‹ Turcs et MonténégrinsChapitre 81 sur 163 · Raschid, t. III, fol. 26 de l’édition de Constantinople · texte numérisé non relu

Raschid, t. III, fol. 26 de l’édition de Constantinople

2. De Hammer, Histoire de l'empire ottoman, t. XIV, p. 3 de la traduction française.

3. Les historiens turcs rapportent que les soldats de l’islam s'emparèrent, dans cette journée, de 61 pièces de canon abandonnés par Schulembourg.

pas, couvrirent son flanc gauche en occupant les hau • leurs, et empêchèrent les Turcs de la tourner par là, manœuvre qui aurait eu pour résultat d’acculer Schulembourg au rivage et de le placer dans i'alternative de se rendre ou d’être jeté à la mer.

Pendant les années qui suivirent, la Montagne-Noire jouit d’une paix relative. Les désordres de Constantinople, le meurtre du Sultan Ahmed III, la révolte des janissaires, conduits par Patrona-Khalil, puis la guerre avec la Perse occupèrent toute l’attention du Divan, et employèrent la masse principale des forces de la Turquie. Si quelques attaques furent dirigées encore contre le Monténégro, elles furent l’œuvre individuelle des pachas du voisinage, et la Porte ne sembla pas y prendre intérêt. Ces attaques furent, du reste, seulement au nombre de trois dans les dix-neuf années qui s’étendent de 1718 à 1737.

En 1722, Housseïn, pacha de Trébinié dans l'Herzegovine, rassembla 20,000 hommes pour attaquer le Tsernogore. 1 ,000 Monténégrins, commandés par Moyse, knèze de Tchévo, attaquèrent son armée, la battirent et en firent le général prisonnier*. En 1727, ils remportèrent une nouvelle victoire sur le pacha Tchenghitj-Békir1 2, qui ne leur échappa avec peine que pour aller se faire tuer, quelques années plus tard, par d’autres Slaves à la bataille d’Otchakof.

Enfin, cinq ans après, Topai- Osman-Pacha, inspee-

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