‹ Turin et ses curiositésChapitre 14 sur 55 · CHAPITRÉ TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRÉ TROISIÈME

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Des Palais destinés aux différentes parties de F Administration publique.

U n ries beaux Palais de Turin , est VHÔtel-de-Ville « situé sur la place aux Herbes et près des avenues de France et d’Italie. Dans les tems réculés , le Palais de la Commune devait se trouver sur la rue des quatre pierres, et ensuite dans le quartier de la Porte des Marbres, in quarterio Marmoriae fa] • c’est-à-dire près de la vieille Tour et de l’Église de saint-François. En i438 , ce Palais se trouvait déjà à l’endroit où il est aujourd’hui , et l’on a des mémoires de sa construction à cette époque. Le Palais actuel a été bâti en i663 , sur les dessins de Lanfranchi ; la première pierre, posée dans ses fondemens , porte l’inscription suivante qui est1 du Chevalier Emmanuel l'esauro.

ALMA . DIE . SEXTA . IVN1I MEM0RAB1L1 . D1V1NI . CORPORIS . MIRACVLO SACRA

AVGVSTA . TAVRINORVM

VREANVM . PALATIVM ÏVCVKDISSIMA . REGALIS . CONIVGU . SPE SPECIOSIVS . REDIVXVVM AETERNO . HOC . LAPIDE AETERXAE . F1DEL1TATIS . AC . P1ETATIS . TESTS JîIAVGYBABAT

On lit cette même inscription sur le socle du piédestal de l’un des pilastres qui soutiennent les arcades , où elle porte la date du 1669 ; et on ne sait si c’est là que l’éditeur des inscriptions de Tesauro , a entendu dire qu’elle ait été placée lors de la fondation de ce Palais par ces mots : Primi lapidis inscriptio infutidaminum angulo collocati. Les paroles de l’inscription rappellent que le nouvel édifice a été décrété lors des espérances du mariage du Duc Charles-Emmanuel II j quelque fut son choix, comme dit l’éditeur précité ; Regiae sponsae quaecumque tandem cligeretur ; et comme le Prince devait s’unir à une des Princesses les plus distinguées de l’Europe , la ville de Turin ne pouvait préconiser la nouvelle alliance d’une manière plus grande.

La façade extérieure du Palais est ornée de deux ordres d’architecture , qui sont surmontés d’un attiqueau- dessus de l’attique est une balustrade en marbre qui est d’un joli effet par la justesse de ses proportions. Le soubassement est aussi en marbre , et renferme un grand portique décoré de quatre colonnes posées sur des piédestaux, qui soutiennent un balcon dont la balustrade est continuée sur toute la longueur de l’édifice. Le rez-de-chaussée est percée d’arcades avec des pilastres du même ordre des colonnes. On ne peut regarder l’ensemble de la décoration de ce Palais , sans éprouver de la satisfaction par l’élégance qui règne dans toutes ses parties , bien que les orneméns y soient un peu prodigués. L’Architecte a su obtenir de l’effet avec des

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moyens assez simples , et cet effet dérivé du bon goût qui se montre dans toutes les moulures , du relief bien prononcé des lignes principales et de l’espèce de repos que reçoivent entr’eux les divers compartimens. 11 y a dans l’architecture une noblesse et une pureté de dessin qui tiennent au juste emplois des proportions , et que l’on ne saurait trop bien expliquer. ,

Parmi les ornemens employés par l'architecte, on remarque des têtes de Taureaux qui se trouvent assez multipliées. Le Taureau est la dévise de la ville de Turin ; non qu’elle le fut autrefois, mais depuis que des Antiquaires peu instruits , ont prétendu faire dériver du mot Taurus l’ancien nom de peuples Taurini ; ce qui n’est pas trop bien démontré. Les habitans du pays situé entre le Pô et la Doire ripaire avaient cette dénomination avant que la langue latine leur fut connue ; et c’est bien plus raisonnable de penser que le mot Taurini soit dérivé du celtique. On a rempli de fables les premières pages de l’histoire du Piémont, parmi lesquelles il faut ranger le culte du Dieu Apis que des écrivains ont dit que les Piémontais avoient emprunté des Lgyptiens. Les anciennes armoiries de la ville de Turin se composaient d’une étoile avec cinq petits globes (/>).

Au milieu de la façade du palais , et à la hauteur de l’attique on remarque le cadran d’un horloge , avec une espèce de clocher placé sur le comble des toits. Ces deux objets n’étaient certainement pas dans la pensée de l'architecte , et n’y

Ont été posés , qu’après la démolition de la vieille tour qui se trouvait hors de l’allignement de la rue de Doire grosse. Le zèle de messieurs les Administrateurs de la ville, pour ce qui regarde les embellissemens de leur palais , paraît devoir faire espérer que soit l’horloge, soit la vieille cloche de la commune auront leur place sur la nouvelle tour que l’on a commencé à bâtir en 1789, d’après les dessins du savant architecte Castelli , et qui s’élève sur l'angle des deux rues du Sénat et d’Italie. A la place de l’horloge on replacera alors sur la façade du palais les armoiries de la Maison de Savoie , telles qu’elles étaient autrefois en bronze avec deux lions , et on y posera dessous l’inscription qui portait les mots suivans :

CAHOLO . EMANVEL1 . ET . FRANCISCAE . A . FRAUCIA AVGVSTISSIMIS . REGIBVS . AVGVSTA . TAVRINORVM ÇVAS . OPTAT! . CONIVGU . SPE . FVNDABAT . AEDES FAVSTISS1ME . CELEBRATI . GRATVLAT10IVE DEDICAVIT

AMNO . M . DC . LXIII

Ce qui rappelle que l’édifice a été achevé lors du mariage de Charles-Emmanuel II , avec Magdelaine Françoise de Bourbon, sa première femme, qiti fut célébré le 3 avril i663.

La cour de l’hôtel de ville est un grand carré qui est percé de portiques sur le devant et sur le derrière. L’escalier correspond à la magnificence de l’edifice : il aboutit à urte galerie de laquelle on a l’entrée dans la grande salle. Cette pièce, d’une

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grande dimension , est décorée de vieilles peintures qui retracent les premiers faits de l’histoire du Piémont. On en trouve la description dans l’ouvrago que nous avons cité plusieurs fois , et qui renfenne les inscriptions du chevalier Emmanuel Tesauro -, dans lequel il est aussi parlé des autres salles qui composent les appartemens.

Comme les encadremens du plafond , et les peintures qui décorent la grande salle commencent à être dégradées par le tems , l’administration de la ville a pris soin d'ordonner de nouveaux embellissemens pour cette pièce. Elle doit être revêtue de marbre, d’apres un ordre d'architecture, et le plafond doit être remplacé par une voûte. Déjà on remarque sur [l’un des murs, à droite en entrant, un soubassement en rqarbre portant un cartel où est gravé le décret rendu par le corps décurional de la ville, lors de la venue du Roi en 1814 , qui ordonne la construction d’une église, sous l’invocation de la Vierge et des saints protecteurs du pays en face du nouveau pont sur le Pô, et beaucoup de solennités et de fêtes pour célébrer cet heureux événement.

Dans l’intérieur du palais il y a des salles pour les assemblées du corps des administrateurs de la ville , il y en a pour les archives et pour les bureaux di^ secrétariat. Ces derniers seront plus convenablement placés dans le corps de maison' que l’on a reconstruit cette année , avec des agrandissemens considérables pour réparer les dégâts causés pour l’incendie éclaté dans le mois de janvier, et pour fournir aux be-

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soins de l’administration. C’est une belle entreprise qui ajoute beaucoup à la vastité et à la commodité de l’edifice. L’intérieur de l’hôtel de ville offre encore des emplacemens pour le vicariat qui exerce la police , et pour l’insinuation des actes publics , dont les archives et les bureaux sont très-bien disposés. L'apothicairerie publique , placée dans ce palais est im des établissemens qui méritent d’être rappellés. Elle y a été fondée en 1600 , pour dispenser gratis les médicamens aux pauvres, d’après les ordonnances de dix médecins et de neuf chirurgiens payés pour visiter les malades et les panser gratuitement.

Dès lestems du Duc Emmanuel Philibert, le corps administratif de la ville de Turin avait une bibliothèque publique , qui était placée dans une maison qu’elle louait près de son palais, et l’on sait qu’en 1694 , cette bibliothèque s’était considérablement accrue pour l’achat que l’administration de la ville avait fait des livres de l’avocat Perini de Yaiperga, jurisconsulte célèbre: en 1704, la ville ayant acheté les corps de maison attenant à son hôtel pour les rebâtir, et ayant, peu de tems aorès , ‘ entrepris ces grandes constructions, ses livres furent transportés de la bibliothèque dans des magasins , où étant restés comme en dépôt pendant plusieurs années, lors de la fondation de la bibliothèque à l’université des études, ils furent offerts au Roi pour les y placer. Cependant un certain nombre en fut dorihé aux chanoines de l’église du Corpus Domini , qui relève de la ville , et beaucoup d'autres furent emportés par le père Quaglini , dernier bibliothécaire, pour

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enrichir la bibliothèque du couvent des Augustins , auquel il appartenait, et cela d’après la permission des administrateurs.

De nos jours le corps décurional de la ville de Turin a aussi une bibliothèque, qui était dans le ci-devant couvent des Carmes , et dont l’administration comme celle des écoles publiques lui est confiée. C’est une collection qui a été formée lors de la suppression des couvens , pa* la réunion des livres dispersés dans un nombre de bibliothèques.

Le corps des administrateurs de la ville se compose de 60 Décurions présidés par un Vicaire ou Surintendant de police nommé par le Roi , et par deux Syndics. Les Décurions sont agrégés de fait à l’ordre des f^assalli. Autrefois on les appelait Safientes , les sages , et leur autorité avait une grande étendue. Aujourd’hui leur jurisdictÿon s’étend sur tout ce qui régarde le bon ordre dans la ville , et sur ce qui compose les revenus de la commune dont la partie principale consiste dans les moulins établis sur le Pô , sur la Doire et sur quelques canaux. Le Vicaire exerce des fonctions à la fois administratives et judiciaires qui concernent particulièrement la police des marchés , le prix des commestibles et la propreté de la ville : les lois du Piémont lui donnent en outre l’autorité de prononcer sur les contestations qui s'élèvent touchant les prix des loyers comme sur la durée des locations. C’est une espèce de frein que le roi Charles Emmanuel 111 a pensé devoir mettre à l’avidile des propriétaires des maisons.

L’Hôtel de la Monnaie est aussi un objet de curiosité pour le voyageur j non que l’édifice où il est établi puisse mériter son attention, mais par les objets qui sont à observer dans les ateliers du monnoyage et dans le cabinet du graveur etc.

L’hôtel de la monnaie se trouve derrière le palais de l’Université, rue de la Zecca ; c’est lors de l’agrandissement de Turin vers le Pô , ordonné par le Duc Charles Emmanuel II , qu’il a été placé dans cet endroit. Quoique cette maison n’aye pas grande apparence au dehors , elle a dans son intérieur de belles salles soit pour les bureaux de l’administration générale des monnaies , soit pour ceux de l'administration de l'hôtel des monnaies de Turin, Elle a en outre des emplacemens convenables pour la fonte et le laminage des métaux , comme pour l’ajustage des flancs et pour les balanciers où sont frappées les monnaies. Le cabinet du graveur, celui des essais , les ateliers pour les affinages et pour la partition des dorés y sont aussi commodément placés. Après tout celà ,. le palais des monnaies offre un local approprié à la manufacture des gavettes pour les fileurs d’or , dont il se faisait autres fois un commerce considérable , et tous les employés des monnaies ont leur logement dans l’hôtel avec une distribution qui est commode pour le service de l’établissement.

Pour fixer l’origine de la monnaie de Turin, il faut remonter au treizième siècle. Muratori parle d’une pièce frappée à Turin le ia56 ensuite de la révolta contre Thomas II, comte de Piémont , avec la le-

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gende Moneta Taurinensis , et de l’autre coté CivU tas Imperialis. Comme dans ces tems reculés un nombre de petits seigneurs se partageait la souveraineté du Piémont, chaque ville un peu considérable avait ses monnaies (c) ; ces divers ateliers monétaires ont cessé d’exister à mesure que la maison de Savoie a étendu sa domination , et l’atelier de Turin a fini par être le seul dans les états qu’elle avait sur le continent.

La création d’un maître général des monnaies parait dater du 1079 : des actes antérieurs à cette époque avoient accordé beaucoup de privilèges aux monnayeurs et aux officiers des monnaies. Avant l’occupation des Français , en 1798 , l’administration de la monnaie de Turin était une espèce de régie où tout se faisait pour le compte des finances. Les Français ayant organisé l’atelier monétaire de Turin à X instar des autres ateliers de France , après le retour du Roi , cette organisation a été suivie autant qu’elle pouvait s’adapter aux besoins de l’Etat, et avec les modifications qui étaient commandées par les circonstances.

Un édit du 1760 avait réglé la fabrication des monnaies pour le Piémont. Cet édit, qui est un monument de la sagesse qui caractérise le règne de Charles-Emmanuel III, a été exécuté jusqu’à la fin du i8.e siècle. Durant l’occupation des Français il a été frappé des pièces avec des types et des légendes analogues aux circonstances, parmi lesquelles en doit remarquer des pièces de ao francs et de 5 francs antérieures à celles qui ont été frappées de-

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puis que la monnaie de Turin a travaillé d’après le système monétaire de France. Le Roi Victor Lmmanuel , après avoir supprimé l’ancienne livre de Piémont, qui n’avait guères plus d’un siècle d’existence , a ordonné une nouvelle fabrication de pièces en or de ao et de 4° livres neuves, et de pièces en argent de cinq livres neuves j en adoptant pour cette nouvelle livre la valeur du franc t comme les titres et les poids suivis en France dans Ja fabrication des Louis et des écus pour l'émission de ces nouvelles pièces (d).

La fonte des lingots pour le laminage se faisait autrefois dans des molasses (e) j ce procédé a été abandonné pour faire usage de lingotières en fer dont on se sert actuellement ; et parmi ces lingotières on doit remarquer celles qu’on avait employé durant le régime Français (f). L'objet du directeur dans le coulage des lames est d’épargner les déchets qui ont lieu par les barbes et les soudures qui augmentent le nombre des cisailles.

Le laminage se fait entre deux cylindres mis tous les deux en mouvement , l'un par l’engrainage d’un manège conduit par des chevaux, et l’autre par le frottement de la lame qui s'amincit peu-àpeu. Une machine , qui a un emporte-pièce, sert à couper les flancs dont l’ajustage et le cordonnage se font à l’aide d'une mécanique fort-ingénieuse. Tout est bien distribué pour la fabrication , et l'artiste qui dirige les ateliers pour ce qui concerne l’ouvrage en fer, est un homme très-habile.

On doit porter l’attention sur les balanciers dont

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on fait usage pour frapper les monnaies. L’administration a cru devoir employer ceux qui avaient été envoyés de Paris , et qui sont de l’invention de M. Gengembre , inspecteur-général des monnayes de France } à part la beauté et le fini de leur travail , qui mérite d’être examiné , ces balanciers ont l’avantage i.° de frapper la pièce en virole, c’est-à-dire , que le flanc soumis au coup du balancier y est retenu par une bande circulaire d'acier, qui, empêchant le métal de s’étendre en surface, le force à combler les espaces de la gravure des car* rés , de manière que la pièce en sort avec des empreintes plus nilides et polies ; 2.0 de préserver le monnayeur , chargé de placer les flancs sous le balancier, du danger de perdre les doigts, et celà au moyen d’un posoir qui reçoit les flancs d’un couloir et les pose de lui-même au milieu de la virolej 3.° de mettre en mouvement , d’un seul coup de barre, le balancier, la virole qui s’élève et s’abaisse, et le posoir.

Après avoir visité la salle des balanciers, le voyageuc peut trouver de quoi satisfaire sa curiosité dans le cabinet du graveur , M Amédée Lavj. Cet artiste , fils d’un graveur de cette monnaie* sous le règne de Charles Emmanuel III et de Victor Amédée III , appartient à une famille distinguée { et outre l’intelligence dont il fait preuve dans la gravure des poinçons et la formation des coins et des carrés , il a un véritable talent pour la sculpture en marbre, ayant travaillé long-tems à Rome dans les atelier» du Marquis Canova , et ayant obtenu des succès k

Paris où il a été appelle pour l’exécution de quelques travaux.

Beaucoup de choses sont à examiner dans le cabinet de M. Lavj. i.° Les médailles contenant les fastes de la Maison Royale de Savoie , dont les poinçons sont terminés , mais non encore trempés. Ces médailles , de la composition de l’abbé berta ancien bibliothécaire à l’Université , sont l’ouvrage de I Murent Lavj- , le père, mort en i 789. 2.0 Les poinçons et les carrés servant à la fabrication des monnaies du Roi , soit dans le pays de terre ferme, soit pour la Sardaigne. 3.° Une collection de médailles où l’on peut admirer les travaux des meilleurs artistes , depuis le 1 fi. c siècle jusqu’à nos jours. 4-° Une collection très-riche et peut-être unique en Piémont , de pièces de monnaie ; objet qui intéresse à la fois le généalogiste , l’historien , l'administrateur et l’antiquaire. 5.° Quelques bustes des hommes qui ont le plus marqué dans le Piémont, parmi lesquels on distingue Lagrange, Denina , Alfieri; et ceux d’autres personnages vivans dont la ressemblance est parfaite. Ces bustes sont de l’exécution de M. Amédée Lavj.

Outre les ateliers qui se trouvent dans le palais de la monnaie à Turin , il en est d’autres qui sont placés dans un endroit qui s'appelle le f^aldoc à quelque distance de la ville, et destinés pour les travaux plus considérables , tels que les refontes du billon, la révivification du plomb pour les affinages et la réduction des métaux perdus dans les terres de lavure. Ces deux dernières opérations sé

font par le moyen de fours à manche d'après les procédés introduits par M. le comte NicoUs de Rubilant (g). Dans l’établissement du, Yaldoc on trouve encore de grands laminoirs mis en mouvement par le moyen de l’eau; des souffleries à vent et des fourneaux pour la réduction des sels employés au blanchiment. Le général Menou , qui a commandé en Piémont, avait enlevé à la monnaie et détruit l’établissement du Valdoc , pour agrandir la manufacture d’armes. Après le retour du Roi , tout a été rétabli comme auparavant.

L’hôtel des monnaies de Turin, comme celui qui est à Gênes , doivent relever d’une administration générale qui dépend de l’inspecteur général du trésor attaché au ministère des finances.

Des patentes-royales du 3x mars 1817, ont fixé l’ordre de l’administration des finances dans les états de Sa Majesté. Cette administration est confiée

Au premier Secrétaire des finances.

A un Contrôleur des finances dont la charge est séparée de celle du premier Secrétaire des finances.

A un Conseil de finances.

Outre de cela , ces patentes ont établi cinq Intendances , appe liées Aziende generali.

i.° Intendance économique de l’intérieur.

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