ACTE II, SCENE III
ratel Je reconnois sa friponnerie et mon injustice; pardonnés-moy, madame, d’avoir soupçonné votre bonne foy.
La Barone.
Non, vos fureurs ne sont point excusables : allés, vous êtes indigne de pardon.
M. Turcaret.
Je l’avoue.
La Barone.
Falloit-il vous laisser si facilement prévenir contre une femme qui vous aime avec trop de tendresse ?
M. Turcaret.
Hélas, non! Que je suis malheureux!
La Barone.
Convenésque vous êtes un homme bien foible.
M. Turcaret.
Oui, madame.
Une franche dupe.
M. Turcaret.
J’en conviens. Ah! Marine! coquine de Marine! Vous ne sauriés vous imaginer tous les mensonges que cette pendarde-là m’est venue conter : elle m’a dit que vous et M. le chevalier vous me regardiés comme vôtre vache à lait, et