‹ Turcs et MonténégrinsChapitre 76 sur 163 · Sur ces combats, voyez Ogledalo sbrsko, p. 37 et · texte numérisé non relu

Sur ces combats, voyez Ogledalo sbrsko, p. 37 et

DÉLIVRANCE Ül MONTÉNÉGRO. 1Ü9

Nououraan avait garanti leur sûreté par les serments les plus solennels; mais à peine étaient-ils rendus au lieu de la conférence qu’il les fit cerner par ses troupes et massacrer jusqu’au dernier. Croyant alors les Monténégrins déconcertés par la perte de leurs chefs militaires, il entra les armes à la main sur leur territoire. Il rencontra une résistance terrible et désespérée. Forçant cependant les premiers passages, Nououman pénétra dans la vallée de Tsettinié, incendia le village et le couvent reconstruit depuis peu par Daniel Petrovitj, égorgea, sans distinction d’âge ni de sexe, tous les habitants qu’il rencontra sur son passage et fit 2,000 prisonniers. Le vladika dut se réfugier dans une caverne sur le territoire des Pastrovitj , tribu du voisinage de Cattaro, soumise à la domination vénitienne 1 2.

« Pour venger, dit un piesme qui a conservé le souvenir de ces événements, pour venger le séraskier et les 50,000 Turcs détruits dans les forêts et les défilés serbes, et pour guérir les blessures faites au cœur du Sultan, Keuprilu ne laissa pas dans tout le Tsernogore un seul autel, une seule maison debout. Surpris sans munitionSj'quand la poudre leur manqua, les iounaks durent céder. Les plus jeunes se retranchèrent au sommet des montagnes, les autres s’enfuirent vers Cattaro, sur le territoire de Venise, espérant que le Doge, auquel

1. Les historiens turcs donneut pour théâtre à cet événement Tsvornik, ville située entre la Bosnie et la Servie, à plusieurs journées du Monténégro. — Voyez de Hammer, Histoire de l’empire ottoman, t. XIII, p. 263 de la traduction française.

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