ACTE I, SCÈNE V I
La Baronne, V ouvre. Que vois-je! un billet au porteur! l'affaire est sérieuse.
Marine. De combien, madame.''
La Baronne. De dix mille écus.
Marine, bas. Bon, voilà la faute du diamant ré- 5 parée.
La Baronne, regardant dans le coffret. Je vois un autre billet.
Marine. Encore au porteur ?
La Baronne. Non ; ce sont des vers que M. Turcaret 10 \ m'adresse.
V Marine. Des vers de M. Turcaret!
rLA Baronne, lisant. «A Philis. . . Quatrain. ...» {^Interrompafit sa lecture.^ Je suis la Philis, et il me prie . en vers de recevoir son billet en prose. 15
'• Marine. Je suis fort curieuse d'entendre des vers ^n d'un auteur qui envoie de si bonne prosëT"" "•"* n '
La Baronne. Les voici; écoute. (^E lie lit.)
I " Recevez ce billet, charmante Philis,
I l " Et soyez assurée que mon âme 20
I \ " Conservera toujours une éternelle flamme, ,
î^ " Comme il est certain que trois et trois font six." /
Marine. Que cela est finement pensé!
^ ■ La Baronne. Et noblement exprimé! Les auteurs se g \ peignent dans leurs ouvrages. . . . Allez, portez ce coffre 25 M dans mon cabinet, Marine. {Marine sort.)