J^ SCÈNE III
La Baronne, M. Turcaret
M. Turcaret, essoufflé. Ouf! je ne sais par où comlo mencer, perfide !
La Baronne, à part. Elle lui a parlé. pî»^A^o^
M. Turcaret. J'ai appris de vos nouvelles, déloyale! J'ai appris de vos nouvelles: on vient de me rendre compte de vos perfidies, de votre dérangement. 15 La Baronne. Le début est agréable; et vous employez de fort jolis termes, monsieur.
M. Turcaret. Laissez-moi parler, je veux vous dire
vos vérités ; Marine me les a dites. Ce beau chevalier,
qui vient ici à toute heure, et qui ne m'était pas suspect
20 sans raison, n'est pas votre cousin, comme vous me l'avez
fait accroire : vous avez des vues pour l'épouser et pour
me planter là,'^ moi, quand j'aurai fait votre fortune.
La Baronne. Moi, monsieur, j'aimerais le chevalier !
M. Turcaret. Marine me l'a assuré, et qu'il ne fai-
25 sait figure dans le monde qu'aux dépens de votre bourse
et de la mienne, et que vous lui sacrifiez tous les présents
que je vous fais.