‹ Tung pao. Toung paoChapitre 230 sur 261 · Les noms de nombre ne sont jamais énoncés seuls: lors · texte numérisé non relu

Les noms de nombre ne sont jamais énoncés seuls: lors

qu'ils ne sont pas suivis d’une numérale spécificative particulière (ef. & 51), on leur ajoute la numérale générale Zeu*, qui correspond

au chinois Lo 4 . Un A-hi ne dira donc pas #1“, és’eu°-keu”, cheu“ts'eu® %?; mais d’2*-leut, un; {s’eu°-keu” leu, dix-neuf; cheu“-ts’ eu"? leu“, soixante-dix-huit. Ex.:

ts’ou* t'i%-ho° L’it-leu*, cent un hommes;

ts’ou* nit-ho° seu? ts'eu°-leu*, deux cent trente hommes.

Rem. — Il va de soi que lorsque le substantif auquel est joint le nom de nombre comporte une numérale spécifique (ef. $ 51), cette spécificative peut toujours prendre la place de Zeu*. Ex.:

ts’ou* li*-ich'é*, quatre personnes;

p'o* ngo* deu“, cinq étofles.

49. — Lorsque les noms de nombre comportent un nombre rond de centaines, de milliers, ou de dizaines de mille; on ne leur ajoute pas la particule numérale. Ex.:

ts’ou® L’it-ho%, (et non és'ou® l’i*-ho°-leu*), cent hommes;

ts’ou° nit-to*, deux mille hommes,

ts’ou* seu°-va, trente mille hommes.

50. — Le dialecte a-hi possède encore, en dehors de leu“, une autre spécificative générale, #0°, qui est usité indifféremment pour les personnes et pour les choses. En principe, /eu* et #0° peuvent s’employer avec tous les substantifs; mais il est plus élégant de se servir de la spécificative particulière à chacun. Ex.:

ts’ou® Pit-tch'é, un homme; mieux que és’ou° ’i*-leu*;

tch'a#-bo® L'it-dzeu*, un palanquin; mieux que échk’a“-bo* d’it-moÿ;

p'o° d’it-deu*, une toile; mieux que p’o° d’i*-mo*.

51. — Voici la liste des particules spécificatives les plus employées.

bo*, pour les tas, les monceaux ;

de’, pour les huiles;

deu*, pour les étofles ;

djo*, pour les pagodes;

26°, pour les fagots; zeu*, pour les chars, les palanquins;

Jfou', pour les potions;

ha*, pour les coups de vent;

Aleu*, pour les brasses;

jo?, pour les affaires, les troupes;

&'a?, pour les bandes, les blocs, les morceaux ;

ka, pour les fagots;

&i', pour les paroles;

&'à, pour les accès de fièvre ;

ki, pour les charges des bêtes de somme ;

ko, pour les pipes;

la, pour les paquets, les ballots;

lou*, pour les ligatures de sapèques; les onces d'argent ;

mou”, pour les bouchées, les gorgées ;

nyé*, pour les brèches, les trous, les portes;

pa”, pour les caractères d'écriture;

p'a*, pour les aiguilles, les lampes ;

pr, pour les objets dont deux font la paire (ex.: 42-06? L'it-p'it, un soulier;

p'o?; p'eu”, pour les fleurs;

po”, pour les averses;

po*, pour les livres;

pré”, pour les parapluies ;

sa, pour les bols;

sa, pour les graines;

ta*, pour les assortiments ;

ché”, pour les personnes;

tché*, pour les chaînes de montagnes;

tcho”, pour les routes, fil, corde, bracelets, poignées, bandes de terrains, rizières, toile; couteaux; affaires:

té”, pour les étages;

ti, pour les repas;

to', pour les habits;

to*, pour les pinceaux, les poils, les plumes;

l’o*, pour les balances, les chaises, les grands bols;

lo*, pour les feuilles;

is’, pour les arbres;

iseu, pour les articles;

is’eu', pour les bottes; les paquets;

iseu*; tsé*, pour les choses doubles;

ts’o*, pour les büches;

val, pour les bordures;

vou’, pour les personnes;

vyé?, pour les fardeaux.

52. — Dans un certain nombre de substantifs composés, le second élément n’est autre que la particule spécificative: il reprend ce rôle lorsque le substantif s'accompagne d’un nom de nombre. Ex.:

y-koŸ, pipe: yi° d'it-ko*, une pipe;

s0-po*, livre: s0-{'*-po*, un livre;

seu°-ts’é, arbre: seu° L’it-ts’ 6", un arbre.

53. — Règle de position. — La spécificative est toujours plaçée après le nom de nombre, qui suit lui-même le substantif accompagné ou non d’un adjectif qualificatif. Ex. :

keu\ 20% seu*-vou?, a'-mé% nit-tch'é beu’, il a trois fils et deux filles ; m. à m. (de) lui fils trois personnes, filles trois personnes avoir;

ts’ou® beu L’2-tch'é%, un homme riche;

l’o° seu°-lou*, trois taëls.

54. — Toutefois, s’il s’agit de jours, mois ou années, par exceptions le nom de nombre se place avant le substantif et ne s’accompagne d'aucune spécificative. On dira donc ”* ny’, deux jours; seu* Alo*, trois mois; 4? £'ou?, quatre ans.

55, — Adjectif numéral ordinal. — En a-hi, pour dire premier et second, on se sert en général des expressions chinoises Pi à (#5 —) premier, et 4! eul! (#5 Zi), second.

Pour troisième, quatrième etc., on dira: sew’-leu* l’eu', m. à m. trois celui-là; /°-/eu* l’eu!, quatre celui-là, ete. Une autre tournure également employée est la suivante: seu’ nyi déf-nyi, m. à m., trois jours un jour, c’est-à-dire le troisième jour; 4? my d’i*-nyi°, le quatrième jour, etc.

56. — Monnaies. — Pour désigner la sapèque, les A-hi ont conservé le mot yi*-"0*, partie du nom du petit coquillage, cauris, y-mo°-L'0%-204, qui leur servait autrefois de monnaie. Ils diront donc régulièrement :

yis-mo° l'i-leu*, une sapèque;

yi-mo° nit-leu*, deux sapèques ;

yi-mo° keu°-leu*, neuf sapèques.

De 10 à 99, ils comptent par fé”, (du chinois fer Æp), c’est-àdire par dizaines de sapèques. Ex.:

yit-mo° Lit-fe*, 10 sapèques, m. à m. sapèques une dizaine;

yi-mo° keu*-fé*, 90 sapèques ;

yi-mo* keuŸ-fé* keu’-leu*, 99 sapèques, m. à m. sapèques neuf dizaines neuf.

De 100 à 999, ils comptent par és’é*, (du chinois ts’ien 4), c’est-à-dire par centaines de sapèques. Ex. :

yi-mo d'if-ts'é*, 100 sapèques, m. à m. sapèques une centaine;

yÜ-mo ni-ts’ €

, 200 sapèques ;

yit-mo seuls 6 lV'i-fé*, 310 sapèques ;

yi-mo° Kkeu°-is'é keu°-fé* keu’-leu*, 999 sapèques.

A partie de 1000, ils comptent par /ou*, c’est-à-dire par ligatures de 1.000 sapèques. Ex.:

yi-mo L'if-lou*, 1.000 sapèques; m. à m. sapèques une ligature.

git-mo L'if-lou* keu°-ts' 6% nit-fé G?-leut, 1.928 sapèques, m. à m. sapèques une ligature neuf centaines deux dizaines huit.

57. — Pour l'argent, les A-hi se servent également des mots fé, ts’é*, et lou‘, accompagnant le mot {’o°, blanc; argent. Ex.:

lo li-fé*, un fen d'argent;

l’o° d'itisé”, un ts’ien d'argent;

l'o° l’i-lou*, une once d'argent.

58. — Mesures. — 1° En a-hi, les principales mesures de poids ou de capacité sont: la livre, it; le 10e de boisseau, céeul (chinois céen Ÿf); le boisseau, {eu (chin. £eo 2h ): le picul, 44° (chin. éan ZA).

2° Pour les mesures de longueur, ils se servent des mesures chinoises, à savoir: le pied, {c'en (ch. éch'e-tse | +); et 10 pieds, cha (chin. échang ). Ils mesurent également par brasse #4 Leu; et par empan, de deux façons, à savoir /’*-/’6%, équivalant à l’espace compris entre l’extrémité du pouce et celle du doigt majeur étendus; et d’it-tou', équivalant à l’espace compris eutre l’extrêmité du pouce et celle de l’index étendus.

La règle est la même que pour les monnaies. Ex.:

ho% l’it-nt, une livre de viande;

ho*-mou’ l'i-teu*, un boisseau de mais;

p'o* d’if-hleu*, une brasse de toile.

99, — Division du temps. — Chez les A-hi, l’année, ou”,

a, du moins actuellement, la mème valeur qu’en chinois.

Les années sont désignées par les animaux du cycle duodénaire. Ces animaux sont les mêmes qu’en chinois, mais on commence le cycle par le tigre et non par le rat. Voici le cycle a-hi:

tigres to 7° singe nou!

29 lièvre 42*-4lo° 8° poule yé* 30 dragon Lo OPchienvoaE se 49 serpent ca! 10° cochon vyé?

59 cheval 0° 119 rat hé?

6* brebis jou’ 129 bœuf #7 Rem. — Pour demander l’âge de quelqu'un, on peut dire:

Ni ka-no? kou? lou??, m. à m. toi combien ans écouler.

Mais les A-hi ignorent en général leur nombre d’années, et demandent plutôt le nom cyclique de l’année de naissance:

NS at-mi! k'ou??, m. à m. toi quelle année.

60. — Le mois se dit #/0? ou #lo%-bo*, lune. Les douze mois de l’année sont parfois désignés par les animaux du cycle duodénaire, comme les jours du mois, du reste. Leurs désignations habituelle sont :

le ler mois #2-4o* ou écheu* yi? (du chinois échen iué EF);

le 2e mois wit-4/o° ou eul! yi? (du chin. el iué —, F ); le 3e mois seu°-Alo* ; le 4e mois °-Alo* ; le 11e mois #0 leu! Alo*, m. à m. tête(?) baisser lune; le 12 mois /a*-yi? (du chin. {a iué JF, H).

61. — Les dix premiers jours du mois prennent en a-hi la particule 4°, de même qu’en chinois ils prennent la particule és’ou 4]. On dira donc: seu°-hlo? dè keu?, le 9e du 3e mois (chin. san iué ts’ou kieou —= ÆE p | JU y; mais on dira #go*-hlo* ni-ts'eu”, le 20 du 5e mois (chin. ox iué eul-che Fi, À = FF).

62. — Le jour se dit »y2°. Voici les divisions du jour chez les A-hi: 19 Chant du coq: yé#-p’ou* cha* t’o*, m. à m. coq chanter moment; 29 Aurore: mou-l'eu? djé* l’o*, (de) l'aurore moment;

30 Lever du soleil: Z!-%2% dou'-lé% d'it-ha, soleil venir alors;

49 9 heures: »2' l’eu? L’o*, bœufs chasser moment;

50 Midi: Z1-H% mou kou' dzeu* l’o*, soleil (du) ciel milieu atteindre

moment ;

6° 2 à 4 heures: 4!'-%2 nga* L’o*, soleil grand moment; 90 4 à 5 heures: »2' dyé? geu’-lé* Ll’o*, bœufs conduire revenir moment ; 8° 5 à 6 heures: meu!'-leu tsé* l’o*, feu allumer moment; 99 6 heures: Z!-ki* l’eu! L’o*, soleil tomber moment; 10° Soir: gou-yi? l’o* koua*, se coucher moment arriver; 11° Nuit: seu°-vou® koua”, nuit arriver; 120 Minuit: seu° l’o°, nuit milieu.

no®-hi 10° dzo*, m. à m. (du) matin riz manger; Le ler repas, à | : kif dzo*, m. à m. repas du matin manger; Le repas de midi, és0°-dyé* 50° dzo*, (de) midi riz manger; meu*-1s ® ts0* dzo*, m. à m. (du) soir riz manger;

Le repas du soir, se ; : 1 ich'eu* dzo*, m. à m. repas du soir manger.

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