Funck-Brentano, Les Lettres de Cachet
le pillage d’un bateau, eut une pension et la promesse d’un bénéfice b
Le 1 1 mai, l'ordre était rétabli partout; une amnistie avait été accordée ; en avaient été toutefois exclus « les chefs et instigateurs de la sédition 1 2 » .
Dans le Limousin, Turgot avait intéressé le clergé à ses réformes et s’en était servi comme d’un truchement auprès des paysans. Il fit de même, après la guerre des farines ; une circulaire fut envoyée aux prélats, avec des instructions aux curés, pour les inviter à dissiper les craintes populaires. D’après Du Pont de Nemours, ces documents auraient été révisés par Brienne, archevêque de Toulouse, qui y aurait introduit la phrase : « Lorsque le peuple connaîtra les auteurs de la sédition, il les verra avec horreur, loin d'avoir en eux aucune confiance; lorsqu’il en connaîtra les suites, il les craindra plus que la disette même. »
Le Garde des Sceaux avait signalé déjà au Parlement l’existence d’un complot; il était