‹ Turcs et MonténégrinsChapitre 37 sur 163 · VatsLk, p · texte numérisé non relu

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Venise pour obtenir des secours qui lui permissent de tenir la campagne avec avantage, et il invoquait l’appui des princes chrétiens de l'Occident. Mais ses efforts étaient inutiles, il demeurait abandonné1. Peu de temps après, cependant, il parvint à renouer sonallianceavec les Vénitiens. Voici de quelle façon.

Malgré l’exiguïté de son territoire, Ivan s’était acquis par son courage une telle réputation, que plusieurs princes avaient désiré comme un honneur d’entrer dans sa famille. C’est ainsi qu'il avait marié une de ses nièces, Catherine, au voïvode de Valachie, et une autre, appelée Angelina, au despote de Servie, Étienne Brankovitj. Lui-même, de son union avec la fille d’Étienne Tvartko, avait eu deux fils, Maxime2 et Georges. En U8i, il maria l’ainé à la fille du Doge de Venise, Giovanni Mocenigo.

Cette alliance, qui promettait d’heureux résultats pour la puissance des princes de Zêta, eut, au contraire, une issue funeste. Elle forme le sujet de la plus développée et de la plus belle des rapsodieshistoriquescontenues dans le recueil de M. Karadzitj 3. Ce piesme , égal en étendue à un chant de Y Iliade, est demeuré populaire à la fois dans le Monténégro et chez les Serbes du Danube ; deux versions en existent, assez différen-

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