‹ Type gaulois ou celtiqueChapitre 110 sur 113 · I. Obierretloiu préllmlDairet · texte numérisé non relu

I. Obierretloiu préllmlDairet

SesUoant aux am&lears de la Dumisinatiqne du moyen ôge, le tirage à part de l'article des réapparitions du type gaulois à deux époques différentes, àt'époquedel'heptarchie anglo-saxonne et de la domination franko-mérovîngienne ; et à l'époque de la féodalité : je crois devoir faire quelques observations préliminaires, relatives aux figures , ajoutées comme annexe explicative du tirage, aussi bien qu'à l'origine et la marcbe du Qrpe gaulois durant son existence ancienne.

lia monnaie gauloise est frappée du mutisme, à tel point qu'il n'y a qu'un nombre modique de pièces inscrites. Cest à l'aide de ces inscriptions et de quelques autres indices , appar-

s RÉAPPARITIONS

renoes , rapprochements et hypothèses , qu'on parvient à déterminer les localités de différents coins. Dans cette sorte de recherches, la réapparition de quelques éléments du type gaulois dans des siècles postérieurs , vient heureusement après coup appuyer plusieurs assertions. Aussi lliypothèse que la tète symbolique , druidique , des médailles concaves n** 68 , est une tète camutoise , n'est pas contrariée par les réapparitions des temps postérieurs. Ce médaillon, au revers sur le côté concave, offre un cheval symbolique de la forme du cheval servant d'enseigne au porte-enseigne qu'on voit à droite des druides sur la vignette. La réapparition d'un autre n* 60 ( 56 ), qu'on retrouve sur le territoire de l'ancien Belgium , concourt à constater le fait.

Les localités sont évidentes par les épigraphes suivantes r MVKTNo des Morins (n" 70), volcah. desYollLS ArekomilLs(n**74); ▲vsc des Ausks (n"* 75); medio des Médiomatriks (n*8i); vsROio des Yéromanduins {n? 72). La pièce santone (n"* 78) est positivement déterminée par le nom de q. noa chef du pays; celle de Dumak (n<> 65 b) l'est par le nom du chef dvbito. ux.

MXTiL. AicNicoios. scEAi. {n^ 66, 65 d , 65 a) sont les noms des chefs de cantons indéterminés , le premier est du centre delà Gaule, le dernier est breton. L'inconnu Annicoios offre au-dessous du sanglier une fleur de lys, marque de la suprématie éduenne. Une houlette courbée en limaçon (65 b, c) marque l'autorité militaire; la main de la justice, le sceptre bis-corne surmonté d'un croissant,et la croix sont des sceptres druidiques.

soLiMA de la médaille d'oiseau à la pose latérale (p? 63), est un mot mystique SoUtnara { gardienne du soleil ; coursier ou jument du soleil). Cette médaille au revers offre une tète et le nom du chetPAVLoiB.

• Les numéros 61 , 62 , 68, 65 6, cf, 71, 76 , 78 , 79 a, 81 , eut au revers des tètes de différentes coiffures. — Les numéros 646, 65 o, 68, 80 , sont marqués au revers de chevaux de différentes façons. — La pièce empreinte de la tète d'un animal haletant ( n* 77) offre au revers un pégase (*).

(*) Novt eomiwroiii k la page 17, pluvreurg tien de sol de monéfalrei mé- Fovinçieni , au ooin de Pixtil aarit devant une tulipe et tenant une fleur de lya ( no 66). Le tiera de aol leplua oonforme à ee coin de Pixtil eit aant cootiedit dW GIRIUA ouCERIUA(qo 576). M. Anatole BarU&élemy m'aHura que c*eat une imitation romaine et que le traTait de la pièce eal trés-bon. H. Conlmraie , dans son cataIo(>;ue des monétaires , n« 280, y Toit un Jupiter

DU TYPB GAULOB. i

La léte da grand médaillon , &<" 6S , prétend à une antiquité plus reculée ^ toutes les autres pièces sont d'une époque rap^ prochant à l'invasion de Jules César ; les pièces inscrites sont en effet des années de l'invasion même. Dubno rex, n"* 65 6, est de l'année du soulèvement de Yercingétorix. Q. Doci, Murino « n* 70, 78, sont postérieures à l'invasion ; d'autant plus Anniçoîos et Pixtil, 65 6, 66, et la pièce gallo-bretonne d'Eceaî, 65 a, ne date que d'une quinzaine d'années après la cessation de la monnaie gauloise sur le continent , qui arriva le S7 avant l'ère chrétienne.

' Quant k ce qui regarde les généralités du type gaulois , on peut les retracer en peu de mots en donnant l'explication de la vignette placée à la tète de nos observations préliminaires : elle est un emblème de la marche de ce type.

nicépliore tsfîs à gancfae, ua glaîfe dana !a droite posée sur la hanche, un autel sous la victoire ( Jupiter, sans foudre , sans aigle , privé de ses emblèmes ); il dit que o*est une fabrication romaine et l'attrihae à Cérilly en Bourbonnais. La revue numismatique en donnant la figure de Cirîlia (t. V, pi. XIII, 3) , n*affirnM ni la fabrication romaine , ni un assez bon traTail; elle ne sait ce que tient le prétendu Jupiter dans sa gauche , si c*est une victoire ou une fleur, ni ce qui est sous sa gauche, un autel ou un vase (voyez sur notre pi. n» 57 b), M. Liénard avait aussi publié la figure de cette pièce, il a vu dans la gauche de la personne assise une fleur et audessous un vase : prenant ce tiers de sol pour une monnaie gauloise, inscrite CIK.ILIA. Cette erreur avait été répétée par M. Conbrouse , qui dans son catalogue des gauloises, n» 414 , y voit un Jupiter assis ( sans foudre, sent aigle , privé de ses emblèmes ) ; il a admis son origine gauloise sans s^apercevoir de son identité avec le monétaire de Gerilly, décrit en son lieu. Nous avons suivi cette méprise de deux écrivains dans nos études numismatiques, type gaulois (pi. VII, 63 ). Je pense que la vue de la fabrication suflit pour leire distinguer les tiers de sol de la monnaie gauloise , cependant il faut •vouer qu'une semblable confusion peut résulter de l'analogie du coin de deux espèces. Le père de la numismatique française, Bouteroue , s^égare de cette manière quand il signale, n<* 60, pour une médaille des Turons à Tempreinte d'une personne debout, accostée de deux oiseaux, une pièce, qui n'est qu'un tiers de sol intéressant d'un monétaire, fabriquée à TVRONVS CIV . BERTOM weia RIOO à Tempreinte imitant le coin romano-byxontin de cette époque, d'un ange ailé debout , de face.

La monnaie d'Amiens , inscrite également de deux côtés , du côté de la croix et du côté de pAx isia mvbtai a été découverte et observée pour la première fois par M. Rigollot. Je ne sais quelle explication le savant donnera aux légendes , dans lesquelles on pourrait lire pax isia muniia ( accordée) ambiani; ou fms isia ffiimtcipibus ambiant, ce qui correspondrait à la légende connue pas civiStts tuis, t, ne serait daus les légendes qu'un L, avec une marque d'abréviation , assez fréquente dans les légendes du moyen âge.

Sous un chêne , snr lequel v^te le gui parasite, sont réunis les druides , tenant les signes de leur autorité et de leurs fonctions : un sceptre bicorne et une faucile; une croix et la main de la justice : le sacrificateur tient une hache et une patére ou rondelle à^queue , le barde sa crotte. Des vases sacrés sont déposés à terre, et sous les pieds des druides glisse un serpent , .dont Fœuf mystique servait à des enchantements. Tous ces objets décorent le coin de la monnaie nationale , dirigée par l'ascendant des druides. Sous les branches feuillues du chêne, on voit au fond les menhirs, les peulhvans et les navires venëtes, produits de la force et de la prospérité nationale. Un cavalier gaulois , au-dessus des plantes monétaires , monté sur un coursier celtique , formé par le progrès de l'art , brandissant éon matara , porte l'enseigne du cheval surmonté d'une épée , emblème de guerrier ; c'est l'enseigne de la puissance biturigne et arverne. Sur le tronc du chêne , est appuyé un bouclier ou simulacre de la tète symbolique , druidique , de la tète gauloise ou cimbrique. Une obscurité profonde enveloppe la course du cheval androcéphale guidé par un génie conducteur à travers les années et les générations. La lune et les étoiles lui donnent une feible lueur et Tastre flamboyant darde vainement ses rayons sur les mystères occultes , sur la pensée offusquée et impénétrable. L'oiseau à la pose latérale et supervolant , initié à l'esprit taciturne , se décide à rompre le mutisme monétaire , lorsqu'une autre lumière disperse les idées antiques.'

Le belliqueux Gaulois apprit à cultiver les vigues et admirant les images étrangères, affaiblit sa croyance et son coin national par des nouveautés nombreuses. Pégase, bouc, lion, taureau et nombre de quadrupèdes firent invasion dans la monnaie décorée de nouvelles plantes et de marques d'autorités civiles. En vain le lézard porte bon conseil à la chienne quoique épouvantée mais facile à admettre une étrangère dans son gite. Le génie gaulois , accessible à toute sorte d'impressions , ouvre ses sanctuaires à une autre religion, s'habille à la romaine, et la suprématie éduenne place son enseigne du sanglier sous la protection romaine, le système romain et le type conforme sont introduits dans le monnayage. Le goût dépravé imagine un cheval, dont la forme raccourcie et gonflée , est bridée et sanglée , comme Tétait effectivement toute la race gauloise par le joug romain. L'aigle romain s'établit dans le coin. Les pampres et les lierres bacchiques

couvrent les branches desséchées du vieux chêne : le culte d'Hercule se propage ; des temples et des statues sont érigés aux divinités et idoles gréco - romaines ; le mystère mithriaque se mêle dans la dernière empreinte de la monnaie gallo-bretonne.

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