‹ TurgotChapitre 3 sur 79 · Avis de l’Éditeur · texte numérisé non relu

Avis de l’Éditeur

longtemps porté, et par la duchesse de Saint- Aignan .

Du Pont avait été le familier de Turgot pendant vingt ans, son collaborateur au pouvoir, son confident dans la retraite; il avait un logement chez son ami; il eut sous les yeux les papiers du défunt qu’au préalable avait dépouillés Malesherbes. Ses Mémoires, sauf sur les points où les réticences étaient obligées en raison des circonstances, sont d’une remarquable exactitude.

Condorcet les a suivis, comme les avait suivis Dupuy, pour écrire la Vie de Turgot qu’il publia en 1786. Le savant académicien aurait fait plus tôt l'éloge du Contrôleur général si, par un singulier caprice du sort, ses fonctions de secrétaire perpétuel à l’Académie des Sciences ne l’avaient contraint à s’occuper auparavant de l’éloge de Maurepas, doyen de cette Académie1. En composant la Vie de Turgot, Condorcet ne songea point à faire un travail d’histoire; il voulut montrer en Turgot le philosophe, ce qu’il avait déjà fait incidem-

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