ACTE I, SCEN E II i
Frontin.
Et mademoiselle Marine veut bien aussi qu’on prenne la liberté de la saluer ?
Marine, d'un air brusque.
Bon jour et bon an.
Frontin, présentant un billet à la Barone.
Ce billet, que M. le chevalier vous écrit, vous instruira, madame, de certaine aventure...
Marine, bas à la Barone.
Ne le recevés pas.
La Barone, prenant le billet.
Cela n’engage à rien. Marine. Voyons, voyons ce qu’il me mande.
Marine.
Sotte curiosité !
La Barone lit.
Je viens de recevoir le portrait d’une comtesse : je vous l'envoie et vous le sacrifie; mais vous ne devés point me tenir compte de ce sacrifice, ma chere barone : je suis si occupé, si possédé de vos charmes, que je n’ay pas la liberté de vous être infidèle. Pardonnez, mon adorable, si je ne vous en dis pas davantage; j'ay l’esprit dans un accablement mortel. J’ay perdu cette nuit tout mon ar- , gent, et Frontin vous dira le reste.