Ed. Chavannes — La Guerre de Corée. (Revue de Paris, No. 14, 15 août 1894, — Ed. Chavannes. — Confucius. (/bid., 15 février 1903, pp. 827—844). 33) Compte rendu de: Æinfuehrung in die Nordchinesische Umgangsspraché, von Prof. Carl ARENDT, 1894. (Revue critique, 16—23 juillet 1894, pp. 25—27). — Compte rendu de: A. BoTru, Grammaire française à l'usage des élèves chinois, 1894. (/bid., 11 mars 1595, pp. 181—182).

— Compte rendu de: La loi du parallélisme en style chinois, par G. ScuLecer, 1896. (Revue critique, 6 avril 1896, pp. 261—266).

— Compte rendu de: Rev. J. Mac@owan, À History of China, 1897. (Lbid., 28 nov. 1898, pp. 377—379).

— Compte rendu de: W. G. Aston, À History of Japanese Literature, 1899. (Ibid., 8 mai 1899, pp. 361—364).

— Compte rendu de: Za Mission lyonnaise d'exploration commerciale en Chine, 1895—1897. Lyon, 1898. (Zbid., 13 février 1899, pp. 121—124).

— Compte rendu de: G. Devéria, L'écriture du royaume de Si-hia ou Tangout. (Ibid, 27 nov. 1899, p. 441).

— Compte rendu de: ALABasTEr, Chinese Criminal Law, 1899. (Ibid, 4 juin 1900, pp. 441—3).

— Compte rendu de: Maurice Couranr, Catalogue des livres chinois, etc. conservés à la Bibliothèque nationale. Premier fascicule, 1900. (/bid, 5 nov. 1900, pp. 343—344).

— Compte rendu de: WoLFGANG-HEINE, Die Belagerung der Pekinger Gesandischaften, 1901. (Zbid., 4 nov. 1901, pp. 341—2).

— Compte rendu de: M DE La MazELièRE, Quelques Notes sur l'Histoire de Chine, 1901. (Zéid., 27 janvier 1902, pp. 61—63).

— Compte rendu de: G. WEULERSSE, Chine ancienne et nouvelle. (Ibid., 7 avril 1902, pp. 276—271).

— Compte rendu de: Gaston DONNET, Æn Chine, 1900—1901. (Ibid, T avril 1902,

— Compte rendu de: Wilh. Grue, Chinesische Litteratur, 1902. (Zhid., 20 avril 1903, pp. 301—303).

— Compte rendu de: M. CouranT, Okoubo, 1903. (Zbid., 14 mars 1904, pp. 221—2).

— Compte rendu de: Henri Bomer, Lao se. (Ibid, 17 octobre 1904, pp. 261—262).

— Compte rendu de: G. Montsse, Ecriture el langue Si-hia. (Ibid, 17 octobre 1904, pp. 262—264). |

34) Histoire générale: Chine — Les Origines — La Chine avant l'ère chrétienne — Les religions étrangères. (Revue de Synthèse historique, dée. 1900, pp. 273—299).

35) Compte rendu de: C. de Han1Eez, Cérémonial de la Chine antique, 1890. (Revue de l’Hist. des Religions, XXII, 1891, pp. 354—360).

— Compte rendu de: I-TsiNG, À Record of the Buddhist Religion... translated by J. Takakusu, 1896. (Zbid., XXXV, 1897, pp. 350—353).

— Compte rendu de: J. J. M. de Groor, Religious System of China. (Ibid. XXX VII, 1898, pp. 81—89).

__ — Compte rendu de: W. BarraOLo, Geschichte des Christentums in Mittel-Asien, 1891. (Zid., XIV, 1902, p. 123).

— Compte rendu de: Wilhelm Grue, Zur Pekinger Volkskunde, 1901. (1bid., XLVI, 1902, pp. 124—125).

— Compte rendu de: R. Dvoïäk, Chinas Religionen, 1895. (foid., XXXII, 1895, pp. 305—307; XLVIII, 1903, pp. 71—74).

— Ed. Cavannes. — Le Dieu du Sol dans l’ancienne religion chinoise. — Mémoire lu au Congrès international d'Histoire des Religions dans la section des religions de

l’Extrême-Orient, le 5 sept. 1900. (Z#d., XL1II, 1991, pp. 125—146). Tirage à part: Paris, E. Leroux, 1901, in-8, pp. 22.

36) Kai Fong fou, Kai P’ing*, Kalgan, Kan Sou, Kao Tong-kia, Kao Tsong, Kao sou, Kang Hi, Kathay*, Kéraïtes, Khaichan, Khitans, Kia K’ing, Kiang Nan, Kiang Ning, Kiang Si, Kiang Sou, Kia Se-tao*, Ki Chan, Kien Long, Kin, Kin Cha kiang*, King te tchen, King Ti*, Kiong teheou fou, Ki tse, Ki Ying, Kong, Kong Ti, Kouan Han K'’ing*, Kouldja, Lao Kay, Lao Tse, Lei Teheou, Luang Prabang. — Tous ces articles ont paru dans le vol. XXI de la Grande Encyclopédie sauf le- dernier imprimé dans le vol. XXI]; les articles accompagnés d’un * ne sont pas signés; les articles suivants ont été écrits mais n’ont pas été insérés dans la Grande Encyclopédie: Ladrones, Koang Si, Kouang Oa Ti, Koei Teheou.

364i) Ed. Chavannes. — Les résultats de ia guerre entre la Chine et le Japon. (Annales de Géographie, N, 15 janvier 1896, pp. 216—233).

37) CGopank® Tpy408 Opxonckoï akcnequuin. — VI. Documents sur les Tou- Kiue (Turcs) occidentaux. — Recueillis et commentés par Edouard Chavannes... — Avec une carte. — (Présenté à l’Académie Impériale des Sciences de St-Pétersbourg le 23 août 1900). St-Pétersbourg, 1903, gr. in-8, pp. 1V—378.

&- Notes additionnelles sur les Tou-Kiue (Turcs) occidentaux. (T’ourg Pao, 1904, pp. 1—110).

Tirage à part, in-8, pp. 110.

38) Ancient Khotan Detailed Report of Archaeological Explorations in Chinese Turkestan carried out and described under the orders of H. M. Indian Government by M. Aurel Stein... Oxford, at the Clarendon Press, gr. in-4, pp. xxtv—621.

Appendix A. Chinese Documents from the sites of Dandau-Uiliq, Niya and Endere Translated and annoted by Edouard Chavannes, pp. 521 à 547.

39) Les livres chinois avant l'invention du papier. — Extrait du Journal asiatique (Janvier-Kévrier 1905). — Paris, Imprimerie nationule, MDCCCCY, in-8, pp. 76.

.T. As., X° Sér., V, 1906, pp. 5—75.

40) Les Documents chinois découverts par Aurel Stein dans les sables du Turkestan oriental, publiés et traduits par Edouard Chavannes. .. Oxford, Imprimerie de l’Université, 1913, gr. in-4, pp. xxui—2382, 87 pl.

41) Le Nestorianisme et l'inscription de Kara-Balgassoun. (J. 4s., IX° Sér., IX, 1897, pp. 43—85).

42) Masulmans et Manichéens chinois par M. G. Devéria. — Extrait du Journ. 4s, Paris, Imp. nat, MDCCCXCVIIT, in-8, pp. 46.

Tirage à part à 60 ex. revu et augmenté de l’article paru dans le J. As, nov.déc. 1897, pp. 445—484.

43) Un traité manichéen retrouvé en Chine traduit et annoté par MM. Ed. Chavannes et P. Pelliot. — Extrait du Journal asiatique (Novembre-Décembre 1911). Paris, Imprimerie Nationale, MDCCCCXII, in-8, pp. 121. — Deuxième Partie. Extrait du /owrnal asiatique (Janvier-Février et Mars-Avril 1913). Paris, Imprimerie Nationale, MDCCCCXIII, in-8, pp. ch. 123—360.

JT, As, XA Sér, XVIII, 1911, pp. 499—617; XI° Sér., J, 1913, pp. 99-—199, 261—394.

44) Nous citerons encore:

— Les Pays d'Occident d'après le W'ei-lio. -— Extrait du «T’oung-pao», Série II, vol. VI, No. 5. — E, J. Brill, Leide, 1905, in-8, pp. 55.

T'oung Pao, 1906, in-8, pp. 519—571.

— Trois généraux chinois de la dynastie des Han Orientaux. Pan Teh’ao (32—102 p. C.); — son fils Pan Yong; — Leang K’in (+ 112 p. C.). Chapitre LXXVII du ZZeow Han Chou. (T'oung Pao, mai 1906, pp. 210—269).

Tirage à part: E-J. Brill, Leide, 1906, in-8, pp. 61.

— Les pays d'Occident d’après le Heou Han Chou. (Ibid, 1907, pp 149—234, 5 #.

de texte).

Tirage à part: Leide, 1907, in-8, pp. 88 + pp. 19 de texte.

45) Nécrologie. — Prosper Marie Odend’hal. (/4id., 1904, pp. 227—2328).

— Le professeur Wilhelm Grube. (Zbid., 1908, pp. 593—595).

— Edouard Huber. (/bid., mai 1914, p. 282).

— Le Dr. Palmyr Cordier. (Zkid., oct. 1914, pp. 551—3).

— Raphaël Petrucci. (/bid., juillet 1916, pp. 391—393).

46) Compte rendu de: Æin Kinesisk Vüldskarta frän 17: Arhundert, de K, AHLENIUS. (Ibid, 1903, pp. 418 —419).

— Compte rendu de: Hans VircHow: Das Skelett eines verkrüppelten Chinesinnen-Fusses. (Ibid., 1903, pp. 419—42]).

— Compte rendu de: J. S. SPEYER: Ueber den Bodhisattva ais Elephant. (Ibid., 1903, pp. 421—422).

— Compte rendu de: A. HENRY: 7%e Lolos. (Ibid., 1903, pp. 422—424).

— Compte rendu de: Captain C. H. D. Ryoer: Erploration in Western China. (Ibid., 1903, pp. 424—425).

— Compte rendu de: D' Sven Henin: Three Years Exploration in Central Asia, 1899—1902. — George MACarTNEY, Lau-lan. (Ibid, 1903, pp. 425 —427).

— Compte rendu de: Aufographes de Siu Wen-ting [Siu Kouang-k’i]. (Z6d., 1904, pp. 207—208).

— Compte rendu de: Franz BoLz, Sphaera, 1903. (Ibid., 1904, pp. 208 —212).

— Compte rendu de: D' Jules REGNaULr, Médecine et pharmacie chez les Chinois et les Annamites, 1903. (Ibid, 1904, pp. 212—3).

— Compte rendu de: Wilhelm FiLonNer, Æin Ritt über den Pamir, 1903. (Ibid., 1904, pp. 213—214).

— Compte rendu de: J. MARQUuART, Osteuropüische und ostasiatische Streifzüge, 1903.

(Hbid., 1904, pp. 214—216).

— Compte rendu de: Dr. K. VoGecsaNG, Reisen im nürdlichen und mittlern China,

1904. (Zbid., 1904, pp. 216—217).

— Compte rendu de: F. W. Müzcer, Handschriften — Reste in Estrangelo — Schrift aus Turfan, 1904. (Ibid., 1904, pp. 217 —218).

— Carte chinoise des chemins de fer en Mandchourie. (Zhid., 1904, pp. 218—225, 336—338).

— Compte rendu de: Paul Pecor, Deux Itinéraires en Chine, 1904. ({bid., 1904, pp. 468—473).

— Compte rendu de: Camille SaINsON, Nantchao ye che, 1904. (Iüid., 1904, pp. 473 —581).

— Compte rendu de: L. WieGer, Textes historiques, l* partie, 1903; 2° partie, 1904. (bid., 1904, pp. 481—483).

— Compte rendu de: Gabriel FerranD, Madagascar et les îles Uäg-udg, 1904. (Ibid., 1904, pp. 484—487).

— Compte rendu de: O. FRraNKE, Beitrüge aus Chinesischen Quellen zur Kenntniss der Türkvülker, 1904. (T’oung Pao, 1904, pp. 487—490). — Compte rendu de: La légende de Koei tsew mou chen; Peinture de Li Long-mien, 1904. (Zbid., 1904, pp. 490 —499).

— Compte rendu de: J. Beauvais, Les lamas du Yun Nan. (Ibid., 1904, p. 500). — Compte rendu de: Maurice CouranT, Les clans japonais sous les Tokougawa, 1903. (Ibid., 1904, pp. 500 — 501).

— Compte rendu de: Maurice CouranT, Un établissement japonais en Corée, 1904. (Ibid., 1904, p. 501).

— Compte rendu de: T. A. Jovce, Physical Anthropology of the oases of Khotan and Keriya. (Ibid., 1904, pp. 501— 502).

— Compte rendu de: AnzZ (Walter), Eine Winterreise durch Schantung und das nürdliche Kiang-su, 1904. (Jbid., 1904, pp. 502— 503). — Compte rendu — avec Sylvain Lévi — de: H. SrôNnER, Zen/ral-asiatische Sanskrittexte, 1904. (Tbid., 1905, pp. 115—117).

— Compte rendu de: S. W. BusHELz, Chinese Art, Vol. I. (Ibid , 1905, pp. 118—122). — Compte rendu de: W. W. Rockwir, Population of China, 1904. (bid., 1905, pp. 122—124).

— Compte rendu de: G. MErZBACHER, Reise in den Zentralen Tianschan, 1904. (Ibid, 1905, pp. 124—5).

— Compte rendu de: Cecis CLEMENTI, Cantonese Love-Songs, 1904. (JZbid, 1905, — Compte rendu de: F.-S. Couvreur, Dictionnaire classique de la Langue chinoise, Deuxième édition, 1904. (ZHid., 1905, pp. 242—249). — Compte rendu de: C. PÉTILLON, Petit Dictionnaire Français-Chinois (Dialecte de Chang Hai), 1905. (Ibid, 1905, pp. 249—250).

— Compte rendu de: Ernest Luowic, The Visit of the Teshoo Lama to Peking, 1904. (1bid., 1905, pp. 250—261).

— Compte rendu de: H. A. GrLes, A4» Introduction to the history of Chinese Pictorial Art. (Ibid., 1905, p. 251).

— Compte rendu de: B. Laurer, Chinesische Altertümer in der rômischen Epoche der Rheinlande, 1906. (Ibid, 1905, pp. 511—512). — Compte rendu de: J. MarQuaRT, Unfersuchungen zur Geschichte von Eran, Zweites Heft, 1906. (Zbid, 1905, pp. 512—515).

— Compte rendu de: M. A. Sreis, Report from Jan. 24 1904, to March 315t 1905, 1905. (Zbid, 1905, pp. 635—637).

— Compte rendu de: E. von Zaon, Lezicographische Beiträge, VIT, 1905. (Ibid., 1905, pp. 637—642).

— Compte rendu de: Raphael PumreLiy, Ezplorations in Turkestan, 1905. (Ibid., 1905, p. 642).

— Compte rendu de: W. Gürz, Wilhelm Filchners Reise in Ost-Tibet. (Ibid., 1905, pp. 642—3).

— Compte rendu de: Iro Sukerosmi, Annuaire mondial. (Ibid., 1906, pp. 145—157). — Compte rendu de: KaRuTz, Von Buddhas heiliger Fussspur. (Ibid., 1906, pp. 157—8). — Compte rendu de: H. A. GiLes, Adversaria Sinica, No. 5. (Ibid., 1906, pp. 307—9).

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Fe

— Compte rendu de: E. W. Mumrorn, Japanese Book of the Ancient Sword, 1906. (T'oung Pao, 1906, p. 309).

— Compte rendu de: Te Bishop Collection, 1906. (Zbid., 1906, pp. 396—400).

— Compte rendu de: Clarence CaRy, Archaic and other Chinese Bronzes, 19°6. (Zbid., 1906, pp. 400—401).

— Compte rendu de: A. ConraDy, Zndischer Einfluss in China, 1906. (Ibid, 1906, pp. 401—403).

— Compte rendu de: Ze P. Heude et le Musée de Zikawei, 1906. (Ibid, 1906, pp. 403 —404).

— Compte rendu de: W. FiLcHNer, Das Kloster Kumbum, 1906. (Ibid , 1906, p. 404).

— Compte rendu de: L. WieGer, Textes philosophiques, \906.(1bid., 1906, pp. 533 —34).

— Compte rendu de: Simon KONG, La politesse chinoise, 1906. (Ibid , 1906, pp-535 — 6).

— Compte rendu de: Teitaro Suzuki et Paul Carus, Fix Chih ven, 1906. (Lbid., 1906, pp. 536—7).

— Compte rendu de: Alfred FORKkE, Lun-heng, 1906. (1bid., 1906, pp. 712—718).

— Compte rendu de: Colonel E. DIGuEeT, Les Annamites, 1906. (Ibid , 1906, pp. 719—21).

— Compte rendu de: WERNER VON HOERSCHELMANN, Alt{chinesischen Ornamentik, 1907. (Zbid., 1907, pp. 282—3).

— Compte rendu de: O. FRANKkE, Tempelinschrift aus Idikut$ahri. (Ibid, 1908, pp. 121—124).

— Compte rendu de: F. W. K. Müzrer, Zroës Mémoires, 1907. (lhid., 1908, pp 124—125).

— Compte rendu de: Gaston MIGEoN, Au Japon, 1908. (1bid., 1908, pp. 267 —S).

— Compte rendu de: Gisbert ComBaz, Sépultures impériales de la Chine, 1907. (Ibid.,

— Compte rendu de: 1’/slam au Yun-nan, 1908. (1bid., 1908, pp. 268—272).

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— Compte rendu de: M. L. Cabière, Monographie de la semi-voyelle labiale en sinoannamite et en annamite. (Ibid., 1910, pp. 694—5).

— Compte rendu de: A. von Le CoQ, Sprichwürter und Lieder aus der Gegend von Turfan. (Ibid., 1910, p. 695).

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— Compte rendu de: E. Barzz, Dolmen und alle Künigsyräber in Korea. (Ibid., 1911, pp. 88—91).

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— Compte rendu de: V. ALExtErr, De quelques types principaux d’images chinoises [en russe], 1910. (Zbid., mars 1911, pp. 94—6).

— Compte rendu de: Colonel E. DiGuETr, Etude de la langue th6, 1910. (Zbid., 1911, p. 96). — Compte rendu de: A. von Le CoQ, CAuastuanift, 1910. (lbid, 1911, p. 97).

— Compte rendu de: P. HoanG, Concordance des chronologies néoméniques chinoise et européenne, 1910. (Ibid, 1911, pp. 98—101).

— Compte rendu de: Oscar MüNSTERBERG, Leonardo da Vinci. (Ibid., 1911, p. 102).

— Compte rendu de: A. SPITSYNE, T'atarskia baïcy, 1909. (Ibid., 1911, p. 104).

— Compte rendu de: R. Tor, Les Aborigènes de Formose, 1910. (Z&id., 1911, pp. 103—4).

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Cf. 1bid., 1912, pp. 126—7.

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— Compte rendu de: G. J. Ramsrenr, Zweë Uigurische Runeninschriften, 1913. (Ibid. 1913, pp. 789—91).

— Compte rendu de: Sylvain LÉvi, Autour du Baveru-jataka. (Tbid., 1913, pp. 191—2).

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— Compte rendu de: À. E. Moue, Te Chinese People, \914. (Tbid., 1915, pp. 794—5).

— Compte rendu de: Mitteilungen des Seminars für Orientalische Sprachen, 1913. (Ibid.

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— Compte rendu de: O. FRanke et B. LAUFER, Æpigraphische Denkmüler aus China, I Teil, 1914. (Zbid., mai 1914, pp. 286—1).

— Compte rendu de: Léon WIEGER, Les vies chinoises du Buddha. (Ibid, mai 1914, pp. 287—90).

— Compte rendu de: Teitaro Suzuki, À brief history of early Chinese Philosophy, 1914. (Ibid, mai 1914, pp. 290—91).

— Compte rendu de: Dr. E. Erkes, Skulpturen aus China, 19138. (Ibid., mai 1914, pp. 291—97).

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— Notice sur la vie et les travaux de M. Alexandre Bertrand, par M. Ed. Chavannes, membre de l’Académie, lue dans la séance du 29 avril 1904. (Ces. rendus Ac. Inscr. et B. Lettres, 1904, pp. 245—73).

L£z SEÉCHOLOGUE.

28, Dastitut de Fomce — Semieme des Mnsmipiions <$ Builles-Leitoes — Les Poux ie Ver en Chine pue M Sion Chavannes Tu ous be séance puñlique aunuaille du LE auvembre LUS Pace, Memin-Diiut, MDCCCCIV, m4 pm EL

— Les prz de Ver en Cune pa 0 Simard Chavannes (fes memes Axe Das + Æ. Latin LA, pu G6T—4)

29) Discours du Présent à le Seunee publique annuelle du remit 19 auvemire 195. En... VUS, po. AMI — 2)

SD) Butrait de Bale de L'Emile francuis d'Estréme Ovinet (parie 1988) — Les donc plus suceuse spécimens de De Cartographie citimie Emo, F-Æ Srimender, D, ge. 04%, pm 3% + LE £ à eu, 4 pl

nr M ROUES FRE nee Fée Cr ES eat TE Re Emg-Won (1358— 1199) puüilees em DST ei Mustrees pue Tong Eons-min Sani, FE Snenier, DU, ge m8 pp 15 D pl

58) Les œuf senvaues de Le dmnnéon de mé (Sul Æuk fran. Entry. Orirné, D. Don L et & jennierjuie ESS, on 46—7T4)

Se de 1488 — Tirage à out no DNS m5, pu

52) Compte rendu dez Will Gate, Geschactiés der inessoen Léteratar., VIWE CHanrad des Sumesés, VAL po 275—49,

— Comote vendu de: Compte rende anddyéaquue des séances de Prenuer Cugrès saéeracésumal des Ebules d'Estréme-Orunt. Hanoi, 19IE. (ind, TIUE, po. 531 —2)

— Conte rende dez Lucien Fonmeanaun, Le Sion £ures, © pute (Mia. 1903, pe 47—48)}

— Congte sud de- 4 von La Cu, Choéschu, 192 (Bud, 1913, pe. 873—76)

54 L'asvucton das four empereur de Chine en l'an 1193 que Edonand Chasaanes nuires eonesnant Ê'Ase Orientale. Vume Premier. Paris, 1913, m4, pu 19—44)

33) Vare on Me sepnlbases of the Éost Emypernes of he Chan Dynauty 1e Maschaie Œuyelopanise Since, LIUT, po. 342—3)

54) Ectouc des Comores routas Les wecuces de Ÿ Soutemce Les lrseraptiauns + Belles Letüren, LUME. p 540 — Rappuet aux Les monuments de Fancien pomme de Kas-Keon-l Parts, £lohonse Peut, MDOCOCNIL, m4, ga 27, fr.

Pl, 27 mai 190.

Comates reubas, po. %49—373.

— Les munaments de l'ancien paume corsen de Lac-Keon-E gas Sion Chersanes.

(Tommy Pan, DOS, go. 218-—43) éme. des Chen sendus de lac, des L et BL, axer laiton de 4 planches.

57) Aorhuaenlogeal Sarves of the Enwwons of Chius’s Suient Cagicals By V. Aleseiefl, sf he Daisies of Sr Petembnez Que M. Cine Br. &. Le Sur, XL, 1908, pm 1—#)

5%) Le Tai Chan san de monographie d'au Caite cms £ppendser Le Dies dx Sol dans ha Chine antique gas Édonari Chasannes Paris, Ernest Leruus, 1910, 1-8, po. 591, Ge.

Foeme Le Ÿ XAI de lu Eiuehèque d'Eudes des Leuches da Musée Guimet.

50) Voyage de M Chanaanes en Chine. (Tong Pas, No 4, oxt. 1907, po-561—5; Na 5, dé. INT, po. 709—10)

— More prélmiaauvre sur Les rénitats aæhénugiques de Le muesion 2ermugiie en 1997 dans la Chose de Nord, gas M Eionaei Chavsnues (Cfex rondes Ac. Enser ef E Lines, murs 2908, po 197-203, 16 pl

Pieage À part: m8, po 17, 14 pi

NÉCBOLOGIE. 145

— Voyige archéologique dans Le Maenérhourie et Gens Le Chine Sepientriontis — Couférence Faïte Le 27 murs 1908 eu Comte de Dés française per M. Eû Crevaunes Entraït du Sullefin du Comité de l'Asie Franpaise. — Pons, Comité âe Fée françuse, 1908, =-8, pp. 30, ill

Avaït paru dens le Baullerin, avril 1908, pp. 185—42 — Rémp. dans le T’owny Pas, 1908, pp. 505—28.

60) Publheztions de FEcole française d'Ectréme Orient Vol. XIIL — Mission mrchérlogique dans Le Chime Sepientrionsle per Edonurô Chevemnes. .. — Ouvrage puilhé sous les auspices de Nimstère de Fimstrortion guiligue et de FAcadémme des Insertions Belles-Lettres — Tome I — Première Pare Le Sculpture à lépogue des Han. — Perie, Ernest Leroux, 1913, 1-8, pp. 290 — Deuxième Pare Le Sculpture bonüdiique. — Paris, Ernest Leroux, 1915, 508, pp. ch 291614, planches COUCLEXKETE—DXLIIT, DXLIV—DLXXEVIL Plus deux eutebles 504: Planches Première Partie I à CCLXKKVWIL Pers, Ernest Leroux, 1909. — Deusième Partie CCLXKK WII à COOCLKXE WII. Z#2., 1809. — [Note sur Les 458 planches de se Mission | (7'ouag Pau, lADB, pp. 585—547). — Sur lFenchéologie de FExtrèmeOnent- Les Gocuments Ge Le Mission Cievamnes per Bsphaël Petroca, Colleborsieur soentifique à limstitut de Sociologie — (Extrait Ge Le Bonue de PÜniwersié de Brel) evil 1910 — Liège, Imprimerie Lo Meuse, 1910, in8, pp. ch 481—509.

— Arrhiolonsehe Entéechunren in Chine (Desfsche Eundschou f. Geog. n. Sin. XXX, 1907—58, p. 380)

Fécultete &e Les Mission Cheremmes.

61) Le déflé de Long-Men dems De prormre &e Homes, per Edonuré Crerames (Jour. Az, IX° Sér., XL 1902, pp. 133—55S, 6 fr. 62) La Pemture chimose 20 Musée do Louvre Noïe Eetruit dv <T'ounr Pau, 1904. — EJ. Bill, Leide, 1904, fr. 1-8, pp. 23.

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— L'Expostion d'Art bonâdhique en Musée Cerpnscii — Extrait du «l'ouns Par, Nol. XIV. — E J. Brill, Leiëe, 1913, 8, pp. 28, 1 pl

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— Ars Asistire Etoiles et Documents pchlés sous De direction de Victor Gvloubew — L La Peisture chinoise au Musée Cerpuschi Awril-Juim 1912 per Eüouerû Chevemnes &t Raphaël Petruoci. Bruxelles et Paris, G. ven Oest, 1914, 4, L £ m ch + pp. 38 + 2 £ = ch, 47 pl — — IL Six Nopuments de La Soolgture chinoise per Eôouerê Cheremnes Membre de l'Institut. Bruxelles et Paris, G. ven Oest, J914 m4 pp. 40 2 1 £ m ch, 52 pl 63) Fables et Contes de l'Inde extraits du Trnitake chinois — Extrait du aume I des Actes du XIVe Congrès Interntiond des Oraentelistes. — Puns, Eruest Leroux, l'I05 im, pp. 65.

Avaïent para, pp. 84—145, dans Le 5° Sent. ]” parte des Antes, JOUE. — Noïare

par Paul Pealiot, Bal. Evo fraur. Ext. Or. VL juilket-äéc. 906, pp. 401 —2.

64) Seghons à +250 p © pur Bäouvré Chevennes (7-wump Pan, 1D8, 193—212)

65) Cing cents Contes et Apologues extraits du Tripitaka chinois et traduits en français par Edouard Chavannes... Publiés sous les auspices de la Société Asiatique. — Paris, Ernest Leroux, 1910—11, 3 vol. in-8, pp. xx—428 + 1 f. n. ch, 449 + 1 f. n. ch, 395 + 1 f. n. ch.

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— Les Contes indiens et orientaux dans la littérature chinoise. Par René Basset. (Revue des Traditions populaires, sept. 1912, pp. 441—8).

A propos des Cing cents Contes de Chavannes.

66) Une version chinoise du conte bouddhique de Kalyânamkara et Pâpamkara (T'oung Pao, oct. 1914, pp. 469—500).

CE. Pelliot et Huart, J. A4s., janv.-fév. 1914; T’oung Pao, mai 1914.

67) Quelques titres énigmatiques dans la hiérarchie ecclésiastique du Bouddhisme indien, par MM. Sylvain Lévi et Edouard Chavannes. (.7. As, XI° Sér, V, 1915, pp. 193—223). Additions et rectifications. (/4i4., VI, 1915, pp. 307—10).

— Les seize Arhats Protecteurs de la Ii, par Sylvain Lévi et Edouard Chavannes. (7. As, XI° Sér., VIII, 1916, pp. 5—50, 189—304).

68) La divination par l’écaille de tortue dans la haute antiquité chinoise (d’après un livre de M. Lo Tchen-yu) — Extrait du Journal Asialique (janvier-février 1911). — Paris, Imprimerie nationale, MDCCCCXI, in-8, pp. 15.

J. As, X° Sér., XVII, 1911, pp. 127—37. î

69) Note sur une amulette avec inscription en caractère Pa-se-pa. (.7. As, IX° Sér.

IX, 1897, pp. 148—9 et 376).

— De l'expression des vœux dans l’art populaire chinois. — Extrait du ./ournal As. (sept.-oct. 1901). Paris, Imprimerie nationale, MDCCOCI, in-8, pp. 48, 2 pl. J. As., XI° Sér., XVIII, 1901, pp. 193—233. ‘ — Le Tao tô king gravé sur pierre Estampages publiés par G. Ch. Toussaint. (T’oung Pao, 1905, pp. 229—36). r

— Un faux archéologique chinois, par M. Edouard Chavannes. (J. As, X° Sér, XI, 1908, pp. 501—10, pl).

— Note sur le CAouen lien che pao NA F = RŸ Ye (Z'ourg Pao, 1911, pp. 286—89).

— Note sur de prétendus bas reliefs de l’époque des Han. (Z4id., déc 1913, pp. 809—14, 5 pl hors texte).

— Jeou Ki Do F4 et sa famille par Edouard Chavannes. (/bid, mai 1914, pp. 193—202).

— De quelques Idées morales des Chinois par Ed. Chavannes. (Asie française, Bull. avril-juin 1917, pp. 85—88)

Conférence faite à la Sorbonne le 7 juin 1917 dans une solennité organisée par le Comité «France-Chine».

— Edouard Chavannes, — De quelques Idées morales des Chinois. (La Revue Francoétrangère, juillet-sept. 1917, pp. 230—35).

— Sûtra prononcé par le Buddha au sujet du roi Tchan-t'o-yue. (-/owrnal Asiatique, Mars-Avril 1917, pp. 262—266).

Inséré dans {nterprétation de quelques bas-reliefs du Gandhära, par A. Foucher.

70) Inscriptions et pièces de chancellerie chinoises de l’époque mongole. — Extrait du

«T’oung-pao», Série II, Vol. V, No. 4 et Vol. VI, No. 1. — E. J. Brill, Leide, 1906, in-8, pp. 134. — Seconde Série. — Extrait du «T’oung-paoy, Série IT, Vol. IX, No. 3. — Ibid., 1908, in-8, pp. 134, 80 pl.

T’oung pao, 1904, pp. 357—447; 1905, pp. 1—42; 1908, pp. 297—495.

71) Documents historiques et géographiques relatifs à Li Kiang par Edouard Chavannes. (lbid., 1912, pp. 565—653).

— Collection de l’Institut ethnographique international de Paris. — Les Mo-so. — Ethnographie des Mo-s0, leurs religions, leur langue et leur écriture par J. Bacot avec les Documents historiques et géographiques relatifs à Li-Kiang par Ed. Chavannes, Membre de l’Institut. Ouvrage contenant 41 planches de gravures hors texte et une carte. — Leiïde, E. J. Brill, 1913, in-8, pp. vr + 1 f. n. ch. + pp. 218.

72) Le royaume de .Wou et de Yue La EX (T'oung Pao, XVII, mai 1916, pp. 129—264).

73) Edouard Chavannes. — L'empereur Koang-Siu. (La Semaine Politique et Littéraire, 27 octobre 1900, pp. 1137—1147).

74) La Société des Boxers en Chine au commencement du XIX' siècle. (J. 4s., IX° Sér., XVII, 1901, pp. 164—8).

75) Note sur les chemins de fer en Chine. (T’ouxg Pao, 1906, pp. 546—51).

Aristide MARRE.

Eugène Aristide MARRE, ancien chargé de cours de malais et de malgache à l'Ecole des Langues Orientales vivantes, Officier de l’Instruction Publique, est mort le 18 février 1918 dans sa 95° année, Villa Mon Repos Suger, Chemin de Villepreux, à Vaucresson (S. & O.). Nous avons donné une liste de ses publications dans le Vol. II de la Bibliotheca Indosinica et lui-même avait publié en 1889, et en 1911, une Notice sur ses Travaux scientifiques et littéraires. BC:

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