‹ Turcs et MonténégrinsChapitre 105 sur 163 · Medakoyitj, p · texte numérisé non relu

Medakoyitj, p

de bétail; et dans les défilés du mont Borovnik, où Us firent prisonnier Osman-Aga Mourchevitj *.

Tant de combats avaient épuisé les ressources des Monténégrins, et pour pouvoir continuer la guerre l’année suivante le vladika dut envoyer à Trieste le régent Radonitj, qui y vendit la couronne épiscopale, ornée de pierreries, et les ornements d’église donnés par l'Impératrice Catherine au vladika Yassili, et acheta, du prix qu'il en retira, 300 barils de poudre, du plomb et des pierres à fusil.

Tandis que ces choses se passaient au Monténégro, les armées russe et autrichienne, en 1789, remportaient sur les Turcs les plus brillants succès. Potemkin enlevait Otchakof, Souvarof battait le grand-vizir à Fokschani et à Rimnik, s’emparait de Bender, d'Ackerman, de toute la Bessarabie, tandis que le prince de Cobourg envahissait la Moldavie et la Valachie, et que Landon prenait Belgrade et conquérait toute la Servie. Mais en 1790 les choses changèrent de face. L’alliance de la Suède, de la Prusse et de l’Angleterre, qui menacèrent les deux empires, et la mort de Joseph II, modifièrent profondément la politique de l’Autriche. En même temps, les progrès toujours plus menaçants de la Révolution française faisaient sentir aux Puissances allemandes la nécessité de s’allier fortement entre elles et avec l’Angleterre, pour s’opposer au torrent irrésistible des idées parties des bords de la Seine. Aussi, renonçant presque subitement aux prétentions de son

Page 1