ÉDOUARD CHAVANNES
Edouard CHAVANNES est mort le mardi 29 janvier 1918, enlevé dans la force de l’âge, en pleine activité scientifique; sa perte est la plus cruelle que pouvaient subir les études chinoises dans lesquelles il occupait le premier rang aussi bien à l'étranger qu’en France.
Emmanuel-Edouard Chavannes est né le 5 octobre 1865, à Lyon, d’une excellente famille originaire de Charmoisy, hameau de la paroisse d’Orsier, situé à deux lieues au sud de Thonon, dans le Chablais. La religion réformée fut introduite dans cette région, en 1536, par les Bernois; à la fin du XVI: ècle, Charles-Emmanuel de Savoie expulsa les protestants et il est probable que parmi eux se trouvait Bernard Chavannes, qui aborda à Territet, dans la paroisse de Montreux, en 1602 et fut admis à la naturalisation le 3 décembre IU1S par Niclaus Manuel, bailli de Vevey et capitaine de Chillon; Bernard, ancêtre de la famille, périt misérablement écrasé par une avalanche: il avait épousé Suzanne Prost de Genève, qui lui donna un fils André, dont descendent les membres actuels de la famille. Le grand-père de notre collègue, Édouard L., était un botaniste distingué, auquel on doit une Monographie des antirrhinées, publiée à Paris en 1833: né en 1805, il mourut le 30 août 1861, dans sa campagne du Jardin, au-dessus de Lausanne: par sa femme Marianne-Francçoise,
Fanny Dutoit, il eut un fils, F.-Émile, né le 6 août 1836, qui, après de
brillantes études d'ingénieur à Lausanne et à Paris, devint directeur technique des ateliers de la Buire, à Lyon: c'est là que naquit son second fils Emmanuel- Edouard Chavannes, dont la naissance parait avoir coûté la vie à sa mère, Blanche Dapples, qui mourut un mois plus tard le 22 novembre 1865. Émile Chavann: eLant rermarie avec Laure Poy, eut huit autres enfants: il est mort le 14 1909 CHAVANINES passa quelques années de son enfance chez sa grand-mère, à La nne étudia au lycée de sa ville natale, d'où il vint à Paris suivre | Louis-le-Grand pour préparer les examens d'entrée à l’Ecolé
1 1 fut recu (1885).
G es Perrot, alors directeur, qui le prit en grande affection, l’engagea
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