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LE CLIMAT

La Tunisie fait partie de la zone tempérée arctique. Sou climat est un des meilleurs dont jouissent les pays qui bordent la mer Méditerranée (1). Il est plus égal que celui de l'Algérie.

La Tunisie n'ayant pas de montagnes 1res élevées, mais des vallées ouvertes vers la bise de la mer, est favorisée d'une température lelativement douce.

Les saisons y sont d'une grande régularité.

L'été dure six mois, de mai à fin octobre. La saison des pluies ou hiver, ap|)elée Ech-chta, s'étend de janvier à fin février. y|^ui^itre autres mois forment le temps de la verdure.

Le printemps a une température moyenne de 19 à 125 degrés centigrades, et les pluies y sont bien rares.

En été, le thermomètre indique ordinairement de 25 à 32 degrés centigrades.

Dans le sud-ouest (partie la plus chaude de la Tunisie), il marque de 40 à 42 degrés centigrades, et à Tunis, pendant la première quinzaine d'août, il monte parfois de iô à i8 degrés (2).

Lorsque souffle le vent du sud-est, appelé SirocOy la chaleur est alors difficile à supporter. Ce vent, qui ne rencontre pas,

(I' Dans la i?efi<e de Géographie (oclolire 1883), M. Bertholoii compare le climat du littoral tunisien à celui de TAustralie. (2) En 1885, il y a eu de 49° à 50" à Tunis pendant celte quinzaine.

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nuées (riin saMc lin pt inipalpablr (|ui viinmiii parfois jus(|ue sur les cùli's de la Sicile.

On coiupl^'ïino moyonnt' d'environ cent jours de pluie en Tunisie. La foudre y lunibe irôs rarement.

On peut (lis(in,^ii<"i (luatre régions en Tuni>ie : le Tell ([). \c. l'iahany le Sahara et le Djerid au sud.

Le 7V//, moins élevé, quoique montagneux ul acciuentL*, est d'un c'Iiiual chaud, mais très supportable ; il est susceptible de redevenir productif et peuplé comme il l'était du temps des Romains et des Carthaginois.

Le Sahara tunisien paiticipe aux caractères du grand désert, (pianl à son climat torride et à la sécheresse de son sol, bien qu'il airive que parfois on Irouvtî, au milieu d'endroits arides et désolés, des traces de végétation luxuriante, ce qui est dû à la présence de couches d'eau souterraines.

« Le voyageur (jui parcourt la Tunisie en été, dit .M. lii; Lanessan, est étonné do voir, au milieu de plaines** dont les herbes sont desséchées ou, pour mieux dire, rôties par un soleil que ne voile jamais auciui nuage, se dresser des bui3«iiii^ de jujubiers sauvages, de lentisques, etc., d'un vert éclatant, et il admire la vigueur des oliviers et la fraîcheur des vignes. Cette difTérence tient à la présence d'une couche d'eau souterraine qui entretient la fraîcheur du sol dans les parties profondes où s'enfoncent les racines des arbres et des arbustes, tandis que la surface où vivent les herbes est brûlée par le soleil. Ainsi s'explique la prospérité des oliviers et de la vigne dans des régions où il ne tombe pas une goutte d'eau pendant sept mois de Tannée et où les rosées de la nuit sont peu abondantes, sinon même à peu près nulles. »

(1) Telia, au pluriel Tell, mot arabe qui signifie colline.

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