Lecture très douteuse
Il nous est connu seulement par l'ambassade qu'il envoya à la Cour de Chine pour, semble-t-il, demander l'investiture, 10101). Mais c’est à lui sans doute qu'il faut attribuer l'envoi de «lions» ?) aux Empereurs de Chine*) et du Pai-Cô - Viét), 1011, et l’ambassade de 1015°). Il règna peu de temps‘) et dès l’année 10187) c'est un Parameçvaravarman”*) qui présente le tribut de vassalité
à l'Empereur Song”).
1) En troisième année Ta tchong Siang fou DA FH É FT: le roi du pays Che »li pi ma ti envoie l’ambassadeur Tchou pou li apporter le tribut” Song Che VII 23a CCCCLXXXIX 26% ,Au huitième mois au jour Wou Wou D ?F- on gratifie le roi "du Champa de chevaux et d'équipements” Sozg Che VII 224.
2) Che Tseu, ax Su’ Ta’ AË +-- Song Che VIII 238 CCCCLXXXIX 266. Psl II 44. Tt II 54. Il est assez difficile de savoir d’où lui venaient ces lions.
3) En quatrième année Ta Tchong Siang au onzième mois, au jour Keng Wou La e , un ambassadeur du Champa, amène des lions. Ordre est donné de les nourrir »dans le Jardin du Palais et l’ambassadeur laisse deux barbares pour les soigner. Mais ceux-ci furent bientôt pris de nostalgie, si bien que l'Empereur, après les avoir largement »approvisionnés de vivres, les laissa retourner dans leur pays” Song Che VIII 235 CCCCLXXXIX 265.
4) ,En deuxième année Thuân thiên” NE + Vsl II 4a Tt II 54. L'Empereur du Dai-cô Viêt était alors Ly Công Uân ZE À zh Ly thäi Tô ZE K NH. 1009—1028). Il s'était fait offrir la couronne par les grands dignitaires et avait dépossédé Long Dinh
HE $E, fils de Lè Hoan (règna de 1005 à 1009). Il est le fondateur de la dynastie des 2 Ly. Psl II la. Sk II la. T4 IL 24. Cm II 4.
5) En huitième année Ta tchong siang fou, l’ambassadeur Pou louen Ho lo ti
” J# EE El SË Ff apporte le tribut. Ayant rencontré à la porte du Palais son "frère cadet T’ao tchou King ] ER LH venu du Tcheou de Kiao (le Pai-Cô Viét Où il avait sans doute été amené prisonnier par les Annamites) pour dresser des éléphants, nil demande à l'Empereur la permission de le ramener (au Champa). Sa Majesté y consentit »et fit donner à T'ao Tchou des robes, de la soie et de l’argent monnayé” Sorg Che VIII 25a CCCCLXXXIX 266. Wen hien T’ong kao XXIV un Lin 536. Méridionaux 549.
6) Harivarman II. /nv. Néant.
7) Deuxième année T'ien Hi + JE : à la deuxième lune”. Sozg Che VII 264 CCCCLXXXIX 264.
8) Lecture très douteuse de la transcription chinoise Che Mei P’ai mo tie PF né£ HE FE PÉ . Cri) (Para)mecvar(avar)ma(räja)dhi(räja). Song Che CCCCLXXXIX 264.
9) Présenté ; oPitiku JE JE M: Ve PA RRE
) Présenté par l'ambassadeur L’o P’i ti kiu S4Ë jm il était particulière
ment important. Il comprenait ,soisante douze défenses d’éléphant, quatre vingt six cornes
Dans les premiers jours de l'année 1021’) le camp de Bô Chänh°) qui défendait la frontière Nord du Champa, est assailli à l'improviste par une armée annamite, venue par mer et conduite
par le fils aîné de Lÿ công Uäu, Phât Mä*). Le Commandant de
“de rhinocéros, mille livres de carapaces de tortues de mer, cinquante d’encens, quatre
nvingt de clous de girofles, soixante cinq de cardamome, cent livres de bois d’aigle
À 7%, deux cents de parfum Æ, une dose de 31] SE pesant soixante huit
livres, cent livres d’anis étoilé, quinze cents d’arec et bétel. Lo P’i ti kia (interrogé) dit: “Lorsque les gens de mon pays vont au Kouang Tcheou, si le vent agite leur bateau et les »pousse vers Che T’ang Æ HE ils ne peuvent arriver à la fin de l’année (ÉI E , x À YÉ ). La troisième année, l'ambassadeur fut autorisé à retourner chez lui; il fut chargé pour Che mei p'ai mo tie, de 4,700 onces d’argent, d'effets d’habillement et de selles”. Song Che CCCCLXXXIX 264.
1) »Onzième année Thuñn Thièn, en hiver à la douzième lune. Elle correspond en
réalité à l’année 1020.
[1 Trai Bô Chânh . Un Trai est un cam rotégé par des LEURS n 1h IX ni, est, nn senmpy prrléeé palissades. Bô Chänh était anciennement le Châu de BG Chinh Âf AE JM . Sous les
Han, ce fut la terre du Huyên de Tho Lanh, == 4 dépendant de la commanderie de ! { Nhu’t-Nam. Sous les Song, c'était BÔ Chänh Chäu du Champa. Sous les Ly, les Ming le
changent en Trân Binh Châu IE 2 PP . Sous les Lê, ce sont de nouveau les deux Châu de Bô Chänh et de Nôi Ngoai A ‘1 C’est maintenant la terre des trois huyën
de Binh Chénh, Minh Chénh et B6 Trach SH dela préfecture de Quang Binh. Cm III 296. Cf. mi x 218. ali dit: »BÔ Chânh Phà : »à Vorigine, sous les Han Occidentaux, c'était la sous préfecture de Tu’o’ng lâm R F LUN ia de la province de Nhu't Nam. A la fin des Han, les habitants tuèrent leur nsous-préfet et s’administrèrent eux-mêmes. On appela leur état Lâm Âp FF Éd . Au commencement des années Yuan Ho TÉ fu des T’ang (806—821) ce pays fut
é é de | éfect d’A . 15 tuel hreplacé sous la dépendance e la préfecture nnam a F4 FF on me S ue (en 1280) est Bô Chinh Âf nr . Il est très montagneux et couyert de forêts”. Lieou
tsen Heou PT +- JE2 (poète chinois 773—819) a écrit dans ses vers: «Le Lin-Y est
à l’ouest, tout couvert de m ntagnes» Tckl 1 4a. Sainson 62 Cf. également Géogr. Histor 2 \ du Quang Binh. Cadière B.E.Y. E. O. II 58 à 61, 64, 65 et 68.
à st / D; : “ se 2 3) Phat Ma 4 HE autrement appelé Ew’e Chinh fi IX : fils aîné de Thäi-To. Lui succède au trône en 1028. Sk Te II l4a 18a. Cm II 29a. Il portait, en 1021, le titre de Khai Thièn Vwong [H ZX Æ. 7 II 2 86 94. Cm IT 219 224. Comme il
traversait le golfe dn Tonkin, avec ses troupes, un dragon jaune apparut sur sa jonque, signe indubitable de réussite. 7£ II 188% 194.
la place!) effectue une sortie pour refouler l’assaillant, mais il est tué au cours du combat?) décapité et ses troupes se retirent en désordre *). Cependant les forces du prince impérial avaient éprouvé des pertes assez sensibles pour qu'il n’osût pas aller plus avant. En 1030 ‘), nouveau roi, dont le nom, tel qu'il nous est transmis par les Chinois, pourrait êrre Yan Pu Ku Cri Vikrantavarman IV. L'époque de son règne est assez obscure et il semble que la fin en ait été troublée par des compétitions dynastiques ou rébellions. Aïnsi par deux fois, en 1038 et 1039, son fils‘) se présente à la Cour Pai-Cô-Viêt et y demande protection: quelques mois plus tard, c’est toute la garnison du camp de Bô Chinh qui vient y
chercher refuge auprès de l'Empereur Phât Mäf).
1) Les textes Annamites le dénomment Bô Linh ff Ce) + TT II 8. Cm II 224. Mais ce semble plutôt un titre qu’un nom, car, dix-huit ans plus tard, nous trouvons un
nouveau DO: Lint, Cm IT 464.
2) Le combat eut lieu au pied de la montagne de Long Ti HE Es sur le territoire du village de Tuän Chât AI Fi aujourd'hui Tüng Chât {À Fi , du huyën de Binh
Chänh dans le Nord de Quang-Binh. Ce nom a été donné à la montagne à cause de sa forme droite et pointue comme un nez de dragon. Cm II 224. Cudière Quang Bink I 58. Lieux Historiques B. E. F.E.O. III 204.
3) Vsz II 48. Tt II 86 Ja. 186 194. Cm IL 216. 224.
4) »Huitième année Tien Cheng Re En, dixième lune, le roi du Champa Yang »P’ou Kou Che-li P’i lan Tô Kia pan motie th Y HN
T5 Ke pan motie [D hf JR D EE JX EU
fn Im 1 bit FE , Yang Pu Ku Cri Vi[kJranta[var]man envoie l’ambassadeur Li
”"P'ou Sa Mo Hia To 2 ïh PE Din x IDE offrir le tribut composé de cara-
"paces de tortue, encens, cornes de rhinocéros, dents d’éléphants” Soxg Che IX 29a.
CCCCLXXXIX 264.
5) Cinquième année Thông Thuy hi Fi : 1038, Dia Bà Thich Hi VE di),
“fils du Roi du Champa, vient à la Cour. VsZ II 85. Sixième année Thong Thuy (1039), »au printemps, 4° mois Dia Bà Thich Lac Thuân Sa Dâu La Ké A Thât Thich Hi ” DE fi] sg B£ {€ in Para ME Pay FE il avec cinq personnes, viennent demander protection” Ÿt K 2 p. 27e. Bien que rien ne dise explicitement que Sa Dâu
fût fils de Vikräntavarman, les dates autorisent à l’admettre sans grande chance d’erreur.
\ L à 6) »Première année Kièn Phù hu’u dao HA FT À NE (1039) à la douzième lune 1 [l -Bô-Linh 7fj À 56 Ca fi FF Lan D6 Thinh HE ÿÉ AL, de la citadelle de
Vikrantavarman IV.
Jaya Sinhavarman II.
Il mourut vers 1041 et l’année suivante, son fils Jaya Sinhavarman (I1)') adresse à la Cour de Chine sa demande d'investiture*).
En 1043) ses navires, profitant du vent et du flot, vont piller et dévaliser les populations Annamites du littoral et ne reprennent le large qu'à l’arrivée des forces dirigées contre eux. Phât Ma se décide alors à une grande expédition militaire contre ce voisin turbulent qui, depuis seize ans, n’avait jamais fait acte de vassalité *); il hâte la construction de plus de cent nouveaux navires, «dragons, «phénix, poissons, serpents, tigres, léopards, perroquets») puis, à la douzième lune, il ordonne par rescrit impérial que, dans chaque corps d'armée, les hommes soient approvisionnés d’armes offensives et défensives, et bien exercés. Enfin le 12 Janvier 1044°) il confie
la régence à Nhu't Tôn du grade de Khai Hong Vu'o'ng’) et
»Bô Chanh, qui défend le Champa, tous suivis de plus de cent personnes sous leurs ordres,
»viennent demander protection” Cm II 464. Phât Ma (Ly Thâi Tôn Z& DR DE ) avait succédé à son père en 1028.
1) Le roi Cham qui fut battu par les Annamites en 1044 se nommait Sa Dâu; = in c'était donc le prince qui, cinq ans auparavant était allé à la Cour de Thäi-Tôn. D'autre part, celui qui règnait en 1042, au dire des Chinois, (Song Che CCCCLXXXIX 264) se nommait Hing Pou che li Tehô Sing Hia Fou Fi] P FR BE ÂË # ÉA 3} Yañ Pu Cri Ja[ya] Siñhavarman. On peut d’autant mieux assimiler Sa Däu 4 ce dernier que ce nom même de Sa Dau peut êtré une transcription phonétique annamite de Siñha [varman].
2) Deuxième année K’ing li Es RE la onzième lune le . Hing Pou Che li ,»Tchô Sing Hia Fou envoie un ambassadeur offrir trois éléphants apprivoisés” Song Che
II 225. CCCCIXXXIX 268 Teheng JA Jeu Tsong 1e = fils de Tcheng Tsong avait succédé à son père en 1023.
3) Deuxième année Minh Dao EF E. au printemps, quatrième lune.” 7% II 318, 326.
4) Tt TL 324. Cm III 66.
5) Tt IL 334. Cm IIT Ta probablement des navires dont la proue était sculptée en figure de dragon, phénix, poisson, etc...
6) Troisième aunée Minh Dao, première lune, jour Qüi Meo ze ou TN 1
104. Le Ier Janvier de cette année «FH FH) et pour signe cyclique + KE:
\ 7) F4 SE TH P4 Khai Hoëng Vu’ong Nhw’t Tôn. Ps7 II 1026. T{ II 34a. Cm III 84.
preud en personne la direction de l'expédition. Sa flotte comprenait 10.000 rames Le 14, elle arrive au port de Dai Âc où elle trouve refuge contre une furieuse tempête'). Dès qu’elle fut en mer, les présages réglèrent la marche: en vue de la montagne Mo’ C6°) c'est un nuage pourpre qui couvre le soleil; dans la mer de Hà Näo*) un nuage rebrousse chemin et suit la jonque de l'Empereur, mauvais signe qui arrête l'expédition une journée au mouillage. Au port de Tu’ Minh‘), c’est un poisson blanc qui saute sur son navire. Cependant la flotte continuait sa route; favorisée par le vent elle double en un seul jour le Grand et le Petit Bane de sable) et arrive au port de Diên Long). Il apprend que Jaya Sinhavarman avait fait marche en avant et avait rangé ses troupes
sur la rive méridionale du fleuve Noû Bô’); il donne l'ordre du 1) L'Empereur, en souvenir du refuge qu’il trouva dans ce port changea son nom de
Daiie en celui de Hai An K a «la Grande Paix ».
2) vArrivé à la monatge de Mo’ Cô } #4 [ll un nuage pourpre couvre le soleil” Té II 344. Cm III 94. Mo’ Cô ou Co, comme écrit le VsZ II 104 est un des ,noms
de la montagne Ii Ti 1 LÉ dans le Huyên de Ky Anh &} re du Ha-Tinb, en “dehors de la mer” Cm III 9% Je ne vois guère, dans le huyên de Ky Anh que la mon-
tagne qui forme le cap Mui Dong qui soit suffisamment visible du large pour correspondre à celle de Mo’ Cà.
3) Hà Nao Biên 7e] LES Fe . Ce doit être la baie formée par le creusement de la
côte au Sud du cap Bungquiua. Le Cm III 104 déclare en ignorer la situation.
4) Port de Tu’ Minh A HA #E [I . Vs IT 108. J'ignore où il est situé
peut-être au Nord du Grand banc de sable.
5) Le Grand Banc de sable, Dai Tru’d'ng Sa K E tp va de l’embouchure méridionale du Nhut Lèé H RE à l'embouchure du Minh Linh. Le Petit Banc de
sable, Tièu Tru'd’ng Sa oh Ë > , va de l'embouchure méridionale de Viêt (Cua Viêt 5bk de nos cartes) jusqu’à l’embouchure de # ZS Tu’ Dùng. Cm I1I 9 104.
6) Diën long hai khâu EL HE #4 [a , port de Dién Long. Situé au S. E. du huyèn de Phü Vinh A Ee de Thüà Thiên 7K . Sous les Trân il fut appelé Tu’ Dùng H 7 Sous les Mäc Tu’ Khäch # Ze. Les Lè lui donnèrent à nouveau
le nom de Tu’-Düng. C’est maintenant le port de Tu’ Hièn H EX . Cm VIT 96. PELLIOT 206. » \ .
7) . ii] /L Ngu BÔô Giang. Le Om III 104 déelare ignorer sa situation.
débarquement, dispose ses divisions sur la terre ferme, fait arborer les étendards, frapper les tambours, traverser le fleuve par le plus court et attaque les Chams. Ceux-ci «n'avaient pas encore senti «le tranchant de ses armes» qu'ils lâchent pied; officiers et soldats se dispersent en grande confusion: plus de 30.000 restent sur le terrain, plus de 5000 sont faits prisonniers; Jaya Siñhavarman lui même gisait sur le champ de bataille, décapité; les cadavres couvraient la plaine; l'Empereur en fut saisi de pitié et arrêta ce carnage désordonné. Plus de 60 éléphants de guerre avaient succombé sous les coups.
Phât Mä continue sa marche en avant, arrive à Vijaya à la septième lune‘), y pénètre en vainqueur à la tête de toutes ses troupes, occupe le Palais, s'empare de toutes les femmes du Roi, du harem, des inusiciennes, danseuses et chanteuses Il envoie des fonctionnaires parcourir les provinces et les villes, les occuper en son nom et soumettre les populations. Enfin à la huitième lune, il donne l’ordre de la retraite et regagne le camp du Nghé-An*) et à la neuvième lune il arrivait à son palais de Li Nho’n*). [Il annonce sa victoire au Temple de ses ancêtres‘), y dépose le butin pris sur l'ennemi‘), répartit les prisonniers Chams, au nombre de plus de
5000, en différents villages qu'il forme dans le Vinh Khu'o'ng°)
1) Fs2 II 102.
2) NghAn NZ.
3) Li Nhon IL 1= appelé maintenant Id'i Nho’n À] LE nom d’nn Chàu, c'est à présent le Li Nho’n Phu H BA FF de ve] A Ha nôi”. Cm K 3 p. 96, K. 4 p. 146.
4) Pai Miêu K Éf Temple où sont disposées les tablettes des ancêtres.
5) Il fit, à la onzième lune, distribuer des robes de soie aux mandarins des six premiers degrés et des robes de soie mince à ceux des autres degrés qui avaient pris part à la
campagne du Champa. 74 IL 356 364. Cm III 106. 6) 3K HF Vinh Khu’o’ng, au Nghé An. C’est maintenant le Phu de Tu’o’ng Du’o’ng
5 pe + : Huyên de Vinh Hoà TK RULES On II 107.
et le PDäug Châu') et les y fait inscrire aux rôles. Les femmes capturées à Vijaya et qu'il avait gardées à son harem, furent, l’année suivante, élevées à différents grades à la Cour”). Toutes, il est vrai, ne s'étaient par soumises aux baisers du vainqueur. Une d'elle, même, appelée par Phât Mä sur la jonque impériale, se noya plutôt que s'y rendre. L'Empereur, admirant sa fidélité, lui donna le titre posthume de «Hiép Chänh H6ô Thiên», femme très chaste
et très douce *).
1) Ping Châu 2& PM du Hu’ng-Hoù DEN À. Sous les Trân, ce devint le 7%
Thin Hung K FE - Sous les Ming, le Châu de Qui Hoù Er #4 qui fut chengé
en Phu sous les Lé. Aujourd'hui, c’est le Phu de Qui Ho. Cm 1 114. 2) T4 II 368.
3) Ef 2 Cm III 9.
VIIIe DYNASTIE.
1% dynastie de Vijaya.
Indravarman V is Harivarman II Paramecvaravarman II Vikrantavarman III
Sinhavarman II (à suivre).
E. Baeiz, Dolmen und alte Konigsqräber in Korea (Zeitschrift für Ethnologie, 1910, p. 776 —781).
Les dolmens de l’île de Kang-hoa, ceux de Pabalmaq et ceux de Sune-sane-hi, en (Corée, nous sont déjà connus par divers articles ). M. Baelz a visité en 1903 un autre site où se trouve un grand nombre de ces monuments mégalithiques; cette localité est dans la vallée de la rivière Kuriong-gang, affluent septentrional du fleuve Andjugang a JM 7L ou Tching tschhông gang TH JI ZT, par environ 126° de longitude et 40° de latitude Nord. Sur le haut cours du Kuriong, à Puktschin, près de la ville de Wursan = JÜJ, on pratique depuis fort longtemps le lavage de l'or; cette exploitation, la plus riche de la Corée, est aujourd’hui entre les mains d'une Compagnie américaine et emploie des milliers de travailleurs. C’est dans les environs de Puktschin que sont disséminés les dolmens, en si grand nombre que M. Baelz à pu en compter jusqu'à 68 sur un parcours de 2 kilomètres; les dolmens sont toujours orientés vers le Sud; M. Baelz n’a pu y trouver ni ossements humains, ni débris d'armes ou de céramiques.
Dans la même région que les dolmens, à 14 kilomètres au Sud
1) Voyez E. Bourdaret, Ex Corée (Paris, 1904, p. 302, 334—335); Rapport sur une mission scientifique en Corée (Nouv. archives des missions scientifiques, t. XII, p. 135—138); note sur les dolmens de la Corée (Soc. d'anthropologie de Lyon, t. XXT, 1903). — Transactions of the Korea Branch of the Roy. Asiatic Society (vol. IT, p. 21, 22; vol. II, p. 31, 32).
de la ville de Wunsan, M. Baelz a signalé deux monuments funéraires du plus haut intérêt; ce sont deux pyramides tronquées construites en blocs de granit qui sont en retrait les uns sur les autres, de manière à former des gradins. Il suffit de lire cette description pour comprendre que nous sommes ici en présence de monuments exactement semblables à ceux que j'ai visités et photographiés en 1907 à T'ong-keou [A] Ÿ# sur la rive Nord du fleuve Yalou (voyez ma Mission archéologique dans la Chine septentrionale, planches CCCLXXV —CCCLXXIX et T'oung pao, 1908, p. 236 —263). Ce rapprochement permet aussitôt de formuler quelques observations. __ La mieux conservée des pyramides de 7“ong-keou est appelée «Tombe du maréchal» HA: une des deux pyramides de Wunsan est appelée «Tombe de Wei-man» fi “ - Cette seconde dénomination, plus précise que la première, nous reporte au commencement du deuxième siècle avant notre ère, puisque Wei-man est un aventurier chinois qui fut le premier fondateur du royaume de Teh'ao-sien. Mais il ne semble pas qu'il faille faire fond sur le nom populaire attribué à un édifice pour en déterminer la date; nous possédons, à 7"ong-keou, un témoignage d’une toute autre importance qui est constitué par la fameuse stèle quadrangulaire du roi de Kao-keou-li mort en 414 p.C.; cette stèle ayant été érigée au commencement du cinquième siècle de notre ère, c'est donc à cette date que fut édifiée la pyramide, aujourd’hui presque entièrement détruite, de l’auguste roi (cf. Mission archéologique dans la Chine septentrionale, pl. CCCLXXIX, N° 810); c’est vraisemblablemeut à la même époque qu’il faut rapporter les monuments tout à fait analogues connus sous le nom de «Tombe du maréchal» à T'ong-keou, et de «Tombe de Wei-mans à Wun-san.
En second lieu, M. Baelz estime que les dolmens et les pyramides appartiennent à deux époques très différentes, les premiers
devant être bien antérieurs aux secondes. Je ne partage pas son
opinion; les pyramides, quand elles étaient complètes, présentaient en leur centre une chambre qui, dans les pyramides de petites dimensions, avait exactement la forme d’un dolmen: c’est ce dont on peut se convaincre en jetant les yeux sur la planche CCCXX VII, N° 804, de l'album de ma Wission archéologique: on verra qu’une pyramide, qui a conservé par derrière sa forme primitive, s’est éboulée sur sa face antérieure de manière à présenter toute dénudée sa chambre intérieure; or cette chambre est construite comme un dolmen. Je me demande donc si les dolmens de Corée ne sont pas des chambres qui, dans le cas de sépultures riches étaient recouvertes de blocs de granit en gradins, tandis que, dans les cas de sépultures ordinaires, on se bornait à recouvrir la chambre avec de la terre; cette terre a aujourd’hui disparu et la chambre seule à subsisté. Dolmens et pyramides seraient donc, dans cette théorie, deux aspects d’une même sorte de monuments funéraires.
Les pyramides et les dolmens étaient-ils des tombeaux? M. Baelz le croit, tout en reconnaissant que l’absence d’ossements dans ces édifices peut laisser planer quelques doutes. Pour ma part, j'ai cru aussi que les pyramides de 7'ong-keou étaient des tombeaux. Je me demande cependant maintenant s'il en est réellement ainsi. M. Baelz a remarqué tout près de la pyramide de Wei-man un haut tumulus en terre au centre dequel était une chambre de pierre qui, penset-il, avait pu servir à abriter les gardes qu’on affectait au service du tombeau; j'ai moi-même vu un tumulus tout semblable, quoique dépourvu de chambre, derrière la tombe du maréchal à T’ong-keou, et j'en ai vu un autre derrière la pyramide connue sous le nom de tombe de Chao-hao au N. E. de K'iu-feou him (Mission archéologique, pl. CCCCIV, N° 892). Je serais disposé à croire que, dans tous ces cas, c’est le tumulus en terre qui marque le véritable emplacement de la sépulture, et que la pyramide en pierre jouait
le rôle d’un temple funéraire dans l’intérieur duquel on présentait
les offrandes à l’image du mort. En d’autres termes, la pyramide serait l'équivalent de ce qu'’étaient chez les Chinois, à l'époque des ÆJan, les chambrettes funéraires telles que celle du Æiao t'ang chan; on sait en effet maintenant que ces chambrettes servaient de salles d'offrande et que le tumules abritant la sépulture était situé plus en arrière.
Pour terminer, je sigualerai que la restauration que propose M. Baelz de la pyramide me paraît inexacte; il fait consister l'édifice en cinq assises de blocs de granit et place au centre un amas de maçonnerie de forme hémisphérique; en réalité, la pyramide devait s'élever beaucoup plus haut: elle n’était tronquée que tout près de son sommet et elle était surmontée d’un pavillon en bois couvert de tuiles; les trous dans lesquels s'encastraient les poutres de cet édicule sont encore visibles au sommet de la Tombe du maréchal, et, sur les flancs de cette tombe on peut ramasser les débris des tuiles de la toiture; la Tombe de Chao-hao, à K'iu feou hien, a conservé jusqu'à nos jours le pavillon surmontant la pyramide (Mission archéologique, pl. CCCCIV, n° 892), Les pyramides de Wun-san devaient certainement être construites de la même manière.
En conclusion, les monuments décrits par M. Baelz présentent une étroite connexion avec ceux que j'ai photographiés à T'ong-keou sur les bords du Yalou; ils s'expliquent de la même manière qu’ eux et doivent, comme eux, être attribués au royaume de Xao-keou-li
et au cinquième siècle de notre ère. En. CHAvaNNEs.
Albert Herrmann: lie alten Seidenstrassen zwischen China und Syrien (forme le 21° cahier des Quellen und For-
schungen zur alten Geschichte und Geographie, heraus-
gegeben von W. Kieglin; — Berlin, Weidmannsche Buchhandlung, 1910, in-8 de 130 p. et 1 carte hors texte).
Grâce aux récentes explorations dans le Turkestan oriental et
grâce aux traductions nouvelles qui ont été publiées dans ces derniers temps de textes chinois relatifs à l’Asie Centrale, il est devenu possible de reprendre l'étude des routes que suivit, à partir du premier siècle avant notre ère, le commerce entre la Chine et les grandes civilisations de l'Asie occidentale. M. Albert Herrmann s'est acquitté de cette tâche d’une manière très satisfaisante; il connaît bien toutes les sources d'informations auxquelles il pouvait puiser; il interprète les témoignages avec un sens géographique et historique qui lui permet souvent d'atteindre à plus de précision que ses devanciers; enfin la carte qu'il a jointe à son mémoire est claire et rendra des services.
J'examinerai deux points sur lesquels l’auteur se trouve être en désaccord avec moi.
En premier lieu (p. 65—66), M. Herrmann estime que, lorsque Tehang K'ien décrit le Tarim sous le nom de ff, il n’y a point vu le cours supérieur du Âouang ho; c'est l’empereur Wow qui, trompé par le double emploi du mot 1] appliqué, d'une part au Tarim, d'autre part au Æouang ho, aurait cru que les deux cours d'eau n’en faisaient qu’un seul et aurait mis en circulation la fausse conception qui devait rester admise pendant plusieurs siècles. L'examen des textes ne me paraît pas justifier cette thèse; dans le passage du Che ki (chap. CXXIIT, p. 3 r°), lorsqu'il est dit: «A l'Est de Yu-tien (Khoten), les rivières coulent vers l'Est; elles se jettent dans les marais salés; les marais salés coulent cachés sous terre; plus au Sud, apparaît la source du Æo», — ïl est bien évident qu'il y à un rapport étroit entre l'apparition de la source du Æo et le cheminement sous terre des eaux du marais salé; Brosset est le seul des traducteurs de ce passage qui n'ait pas vu cette connexion et il a manifestement tort. Quant à l'intervention de l’empereur Wou, voici en quoi elle a consisté: un vieux livre aujourd’hui
perdu, le Yu pen ki FE 7% #b, disait que le ÆZo prenait sa source
dans le ÆXouen-louen EÈ à (Che ki, chap. CXXIII, p. 8 v° et Ts'ien Han chou, chap. LXI, p. 6 r°); ce ÆKouen-louen était une montagne merveilleuse toute environnée de légendes; quand l’empereur Wou sut que Zhang K'ien était remonté jusqu'aux sources du Æo et qu'il avait trouvé, dans les montagnes où le //0 prenait naissance, beaucoup de jade, il fit un rapprochement entre ces montagnes et celles que mentionnaient les anciens livres tels que le Yu pen ki et c’est pourquoi il leur donna le nom de Kouen-louen; le rôle de l’empereur s’est donc borné à attribuer le nom de Xouenlouen aux montagnes qui sont au Sud de Khoten (cf. BEFEO, 1903, p. 230, n. 3). Je ne vois aucune raison d'admettre que Tehang K'ien aurait nettement distingué le Tarim du Æouang ho et que l’empereur Wou les aurait ensuite confondus.
Sur un second point, M. Herrmann (p. 101—109), me paraît avoir raison; il s’agit de la localisation de Zeou-lan FE LXE Dans mon article sur les Pays d’occident d'après le Wei lio (T'oung pao, 1905, p. 531—533 et 537), j'avais admis que l’ancien Zeou-lan x FE Éi devait être placé au Nord-Ouest de Hami, tandis que, à partir de l’année 77 av. J.-C., ce royaume fut transféré au Sud du Lob nor et prit le nom de Chan-chan SEK £ ; M. Herrmann admet avec moi que les événements de l’année 77 av. J.-C. amenèrent, en même temps que la substitution du nom de Chan-chan à celui de Zeou-lan, le déplacement de ce royaume; si M. Herrmann est d'accord avec moi au sujet de la localisation de Chan-chan, il me reproche d’avoir situé l’ancien Zeou-lan beaucoup trop au Nord; je me rends à ses arguments; mais M. Herrmann est-il dans le vrai en voyant l’ancien Zeou-lan dans l'endroit exploré par
Sven Hedin, puis par Stein et enfin par Tachibana ‘) au Nord du 1) Tachibana a exhumé en ce lieu une lettre écrite par un certain Zi Po Ze #4 :
tchang-che des pays d’occident p4 EY 5; le Tsin chou (chap. LXXXVI, p. 7 v°) nous apprend que Zi Po portait ce titre en 324 p. C. et cette indication nous permet
Lop nor, par 40° 31’ 84" lat. N. et par 89° 50’ 53" long. E.? Je serais assez disposé à le croire; je remarque capendant que, dès l’année 119 p. C. une colonie militaire fut établie à Zeou-lan par le général Pan Yong; comment donc se fait-il que, dans le site récemment fouillé par les voyageurs on n'ait trouvé aucun document de l’époque des Han? Cette raison est la seule qui me retienne de donner mon adhésion pleine et entière à la théorie séduisante sou-
tenue par M. Herrmann. Ed. CHavanxes.
V. Arexgter: © niekotorych glavnych tipach kitaiskich zaklinatelnych isobrajenit po narodnym kartinam 1 amuletam (De quelques types principaux d'images chinoises d’exorcisme d’après les peintures populaires et les amulettes. — ŒExtrait des Mémoires de le section orientale de la société impériale russe d'archéologie, tome XX, 1910; 76 pages in-8 dont 17 planches hors texte).
Pendant les années qu'il a passées à Péking, M. Alexéief a porté son attention sur les images populaires et il en a réuni une collection du plus haut intérêt. Il étudie aujourd’hui celles de ces images qui ont une valeur magique et qui sont suspendues dans les maisons en vue de détourner les mauvaises influences ou d'attirer le bonheur; il y a joint quelques amulettes qui jouent le même rôle. On trouvera dans son article des renseignements très nouveaux sur Tchong K'ouei fi JR4, sur Tehang T'ien-che WR KR ÉM et sur Lu Tong-pin 4 fr] À ; on y trouvera aussi l'explication et la repro-
duction de plusieurs de ces signes cabalistiques nommés fou 44
de dater notre document; dans cette lettre, qui est adressée au roi de Cxau-chan, Li Po annonce son arrivée dans la localité occupée par la garnison chinoise; on voit par là que le roi de Chan-chan ne résidait pas dans l'endroit où étaient cantonnées les troupes chi-
noises, c’est à dire dans l’endroit exploré par MM. Sven Hedin, Stein et Tachibana.
que les taoïstes ont inventés pour frapper de terreur les démons. Les bouddhistes ne se sont pas privés d’avoir recours au même moyen d'influence; ils ont figuré sous une forme stylisée la syllabe sauscrite représentée en chinois par le caractère ngan w# et ils lui ont attribué une puissance souveraine d’exorcisme; M. Alexéief étudie ce dernier type d’amulette dans un estampage de l’année 1901 (p. 4—5 et fig. 6); les explications qu'il donne peuvent être complétées au moyen d’une stèle de l’année 1566 que j'ai publiée dans l'album de ma Mission archéologique dans la Chine septentrionale (pl. CCCCXXX VIII, N° 997); cette dernière stèle nous apprend que ce signe magique était en réalité la première syllabe de la formule om mani padme hûm qui est transcrite en Chinois BR DE AN HA je (voyez l'inscription de 1348 dans mes Dix inscriptions de l'Asie Centrale, p. 97); la syllabe om était écrite sur la main du Buddha, et c'est pourquoi la stèle de 1566 l’associe à la représentation des pieds du Buddha qui, comme on le sait, offrent eux aussi des marques distinctives; au-dessous des pieds du Buddha, l’auteur de la stèle de 1566 raconte que le prototype de cette image fut rapporté de l'Inde par le pélerin Æiuan-tsang pendant la période tcheng-kouan (627—649); l’empereur T‘ai-tsong, qui régnait alors, ordonna aussitôt de la graver sur pierre; elle fut regravée en 1387 dans le temple du dhyâna Wouo-long FA HE JE ES à à Tch'angngan (Si-ngan fou); enfin en 1566 on en fit une copie dans le temple Chao-lin sseu AP FF + où j'en ai pris l’estampage. Il est aisé de voir maintenant comment a été constitué le texte de 1901 reproduit par M. Alexéief: de même que l'image des pieds du Buddha passait pour avoir été rapportée par le pélerin Æiuan-tsang, ainsi le signe magique de la main du Buddha fut considéré comme ayant été rapporté par le pélerin Yi-tsing; seulement, tandis que l'inscription de 1566 est dans son droit en attribuant à l’empereur
T'ai-tsong, sous le règne duquel Æiuan-tsang revint de l'Inde, la
première gravure sur pierre de l’image des pieds du Buddha, l'in-
scription de 1901 a tort d'appliquer au signe de la main de Buddha
un éloge composé par ce même empereur T‘ai-tsong qui était mort.
près de cinquante ans avant le retour d’Yüi-tsing. Enfin l'inscription de 1901 se donne comme étant gravée dans le même temple Wouolong de Si-ngan fou où fut érigée en 1387 une stèle qui est le modèle de celle de 1566; mais on peut se demander si cette inscription de 1901 existe bien réellement, car, en fait, nous n’en avons que des estampages tirés manifestement sur une planche en bois.
Ed. CHAVANNES.
Colonel E. Dieugr: Etude de la langue thô (in-8° de 111 +- 132 p.; Paris, Challamel, 1910).
On donne le nom de thô à la langue thaïe telle qu’elle est parlée sur la frontière du Tonkin et de la Chine, depuis Laokay jusqu'à Monkay. M. le colonel Diguet a fait de ce dialecte une étude approfondie; il commence par dresser un vocabulaire synoptique qui permet, d'une part, de saisir les rapports qui existent entre le thô et deux autres langues thaïes, à savoir le taï de la Rivière noire et le siamois, d'autre part, de reconnaître dans quelle mesure plus ou moins grande l’annamite a influé sur le thô et sur le taï. L'auteur donne ensuite des éléments de grammaire thô; il termine son ouvrage par un vocabulaire français-thô. Ce volume sera utile à tous ceux qui auront à faire un séjour plus ou moins prolongé sur la frontière de la Chine et de Tonkin; il rendra service aussi au Jinguiste qui, en y joignant le mémoire publié en 1895 par M. Diguet lui-même sur la langue des Taï noirs, pourra prendre une idée exacte de ce que sont deux dialectes importants du groupe thaï.
Ed. CHAVANNES.
A. von Le CoQ, Chuastuanift, ein Sündbekenntnis der Manichäischen Auditores, gefunden in Turfan (aus dem Anhang zu den Abhand. der K. Preuss. Akademie der Wissenschaften vom Jahre 1910; in-4° de
43 p. et 2 planches hors texte).
En 1909, W. Radlof avait publié en transcription et en traduction un texte manichéen fort intéressant contenant une confession des péchés (cf. T'oung pao, Déc. 1909, p. 718 —719). Ce texte s’est retrouvé en d’autres exemplaires, car il paraît avoir été répété fort souvent à l'usage des fidèles qui le faisaient copier en y introduisant leur nom; M. A. Stein en a rapporté un beau manuscrit en langue turque et en écriture manichéenne, qu’il a recueilli dans la fameuse grotte de Touen-houang; M. von Lecoq éditera prochainement ce manuscrit dans le Journal of the Royal Asiatic Society; mais, en attendant de faire cette publication, il vient de mettre à notre disposition les fragments de ce même texte qu'il a exhumés lui-même dans la région de Tourfan; ces fragments sont, les uns en écriture manichéenne, les autres en écriture ouïgoure. Dans son introduction, M. von Le Coq remarque que les Bouddhistes de l'Asie Centrale ont, eux aussi, des formulaires de confession analogues; il est important de constater que les Bouddhistes ont emprunté les expressions techniques aussi bien que la forme extérieure des formulaires manichéens. À la p. 36, M. von Le Coq signale l'expression éaidan que F. W. K. Müller croit empruntée au chinois pour désigner un temple ou une salle de prière; je pense qu'il faut y voir la transcription du chinois ji # lchai l'ang salle de purification»; dans le fragment chinois manichéen rapporté par M. Pelliot, on trouve, dans l’énumération des salles constituant un temple manichéen, le nom du ju Eu ir «salle de purification et d'explication» (voyez Touen houang che che
yi chou, fascicule 3, fragment manichéen). Ed. CHavanNes.
P. Hoaxc, Concordance des chronologies néoméniques chinoise et européenne (Variétés Sinologiques, N° 29; Chang-haï, Imprimerie de la mission catholique, 1910; in-8 de XV + 569 pages).
On attendait depuis longtemps avec impatience la publication de cet ouvrage du père ÆHoanqg; la mort de l’auteur, survenue le 8 Octobre 1909, avait pu faire craindre un moment qu'il n’eût pas eu le temps de mettre la dernière main à son livre; par bonheur il n’en est rien, et, grâce au zèle des pères de Zikaweiï, ce travail considérable a pu enfin voir le jour.
Pour établir le tableau des concordances entre les dates européennes et les dates chinoises, il fallait commencer par dresser la série des années chinoises avec la date des néoménies et la place des lunes intercalaires: le P. Hoang n’a pas eu à se préoccuper de ce problème, car il l’a trouvé tout résolu dans l'ouvrage intitulé Zi tai tch'ang chou tsi yao BE in nn Po Hit LE publié en 1877 par Wang Vue-tcheng YÆ FA fa ; mais il est évident que la valeur du livre du P. Hoana dépend de l'exactitude avec laquelle Wang Yue-tcheng a fait ses calculs. Pour vérifier ces calculs, nous n'avons qu’à recourir aux textes ou aux inscriptions qui n’ont pas été connus de Wang Yue-tcheng; si les dates exprimées dans les monuments s’accordent avec son système, c’est que ce système est exact.
1° Inscription de Zreou P'ing-kouo (cf. T‘oung pao, 1908, p. 97—98): «la quatrième année yong-cheou, le huitième mois dont le premier jour était le jour Aia-siu, le douzième jour qui était le jour yi-yeou.» Cette date correspond au 22 Septembre 158 p. C.: le P. Hoang indique exactement le jour kia-siu, onzième du cycle comme étant le premier jour du huitième mois.
2° Inscription du Xao keou li (cf. Journal Asiatique, Mars — Avril
1898, p. 230): en l’année 414 p. C., le vingt-neuvième jour du
neuvième mois est le jour yi-yeou; on en conclut que le premier jour de ce mois est le cinquante-quatrième jour du cycle; c’est exactement ce qu'indique le P. Hoang.
3° Inscription de Long-men (N° 589 de ma Mission archéologique). «La première année yen-tch'ang, le rang de l’année étant jen-tch'en, le onzième mois dont le premier jour était le jour ting-hai, le quatrième jour (27 Novembre 512 p. C.).> Accord rigoureux avec le P. Hoang.
4 Inscription de Long-men (ibid., N° 660): «La troisième année hiao-(tch'ang), le rang de l’année étant kouei (Lisez ting)-wei, le quatrième mois dont le premier jour était le jour Louei-sseu, le huitième jour qui était le jour keng-tseu (23 Mai 527 p. C.)». Accord avec le P. Hoang.
Je ne poursuivrai pas plus loin cette énumération qui pourrait être fort longue, car, en fait, l'exactitude des tables du père Hoang se vérifie dans la grande majorité des cas. Voici cependant un certain nombre de dates où l'exactitude n’est plus qu’à un jour près:
1° Tseu tche t'ong kien: en l’année 93 av. J.-C., le premier jour du onzième mois est le cinquante-deuxième du cycle. Le P. Hoang dit que c'est le cinquante et unième.
2° Heou Han chou, chap. XX VI, p. 5 v°: en l’année 174 p. C., le premier jour du premier mois est le onzième du cycle. Le P. Hoang dit que c’est le douzième.
3° Heou Han chou, chap. XXVIII, p. 6 r°: en l'année 219 p. C., le premier jour du troisième mois est le quarante-neuvième du cycle, le P. Hoang dit que c’est le cinquantième, ce qui est d’ailleurs en accord avec le témoignage du Tseu tche t'ong kien.
4 Kin che ts'ouei pien, chap. XXXVI, p. 5 v°: en l’année 564 p. C., le premier jour du neuvième mois est le cinquante-quatrième jour du cycle. Le P. Hoang dit que c’est le cinquante-troisième.
9° Inscription de l'impératrice Wou en l'honneur du Cheng sien
l'ai tseu (cf. ma Mission archéologique, pl. CCCLIV, N° 761): en l'année 699 p. C., le premier jour du sixième mois est le vingt et unième jour du cycle. Le P. Hoang dit que c’est le vingt-deuxième.
6° Inscription de Kul tegin (cf. Thomsen, Znscr. de l’'Orkhon déchiffrées, p. 174): en l’année 732 p. C., le premier jour du septième mois est le trente-huitième jour du cycle. Le P. Hoang dit que c’est le trente-neuvième.
Restent enfin les erreurs portant sur l’intercalation; j'en ai relevé deux: 1° faut-il placer le mois intercalaire en 97 av. J.-C. ou en 96 av. J.-C.? la première solution, qui est celle qu'adopte le P. Hoang, est d'accord avec le système qui fut appliqué ultérieurement, puisque, de 19 en 19 .ans, les années 78 av. J.-C., 59 av. J.-C., 40 av. J.-C., etc. sont intercalaires. La seconde solution serait d'accord avec le système qui était appliqué antérieurement, puisque, de 19 en 19 ans, les années 115 av. J.-C., 134 av. J.-C., ete. furent intercalaires. C’est la seconde solution qui doit être adoptée comme le prouve une des fiches de bois exhumées par M. A. Stein le long de l’ancienne grande muraille (T XIV, iü, 67), car cette fiche nous apprend que le premier jour du douzième mois de l’année 96 av. J.-C. fut le trente-huitième du eycle. Il faut donc corriger les tables du P. Hoang de la manière suivante: à la fin de l’année 97, on supprimera le mois intercalaire, puis, on dressera pour l’année
96 la liste ci-dessous.
Cycle de la lune Lune Mois solaire Jour du mois Cycle du jour 15 1 1 23 14 12 2 2 21 43 17 3 5) 23 13 18 4 À 21 42 19 5 5) 21 12 20 6 6 19 41 21 7 7 19 11
Cycle de la lune Lune Mois solaire Jour du mois Cycle du jour 22 8 8 17 40 23 9 9 16 10 24 10 10 15 39 25 11 14 14 9 26 12 12 13 38 Interc. 12* 1 12 8
2° En ce qui concerne l’année 75 p. C., on peut se demander si le mois intercalaire doit être placé après le douzième mois, comme dans les années 56 p. C., 37 p. C., 18 p. C., etc., ou s’il doit être placé le onzième mois, comme en l’année 94 p. C.. Le P. Hoang s'arrête à cette seconde solution: en réalité cependant, c'est après le douzième mois que doit être placé le mois intercalaire, puisque le Tseu tche l'ong kien nous apprend que le premier jour du douzième mois fut le quarante-deuxième du cycle. Il faut corriger en conséquence le tableau du P. Hoang: le douzième mois de l’année 75 p. Ü. commencera au quarante-deuxième jour du cycle, correspondant au 27 Décembre; puis viendra le mois intercalaire qui commencera par le onzième jour du cycle, correspondant au 25 Janvier Hop. C.
Comme on le voit, les tables de Wang Yue-tcheng adoptées par le P. Hoang, ne sont pas absolument exemptes d'erreurs; d’une part, elles ne sont pas arrivées à éliminer l’approximation à un jour près que le calcul est impuissant à supprimer; d’autre part, elles se sont parfois égarées dans les modifications successives apportées à la méthode d’intercalation. Dans l’ensemble cependant, elles sont remarquablement correctes et elles nous fournissent un instrument de travail qui n'aura besoin que de quelques retouches pour devenir parfait.
Ed. CHAvanxNeESs.
Oscar MünsrerBerG: Leonardo da Vinci und die chinesische Landschaftsmalerei (Orientalisches Archiv, tome
I, p. 92—100 et 2 planches hors texte).
Dans cet article, M. Münsterberg cherche à établir que les paysages de fond dans les tableaux de Léonard de Vinci décèlent une influence extrême-orientale; des peintures des Ming auraient été apportées en Europe vers la fin du quinzième siècle et ce seraient elles qui auraient modifié la manière dont on avait jusqu’ alors conçu le paysage. Sans contester l’ingéniosité de l'hypothèse, je dois avouer que les faits ne me paraissent pas la rendre nécessaire; assurément, si on regarde la reproduction que M. Münsterberg donne de la Joconde, il semble que l'arrière-plan ait quelque analogie avec certains tableaux chinois; maïs, si on va voir l'original au Louvre, ce faux-semblant s'évanouit; là où la gravure pré-
sente une vague grisaille qui peut être confondue avec la buée lumineuse dans laquelle les Chinois aiment à noyer le pied de leurs montagnes, on aperçoit sur le tableau une série de plans successifs qui s’étagent les uns derrière les autres; le paysage a une extension en profondeur que les Chinois n’ont jamais su rendre. Je ne vois pas d’ailleurs pourquoi M. Münsterberg n’a pas cité à côté de Léonard de Vinci le vieux maître allemand Albrecht Altdorfer dont la Bataille d'Arbèles (tableau de 1529) aurait été peut-être un exemple aussi probant à l'appui de sa thèse; mais, dans ce cas aussi, je crois que l’analogie avec l’art Chinois vient simplement de ce que, à partir de l'an 1500 environ, l’art européen a su introduire l'air et la lumière dans le paysage; il n’est pas indispensable de supposer une
influence de l'Extrême-Orient pour expliquer ce progrès.
Ed. CHAvVANNES.
R. Torri: Les aborigènes de Formose (premier fascicule) (Journal of the College of Science, Imperial University of Tokyo, vol. xxxvutr, article 6; publié le 23 Décembre 1910).
La réputation de M. Tori comme ethnographe n’est plus à faire; mais sa publication sur les aborigènes de Formose le mettra au tout premier rang de ceux qui se livrent aux études anthropologiques. Le volume que nous avons sous les yeux ne renferme que 17 pages de texte; M. Torii y relate brièvement les quatre voyages successifs qu'il fit de 1896 à 1899 dans l’intérieur de Formose; puis il expose la manière nouvelle dont il divise les aborigènes en neuf groupes principaux: cette division est fondée, non sur les caractères physiologiques de ces peuplades, mais sur leur costume, leur langue et leurs mœurs. Une carte ethnographique de l’île permet de comprendre à première vue la répartition des tribus sauvages de Formose. Le corps du volume est formé par soixantecinq planches qui reproduisent chacune deux, et parfois trois photographies; on ne saurait trop louer cette abondante documentation ethnographique qui a été recueillie au prix de peines et de dangers sans nombre; il est fort évident que M. Torii a risqué plus d’une fois de laisser sa tête sur une des étagères à crânes dont il nous montre les étranges aspects (pl. VI, XXXVI A, XLIV B), et il aurait bien pu, au lieu de nous rapporter la photographie d’une bande de chasseurs d'hommes (pl. XXXV), être leur première victime. Les notices qui accompaguent ces vues sont en général fort brèves; quelques unes d’entre elles cependant soulèvent de graves questions; par exemple, dans la notice de la pl. XXVIIT A, il est dit que, chez les Ari, les femmes n’ont pas le droit de pénétrer daus la maison du conseil; les hommes mariés eux-mêmes n’y ont accès que
les jours de conseil; cette maison, en temps ordinaire, est habitée
par les jeunes garçons depuis le moment où ils peuvent marcher jusqu'à l’âge de quatorze ans; il serait intéressant de déterminer exactement les raisons qui motivent cette affectation d’une case aux enfants de sexe mâle antérieurement à la puberté. — M. Tori annonce que ce premier volume sera suivi de cinq autres fascicules traitant des caractères physiques des aborigènes, de leurs langues parlées, de l’ethnographie, de l’âge de la pierre, enfin des ouvrages qui ont déjà été publiés sur ces matières. En terminant, nous ne pouvons que remercier vivement l’auteur d’avoir fait traduire son texte en français par M. Tulpin; nous aurions voulu cependant que les caractères chinois correspondant aux noms propres de lieux et
de tribus eussent été conservés entre parenthèses.
Ed. CHAvANNES.
À. Srrrsyne: Tatarskia baïcy (P’ai-tseu tartares) (Izviestiia imperatorskoi archeologiteheskoi kommissii; 29° livrai-
son, 1909; p. 130—141).
On connaît bien les p'ai tseu HA -, ou tablettes de commandement, qui avaient cours à l’époque mongole; Yule en a représenté un spécimen dans son édition classique de Marco Polo; M. Spitsyne étudie et reproduit cinq de ces petits monuments; deux sont eu écriture carrée de Phags pa; les trois autres sont en éeri-
ture mongole.
À. D. Roupxer, WMaterialy po govoram vostotchnoï mongoli
(Saint Pétersbourg, 1911; in-8 de XXXII + 258 p.).
M. Roudnef continue brillamment la lignée des savants russes qui ont constitué la science de la langue mongole. Le présent
ouvrage traite plus spécialement des dialectes orientaux pour lesquels
il donne des textes en langue usuelle, un vocabulaire et des remarques sur la phonétique et sur la grammaire. Nous regrettons de n'avoir pas la compétence requise pour faire un compte-rendu cri-
tique de cette importante publication.
Antoine CaBarTon. — Les Indes néerlandaises, — E. Guilmoto, Paris, 1910, in-8, pp. VIII—382, carte.
Il n'existe que peu d'ouvrages en français sur les Indes néerlandaïses, eb si, aux titres que cite M. C. dans sa Préface, pp. VI— VII, on ajoute l'excellent Catalogue de la section des Colonies néerlandaises à l'Exposition tenue à Amsterdam en 1883, rien d’important dans notre langue n’échappera à l'étudiant. «Ce livre, nous dit l’auteur, a été primitivement écrit pour les élèves du cours de malais à l'Ecole des Langues orientales vivantes. Son but est de leur donner un aperçu très bref, mais précis, de l'aspect des races et des moeurs du pays dont ils apprennent la langue la plus usuelle, mais dont ils ignorent, en général, à peu près tout». Il dépasse le but que se proposait l’auteur et il est appelé à rendre service, non seulement aux jeunes gens qui aspirent à un diplôme, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent aux questions de l'Asie orientale et en particulier de la Péninsule indo-chinoise qui renferme encore aujourd'hui une population malaise dont nous méconnaissons trop l'importance.
L'ouvrage, outre une préface, se compose de dix-sept chapitres, dont le premier renferme des Généralités sur les Indes Néerlandaises. Les Chapitres II à XI sont consacrés à Java; les suivants traitent des Possessions Extérieures, Sumatra et l’Archipel de Riouw Lingoa, de l'Etat politique et économique de Sumatra et de l’Archipel de
Riouw Lingga, de Bornéo, de Célèbes et ses dépendances, des Mo-
luques et de la Nouvelle-Guinée, de Timor et ses dépendances, Bali et Lombok.
M. Cabaton me paraît avoir étudié les sources les plus récentes; un index géographique permet de consulter facilement son livre; je ne lui ferai qu'un reproche, c’est de n'avoir pas donné dans son
ouvrage un développement plus grand à la partie historique.
H. Cororer.
apprennent"
LIVRES NOUVEAUX
Les Douanes impériales chinoises ont fait paraître les Returns of Trade 1909, Part IT. — Port Trade Statistics and Reports. — Vol. IIT. — Central Ports (Shanghai to Wenchow); il renferme Sketch Map illustrating Shanghai Means of communication with the open Ports of Hangchow, Soochow, Chinkiang and Nanking, by R. T. Neison, Note on Whangpoo River Conservancy Work during 1900, by H. F. Merrizr, un des directeurs, avec une carte. — Vol. IV. — Southern Coast Ports (Santuao to Pakhoi), avec Sketch Plan of Coast Line with Canton and West River Deltas to illustrate Junk Trade with Hongkong, by E. T. Youxe, et Chart of newly established port of Heungchow and surrounding district. Heung chow 7 |] près de Macao. — Cf. T. P., Déc. 1910, p. 700. — Vol. V. — Frontier Ports (Lungchow to Yatung).
M. le Commandant Dinoukr, du 3° Tirailleurs Algériens, chargé d'une mission au Yun-nan, a rapporté d'intéressants documents sur les Musulmans de Ta-li qui sont insérés dans la Dépêche Coloniale, du 30 septembre 1910.
On vient de publier sous la direction de Florence Wheelock AyscoucH une nouvelle édition du Catalogue of the Library of the
North China Branch Royal Asiatie Society.
Nous avons reçu le Calendrier-Annuaire pour 1911 (9° année) publié par l'Observatoire de Zi-ka-wei; nous en tirons les renseignements suivants: l’année 1911 comprend la 48® année du 76° cycle chinois et la 3° année de l'Empereur Siuen-t'ong A RÉ ÂË ; cette année comprend 384 jours; elle a pour signes cycliques da ZZ sin-hai, correspondant au porc # tchou; l'élément est la terre -f: t'ou. Voici les dates de quelques fêtes: Nouvel an, 1° jour, 1ère June = 30 janvier, JÉ H Yuen-tan; Fête des Lanternes, 15° jour de la 1è'e lune = 13 février, LE xx ff Chang-yuen tsie; Bateaux-dragons, 5° jour de la 5° lune = 1% juin, ZX FH fI T'ien-chong tsie. Nous n'avons pas à insister sur la valeur de ce petit ouvrage indispensable à tous ceux qui s'occupent de la Chine. ICECT. P,, Mars 1910, p.153
Nous avons reçu les publications suivantes de l’Institut oriental
de Vladivostok [cf. 7. P., Juillet 1910, p. 410]:
Tous XXX: F. II. [fn6uKorB. JAam-pum 4eu-n0. Tome I. Brinyek? I. TomB XXXII, 8bin. 1-4: Cry4. H. Mauokuur. Marepunckaa uaiauia BB BOCTO4HOM A LeHTpaABHOM A3in. Bpin. 1-ÿ.
TouB XXXIV, Bin. 2-ñ: E. CnaAbBAHB. IE FH gr 1 IpakTudeckie Aro-
HCKie pasroBopBi. acte Il-A, BBin. 2-1.
Tom XXXV, Bb. 2-H: E. CnaAbBux'. H LAN PE El fArloHCKaA apMif. \acrTk Il-4, Bb. 2-H.
Ipnaoxenie l-e KB 11l-My ro4y u34ania: OT4ers o cocroanin Bocrounaro Vacruryra 3a 1909 ro4B CR HCTOPHYECKHMB OJEPKOMB T0 AeCATHABTHEÏN AHATE- ABHOCTH.
Le premier no. de 1911 des Geographischen Mitteilungen du Dr. A. Petermann renferme un article intéressant de M. le Dr. Albert HErkManN, de Hanovre, accompagné d’une carte: Zur alten
Geographie Zentralasiens.
Nous avons à signaler dans la revue Orientalisches Archiv un mémoire curieux du Dr. Oscar MünsrerBERG: Leonardo da Vinci
und die chinesische Landschaftsmalerei. [Voir Bulletin critique.]
Le numéro d'Octobre 1910 du Journal of the Royal Asiatie Society .a publié des critiques de M. FarJener sur la traduction d’une inscription du Yun-nan que M. Ed. Cnavannes avait fait paraître dans le Journal Asiatique de Juillet-Août 1909. M. Chavannes a cru devoir se donner la peine de répondre à ces critiques dans le
no. de Janvier 1911 du même recueil et un tirage à part a été fait
de son mémoire qui clôt une discussion assez inattendue, — H. C.
M. le Dr. W. Raprorr, de l’Académie impériale des Sciences de Saint Pétersbourg, avait donné en 1900 le Theil II de son édition Das Kudatku Bilik des Jusuf Chass-Hadschib aus Bülasagun comprenant la I. Lieferung: p. 2—95 du Ms. de Vienne; la II. Lieferung comprenant les p. 96—185 du même Ms. vient de paraitre. Le volume entier comprend 560 pages et se termine, pp. 549—560 par un ÂVachwort dans lequel l’auteur examine un certain nombre de théories en particulier celle du Dr. V. Taowsex, de Copenhague.
Le texte du Xudatku Bilik en transcription avait paru en 1891.
M. Fusrra F& FH}; professeur à l'Université de Péking, vient de publier une édition annotée des fragments retrouvés par M. Pelliot du voyage de Houei-tch'ao dans les cinq Indes ## 44 5 EL K &k f# PE È - M. Fujita paraît bien informé sur les travaux publiés en Europe au sujet de la géographie et de l’histoire de l'Asie Centrale; peut-être pourra-t-on améliorer un peu le texte qu'il a établi au moyen des photographies prises à Péking de l'original qui est maintenant à Paris; mais c’est là une tâche pour laquelle
M. Pelliot est mieux qualifié que personne.
Ed. Caavanxes: Cinq cents contes et apologques extraits du Tripitaka chinois et traduits en français. — 3 vols. in-8°, chez Leroux. Le quatrième volume, contenant les notes critiques et les index, paraîtra
dans quelques mois.