SCÈNE V La Baronne, Flamand
La Baronne. Il faut que je te donne quelque chose, à toi. Flamand. Je veux que tu boives à ma santé.
Flamand. Je n'y manquerai pas, madame, et du bon encore.
La Baronne. Jejtjy convie.
Flamand. Quand j'étais chez ce conseiller que j'ai
5 servi ci-devant, je m'accommodais de tout; mais, depuis
que je suis chez M. Turcaret, je suis devenu délicat, oui.
. La Baronne. Rien n'est tel que la maison d'un
homme d'affaires pour perfectionner le goût.
Flamand, voyant paraître M. Turcaret. Le voici, 10 madame, le voici. {Il sort.)
.\m SCÈNE VI .J^
\^T M. Turcaret, La Baronne, Marine
La Baronne. Je suis ravie de vous voir, monsieur Turcaret, pour vous faire des compliments sur les vers que vous m'avez envoyés.
)/ 15 M. Turcaret, riant. Oh, Oh! , La Baronne. Savez-vous bien qu'ils sont du dernier
* galant?^ Jamais les Voiture^ ni les Pavillon* n'en ont xif fait de pareils, ''i ^\. •-<-*
N> M. Turcaret. Vous plaisantez, apparemment.?
20 La Baronne. Point du tout.
1 M. Turcaret. Sérieusement, madame, les trouvez- • vous bien tournés ? ,^ x^\ \f^^- ^ ^k^ ^ «C^ «^ -C
La Baronne. Le plus spirituellement du monde. M. Turcaret. Ce sont pourtant les premiers vers 25 que j'aie faits de ma vie.
La Baronne. On ne le dirait pas.
M. Turcaret. Je n'ai pas voulu emprunter le secours de quelque auteur, comme cela se pratique.
La Baronne. On le voit bien : les auteurs de profes-