DÉFINITION DES MÈTRES LYRIQUES
La Métrique dont la conception première avait donné l'harmonieuse beauté de l'Hexamêtre, venait de prendre avec le Pentamètre, une orientation nouvelle. Alors que le temps métrique était né de distances remarquées entre des hauteurs acoustiques appartenant au Système musical, on venait de le considérer dans une relation différente et plus intime au Système, je veux dire, en observant la nature musicale des notes situées en ces mêmes hauteurs. Après le Pentamètre on alla done plus outre: et on convint que toute hauteur acoustique comprise dans l'Octave medium de la voix de ténor porterait un temps métrique, si elle avait des notes de voix de poitrine. Ce temps était un temps métrique fort ou faible, selon que les notes étaient des notes Diatoniques ou des notes de
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2 espèce, En conséquence, comme on avait 16 de ces hauteurs,
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on dit que le plus long des mètres en vue ne pouvait dépasser 16 longues ou groupes de 2 brèves, en d'autres termes 16 X 2 — 32 “tempora”. — ‘“Nonne manifestum est, — dira S. Augustin, qui cherche à en rendre raison, — metrum 32 tempora excedere non oportere” 1).
Cette conception nouvelle du temps métrique qui avait l'avantage d'honorer 2 hauteurs de voix de poitrine jusque là négligées, Sol? et Ut”, reconstituait en même temps la collection qui avait servi pour les Hirmus. Le rattachement des mêtres en vue avec le Système musical était dès lors tout indiqué. On aurait des mètres en relisant les hirmus dans la conception métrique nouvelle, les pieds étant à mesurer par les tânines à partir de la tonique au grave. E) à ce compte tombait de la collection, et le plus long mètre fut dit ne pouvoir dépasser 30 brèves, “30 tempora”, qui est la tradition rapportée par Ephestion.