ACTE III, SCENE VI Flamand
Il est là-bas qui vous demande.
M. Turcaret.
Qui? butor!
Flamand.
Ce monsieur que vous sçavés; là, ce monsieur... Chose.
M. Turcaret.
M. Chose?
Flamand.
Hé oui I ce commis que vous aimés tant. Drés qu’il vient pour deviser avec vous , tout aussitôt vous faites sortir tout le monde, et ne voulés pas que personne vous écoute.
M. Turcaret.
C’est M. Rafle, apparemment ?
Flamand.
Oui, tout fin drés, monsieur, c’est lui-même.
M. Turcaret.
Je vais le trouver; qu’il m’attende.
La Barone.
Ne disiés-vous pas que vous l’aviés chassé?
M. Turcaret.
Oui, et c’est pour cela qu’il vient ici : il cherche à se raccommoder. Dans le fond , c’est un assés bon homme, homme de confiance. Je vais savoir ce qu’il me veut.
La Barone.
Hé! non, non, faites-le monter. Flamand. Monsieur, vous lui parlerés dans cette salle. N’étes-vous pasjci chés vous?
M. Turcaret.
Vous êtes bien honnête, madame.
La Barone.
Je ne veux point troubler vôtre conversation; je vous laisse. N’oubliés pas la priere que je vous ay faite en faveur de Flamand.
M. Turcaret.
Mes ordres sont déjà donnés pour cela; vous serés contente.