Vassili, p
LES MARaMONT-TSERNOIEVITJ.
la République s’opposerait à ce qu'il s’emparât des états de Georges Tsernoïevitj. Trevisano répondit que, liée par un traité avec les Princes du Monténégro, la Seigneurie de Venise prendrait fait et cause pour ce pays, et considérerait comme une déclaration de guerre tout acte hostile à l’indépendance des montagnards. '. Le projet de Tiref, ainsi entravé, n’eut pas d’autre suite, et Maxime ne le reprit qu’après la rupture amenée, en 1198. entre la Porte et Venise par l’attaque des Turcs contre Lépante. Mais, arrêté par son cousin à l’entrée du pays, dans la plaine de Lieschk, il dut, après une défaite sanglante, renoncer à sa tentative. Ce fut alors que, n’osant pas retourner à Constantinople et affronter la colère du Sultan, il se retira dans le village de Bouschatt auprès de Scutari, où il fixa sa demeure, et d’où ses descendants prirent le nom de Bouschattlis2.
Etienne II mourut fort âgé, en 1515, à Tsettinié, où :1 fut enseveli3. Son fils Ivan II lui succéda, mais ne gouverna que quelques mois. Il avait, comme les fils d'Ivan Ier, épousé une Vénitienne de race noble, nommée Catarina Orio4.
t. Srbski Uetopis, 1843,3® partie, p. 40. — Medakovilj, p. 33.
£. Les chants populaires monténégrins (Miloutinovitj, p. 14-20. — Qgledulo Srbsko , p. 1-7) nomment Georges, le prince qui’ combattit dans la plaine de Lieschk, le lils renégat d’Ivan le Noir. Ce ne peut être que par suite d’une confusion, car la tentative de Maxime, étant postérieure à celle de Tiref-Bey, n’a certainement eu lieu que sous Étienne IL