‹ Turcaret comédie en cinq actes Le SageChapitre 42 sur 107 · ACTE II, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VIII

Le Chevalier.

Non, je n’ay jamais rien vu de si beau que cette créature-Ià.

Que leurs expressions sont flatteuses ! Je ne m’étonne plus que les femmes les courent.

Le Chevalier.

Faisons un troc, Frontin : cede-moy cette fille-là, et je t’abandonne ma vieille comtesse.

Frontin.

Non, monsieur : j’ay les inclinations roturières; je m’en tiens à Lisette, à qui j’ay donné ma foy.

Le Chevalier.

Va, tu peux te vanter d’être le plus heureux faquin... Oui, belle Lisette, vous mérités...

Lisette.

Trêve de douceurs, monsieur le chevalier; je vais me présenter à ma maîtresse, qui ne m’a point encore vue ; vous pouvés venir , si vous voulés, continuer devant elle la conversation.

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