I.ES MAR AMONT-TSERNOIEVITJ
constance et reconquit toute la Zêta, presque sans coup férir, avec l'appui de son parent Raditch Senko, voïvode de Chloum dans l’Herzegovine méridionale, et gendre de Georges 11 1 . Il existe aux archives de Vienne un acte dont malheureusement la date est perdue, dans lequel deux frères, Raditch et Etienne Tsernoïevitj, qui s’intitulent châtelains de Drobovnik, la Nouvelle Raguse d’aujourd'hui, dans le territoire de Chloum, promettent leur amitié auxRagusains*. On serait peutêtre autorisé, par suite de ce diplôme, à croire que Raditch, voïvode de Chloum, ne portait le nom de Senko que par sa mère, au lieu de descendre en ligne masculine de cette famille, comme le prétend Orbini. Far son père, il aurait appartenu .à la famille de .Maramont, et aurait été le fils du premier Étienne Tsernoïevitj ; c’aurait donc été pour resserrer les liens de parenté de leurs deux familles que Georges II Balscha lui aurait donné sa fille.
Quoi qu’il en soit, Étienne Tsernoïevitj, en prenant le sceptre de la principauté de Zêta, fut loin de pouvoir regagner tous les domaines qu'avaient possédés les Balschides.
Les familles seigneuriales de l’Albanie, profitant des
tiques et historiques du pays Tseinogorats , ou « l’homme de la Montagne Noire, » parce qu’il fut réellement le premier prince de cette partie de la Zêta, qui avait été presque absolument déserte et complètement négligée sous les Balschides, devenus, par leur caractère catholique et par le lieu de leur première résidence, beaucoup plus Albanais que Slaves.