CHAPITRE V
Le Tech’eng Cheng.
La VIe Dynastie 860—900. — Indrapura capitale du Champa. — La VIe Dynastie 900—986. — Nouvelle hégémonie de Pandurañga. Invasion du Champa par Rajendravarman IT, Roi des Khmers 945—946. — Prise et Destruction d'Indrapura par Lè Hoùn, Empereur du Dai Cù Viét 982. — La VIII dynastie 989—1044. — Vijaya capitale du Champa 1000. — Prise de Vijaya par Phat Ma, Empereur du Dai Cù Viét 1044.
Avant sa mort, Vikrantavarman, n'ayant pas d'enfant, <désigna?) VI° Dynastie
«aux premiers des citoyens)» pour le remplacer, un nommé De man ‘ Laksmiudra Bhüumiçvara Gramasvamin ‘). Ceux-ci «l’allèrent chercher FT
«pour protéger ce cher pays de Champa‘)» et lui décernèrent, avec les insignes de la souveraineté, le nom protocolaire de Cri Jaya Indravarman Mahäräja Adhiraja°).
Les raisons de ce choix nous demeurent assez mystérieuses.
1) Voir T'oung Pao, Mars 1910, pp. 125—136. Mai 1910, pp. 165—220. Juillet 1910, pp. 319—350. Octobre 1910, pp. 489—526. Décembre 1910, pp. 547—566.
2) Dông Du'o’ng, Quang Nam, 66. Stèle Bxr st 797c = 875 AD. Finor IV 84.
3) ibid Bix.
4) ibid B?!. Fixot IV 97 n. I, au lieu de 20 lire 21.
5) ibid. B1x. Il rappelle que cette élection d’un roi par les Grands se fait «de temps en temps» et que Prithivindravarman fut élevé au trône de cette façon. Ibid Bvir.
6) Comme, en parlant de lui, il n’emploie ce titre qu’une seule fois, ibid. B'° et se désigne partont ailleurs Axx—xxrr. Bxv. D'!, par le nom de Çri Jndravarman, nous
l’appellerons Indravarman II.
Laksmindra Bhümiçvara était de haut lignage, et sa famille se réclamait, si nous l'en croyons, «de la descendance de Paramec- «vara!)» lui-même: de cet ancêtre divin étaient nés, dans la suite des temps, Uroja, puis Dharmaräja, Rudravarman, enfin, son grandpère et Bhadravarman son père; mais ni l’un ni l’autre de ses deux ascendants immédiats n'avait régné?) et «la royauté ne lui «fut point donnée par son grand-père, ni donnée par son père *)». C'est à lui seul, à ses seules vertus passées et présentes qu’il la dut, il le dit, le répète avec fierté et le redit encore afin que nul n’en ignore: <C’est par l’exellence de son ascétisme, par la puis- «sance de sa pure intelligence qu'il devint roi, non par son père »on son grand-père» ‘); c'est parce que «son âme supérieure s’est «sans cesse purifiée de naissance en naissance)» que «les premiers «des citoyens le sont venus chercher»; c’est «par la perfection des «fruits de l’ascétisme (pratiqué) dans de nombreuses existences «antérieures, qu'il est parvenu à la souveraineté de Champa, par «la faveur du destin)».
Sa famille était du Nord, du pays d'Amarävati sans doute, et appartenait probablement au Clan du Cocotier; il invoque Bhadrecvara, Cambhubhadrecvara et l'ancêtre mythique Uroja que les rois du Clan de l’Aréquier paraissent ignorer, pour se réclamer du «fortuné Vicitrasagara». Il résida à Indrapura.
Aussi bien, c’est dans les environs de cette ville, à Dông Du’o’ng,
1) ibid. A XVIII.
2) Finot IV 96 voit en Rudravarman et Bhadravarman, grand père et père de Jaya Indravarman des rois qui le précédèrent sur le trône. Mais l’insistance d’Indravarman a déclarer qu’7 doit la royauté à ses mérites seuls et non à son père ni à son grand-père se comprendrait mal si c'était d’eux qu’il eût précisément hérité la couronne. Il faut donc platôt voir, à mon sens, dans les qualificatifs de raja et vibhu qu'il leur applique, des termes de respect assez naturels dans la bouche d’un souverain parlant de son père et de son grand-père.
3) Ibid. Axxr. 4) ibid, AXXIT. b) ibid. Bix.
6) ibid. 412500"
qu'ont été retrouvées les seules inscriptions de son époque, et sa veuve parle avec amour de «la ville parée de la splendeur de la «ville d'Indra, brillante de lotus blancs, ornée des plus belles fleurs «de lotus, fondée par Bhrgu dans les temps anciens, cette ville «appelée Campa» !).
Il était fort populaire, «chéri des plus éminents gurus de la «terre» *), célébré par les chants des «princes des poëtes» *) et avait su s’attirer toute l’affection et la confiance de Vikrantavarman.
Son règne fut long‘) et pacifique et le qualificatif d’« arracheur «de bornes frontières» qu'il s’attribue*) semble pure figure de rhétorique. Aussi bien, à cette époque, le Champa n'avait point d'ennemi. Au Cambodge, Jayavarman II, d’abord, qui s’éteignit en 869, après un règne de soixante sept ans, puis Jayavarman III, Iudravarman I, enfin, le premier des grands bâtisseurs d’Angkor‘), qui mourut en 8897), étaient plus occupés à assurer la paix chez eux qu'à porter leurs armes au dehors.
Le tcheou de Giao avait été envahi et occupé de 863 à 865
par les troupes de Che-long), roi du Nan-Tchao”), et le Vice-Roi
1) Dông Du’o’ng Quang Nam. 67. Stèle Arr skt. sans date. Haradevi, veuve d’Indravarman II. FinoT IV 105. Cf. infra p. 57. 2) DIT DEEE 3) ibid. Bxr.
4) La dernière date que nous possédions du règne de Vikrantavarman III est 776c — 854 (Po Nagar de Phanrang, Binh-Thuân, 14, stèle, skt, cf. supra p. 565) et la seule qui nous soit parvenue de celui de Jaya Sinhavarman I est 820c = 898 AD (Bàn Lanh, Quang-Nam, 106, stèle, skt, ch, 820c — 898 A D, Finor IV 99. On peut donc attribuer au règne d’Indravarman II une trentaine d’années environ: de 860 à 890 approximativement.
5) ibid. Bxur.
6) Jayavarman III Visnuloka, successeur de Jayavarman II Paramecvara, serait monté sur le trône en 791c — 869 AD. Kuk Rosei [Neak Ta Bakkâ]. Promtép. 175. Stèle khmer. AYMONIER Cambodge 1, 420. MasPERO Empire Khmer 32. Ce serait sous son règne qu'aurait été commencé la construction du Bayon. Maspero Empire Khmer 32.
7) 8lle. Maspero Empire Khmor 33.
8) Che long EE PÆ fils et successeur de Fong Yeou ei] 4& Il règna de 859 à 871. Nan Tchao Ye Che F4 ré Hi LU Histoire particulière du Nan-Tchao, Tra-
duction C. SaINSON. Publications de l’Ecole des Langues Orientales vivantes. Paris. Leroux, 1904. 70—76.
9) Les troupes du royaume de Nan-Tchao, 4x Nam Chièu F4 HA (Yun-Nan) enva-
Kao P'iên avait fort à faire à relever les ruines laissées par elles. La Chine, enfin, livrée aux mains d’'Yi Tsong'), un fou mystique, puis de Hi Tsong*°), un enfant, ne songeait guère aux expéditions étrangères. Indravarman se considéra comme libéré de tous ses devoirs envers elle lorsqu'il lui eut une fois adressé des présents: c’étaient, il est vrai, des éléphants savants, 877).
I1 était fervent Buddhiste. Sans doute, il adresse des hymnes
de louange au liñga Cambhubhadreçvara*) et se vante de l'avoir
hirent pour la première fois le tcheou de Giao en 846, sous le règne de Fong Yeou,
père de Che-long (sixième année Houei tch’ang 2 E de Fong Yeou). En 858 (douzième
année Ta tchong K FH de Fong Yeou) nouvelle invasion. En 862 (le Nan Tchao Ye-che donne «deuxième année Hien t'ong 157 jf de Che long» 861) elles y font une nouvelle incursion. En 863 (le Nan Techao Ye Che donne «cinquième année Ilien t’ong 864) elles s'emparent de La Thành, ch Lo-Tch’eng ZÈ JX. occupent le pays et y demeurent jusqu'en 866 (septième année Ilien T'ong de Che long 866), époque où Kao Pien, am Cao Bien je jf. King lio, en Kinh lu'oe XX EX du teheou de Giao, les en chasse définitivement. Histoire particulière du Nan-Tchao. SaixsoN 65—76. Vs! I 146. 15ab et la Notice sur Cao Biên 154. 1648. 1Ta. An ET 164 IX 54. 6a et la Notice sur Cao Biên 66. Ta. SAINSON 43—215—17—369—74. 77 ng V 8 ab. 9a 6. 108. etlla à 15a Cm. tb IV 35a 376. 38a V la 2b 3a 7h à 10a et les Notices sur le Nam Chièu IV 35ab. 3a et Cao Bièn V 66 Ta. Des Michels 185 à 207. Six Tang Chou Notice sur
Nue Tea COX XII FH 166 17a et Notice sur Kao P'ién COXXIV JA 346 à 372.
2 Eh . = r 1) Yi Tsong A = fils et successeur de Siuan Tsong +. = régna de 869 à 873. Sin Tang Chou IX 33b à 340.
2) Hi Tsong fË = dernier fils de Yi-Tsong. Il monta sur le trône âgé de douze ans, et règna de 874 à S88. Sin T'ang Chou IX 346 à 37Ta.
3) En quatrième année K’ièn fou F S de Hi Tsong) le Champa présenta 6 À | ‘Tong pa p
trois éléphants dressés. Conduits au palais, on les fit danser et saluer. Ils farent, par la
“suite, reconduits dans leur pays”. Zinrg-piao-lou-yi Lu 86. ,Cette ambassade de 877 n’est mentionnée à ma connaissance que dans le Ling piao lou yi de Lieou Siun des ,»T'ang, dit Perrot IV 197, 3. Les Histoires des Tang sont trop insuflisamment informées sur les pays étrangers pour que leur silence puisse être opposé au témoignage de Lieou Siun”.
4) Fixor IV 98—99 fait remarquer qu'Indravarman, au liea de glorifier Bhadravarman Ï qui, le premier érigea ce liñga sous le nom de Bhadreçvara, et Çambhuvarman qui le réédifia après l'incendie des guerres de Rudravarman I célèbre deux personnages mythiques, Bbrgu et Uroja auxquels il en attribue la fondation (ibid Ar à vis et xui) et la réédification, (Az à xu). J1 n'ignorait point l’histoire, cependant; les stèles de Bhadravarman et Çambhuvarman étaient là pour la lui rappeler. S'il fait intervenir Bhrgu et Uroja, c’est simplement,
« . PLELZ . »” ee as » “ A à mon avis, à fin de généalogie, pour légitimer, par une origine céleste, son avènement au trône.
LE ROYAUME DE CHAMPA, 5 VW
pour ainsi dire <érigé à nouveau» ‘) en le protégeant par un étui au visage d'or?); mais c’est surtout au Buddha, adoré sous le vocable «(ri Laksmindralokeçvara» *) que sont particulièrement adressées ses offraudes. En 875‘) <en vue du Dharma, dit-il, un monastère ) «a été fondé par moi, exempt de tout impôt royal, pour le profit «de la communauté des moines. J'y ai placé tous les moyens de «subsistance pour l'usage de la communauté des religieux, pour le «profit des êtres. Ce n’est pas au profit du Roi, ce n’est pas comme «extension d'impôt, c’est au profit de la communauté des religieux « que ce monastère est fondé à perpétuité)» et il énumère «les champs «avec leurs récoltes, les esclaves des deux sexes, l'argent, l'or, le «laiton, le cuivre et autres richesses» dont il fait donation au suprême Avalokiteçevara Svabhayada”) «pour l'usage de la communauté «des religieux, pour l'achèvement de la propagation du Dharma» *).
Cette dévotion lui valut le nom posthume de Cri Paramabuddhaloka ?).
1) ibid. But. 2) Koçarüpam suvarnnaänanam, ibid.
3) ibid. D'5# 1%, Lokeça A Invocation Bv x11, Lokecvara Biv ou Cri Avalokiteçvara B°: 2%, vénéré suivant l'usage sous un nom qui rappelle le donateur (Laksmindra).
4) ,Le roi des Çakas étant illuminé par les montagnes, neuf et les Munis (797c), nSaturne étant dans le Verseau, le soleil dans le Taureau, Jupiter, l’horoscope et Vénus ndans les Gémeaux, le Vendredi, Mars étant dans le Bélier, la Lune dans le Cancer, sous “le naksatra Pusya, le cinquième jour de la quinzaine claire de Quer (Jyaistha)” ibid. Bxv. Cf. BarTH Notes sur les dates de deux Inscriptions de Campä BEF EO IV 116—117.
5) Les ruines de Dông Du’o’ng (Quang-Nam) où a été retrouvée l'inscription, marquent probablement l'emplacement de ce monastère.
6) ibid.
7) ibid. Bxv'°. ,C’est à dire apparemment, qu'il était représenté faisant le « geste qui rassure», abhayamudra” Finor IV 98.
8) ibid. Di, ui.
9) Dông Du’o’ng, Quang Nam, 67, Stèle B° Ské, sans date. FiNor IV 105.
”La princesse Haradevi était veuve d’un roi qui portait le nom posthume de Parama- ”buddhaloka; son abhisekanäman ne nous est pas donné, mais si on considère que le dieu érigé à sa mémoire par sa veuve est appelé Indraparameçvara, on ne peut guère douter que le roi défunt ait eu pour nom de règne Indravarman. Il est en outre vraisemblable que cet Indravarman n'est autre qu'Indravarman (II), prédécesseur de Siñhavarman. Il métait (nous l’avons vu par la charte de fondation du monastère de Laksmindra) très favorable »au buddhisme, ce qui s'accorde à merveille avec le nom de Paramabuddhaloka que nous supposons qu'il reçut après sa mort.” FINOT IV. 117.
Jaya Siñhavarman Î.
La Reine Haradevi, princesse Po ku lyañ Ori Rajakula') sa
femme, habile comme lui dans l'observation du Dharma*), ne lui*)
ayant pas donné d'enfant apte à règner, fit désigner comme héritier présomptif le fils de sa soeur aînée‘) qui avait épousé un noble nommé (ri Jaya Guheçvara sur la terre*).
Ce prince fut, à la mort d’Indravarman IT, proclamé (ri Jaya Siñhavarmadeva Campäpura Paramecçvaraf) (Jaya Siñhavarman 1). Il résida dans «la ville parée de la splendeur de la ville d'Tudra..… brillante de lotus blancs, ornée des plus belles fleurs de lotus... «appelée Campa.…. illustre... dont la puissance renouvelle sans cesse «la postérité» ’); et c’est à peu près tout ce que nous savons de son règne.
Reconnaissant envers sa tante, il lui érigea à Indrapura*), sous les traits de la glorieuse déesse nommée Haromädevi”) une statue dans le temple même qu’elle avait construit et où elle édifiait «un «Indraparamecvara pour le mérite de son mari, un Rudraparamec- «vara pour l'accroissement du mérite de son père et une Rudroma
«pour l'accroissement du mérite de sa mère » !°).
D)élibid.2BrAuTT 2 ee 2) Ibid. B1, ui.
3) Indravarman Il. Znv.
A—I. Dông Du’o’ng, Quang-Nam, 66. stèle sk£ 797 = 875 AD, Indravarman II. J. A. 1896 [1] 147 Finor IV 84.
C—I. Dông Du’ong, 67 Stèle S%é Ch. Haradevi sa veuve J. A. 1896 [1] 147, Finor IV, 107.
II. Bàn lanh, 106. Stèle S#é ck 820c — 898 À D. Civacarya, son ex-capitaine des gardes. BEF EO IV 99.
4) Ibid. B°.
5) Et dont le nom posthume semble être Paramecçvara (loka) Ibid A I. C’est ainsi du moins que je comprends la phrase « Ce Parameçvara.... nommé Gubheçvara sur la terre, «dont les pieds, lotus.... la gloire de son fils, (Jaya Siñhavarman) ». Ainsi s’explique alors l'invocation adressée par ce roi à la mémoire de Ori Jaya Guheçvara. Bàn lanh 106 Ar.
6) Ibid B5. 7) Ibid. Art—1v.
8) Alias Campapura, la «viile de Campa» Of. Finor IV 112.
9) Ibid. B7, v.
10) Ibid. B'° à :5 V, VI. Ils étaient en même temps l'oncle, le grand-père et 1.
grand-mère maternels de Jaya Siñhavarman I.
Il consentit enfin une charte de protection et d'immunité en faveur de deux temples que son capitaine des gardes, Civäcarya !) avait élevés au dieu €Cri Rudramaddhyeçvara et au dieu Cri «Qivaliñgeçvara» ?), le premier, semble-t-il, quatre ans avant la délivrance de la charte ) et le second en 898“), année qui pourrait être celle où elle fut octroyée ?).
Sa mort ou sa chûte fit perdre le trône à la famille qu’Indravarman Il y avait élevé et y ramena, avec Haravarman, les princes du Clan de l’Aréquier. Nous ignorons tout des évènements qui accompagnèrent ce changement de dynastie dont, à vrai dire, nous ne possédons qu'une preuve: l'absence, sur les monuments du Nord,
d'inscription tracée par les successeurs de Haravarman qui, au con-
traire, en ont laissé plusieurs dans les temples de la Région Sud.
1) Il avait rempli le même oflice auprès du Roi Indravarman II et il en avait «recu trois noms .... magnifiques». Bàn lanh 106 Av. Sur le titre « dandaväsa bhata», Capitaine des gardes, cf. FiNoT IV 104, supra Ch. I.
2) Ibid. A!%, !*. Sur ces noms, cf. FINOT IV 104.
3) »Il érigea sur la terre Ori Rudramaddhyecvara.... au bout de quatre annces .... “il y eut un ordre de S. M. Cri Jaya Siñhavarmadeva à quatre ascètes . . .”’ Ibid Avr * à *?,
4) ,En l’année caka, ciel-deux-huit (820 — 898 AD.), le cinquième jour de la quinzaine “noire de Çuci, Givaliñgecvara a été érigé par le sage Civacarya” ibid. B VIII.
5) Jaya Siñhavarman II. nv.
B.—T. Dông Du’o’ng, Quang Nam, 67 stèle s44 cA, sans date, Haradevi, veuve d’Indravarman Il (Paramabuddhaloka) tante maternelle de Jaya Siñhavarman I. J. A. 1896 [1} 147. Finor IV 105.
IT. Bâàn-lanb, Quang Nam, 106 stèle skt ck 820c = 898 AD, Civacarya, Capitaine des gardes d’Indravarman II, puis de Jaya Siñhavarman I. Finor IV 99.
Vie DYNASTIE.
Dynastie de Dông-du’ong
Bhadravarman Rudravarman 1 Indravarman 11 Po ku lyanñ Cri Rajakula sa soeur aînée Jaya Paramabuddhaloka Haradevi | Guhecvara
2 Jaya Sinhavarman
VII° Dynastie 900— 986.
Iaravarman.
Indravarman IIl,.
«Le roi Çri Haravarman'), qui donne ses richesses au monde «entier, a été maître de la terre entière, qui a pour vêtement «liquide l'Océan».
«Il eut pour fils le roi Qrt Indravarman*), qui se donna tout entier au gouvernement de Campa et qui était pareil à la pleine «lune dans le ciel). C'était un lettré qui se jouant dans les belles «ondes des six systèmes philosophiques, à commencer par les «Mimämsas, et dans celles de Jinendra, fréquentant les eaux de la «Grammaire et de la Kaçika, était un poisson dans les légendes cet dans l'Uttarakalpa des Civaïtes : car il était, entre les meilleurs
«des sages, le plus versé dans tous ces récits» ©).
1) Haravarman. Znv.
C. — Po Nagar de Nha-Trang (Edicule Nord-Ouest) Khanh-hoù, 38, Stèle, E, ské, 840ç = 918 AD. Indravarmau III son fils. Corpus II, 242xxvI.
2) C’est le Che-li Yintô. Man, FE À] (A) fa Crindra(var)man du Wow
Tai Che XI 156 celui-ci écrit ici Man fn, Song Che CCCCLXXXIX 264. Tsô fou gyuan louei CMLXXII 22 Wen Hien long E'ao XXIV H D 53a. Méridionauxr 545.
Sur l’emploi de FE . Che comme transcription de Gi, Cf. Pectior 197 note 4. Et le
Yin to Man FAI fi ÿ du Wou Tai Che LXXIV 69a et du Wou Tai Houei Fao XXX 14.
3) Po Nagar de Nha-Trang 38. E. II.
4) ibid. E III. ,L'intérêt de cette inscription est dans les données littéraires qu’elle contient. Le roi était, paraît-il, très lettré, et, dans l’énumération de ses connaissances, »la stance III comprend, avec les six systèmes philosophiques, la doctrine du Buddha et les légendes, äkhyäna, la grammaire accompagnée de la Käçikä, d’une part, et l’Uttarakalpa ndes Civaïtes de l’autre. Ce dernier ouvrage est probablement le même qui, d’après le catalogue des manuscrits d'Oxford dressé par M. Aufrecht, est cité dans la compilation ntantrique intitulée Cäktänandatarañgint. 11 est intéressant d'en trouver déjà la mention »dans une inscription du X° siècle. Quant à la grammaire, vyäkarana, c’est évidemment »celle de Pänini, avec son commentaire, la Käçikävritti. La mention de ce dernier ouvrage »a une réelle importance pour l’histoire littéraire de l'Inde. On a beaucoup disputé sur sa date, que les uns font remonter au VII° siècle, tandis que d’autres la font descendre jusqu'au XII° ou même, comme l'éditeur du texte, Balaçastrin, au XII, et l’on ne peut dire que la question soit encore définitivement résolue. Du moins, sera-t-il désormais rimpossible de supposer la Käçika postérieure au IX° siècle, puisque au commencement du »X°, elle était connue sur la côte orientale de l’Indo-Chine”. BERGAIGNE C. II 247 — 48.
Cf. supra I.
En Juin 918 '), peu de temps, semble-t-il, après son avènement*), «désirant répandre sa gloire dans le monde entier», il érige dans «le temple de Yan Pu Nagara, au pays de Kauthara, une déesse « Bhagavatr, avec un corps d’or» *).
Elle sut mal protéger le Roi qui l’honorait et l’image qu’il lui avait consacrée: vers 945 ou 946, les armées de Räjendravarman II, Roi du Cambodge”, envahissent le Champa, s'emparent de Yan Pu Nagara; «la statue d’or de cette déesse que ce roi (Indravarman II), «d’une majesté difficile à atteindre, avait autrefois érigée, les Kam- «bujas, dominés par la cupidité et les autres vices, l’ont dérobée et «en sont morts»). Au moins sut-elle se venger par la suite et donner aux Chams la force de repousser l’envahisseur qui subit des pertes considérables et laissa derrière lui nombre de siens.
Depuis de longues années”), les Rois du Champa n’entretenaient plus aucune relation avec la Chine. La dynastie T’ang s’était éteinte
dans l'anarchie), laissant l’Empire divisé en principautés rivales,
1) »Quand le temps du roi des Cakas eut atteint le ciel, les! mers et les corps (340 c), »le onzième jour du mois de Quci, dans la quinzaine noire, un dimanche” ibid EIII, date “qui correspond au 7 Juin (vieux style) ou 12 Juin (nouveau style) 918 de notre ère, lequel était un dimanche. BarTa. Corpus 11 259 n. 9.
2) 11 règnait encore en 959. Cf. infra, p. 62. 8) ibid. Erv.
4) L'inscription de Jaya Indravarman I (Po-Nagar de Nha-Trang 38 D), qui mentionne l'invasion khmère n’en donne pas la date, mais celle de Baksei Canñkrañ, Siem-Räp, 286, datée de 869c = 947 AD, compare Räjendravarman (II) »au feu de la destruction univer- ”selle qui brûlait les royaumes ennemis, à commencer par celui de Campa”. L'expédition khmère au Champa a donc eu lieu entre l’année 8666 = 944 AD, qui vit l'avènement de Räjendravarman I, et l’année 869c — 947, où fut gravée l'inscription de Baksëi Cañkran.
5) Rajendravarman 11, fils aîné de Jayavarman IV Paramacivapada, fut évincé au profit de son frère cadet Harsavarman II, Brahmaloka, mais réussit à s'emparer du pouvoir et règna de 944 à 968 AD. 11 reçut le nom posthume de Civaloka. MaspEro. Æmpire Kmer 36—37.
6) Po-Nagar de Nha-Trang, 38, DI. 7) Depuis l’année 877 AD.
8) Tchao Siuan, Hi Er fils de Tchao Tsong 4 EE et le dernier Empereur
de la dynastie des T’ang, monta sur le trône en 905 à l’âge de 13 ans. Il fut dépossédé
en 907 par Tchou Wen El ui est proclamé Empereur Leang YR Tai Tsou, P q I I AN
K ML premier Empereur de la dynastie des Leang postérieurs A He 907—923. Sin Tang Chou X 40a.
sans force à l’intérieur, sans prestige à l'extérieur; en quarante quatre ans, quatre dynasties: Leang, T'ang, Tsin et Han, que les Rois du Champa voulurent ignorer ‘).
C'est en 951?) qu'Indravarman IIT songea à les renouer, et c’est au fondateur d'une nouvelle dynastie, KouoWei*), que P'ou Ho San‘), son ambassadeur, se présenta.
Il chargea cet officier d’une nouvelle mission en 958, qui fut
renouvelée l’année suivante”).
1) La période qui s’étend de la déposition de Tchao Siuan des T’ang, 907, à l’avènement de T’ai Tsou A Ji des F Song, 960, est dite , Période des Wou Tai . 4e cinq dynasties”. Deux des vingt quatre Histoires officielles lui sont consacrées: Le Kieou
Wou Tai Che #È . ft 5 et le Wou Tai Che CA fe 5H. Le Kieou Wou
Tai Che est muet sur les relations de la Chine avec le Champa. Tout ce que j'ai pu relever touchant ce royaume est, dans la partie XF CXXXVIII 355, cette phrase véritablement bien intéressante: « Dans le Champa il y a de grands oiseaux et des paons ». Le Wou Tai Che LXXIV 694 est un peu plus complet: il consacre une notice au Champa et note l'ambassade de 958 à la fois dans cette notice et dans la partie principale XII 156. Le Wou Tai Houei Yao 7. fe ér D. XXX 14 donne également une notice sur le Champa et cite cette ambassade. Le 7sù fou yuan kouei CMLXXII 22 en mentionne deux, l’une en 951, l'autre en 959. Il est donc à peu près certain que, pendant les quatre premières dynasties, le Champa n’entretint aucune relation avec la Chine et qu’il les renoua seulement sous la cinquième, celle des Tcheou, par l'ambassade de 951.
2) »En première année FE JE Kouang Chouen, à la neuvième lune, le roi de »Champa Che li yin tô man envoi l’oflicier P’ou Ho San et sa suite présenter des produits
“du pays” Z75ü fou yuan kouei KCMLXXII 22. Les Wou Tai Che ne mentionnent pas cette ambassade.
3) Kouo Wei ER El (T’ai Tsou K Nik) est proclamé roi par les troupes après le massacre de Jieon Tch’eng You #1] 7K Don (Ying Ti E fr) dernier empereur de la dynastie des Han postérieurs. Kiou Wou Tai Che C 1 4a à C III 104.
4) P'ou Ho San Hj HA] MX Vox Tai Che XIT 156. LXXIV 594. Wou Tai Houci Yao XXX 14. Song Che CCCCLXXXIX 26a et Wen hien Tong kao XXIV un D
53a. Méridionaux 545. + T'sû fou yuan kouei CMLXXII 224 écrit Siao Ho San FE Si) DL <
5) Le Wou Tai Che XII 156 et LXXIV 19 et le Wow Tai Houei Yao XX 14 ne mentionnement qu’une ambassade qu’ils placent en ,cinquième année Hien Tô, BE fi 958, à la neuvième lune” Le Ts'ü fou yuan kouei CMIXXII 224 ne mentionne pas celle de 958 mais en place une en »sixième année Hien To, à la sixième lune” 959. Enfin le Song Che CCCCLXXXIX 264 et le Wen hien T'ong kao XXIV 534, Méridionaux 545,
se bornent à dire: »Dans le milieu des années Hien Tô, le roi Che li Yin tô man envoya.
Il mourut peu après!) et son successeur Jaya Indravarman IL?) Jaya Indravarman I.
renvoie P’ou Ho San, dès la fin de l’année 960*) offrir les dons‘) de joyeux avènement à Tchao K’ouang Ying qui venait de s'emparer du trône et se proclamer Empereur Song”). Il ne cessa, sa vie durant, d'entretenir, avec ce souverain, les meilleurs rapports et de lai présenter de somptueux présents: en 962, ce sont vingt-deux
défenses d’éléphant et mille livres d’encens‘); en 966, des éléphants
»”oflieier P’ou Ho San offrir...” Or l'énoncé des présents est à peu près identique dans les quatre derniers textes; ce sont: »des boucles de ceintures en corne de rhinocéros
c à ras rtransparente en forme de dragon dans les nuages, une pierre du Bodhisatva (FE PP #4) de l’eau de rose (&& fi 7K) qui, répandue sur un vêtement, y conserve le “parfum une année (elle venait des pays de l'Occident py E% dit le Wou Tai Houei
»Yav XXX 14), de l’huile de naphte EFA k H) dont la flamme s’accroît par l’eau,
”le tout dans des flacons de lieou-li.... so F5 ete”. Il se pourrait done qu’il n’y
ait eu qu'une seule ambassade. PELLIOT IV 197 en compte deux sans discussion C’était
alors Kouo Yong ER E< Chô Tsong TE na des Tcheou postérieurs 1% FA
qui règnait.
1) Indravarman III. Z»v.
A. Po-Nagar de Nha-Trang, Edicule Nord-Ouest Khanh-hoù, 38, Stèle, E, s4é, 840c — 918 AD. C II 242xxvr
2) C’est le Che li to pan FE 1] LA pe Cri(n)dravarman du Song Che CCCCLXXXIX 264, le Che li yin to pan FE À] | Fe FE . Cri Indravar(man)
du Wen Hien T’ong Kao XXIV 534.
3) L'ambassade se présenta à la Cour à la première lune, jour Keng tseu HE + “de la deuxième année Kien long” Song Che 1 2a, c’est-à-dire vers le 23 Janvier 961. Elle avait donc quitté le Champa vers la fin de 960. Wen hier long kao XXIV 53. Méridionaux 545. Ling wui l'ai ta II 11.
4) Il présenta ,une lettre écrite sur feuilles de palmier maintenues entre deux lames »de bois odorant, des cornes de rhinocéros, des défenses d’éléphant, du camphre, quatre “paons et vingt jarres arabes GA É FL Ta Tche p'ing)”. T’ai Tsou le chargea de présents pour son maître, parmi lesquels un grand nombre de pièces de soie. Soxg Che CVLXXXIX 26a. Wen hien long kao XXIV 53a.
5) Tchao K’ouang Ying AE] EA Jél (T’ai Tsou K MIEL ), premier Empereur des
= Song, dépossède Kouo Tsong Hiun ER = ll] ( Kong Ti À ñf 960), dernier Empereur des Teheou, et règne de 960 à 976.
6) ,Troisième année Kien long, neuvième lune, jour Ping tseu” Song Che I 3a CCCCLXXXIX 264. Wen hien Long kao XXIV 53a. Méridionaux 546. Le Ling wai l'ai ta II 11 place cette ambassade à la troisième lune. La traduction d’Hervey de Saint Denys
apprivoisés, des rhinocéros, des tissus de laine blanche et de soie unie‘) et des plantes parfumées offertes par la Reine Po lyañ Pou Mao’). En 967%), 970“) et 971), ce sont de nouveaux envois
auxquels prennent part le Second Roi Li Neou et un fils de la reine‘).
En 9657), pour la gloire, il <érige à nouveau, dans le pays «de Kauthara» ©) la statue de la déesse Bhagavati que les Khmers avaient emportée vingt ans auparavant; mais, moins riche ou moins
dévot, il se contente de la faire «de pierre» ?).
est, en cet endroit, fautive: au lieu de ,la troisième et quatrième année Kien te (963—964), nes troisièmes... etc.” il faut lire »la troisième année (Kien long 962), la quatrième
année Kien tô (966), les troisièmes . .. etc.”
1) Quatrième année Kien td EA fi, troisième lune, jour Kia Meou FA JK Song Che IL 45. Wen hien long kao XXIV 53a. Méridionaux 546. ,Les ambassadeurs
étaient FA Fa EF Yin t’o fen et le Po-lo JE fé brahmane Li-ti 2 fr ” Song Che CCCCLXXXIX 264. À remarquer ces tissus de Po-tie = | É laine blanche; le L1-
mouton n’est pas connu en Indochine.
2) Wang ts’i Po-leang Pou-Mao + 5 J E 1€ JE Les caractères Po leang
JX É sont la transcription des mots chams Po lyañ que nous trouvons accolés au
nom de la veuve d’Indravarman II (Dông-du’o’ng, Quang Nam, 67 supra ) 3) »Cinquième année Kien Tô.” Song-Che CCCLXXXIX 26a.
4) ,Troisième année K’ai pao” F4 FAQ Song Che ibid. Wen hien T'ong kao XXIV 53a. Méridionaux 546.
5) »Quatrième année K’ai pao” Song Che ibid. Il écrit Che li to pan 7 À] Dre i 2e he one 2 DR Re AOL y fe Wen hien T'ong kao ibid. Méridionaux ibid.
6) Fou Kouo Wang Li Neou, F| Æ ZE À le Second Roi Li Neou. Wang Ts’i Kouo Che Tseu P’ou lou ki Po lo En 2 ËP 20 + jh & gfE JX SË
,le brahmane P’ou lou ki, fils de la reine Kouo Che” ibid. 7) »En l’année du roi des Çakas, désignée par les montagnes, huit et les membres” 887c = 965. Po-Nagar de Nha-Trang 38. 8) ibid. Dir. 9) Jaya Indravarman I. Inv.
A. I — Po-Nagar de Nha-Trang, Edicule Nord-Ouest. Khanh-hoà, 38, stèle D sk, 887c —= 965. C IL 242xxvr II. Po Nagar de Nha-Trang, Khanh-hoù, 39, Inser. sur statue, c4 sans date. BERGAIGNE 79. AYMONIER 27.
Attribution conjecturale.
1 — Po-Nagar de Nha-Trang, Tour Nord, Khanh-hoù 11 733. Inser. sur côté Sud du vestibule, s££, sans date. C II 260xxvir BERGAIGNE 78. II — Po-Nagar de Nha-Trang, Tour Nord, Khanh-hoù, 34. Inser. sur côté Nord du vestibule, c*, dans date, BERGAIGNE 78. Aymonier 27.
Parameçvaravarman 1’) lui succède et son premier soin est de Parameçvara-
varman Î.
présenter l'hommage de vassalité à l'Empereur Song. 972*).
En 973%), 974), 976°), 977‘), 9797), il s’acquitte du même
devoir.
Cependant, l'assassinat) de l'Empereur Pinh°) avait provoqué
1) Le Soxg Che l'appelle, tantôt IT 646. Po mei chouei Dj ES FÈ et Che li
to pan yin teha 7 AI] M KE El] 2: tantôt CCCCLXXXIX 264 Po mei chouei ho yin tch’n JX RE Ti fi El] $ et Po ma chouei lang pou yin tcha JX ES Fè D} 1h F[] HS. Le S% I 120 lui attribue une fois ce dernier nom qui
se lit en annamite Ba mi thüè du’o’ng bo in sà lo’i et le nomme autre part, I, 224,
Ti mi thüè FÈ Jä FE, nom que lui donnent généralement les textes annamites: Vsl I 256. Tt I. 164. Cm I. 19.
2) ,Cinquième année K’ai pao, troisième mois, jour Sin Wei. L’ambassadenr était P’ou Ho San. Song Che III 6a. CCCCLXXXIX 264. Wen hien t’ong kao XXIV un bk 53a. Méridionaux 546.
3) Sixième année K'ai pao, quatrième lune, jour Kia Chen, FH b< le roi du »Champa Che li t'o pan yin tch’a envoie un ambassadeur présenter des produits du pays, Sixième mois, jour Kouei sseu 2% Er le Champa envoie un ambassadeur présenter
des produits du pays. Sorg Che II 66.
4) »Septième année K’ai pao, première lune, jour Keng Chen H FH. Song Che "III 66. Ce tribut se compose de paons, de deux parasols, de torches (?) et de quarante
nlivres de fer” CCCCLXXXIX 26%.
5) »Neuvième année K’ai pao (le Champa) envoie les ambassadeur Tehou to li
LS la I] et Tchen t'o ye it BY ff apporter le tribut. S’org Che
CCCCLXXXIX 264.
6) .Deuxième année T’ai p’ing hing kouo, K 2p po deuxième lune, jour ,Ting wei ï À. Song Che IV 86. Ce roi Po mei chouei yang pou yin tch'a envoie “un ambassadeur apporter le tribut”. Sozg Che CCCCLXXXIX 26a.
7) »Quatrième année T'ai ping hing kouo, douzième lune, jour Ting wei ui À mle Champa envoie un ambassadeur apporter le tribut” Song Che IV 104.
inh Tié ane Dé 8) »Dixième année Thai Binh K 2p- de Dinh Tièn Hoùng Di A Se El , à la dixième lune 979. S& I 184. T4 I 56. Cm I 8a. Le Vs2 I 236 place cet évènement à la onzième lune.
9) Din Bô Linh qe FL #A (ou Länh), fondateur de la dynastie annamite des Din, “J: 968—980 AD. Etant Thi Su” fi) 5h du Hoùn Châu, il vainquit les douze Su’ quân 2 ES GE n qui, à la mort de Ngô Nam Tân Vu’o’ng Xu'ong Vän
La F2] FE + 1 L'4 en 965 AD, s'étaient partagé le pays, puis se proclama : b
de grands désordres au Dai Cô Viêt'). Noô Nbu’t Khänh,?) un des douze Sü’quân*) qui à la mort de Ngô-Vu'o’ng Quyên*) s'étaient partagé son empire, avait fui au Champa, lors de l’avènement de Bô Linh.
Dès qu'il apprend la mort de ce dernier, il prie Paramecvaravarman de l'aider à conquérir le trône. Une flotte est équipée, dont le Roi prend lui-même la direction. Tout semblait promettre une heureuse expédition Déjà on avait pénétré dans le Fleuve Rouge, dépassé Dai Ac‘) et Tiéu Khäng'); on se trouvait à quelques heures à peine de Hoa-Lu’7) la capitale, quand, de nuit, une bour-
rasque surprend les navires au mouillage, les fait se dresser sur
Hoàng Dé IE if Empereur, et fixa sa capitale à Hoa Lu’. Il règna de 968 à 979. Vsl I 216 à 230. Sk 1 la à 86. IT le à 68. 1E Cm I 1 à Ja. Chronologie 83—84,
1) Tièn Hoàng, lors de son avènement avait donné à son royaume, l’actuel Tonkin,
le nom de Dai C6 Viêt k SE HE. 12e TEL 12 Om lle.
2) LL H Le Ngô Nhu’t Khành. Il était originaire du FF FF Dong läm
- . El . A
(Cf. Cm I II6, et Giao Thuy RS Cm NV 270), et membre de la famille de Ngô
Quên 53 ÂFE , il s'était, à la mort de celui-ci, proclamé Công UN (le titre le plus
. A A [ei Lé élevé des cinq classes de princes fondateurs) de Ngô làm Lu FE et emparé du Gouvernement de Dune lÂm. Le VsZ 1 205, dans la liste des douze Su’ quân, le donne comme \ = 0) 7L
Trân Công Lâm Pi À se du nom de Nhu’t Khänh.
3) GE # Su’ quân. Cf. dans le VsZ 1 20 la liste des douze Su’ quân. 4) Ngô Quyên L:a ff . Après avoir chassé les Chinois, il se proclame Vu o’ng Æ
et établit sa capitale à C loa. Règna de 939 à 944. Vs7 I 185. Sk ng VIL 646. T4 ng V 205 21a. Cm tb V 2044.
5) Dai Ac K HIS ou K pu dit aussi Dai Nhà Kk FÉ . Les Ly l’appelèrent Dai An Ne Je. C’est aujourd’hui le village de 4 Nes Quân Lièn, sous-préfecture de Dai An Cm tb IV 13a.
2 2 2 6) op HE #$ [a Tièu khäng hai khäu, le port de Tiêu khäng est situé à la limite de Ja sous-préfecture de Ninh-Binh. C’est maintenant le port de Can EF
Cm I 124.
7) Hoa-Lu’ Âk, [H (écrit encore F FE] et +1: FE) était situce dans le \ \ 3 » LA ” Ninh Binh, à peu près dans l'actuel Phu de An Khänh, a Es dans la vallée du K FT Dhui-Hoàng. Elle a servi de de capitale à partir de Tièn Hoàng. Vsl I 218. Sk I, 2a. Tt I, 26. Cm tb V 246 25a. 1 26. Des Michels 226—221.
leurs ancres, se coucher sur le flanc, et couler à pic. Seule la jonque royale put hisser la voile à temps, prendre le large et regagner le Champa. Nhu't Khänh et une quantité de Chams furent noyés; d’autres tombèrent aux mains des Annamites, 9791).
Quelques mois après, Lê Hoûn était proclamé Empereur par les Grands mandarins, à la demande même de la veuve de Pinh Tiên Hoàng pé!?), et il chargeait un grand dignitaire d'annoncer son avènement à l'Empereur Kouang Yi) et de lui offrir quelquesuns de ces prisonniers Chams. Mais celui-ci, qui menait campagne contre le Dai Cô Viét et ne voulait point s’aliéner le Champa, donne l'ordre au Gouverneur de Kouang Tcheou de les retenir, soigner, munir de provisions de route, repatrier et en informer leur Roit).
Cette campagne fut malheureuse et Lê Hoàn vainqueur resta maitre incontesté du trône. Il envoie un ambassadeur®) à Paramec-
varavarman, mais celui-ci, le retient prisonnier, au mépris de tous droits. Lê Hoàn, furieux, fait réparer les jonques de mer, compléter
les armements eb prend lui-même la direction de l'expédition; les
1) « Dixième année Thâi Binh» À 2 SE 112. TI 806. Cm L 116. »
2) Au lendemain de l’assassinat de Dinh Tièn Hoàng D&, les Grands mandarins avaient proclamé Empereur son fils Toàn +, qui portait le titre de Vé Vu’o’ng 5j Æ. Il n'avait que six ans. 979 (il n’eut pas de titre de période et son règne, de quelques mois, est marqué à la onzième année Thäi-Binh). Lè Hoàn, F4 fr ch Li Hoùn, Thäp dao tu’6’ng quân Le NE PA “f, Maréchal des dix corps d’armées et Phô Vu’o’ng Hi|| + Vice Roi, de complicité avec la Reine Mère, se fait proposer la couronne par les Dignitaires de Ja Cour et monte sur le trône en 980. Vs! I 244. Tehl XI 56 à Sa. TEL 104. Sk 1 4a. Cm 1 12. Song Che 2€ JL CCCOLXXXVIIT 226. Wen lien l'ong k XXIV 39a 4.
ao 76 EH, XXIV 39%a 0
a. Ÿ : AE) : pe Css m>.:
3) Kouang-Yi ie & , Empereur T'ai Tsong k 2 : deuxième frère de Tai
Tsou, fondateur de la dynastie Song. Règna de 976 à 997.
4) Song Che CCOOLXXXIX 264. Wen hien Tong kao XXIV jé DR 550.
5) C'était un nommé Ngô tu’ Canh LL —E H£ du grode de f$ F5 ,
Indravarman IV.
Chams sont battus et Parameçvaravarman') tué à la première rencontre ?). Continuant sa marche en avant, Lê Hoàn occupe peu à peu le pays et se dirige sur la Capitale.
Indravarman IV*) qui venait de s’y faire proclamer Roi, la quitte en grande hâte. Les Annamites y pénètrent derrière lui, la
rasent de fond en comble après en avoir pillé et incendié tous les temples‘); puis Lé Hoàn reprend le chemin du retour, emmenant avec lui cent femmes de la suite du Roi, un bonze Indien), de l'or, de l'argent et une incalculable quantité d'objets précieux, 982 °).
Indravarman, refugié dans l'extrême Sud, à Phanrang probablement, était dans une situation fort précaire, sa capitale en ruine, son
royaume à peu près entièrement aux mains de l'ennemi. En 985”,
1) Le SX I 22a reproduisant des textes qui ne nous sont pas parvenus, ne reconnaît as ici, en Ti Mi Thu 4 le roi qu’il appelle &’autre part, I 125 Ba Mi E > # JË à q PP D ? A
A DADReE A A » LS Thuë Du’ong Bô In Sà Lo’ Dé ES Fè D} in EI] 7 1] (Paramecvara yang po....) et lui attribue le titre de Tu'é’ng LEA Général. D le T£ I 164, le caractère qui suit le mot # «leur» a disparu et on lit # ÿ JA in Ki Ti Mi Thüëé,
leur Ti Mi Thüé. TD Cm 1 19a reproduit le titre de md sans doute pour expliquer
la fuite dn roi de sa capitale à la suite du combat. Une étude plns approfondie du Vsz I
25b qui dit bien # Æ 4 JE fF et du S#4 I 224 qui donne au roi en fuite le nom de Xà li à A ngô nhu’t hoàn 2 |] fÉ Rte La H Ex #4 (Indravarman) lui eût montré que ce dernier était précisément le successeur du roi tué dans le combat et permis de rectifier l’erreur. Cf. Pezctor 203 Note 4.
2) Paramecvaravarman. Inv. néant.
3) Che li To Pan Wou Je Houan ff Ai] PE fe Li H ÉX. ne Che COCOLXXXIX 262. Xà Loi Da Ban Ngô Nuh’t 2 À (£ HE Se H
2 + - Fe et, en abrégé, Nhu’t Hoan H FER Sk 1 22a 25a.
6) Thièn tru’6’e täng ke KE (24 T4 1 16a.
6) »Troisième année Thiên Phüc” K Mi - Le Vs1 I 256 fait de cette même année (cyclique .. 1 Nhâm Ngo la deuxième Thièn Phüc. VsZ I 256 Sk I 218. 22a. T{ I la. Cm I. 194.
7) Deuxième année Yong Hi #Ë WE deuxième lune, jour Ki hai”” E, Z Song Che N 124.
il expédie le Brahmane K'in Ko Ma') se plaindre à Kouang Yi de ce que les Annamites occupaient son territoire; mais celui-ci, peu soucieux de recommencer la lutte avec Lé Hoûn, fit répondre au malheureux roi d’avoir à garder son royaume lui-même et de vivre en bonne intelligence avec ses voisins ?).
Ce n’était point chose facile. Non seulement les Annamites occupaient son territoire, mais ils s’en disputaient entre eux la
possession au grand détriment du pays. Ces luttes, à vrai dire, ne sont point des plus claires et les Chroniques ne nous permettent d'en discerner qu’imparfaitement la cause et définir la personnalité de ceux qui les entretenaient. C’est ainsi que, du vivant même de Parameçvaravarman, en 978%), les Annales Chinoises signalent un roi, Ki Nan Ta Tche‘), qui, du Champa adressa le tribut à la Cour de Chine. Quel était-il, et comment se croyait-il autorisé, en cette année, à se dire roi du Champa? Nous ne sommes pas en mesure de le dire.
Peu de temps après la défaite des Chams par les armées Aunamites, et tandis qu'Indravarman était réfugié dans le Sud,
un nouvel usurpateur se déclare roi du Champa. Il se nommait
1) K'in ko Ma, 4 AR JR Sox Cie COCCLXXXIX 26a.
2) Song Che CCCCLXXXIX 264. Wen hien T'oxg kao XXIV nn k 53a. Méridionaux 547. Sk T 254. Je ne sais si les ambassades de 982 et 983 doivent être attribuées à Indravarman ou Lu’u-Ky Tông. »En septième année T’ai p’ing hing kouo, 982, à la douzième lune, le Champa envoie un ambassadeur amener un éléphant de bât en tribut; on donne l'ordre de laisser l’éléphant à Kouang Tcheou”. En huitième année, 983, à la neuvième lune, jour Kouei tcheou %$ H., le Champa envoie un éléphant de bât” Song Che N Lla. CCCCLXXXIX 26a. Wen hien Tong kao XXIV on b£ 53a. Méridionaux 541.
3) En troisième année T’ai ping hing kouo. Song Che CCCCLXXXIX 264. C'est la même probablement qui arrive à la Cour à la cinquième lune, le jour Yi wei La À . Song Che IV 9.
4) JR D SE A ki Nan Ta The.
Lu'u Ky Tông‘). Il fit trancher la tête à un fils adoptif de Lé Hoùn, que celui-ci, pour une raison de nous inconnue, lui avait adressé, puis à la tête d’une troupe forte de 10.000 hommes, comprenant nombre de chevaux et d’éléphants, 1l pénétre sur le territoire du Dai Cô Viêt. Lê Hoàn informe aussitôt l'Empereur Song de cette invasion et de son intention d’aller la repousser*). Il rassemble ses armées et, comme la mer était peu favorable, leur fait suivre la voie de terre. On était en saison sèche; la route était longue, les chemins escarpés et difficiles, surtout dans la région accidentée qui s'étend entre la montagne de Dông Cô *) et celle du fleuve de Bà-Hoù‘). Bientôt hommes et bêtes furent à bout de forces et il se vit contraint de donner l’ordre de la retraite; sans l’appui des
» lé
tribus indépendantes®) elle eût dégénéré en déroute, 9835).
1) Lu'u Ky Tông #2] LÉ ch Lieou Ki Tsong. Il avait, dans son village, obtenu le grade de Le HA Quan Giap (c’est, au dire du Zck! XIV Sainson 482, un grade héréditaire dans le village et qui comportait trois classes ayant respectivement rang de
Dai lao K = A Chû Vi ÉA «A et Lang tu’6’ng ES HE) et s'était réfugié
au Champa.
2) »L’ambassadeur chargé de cette mission se présenta à la Cour en huitième année »T'ai ping hing kouo, en été à la cinquième lune.” Soxg Che V 11a CCCCLXXX VIII
234 COCCLXXXIX 264 Wen lien T'ong kao XXIV ZE HD, 300. JE RQ 532.
Méridionaux 314—315. Tel XI 56. Sainson 424. « Quatrième annce Thiên Phu’e» Sk I 22a. Tt I 16& Cm I 19%.
3) Dông Cô Sn &i] DX (] . “La montagne du « l'ambour de cuivre » se trouve
dans le village de Don Nè FF JE, de la sous-préfecture de An Dinh La Æ: province de Thanh-Héa Th {4 Sk I 22a. Cm 1 204.
24 | LU \ \ 4 Q NV 4) Ba H6a Giang JE fn PAR , le fleuve de Bà Hoà, est appelé maintenant Dông
2 = Hoù Xa Giaïñg Jr] A lt PAP Fleuve du village de Dông Hoù Cm I 204. Le mème ouvrage IIT 104 parle du Poste de Bà Ho JE An FE.
5) Wen hien Tong kao XXIV ZE FH 39a. Méridionaux 314—315. Les textes Annamites sont muets sur l'issue de la campagne; elles se bornent à dire: ,, Pour aller do »a montagne de Ding Cô à celle du Fleuve Bà Hoù, la route était escarpée et difficile, les hommes à bout de forces. L'Empereur ordonna alors d'approfondir le Tän Câng, # V2 le nouveau chenal. Lorsqu'il fut achevé, les jonques en profitèrent au mieux
des intérêts publics et privés” Sk I 22a Tt I 168. Cm I 195. L'un et l’autre déclare ignorer la situation de ce canal. 6) « Quatrième année Thièn Phuc ».
La puissances de Lu'u-Ky-T'ông s'en accroît d'autant: il assure son autorité sur le Nord du Champa. Indravarman') mort, il se fait officiellement proclamer Roi*), s’empresse de notifier son avènement à Kouang Yi, 986*°). Dur envers un peuple qu’en sa qualité d'Annamite il méprisait profondément, sa domination pesa lourdement aux Chams') qui commencèrent d’émigrer en grand nombre et s’en allèrent chercher à l'étranger la tranquillité qu'ils ne trouvaient pas chez eux: en 986 nous en voyous débarquer dans l'île de Hai-Nan et demander au Préfet de Tan Tcheou asile et protection °); l’année suivante) le Gouverneur de Kouang Tcheou en répartit dans les districts de Nan-Hai et Ts'ing Yuan’) une bande de cent cinquante qui étaient venus se réfugier sur son territoire, et en 988%) il accorde la résidence à trois cents nouveaux venus.
1) Indravarman IV /xv. Néant.
2) «Nhu’t Hoàn (Indravarman) mort, Lu’u-Ky-Tông monta sur le trône» SX I 254, 3) Troisième année Yong Hi, a la troisième lune” Soxg Che V 12a CCCCLXXXIX 264.
4) Sk I 236.
5) Ils étant conduits par un nommé P'ou lo Ngo. F5 A Ne Song Che CCCCLXXXIX 26a Wen hien t'ong kao XXIV D 53a. Méridionaux 541. Sk 1 235 Tan Tcheou,
É PA] arrondissement et ville du second ordre, département de Kiong Tcheou fou, de
l’île de Hai-Nan.
6) «Quatrième année Yong Hi» Sozg Che ibid. Wex Lien long kao ibid. Méridionaux ibid. « Huitième année Thièn Phüc» 54% I 235.
V2 u à = , e 7) Nan Hai FA Æ£ et Ts’ing Yuan fi je arrondissements et villes du troisième
rang du département de Kouang Teheou Fou
8) »Première année Touan Kong Di HE. Ils étaient conduits par Ho Siuan”? IN > Song Che. Wen hien long kao, Méridionaux ibid. D EL 5 9
Vile DYNASTIE 900— 986.
Jaravarman
Indravarman III.
Jaya Indravarman I
Parameçvaravarman I
Ki Nan Ta Che?
Indravarman IV
U Lu'u Ki Tông usurpateur 986—988,
VIII: Dynastie D’autres, peu soucieux de s'expatrier, se groupent autour d’un
Indravarman V 989— ?
prétendant national, «<l’entraînent» à Vijaya, 988), et, Lu’u-Ky- Tông®) disparu, le reconnaissent Roi, sous le nom de Ku (ri
Indravarman [V]*), 989 *).
1) ,Neuvième année de Thiên Phu’c” S4 I 254. T4 I 186 19a. !
2) Lu’u Ky Tông. Znv Néant.
‘ , La En . Q “. 2 r \ 3) Büng Vu’ong La DK + RÉ y LOMAOUS le nom de Cu Thi Léi Ha Thanh Bai
Mà Ia 4 F |] Nnf HI} #JE Dir bar (Ku Cri Indravarman) ou Da’o’ng D; pi
#5 6 DE Ganx (Im)ravar(man)), Yang to Pai du Sorg Che CCCCLXXXIX 264. Sk I 254 14 I 18b 19a. C’est au moins, ce qui semble résulter des données assez vagues fournies par le Song Che et de la Généalogie que nous transmet le SX 1 254: ,D’après
les Anciennes Annales, en cette année là (neuvième de Thièn Phûc) Bäng Vu’o’ng La
b DK En ZË du pays de Champa, s'établit à Phât-Thàänh 4 F1 À] Fnf HF
* HE pi SE: il se donnait lui-même le nom de Cu Thi Loi Ha Thanh Bai Mà La.
»Comme à cette époque, le Champa était très affaibli, l'Empereur (Lé-Hoàn) y conduisit une expédition militaire. ÆEn 6e année Thièn Phûc (985) le Roi Ngô-Nhu’t-Hoàn ” Le H fE (Indravarman 1V Cf. supra p. 69) s’était plaint aux Song que l’Empereur »(Lè Hoàn) avait envahi son territoire et l'avait mis au pillage. NhU’t Hoän mort, .Luu-Ky-Tông XI] de = règne. Ky-Tông mort, À BY JE Du’o’ng Di Bai "(Yang To P’ai, Ku Cri Indravarman) règne. I”/Empereur fait une nouvelle expédition n(au Champa). à Bài se plaint à nouveau aux Song. Les Song donnent l’ordre à chacun.
“de demeurer (à l’intérieur) de ses frontières (et défendent) que nos armées essaient de se
réunir encore (pour une nouvelle expédition). En la 7e année Ung Thièn Fe Re EN
"1000 AD, le Roi Du'ong Phô Cu Bi Sà Xà Loi $5 2€ {A M E & Fil]
\ »”(Yañ Pu Ku Vijaya Jaya(varman) se retire avec ses soldats et se réfugie à Phät Thê
»Thành, c4 Fo Che Tch’eng ÂF FX D (ville) distante de l’ancienne capitale de 700 li.” La concordance de dates et de faits est assez précise pour autoriser l'attribution à un même roi des noms Bäng Vu’o’ng La, Cu Thi Loi Ha Thauh Bài Mà La, Du’o’ng D: Bài et Yang T'o Pai, fournis par les textes Annamites et Chinois. Enfin, quoique n’étant pas absolument régulière, la lecture Indravarman de ces transcriptions ne peut guère, je crois, être contestée.
4) C’est en 988 — S% I, 25a« Te 186, 18a — qu'Indravarman s’installe à Viaya; c’est le 31 Décembre 990 en première année Chonen Hoa x #4 (cyclique Keng Yin H Œ à la douzième Inne, au jour Yi Sseu a EP, Song Che V 135 — que son
ambassadeur présente à la Cour de Chine une plainte au sujet de l'invasion annamite. Or celle-ci, d’après le SX ibid, ent lieu au lendemain de la mort de Ky-Tông et de l’avènement d’Indravarman. Etant donné que presque toutes les expéditions Annamites au Champa ont eu lieu au printemps, on peut placer celle-ci au printemps de 990 et par conséquent dater
la mort de Ky-Tông et l’avènement d’Indravarman de 989.
Mais le pays était affaibli par les guerres civiles, les armées décimées, les ressources dispersées. Lé Hoàn en profite pour l’envahir, saus autre but que de s’y procurer un riche butin en razziant les gens et les biens. Il dévaste le Dia-Ly 1) et emmène en captivité les habitants du chef-lieu, 990.
Indravarman?) s’en plaignit dans une lettre à Kouarg Yi°) où il s'intitulait <Iudravarman du Royaume de Viaya nouvellement établi *)». L’ambassadeur‘) chargé de la présenter, offrit en même temps en gage de vassalité, de la part de son souverain, un rhinocéros apprivoisé et des produits du pays. L'Empereur donna à Lé Hoàn l'ordre de rester sur son territoire, et de ne plus rassembler ses armées pour une nouvelle expéditionf).
Indravarman n'avait nulle velléité d'user de représailles. Il n’aspirait qu'à la paix et, sollicité par un certain Du’o'ng Tân Lôc qui avait soulevé les deux provinces de Hoan et de Âi, il lui
refusa toute assistance, 9897). De son côté, Léê Hoàn, intimidé par
1) Dia Ly Hi H : Dia Ré ou Ri Hh HHI, Châu, situé au Sud de celui de Bô Chinh. »Sous les Han il faisait partie du Nhu’t Nam Quân H F4 Sous les Song vcétait le Châu de Dia-lÿ du Champa Les Li lui donnèrent le nom de Lâm Binh KE 2.
,Les Trân lPappelèrent Tân Binh 2 Ær et les Lè Tièn Binh sie 2P C’est à présent 2 2 \ .2 2 où / »la terre du Phu de Quang Ninh F# HE] du Thinh de Quang Binh” Cm K 3 p. 29a PSS
et 348. Cf. également Cadière B.E.F.E O. II 58—59.
2) Un »nouveau Roi” dit le Sorg Che K. 489 p. 264.
3) Son ambassadeur la présenta à l'Empereur le 31 Décembre 990 ,Première année ”Chouen Hoa n 14 (cyclique Keng Yin Æ . douzième lune, jour Yi Sseu C; 2 Song Che N 136 Wen Hien T'ong kao XXIV on D 53a. Méridionaux 541.
4) Sin to Fo Che kouo yang t’o pa’ #r A}: 4 fr k; Fh HE Song
Che CCCCLXXXXIX 264. PELLIOT 204.
5) Li Tchen 2 FR. Song Che CCCCLXXXIX 264 6) Soug Che CCCCLXXXIX 26a Sk I 25a. Wen hien Tong kao XXIV 53a. Méridionaux 561.
7) »Première année LE Ha Hüng Thông Envoyé pour y percevoir l'impôt, Du’o’ng- Tân-Lôe À fÉ DE qui avait le grade de Quan Giäp (Cf. supra p.70, n 1) avait soulevé
les populations des Châu de Hoan et de Ai et demandé au Champa de le seconder. Il fut
les menaces de la Chine, ou reconnaissant peut-être du refus oppossé par Indravarman à Tân Lôc, mit un terme à ses incursions; bien plus, en été 992!), il fit relâcher plus de 860 prisonniers chams dont il avait fait la capture lors de la prise de la citadelle de Dia-Ly et les autorisa à retourner dans leur pays?).
Cette même année Indravarman reçoit de Kouang Vi à qui il avait adressé une ambassade‘), deux chevaux blancs, une grande quantité de socs de charrue, de brûle-parfums et tont un équipement militaire: cinq étendards, cinq épées à fourreau d'argent, cinq lances du même métal, cinq arcs et des flèches. Une pareille munificence le comble de joie et il riposte incontinent par un somptueux tribut *) composé de dix cornes de rhinocéros, 300 défenses d’éléphant, 10 livres d’écailles de tortue, 2 de camphre, deux mille de parfums
divers, 160 livres de bois de santal, 200 livres de poivre, cinq
pris par Lé Iloàn qui était allé en personne réprimer la rébellion, dégradé et mis à mort en même temps qu’un nombre incalculable d'habitants des deux Châu. S% I 258. T4 1 194. Cm 1 Q4a. Le Vs! 1 26wb place cet évènement en neuvième année Thiên Phûe.
1) »Quatrième année Hung Thông” 7% 1 20a. Cm 1 27a. 2) Te 1 204. Cm 1 27a. ,Anciennement, terre du Viêt Thu d’ng EX 4R : Sous les
»Ts’in faisait partie du Quân de Tu’o’ng. Sous les Han appartenait au Nhu’t Nam. nSous les T’ang c'était le Kièn-Chau + Ph . Sous les Song il formait, sous le nom 1 = Y 2 2 de O Ly 5 H ; la province du Champa. Dans les années Hu’ng-Long LCR fÆ = « . \ 0 2 »(1293—1314) le Roi du Champa l’offrit aux Trân qui en firent le Phu de NE #4 à]
»Thuñn Jloä, composé des Châu de Thuän et de Hoä. Sous la dynastie de Lè, le Thuân nHoä s'appelle Thu’à Tuyèn 7K H.: C'est maintenant le Quang-Tri É #3 » Cm 27b 284.
3) "Troisième année Chouen Hoa, douzième lune, jour EF PI . Le roi du Champa
: : 0 Et HE : DU EN »Yang T’o P’ai envoie l’ambassadeur Li Lang P’ou ZE FH F3 offrir le tribut” Song
Che N 14a. CCCCLXXXIX 264. Wen hien Tong Kao XXIV un bk 53a. Méridionaux 541.
4) L’ambassade chargée de le présenter était composée de l’ambassadeur Li Po Tchou
2 JX PR et de l’ambassadeur adjoint Li Mo Wou 2 Dis 7] du grade de Ho San P’an SH) DL 1: Elle se présenta à IE cour la première année 2 NE Tcehe tao (995) à la première lune, au jour JK ?F- Wou Wou. Song Che N 15a
CCCCLXXXIX 264 Wen hien T'ong kao XXIV on D 53a. Méridionaux 548.
nattes et 24,300 paires de faisans. Une lettre accompagnait l'envoi; il s’y confondait, dans les termes les plus humbles, en protestations de reconnaissance: «Je suis un chef de peu de renom; continuelle- «ment les pays étrangers envabissaient et dévastaient mon pays: «mon peuple était dispersé comme les brins de paille après la «tempête, comme les étoiles dans le ciel, et ne pouvait se défendre. «Alors votre protection s’est étendue sur moi; vous m'avez accordé «de magnifiques chevaux, des étendards et tout un équipement de «guerre. Mes voisins, apprenant les bienfaits dont m'a favorisé le «Grand Empire, ont éprouvé la crainte de Votre Majesté Impériale «et n’osent plus former le dessein de me nuire. Maintenant mon «royaume a retrouvé le calme et mon veuple dispersé se rassemble «à nouveau. Comment la bienveillance de Votre Majesté ne serait- «elle pas une protection? Aussi mon pays tourne vers vous les «mêmes regards qu'il porte vers le Ciel qui nous couvre et la terre «qui nous porte, et ma reconnaissance est sans bornes. De votre «Capitale Auguste au pays que j'habite il faut traverser des mers «sur 10,000 li et cependant vos bienfaits se sont étendus jusqu’à €moi....» [Il terminait en demandant que trois cents de ses sujets réfugiés à Nau-Hai et Lo-Tcheng-Tcheng') et retenus à Kouang Tcheou, fussent rapatriés. L'Empereur fit donner l’ordre au Gouverneur de cette province de s’enquérir des Chams qui désireraient retourner dans leur pays, puis il fit remettre à l'ambassadeur, pour son souverain, deux chevaux blancs. Ce cadeau devint, par la suite, habituel ?).
En 994, Indravarman avait envoyé son petit-fiis*) à la Cour de Lê Hoùn comme otage. Les causes en sont assez obscures et
les textes se bornent à dire: «En 995, l'Empereur (Lé-Hoàn) envoie :
D JE 5 mi 2) Song Che CCCCLXXXIX 2646. Wen hien T'ong kao XXIV jf D 53e. Méridionaux 548.
3) Les Annamites lappellent Chè Cai fi] 2. 5% 1 276. 24 1 21e. Cm 1 30
Yan-Pu-Ku Vijaya.
«un ambassadeur aux Song et leur annonce que Ché-Cai, petit-fils «du roi de Champa est arrivé à la Cour. Auparavant, l'ambassadeur «du roi de Champa était venu offrir le tribut: l'Empereur lui «adressa des réprimandes et refusa les cadeaux. Le roi, effrayé, “envoya son petit-fils à la Cour')». On peut cependant supposer la colère de Lé-Hoùn motivée par les agressions des Chams, et ce d'autant que, malgré l’ôtage qui constituait, selon les habitudes extrême-orientales, une reconnaissance expresse de vassalité, ceux-ci n’en continuaient pas moins leurs razzias. En 995 et 997 ils ne cessent de troubler les populations annamites voisines du Champa, chassent les familles paisibles installées sur les frontières et s’emparent de leurs rizières. Lê Hoàn dut envoyer des soldats pour les protéger *). En automne, même, une troupe chame s'approche jusqu’à la limite du territoire du Pai-Cô- Viêt, mais disparaît sans avoir osé y pénétrer *).
Du successeur d’Indravarman V‘) ne nous est parvenu qu’un nom
tronqué <Yañ Pu Ku Vijaya Cri...» ). Il occupait le trône en 999").
1 »Première année Ung Thiên”. L’ambassadeur se nommait Chê Dông. Sk I 276. Té I 214. Cm I 304
2) ,Cette année là, quatrième année Ung Thiên (997), le Champa commit des attaques ”à main armée sur les frontières. L'Empereur (Lè-Hoàn) les arrête et les fait fuir. Ensuite, envoyant une ambassade porter aux Song des produits du pays, il leur écrit: Les frontières ”du Giao-Chi sont contigues au Champa. Tous les un ou deux ans, les provinces voisines “de la frontière sont troublées par lui, et il perçoit des impôts sur les villages voisins »(de la frontière). Les familles (chames) envahissent peu à peu et chassent les populations mpaisibles des frontières. J’ai envoyé des soldats armés pour les protéger. C’est pourquoi »ÿ'ai tardé à envoyer le tribut à la Cour. J’ai gravement manqué à mon devoir”. TA X1 76. Sainson 430 —431. T4 1 23a. Cm 1 334.
3) Sk I 304 4) Indravarman V. Znv. Néant.
5) Yang p’ou kiu P’i t’ou yi Che li À Je 4 H} % e DD À Yang p'ou kiu Pi ou Che li À SE À HE 2 Æ À Sexy Che COCOLXXXIX 26. Le Sk 25a l'appelle Du’o’ng phô cu Bi sà Xà loi À 7 4 H} Z A #1] .
La lecture de P’i t’ou yi et Bi sà Xà en Vijaya qui donnent en transcription littérale
Vidhyaya ou Vidhyaye est à peu près certaine. bien qu'elle ne soit pas tout à fait régulière.
6) »Deuxième année Hien pin = 2P , le roi Yang p'’ou kiu P’i t’ou yi Che li P1n8 Jp 8 P y
Indravarman V, bien qu'ayant été proclamé roi à Viaya, avait réinstallé la Cour à [ndrapura, qui était la véritable capitale de tous les rois appartenant ou se réclamant du Clan du Cocotier. Il y subit toutes les horreurs de l'invasion et la vit saccagée par les armées de Lé-Hoàn. Son successeur l’abandonna définitivement en l'an 1000!) et, pour échapper définitivement à la suzeraineté des Empereurs du Dai-C6 - Viêt «il se retira avec ses soldats et se créfugia à Viaya», qui devint dès lors la capitale du royaume de Champa et le restera jusqu’à sa chûte définitive.
En fin 1004?), Yan Pu Ku Viaya envoie une ambassade à la Cour de Chine*). Elle y rencontra Minh-Dé fils de Lé Hoùn‘), et une députation Arabe. Les uns et les autres furent reçus en cérémonie le 15 de la première lune de l’année 1005; il y eut grand festin et illuminations*).
Deux ans aprèsf) il écrit à l'Empereur une longue lettre qui
fut présentée”) enfermée dans une enveloppe en soie brochée: «Yang
“envoie l'ambassadeur Tchou Teh’en Yao À BR FE et l’ambassadeur adjoint Li kou
»Jouen F4 Le 4 du titre de P'ou sa t’o p'an kouan Y} PE RE a VE Æ]
offrir le tribut composé de rhinocéros, éléphants, écailles de tortue de mer et ie »L’'Empereur gratifia Yao et sa suite de bonnets, ceintures, robes et tapis selon leur grade”
Song Che NI 176 CCCCLXXXIX 266. Wen hien long kao XXIV té nn b3b. Méridionaux 548.
1) »Septième année Ung Thién” Sk I 254.
2) Première année King tô Er pi. Song Che VII 204 CCCCLXXXIX 264.
3) L'Empereur était, depuis 998, le fils de Kouang-Yi, Heng IE] (Empereur Tchen Tsong fi =, 998—1022).
4) Lê Minh Dè il BH} LE on Vuo’ng-Minh-D FT H}} pe 1 de Lè-Hoàn. Il était parti de Hoa Lu en «onzième année U” ng Thièn 1004», Vs! I 276, et avait déja été reçu plusieurs fois par l'Empereur 4x XI Ta. Sainson 432, Sk 1 316, 32a. T4 T 24ab Cm I 366.
5) An XI 8a. Sainson 432. L'Empereur, comme de coutume, envoya au Roi Cham de bons chevaux et des effets d'équipement militaire. Song Che CCCCLXXXIX 264.
6) « Quatrième année King Tô,» 1007. Song Che VII 214 CCCCLXXXIX 264.
7) L'ambassade était composée de Pou lou tie ti kia ff DE Æ Hi TN, ambassadeur, 5 J Dit ZX En EN Tch’ou Pou Ma hia Kia Ye, ambassadeur
adjoint et du juge P'i pa ti La El h<. Song Che CCCCLXXXIX 266,
<P'ou Kiu P’i T'ou Che li, Roi du Champa, se prosterne et dit. «Moi, votre sujet, j'ai entendu dire que les frontières des deux «Empereurs') au Sud, s’arrêtaient au Siang et au Tch’eou°) et «que les limites des Trois Rois) au Nord n'arrivaient pas au «Yeou et au Yen‘). Voyant que ce glorieux temps surpasse réelle- «ment les exemples d'autrefois, je me prosterne humblement. C’est «seulement à Votre Majesté Impériale que le Ciel et la Terre ont «donné leur énergie; sur elle seule le Soleil et la Lune ont amassé “leur splendeur. L'Empereur occupe le rang suprême; il prend «soin de la base et surveille le faite: sa bonté se répand sur «l'univers et ses instructions s'étendent dans le monde. Il a hérité «des anciens rois et ses mérites seront transmis à ses successeurs. «Le peuple entier pense bien du Palais Jaune‘), et les cœurs «mauvais ne peuvent pas ne pas devenir bons. Par la force mysté- «rieuse qu'il produit, il possède la terre. A la fois en faveur de «ses sujets et de ses sujettes, comme un bon vent, il se répand «en tous lieux; comme une pluie bienfaisante, il pénètre partout. «Tous ceux sur qui descend sa lumière bienfaisante(?), tous, en “affluence, se dressent et battent des mains. Moi, votre sujet, qui «suis né dans un pays limitrophe (de l’Empire) j'ai le bonheur de
«recevoir le vent parfumé (de la perfection impériale). La fourmi
1) FE À DEA 5e us ïp «Tang et Yu sont appelés les deux empereurs »
San tseu king.
2) «Siang AH , montagne située dans la souspréfecture de Pa-ling E BE. préfec- «ture de Yo Tcheou, à l’ouest du lac Tong T’ing. Au Sud (Houang-Ti) alla jusqu'au «(Yang-Tseu) Kiang et gravit les monts Hiong hé et Siang»... Sseu-Ma-Ts’ien Ch. I. CHAvVANNES T. I. p. 30. Tch’ou RE, nom d’une ancienne principauté qui occupait le Hou-Kouang et une partie des Ngan-Houei et Ho-Nan.
3) C 2 2e À D 1 DE — ÉL De (Fou) Hi et (Chen) Nong jus- «qu’à l'Empereur Houang on dit les Trois Rois» San tseu king.
4) Yeou 4 et Yen PE, anciennes principautés qui comprenaient la partie Nord de la province actuelle de Teheu-li.
5) Qu’'habite l'Empereur et par extensiou l'Empereur lui-même.
«habite une fourmilière et l'abeille une ruche; et parce qu'ils suivent «leurs caractères, le dragon réside en un palais et le phénix en «un belvédère. Je ne puis encore venir admirer votre splendeur. «De plus j'ai pensé: depuis que j'ai mis ma confiance en S. M. «Céleste, et que j'ai reçu l'investiture impériale, mes frontières ne «sont plus violées, les mœurs vont s’améliorant. Chaque année, «envoyant un ambassadeur, moi, votre serviteur, je demande des «nouvelles du Royaume Suzerain et je reçois les bienfaits que votre «sainteté fait descendre sur moi. Quand la pluie arrose les roseaux, «les pores et les poissons en profitent également (?) ‘). Les ambas- «sadeurs, en revenant, m'ont remis les armes (que vous leur aviez «données); moi, votre sujet, dans mon propre pays, j'ai attendu à «la porte de mon palais, j'ai brûlé des baguettes d’encens et «poussé des cris de joie pour les recevoir respectueusement. Mon «cœur reconnaissant les nombreuses faveurs (reçues de Votre «Majesté) répond abondamment à la bonté immense (de Votre «Majesté). Le Saint Prince se souvient d’avoir reçu des rois; quand «il les a reçus, il veut sincèrement oublier les comptes qu'ils lui «ont rendus de leur administration ?). Maintenant j'ai spécialement «envoyé l'Ambassadeur extraordinaire *) Pou Lou Tie Ti Kia, l’am-
«bassadeur adjoint‘) Tehou Pou Ma Hia Kia Ye, le juge°) P'i pa
1) HA ff T’ouen Yu, pores et poissons, allusion possible à la phrase du Yi King. Cf. trad. Philastre. Collect. Guimet Tome XXIII p. 439.
2) Cf. Mencius... FA f% Hi} hS K + : H Um H& «Quand les fenda- «taires se présentent devant le fils du Ciel, on appelle cela rendre compte de son admini- «stration». Le sens de la phrase de la lettre serait donc: «Le roi de Champa, bien qu’il «ait voué toute sa reconnaissance à l'Empereur de Chine, sent que c’est encore bien peu. « Heureusement, le Saint Prince oublie les fautes des Rois ses hôtes. De même l'Empereur, «qui est un Saint Prince, pardonnera au roi de Chamypa, dont les ambassadeurs ont été
ses hôtes, l’insuflisance de ses sentiments. »
3) Tch’ouen sin Tch’en H 45 ER - 4) Fou chen tch’en ] GE pr. s 5) P’an kouan tch'en ÆI] FE En ;
«ti et leur suite présenter (à Votre Majesté) des produits du pays. «De loin, fournissant le tribut annuel, bien que je m'adresse à « Votre Majesté suivant le rite de Tch’eou'), et que je n'offre (à Votre «Majesté) véritablement rien de mieux que le vin du Due de «Lou*), j'espère respectueusement que Votre haute intelligence «interrogera et jugera avec clémence. Le jour où l'Ambassadeur «extraordinaire et ses collègues reviendront, l’armée présentera les «armes et fera briller les instruments guerriers. En même temps «je vous annonce que le vêtement, la parure et le char de Votre «Majesté en personne (qu’elle m'a donnés), dans mon respect pour «vous, je n'ose, moi, votre sujet indigne, les considérer comme «miens et m'en servir. J'espère que Votre Majesté, dans sa clémence, «me fera grâce de la peine de mort (encourue pour avoir osé faire «ces présents indignes)».
En même temps que cette lettre l'Ambassadeur fit l'hommage de présents considérables. [Interrogé par l'Empereur, il lui répondit: «Mon pays dépendait anciennement du tcheou de Giao, puis nous «nous sommes enfuis à Vijaya*), distant de 700 li au Sud‘) de «l’ancien emplacement °).»
Yan Pu Ku Viaya‘) eut pour successeur un roi que nous trouvons sur le trône en 1010 et dont le nom paraît être Cri
Harivar- Harivarmadeva’) (Harivarman Il).
man ji,
1) F& EL Je ne sais à quoi répond cette allusion. 9) À #$ JM du vin gûté?
3) Fo-Che. Le Song Che COCCLXXXIX 26% col. 15 écrit fautivement 4 E
pour 4 r -
4) Le Song Che ibid. met «au Nord».
5) Song Che CCOLXXXIX 266. Wen Hien T'ong Kao XXIV jf jf 538. Méridionaux 548.
6) Yang Pu Ku Viaya. Zav. néant.
7) Che li Hia li pi ma ti ff NE Be ME Le bi JR Sox Cie CCCCLX xxIX