Andriij, p. 23. — Vatslik, p
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sollicitations du peuple et du clergé finirent par vaincre sa résistance1.
Son premier acte montra clairement quelle serait sa conduite dans l'avenir. Refusant de reconnaître l’autorité du Patriarche que la Porte avait forcé le clergé serbe d’élire en remplacement d’Arsène 111, à la suite de l’émigration de ce dernier, il ne voulut pas se rendre à Ipek auprès d’un intrus. Mais, traversant les plus grands dangers au milieu des musulmans de la Bosnie, il alla sur le territoire autrichien demander au Patriarche proscrit la consécration qu’il reçut à Setjni en i 7 00 2.
De retour dans ses états, il y médita l'affranchissement définitif du Tsernogore. Après avoir longtemps cherché les moyens de parvenir à ce but, il se résolut à un parti sanglant et terrible, que la rudesse de mœurs des habitants et le caractère de sauvage cruauté donné à la guerre par les Osmanlis pouvaient seuls excuser. Comprenant quelle fatale influence les familles turques et les renégats établis dans les différentes parties du Monténégro avaient exercé sur la population chrétienne, il résolut de les extirper du sol. Une odieuse trahison des Turcs, en 1702, lui en fournit l'occasion et acheva de lever ses scrupules.
Nous emprunterons le récit de ces événements à un piesme qui se chante encore comme un souvenir de gloire dans la famille des Martinovitj.