‹ Turcs et MonténégrinsChapitre 38 sur 163 · Nurodne srpske piesme, t. Il, p. 526 et suiv · texte numérisé non relu

Nurodne srpske piesme, t. Il, p. 526 et suiv

LES MARAMONT-TSERNOIE VITJ. 47

tes sur certains détails. Le Mariage de Maxime (tel en est le titre) est des chants slaves le plus connu en Occident, grâce à la traduction allemande de Talvi, d’après laquelle M. le baron d'Eckstein et Madame Voïart l’ont transporté deux fois dans notre langue, et grâce à la belle étude qu’y a consacrée le poëte polonais Mickiewicz.

La date précise des événements rapportés dans cette poésie est assez facile à fixer. On y parle d’un voyage d’Ivan Tsernoïevitj à Venise; or, nous savons d’autres sources que le prince de la Zêta se trouvait dans cette ville, en 1483, lorsque Bayezid II acheva la conquête de V Herzégovine et enleva les derniers châteaux restés au voïvode Vlatko dans le pays de Chloum. Déjà, lors de l'expédition de Mohammed II dans cette contrée, Ivan avait perdu la plupart des districts qu'il tenait en Herzégovine. Cette fois, le Sultan crut le moment favorable pour diriger une tentative contre le Tsernogore et la Zêta, qu’il pensa moins capables de lui résister en l’absence de son prince. Mais Thomas, knèze de Zêta, prévenu à temps de l’arrivée de l’ennemi, occupa les défilés et repoussa les Ottomans avec des pertes si considérables, qu’ils durent renoncer à l’entreprise '.

Ce fut probablement à la suite de cette attaque qu’Ivan céda aux Vénitiens, plus en état de le défendre que lui, moyennant quelques milliers de ducats payés en échange, le seul territoire qu’il eût conservé dans l'Ilerzegovine*.

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