Srbsk. Spomen., n° 67. — Monum. serb. , n
LES BALSCHIDES.
Balscha, qui se trouvait ainsi maître du souverain pouvoir, était, dit Orbini, trés-inférieur comme habileté à ses deux aînés ; mais il était brave ; et, dans les premiers temps de son règne, il profita des conséquences de la politique de ses frères. Dès la première année qui suivit la mort de Georges, la ville de Castoria, forteresse d’une haute importance sur la frontière de l’Albanie et de la Macédoine, fut livrée à Balscha II par Hélène, veuve du roi Marko Kralievitj, le fils de Voukaschin, à condition qu’il l’épouserait et répudierait sa première femme, qui était fille du despote de Belgrad d’Albanie ou Bérat Mais cette Hélène était une femme sans mœurs ; ses désordres devinrent, au bout de quelques mois, tellement scandaleux, que Balscha la fit d’abord enfermer dans une prison, puis la répudia, tout en gardant la ville qu’elle lui avait apportée en dot.
Vers le même temps, la république de Raguse, reconnaissante des services que lui avaient constamment rendus les princes de Zêta, inscrivit Balscha II sur le livre d’or de sa noblesse, et chargea un de ses magistrats d’aller lui annoncer cet honneur insigne 2.
En 1385, Balscha trouva moyen d’ajouter une nouvelle conquête à ses états. Profitant des désordres du royaume de Naples et de la mort du roi Charles en Hongrie, il emporta d’assaut la ville de Durazzo 3, et prit le titre de ce duché 4.