ACTE II,' SCÈNE IV
La Baronne. Marine est une jolie personne ! Ne vous a-t-elle dit que cela, monsieur? ^ , ,- ,
M. TuRCARET. Ne me répondez point, félonne! j'ai de quoi vous confondre ; ne me répondez point. Parlez ; / qu'est devenu, par exemple, ce gros brillant que je vous I5 donnai l'autre jour ? Montrez-le tout à l'heure, montrez- I le-moi.
La Baronne. Puisque vous le prenez sur ce ton-là, monsieur, je ne veux pas vous le montrer.
M. Turcaret. Eh ! sur quel ton, morbleu, prétendez- 10 vous donc que je le prenne ? Oh ! vous n'en serez pas quitte pour des reproches ! Ne croyez pas que je sois assez sot pour rompre avec vous sans bruit. Je suis honnête homme, j'aime de bonne foi, je n'ai que des vues légitimes ; je ne crains pas le scandale, moi ! Ah ! vous n'avez point affaire à un abbé,^ je vous en avertis.
(// entre dans la chambre de la baronne.)